Abyss Domination – Chapitre 85

Cote de légende ?!

 

Soran ouvrit sa page d’attributs, et il y avait vraiment une colonne supplémentaire qui indiquait que sa cote de légende était maintenant de 1, c’était très difficile d’augmenter sa cote de légende, et pour l’instant du moins, elle avait seulement des utilisations particulières. Ça n’affectait pas directement sa force avant d’atteindre le Royaume des Légendes, et Soran ne pouvait l’utiliser qu’en bonus à ses compétences de Diplomatie, de Tromperie et d’Intimidation. Chaque point de Cote de Légende était égal à un point bonus dans ces compétences de base. Cette cote jouerait un rôle décisif après l’entrée dans le Royaume des légendes, mais c’était encore loin.

 

Soran ne faisait que regarder autour du champ de bataille quand, soudainement, de nouvelles lignes de données apparurent dans sa vision.

 

” Enregistrement de la bataille débloqué.”

 

“Enregistrement automatique de la bataille en cours ! Système de quantification initié !”

 

Avant que Soran ne puisse réagir, un paragraphe entier surgit.

 

“La légendaire bataille de la tribu des broyeurs d’os : En septembre 1675 de La Reconnaissance Lunaire, Whiterun lance un assaut sur la tribu des Ogre broyeur d’os pour les expulser. Vous avez pris part à la bataille pour vaincre les ogres de la tribu des broyeurs d’os et tué un officier Ogre avancé (niveau 14). Les récits de la bataille de niveau légendaire vont bientôt se répandre et être connus de toute la région du sud. Cote de légende +1.”

 

Bien qu’inattendu, ce n’était pas particulièrement important en ce moment, alors Soran ferma l’enregistrement sans trop y penser.

 

Entre-temps, après un certain temps de repos, les soldats de Whiterun avaient commencé à nettoyer le champ de bataille. Leurs pertes s’élevaient à environ six cents personnes ; après tout, chaque guerre et chaque bataille avait un prix. Il n’y avait pas le temps de pleurer la mort des alliés, et les soldats commencèrent à rassembler les cadavres et les membres coupés de ceux qui étaient tombés au combat. La coutume voulait qu’on ramène les corps des défunts à la cité et qu’on leur donne des funérailles et des enterrements convenables. Les blessés furent renvoyés à la cité pour d’autres traitements, parce que même les sorts divins ne pouvaient pas guérir toutes les blessures et qu’il fallait des médicaments et des potions pour un traitement intensif.

 

C’était aussi un fait que les prêtres devaient utiliser leur propre force vitale pour guérir les autres, bien que les gens ne l’aient pas reconnu publiquement. Rien qu’en regardant l’espérance de vie moyenne des mages, druides et prêtres légendaires, c’était assez évident que les prêtres abandonnaient une certaine force vitale puisque les mages pouvaient vivre jusqu’à un millénaire, et les druides pouvaient vivre quelques siècles, alors que les prêtres n’avaient qu’un siècle ou deux. Les prêtres croyaient cependant que le fait de revenir à l’étreinte de leurs divinités faisait partie de leur mission, alors ils n’avaient pas l’air de trop s’en soucier.

 

Presque tout le monde fut blessé quelque part, à des degrés divers. Les aventuriers avaient également subi quelques pertes, quoique moins que l’armée. Les membres du groupe s’occuperaient des corps de leurs coéquipiers morts. Si le défunt était un aventurier solitaire, son corps serait brûlé sur place et les cendres seraient enterrées à proximité. La plupart des gens de ce monde préféraient que leur corps soit enterré dans le sol après la mort, mais les aventuriers étaient différents. S’ils enterraient les corps des aventuriers morts dans le sol, ils pourraient finir comme nourriture pour les monstres le lendemain. Pour eux, c’était encore plus honteux pour les défunts, et c’est pourquoi la pratique courante était de brûler leur corps pour en faire des cendres avant de les enterrer.

 

Avec l’aide d’autres aventuriers, Soran incinéra le corps de Yarse et ramassa ses cendres avec un morceau de tissu, puis creusa un trou à proximité et l’enterra. Il voulait placer une pierre tombale pour Yarse, bien qu’il ne savait pas trop quoi écrire dessus. Yarse était un ranger de grade 3 après tout, et il méritait au moins autant pour son accomplissement. Soran grava le nom de Yarse sur une bûche, puis réfléchit à ce qu’il fallait écrire ensuite.

 

“Yarse, un courageux ranger demi-elfe. Protecteur de Autumnfall dans la bataille des Grey Hills. Il a massacré des ogres et tué un officier ogre dans les derniers instants de sa vie. Que son âme reçoive la paix éternelle.”

 

Soran ne pouvait penser à rien d’autre, alors il décida de s’arrêter là. Il plaça alors l’arc long brisé de Yarse et l’épée éviscérée dans la fosse. Cela peut sembler un gaspillage, mais c’était une tradition dans ce monde, et c’était une tradition qui valait la peine d’être préservée. Les armes étaient une extension de son corps, c’était donc naturel de les enterrer avec leur propriétaire décédé. Il en fut de même pour les soldats de Whiterun qui étaient morts au combat ; l’armée ne réutiliserait pas leurs armures et leurs armes, et les enterrerait aux côtés des braves qui avaient donné leur vie pour la cité.

Les autorités de la cité s’étaient opposées plus d’une fois avec l’armée à ce sujet. Les politiciens et les nobles trouvaient cette pratique extrêmement gaspilleuse et estimaient que l’équipement appartenait à la cité. En conséquence, ils estimaient qu’ils devraient avoir le droit de récupérer l’équipement du défunt et de le redistribuer à d’autres soldats, mais la proposition se heurta à une opposition extrême de la part de l’armée. Leur raisonnement était certes assez faible ; ils pensaient simplement que leur équipement faisait partie de leur corps et qu’il était fondamental d’enterrer le corps dans son intégralité. C’était peut-être l’obstination des guerriers.

 

Les soldats poursuivirent la fouille de la forteresse à moitié construite des ogre, où ils trouvèrent beaucoup de butin, mais cela n’avait rien à voir avec Soran, car les objets appartenaient à la cité. Les aventuriers recevraient le reste de leur salaire à leur retour à Whiterun.

 

Les officiers de Whiterun ordonnèrent à leurs hommes d’emporter les objets de valeur, puis de brûler la forteresse inachevée. C’était pour empêcher d’autres tribus de monstres d’occuper la place et de s’y installer. Comme Soran avait été blessé, il retourna à la cité avec les autres soldats blessés et les aventuriers. Ceux qui pouvaient encore se battre devaient ratisser autour du terrain, comme les hommes-lézards qui avaient quitté le marais sombre.

 

Si les hommes-lézards savaient que la tribu des ogres avait été exterminée, ils pourraient se retirer d’eux-mêmes. Sinon, l’armée et les aventuriers de Whiterun devraient les tuer. Les hommes-lézards étaient beaucoup plus faibles que les ogres, donc seulement six cents soldats suffiraient pour s’en occuper.

 

Sur le chemin de retour à Whiterun, c’était relativement paisible. En passant devant les villages, les villageois applaudissaient les soldats, certains d’entre eux étaient stupéfaits de voir des têtes d’ogre. La plupart n’avaient jamais vu un gnoll de toute leur vie, sans parler d’ogres. Les seuls monstres qu’ils rencontraient régulièrement étaient des gobelins et des kobolds. Les gnolls étaient déjà très dangereux pour les roturiers après tout, et le personnel militaire serait envoyé pour les exterminer dès qu’on en aurait vu un seul.

 

Les soldats reçurent un traitement similaire lorsqu’ils entrèrent à Whiterun. Les citoyens et les marchands applaudissaient tous le succès de l’armée, et les soldats gardaient la tête haute ; c’était leur moment de gloire. Ils avaient risqué leur vie pour la cité et ses citoyens, donc une telle gloire était méritée. Maintenant que la tribu des ogres avait été exterminée, les autres tribus de monstres plus petits craindraient, espérons-le, la force de la cité et s’abstiendraient de toute action agressive. Les escouades marchandes devraient pouvoir sortir de la ville vers leur prochaine destination dès maintenant.

 

Soran resta silencieux alors qu’ils traversaient Whiterun pour se rendre à l’hôtel de ville. Certains soldats embrassaient leurs familles avec joie, mais il y avait aussi des hommes et des femmes d’âge moyen qui pleuraient à la vue des corps de leurs fils.

 

La guerre n’apportait pas toujours des richesses, mais elle apporterait certainement de la tristesse et de la peine, même au vainqueur. Malgré cela, Soran ne fut pas affecté par de telles émotions. Il avait déjà vécu beaucoup d’expériences similaires dans le passé.

 

Les officiels de Whiterun donnèrent à Soran 50 Derahls d’or supplémentaires en guise de récompense. Il semblerait que la forteresse ogre avait vraiment beaucoup d’objets de valeur. Parce qu’il avait combattu aux côtés de l’armée, la cité lui avait même décerné une médaille. S’il le voulait, Soran pourrait s’installer à Whiterun en tant que citoyen. Il reçut sa récompense, la jeta dans son sac multidimensionnel, puis se retourna pour quitter l’hôtel de ville.

 

Soran avait déjà reçu de nombreuses médailles de ce genre dans le passé. S’il l’avait voulu, il aurait même pu devenir un noble, mais il n’était pas intéressé. Cela lui donnerait des avantages et du pouvoir, bien sûr, mais cela s’accompagnait aussi de responsabilités et d’obligations.

 

Après son départ, Soran alla à la guilde des aventuriers. Comme il avait pris part à un combat contre les ogres, son rang d’aventurier fut élevé à E. Il n’y avait pas de récompenses supplémentaires pour avoir élevé son rang.

 

Soran alla ensuite trouver un médecin pour remettre ses os en place, puis se rendit au sanctuaire pour trouver un prêtre pour soigner son bras. Là, il paya 30 Derahls d’or pour qu’un prêtre puisse soigner ses blessures légères sur son bras droit. Ce n’était pas comme s’il ne pouvait pas guérir naturellement, mais c’était plus sûr de recevoir un sort divin pour éviter toute complication.

 

Le lendemain matin, Soran alla finalement à la rencontre de Vivian. C’était la première fois qu’il souriait vraiment depuis un certain temps. Il la tenait bien haut et tournait en rond, puis l’embrassait sur la joue. Vivian n’était plus la fille maigre qu’elle était et avait pris un peu de poids.

 

Gloria regarda et observa Soran. L’armée de Whiterun était déjà absente depuis un certain temps, et les gens étaient très inquiets de l’issue de la bataille. Elle ne fit pas exception. Le Soran actuel était différent du Soran qu’elle avait rencontré pour la première fois ; il était devenu beaucoup plus fort en peu de temps, et son atmosphère déjà féroce était maintenant plus intense, mais calme en même temps. Si son atmosphère était celle d’un membre de gang avant, il était maintenant un guerrier qui avait connu la guerre et le massacre.

Soran se tourna vers Gloria. Il lui sourit légèrement et lui fit un signe de tête. Bien qu’elle n’ait rien dit, elle pouvait comprendre qu’il avait l’intention de quitter la cité avec Vivian.

 

Gloria soupira. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi Soran s’entêtait si obstinément à vouloir partir. Pendant le temps qu’elle avait passé avec Vivian, Gloria avait beaucoup appris sur la fratrie. Malgré cela, elle ne comprenait vraiment pas pourquoi Soran, qui n’était techniquement qu’un huitième d’elfe, voulait aller au pays des elfes orgueilleux. Les elfes étaient connus pour être xénophobes, même contre les semi-elfes, sans parler de quelqu’un comme Soran, qui n’avait qu’un soupçon de sang elfique dans les veines.

 

Gloria décida donc d’essayer de les persuader une dernière fois. Cette fois, elle ne regarda pas Soran, mais Vivian. Bien qu’elle n’était qu’une petite fille, elle était assez intelligente pour son âge. En outre, malgré le fait de vivre dans les bidonvilles chaotiques depuis la naissance, son âme n’avait pas été contaminée. Ce n’était pas qu’elle était naïve, mais que son âme pure ne pouvait pas être affectée par des facteurs externes si facilement.

 

Avoir une âme aussi pure et forte la conduira sûrement à la grandeur, pensa Gloria.

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