Common Sense of a Duke’s Daughter – Chapitre 4

-Entrez, entrez.

-Excusez-moi.

Tandis qu’une atmosphère solennelle remplissait la salle, je me suis assis juste en face de mon père.  Avec un visage perspicace digne d’un Premier ministre, plus la lueur vive dans les yeux qu’il avait l’habitude d’avoir quand il était au travail, a rendu l’atmosphère autour de lui encore plus lourde… Et maintenant il semble que la tension est deux fois plus élevée que d’habitude, j’ai envie de fuir.

-Je m’excuse d’avoir pris part à votre temps de parole aujourd’hui.

Pouvez-vous comprendre la gravité de ce que vous avez fait ?

-C’est pas possible.

Même si c’était subtil, une veine dans le visage de Père s’est un peu tordue, du moins en apparence. C’est pour ça que je dis que c’est vraiment effrayant.

-Qu’il s’agisse de la position de Père en tant que Premier Ministre ou de Duc, je ne pense pas avoir causé d’ennuis à Père. A qui je présente mes excuses, c’est Otou-sama¹ qui est mon Père.

-Oh…. Et pourquoi ça ?

-Tout d’abord, il suffit qu’une rumeur répande un méfait. Il y a aussi des preuves qui ne sont que circonstancielles, alors je ne pense pas que cela affectera la position d’Otou-sama ou du premier ministre. Le plus important, c’est qu’ils ont méprisé la Maison Ducale et qu’ils ont aussi arbitrairement annulé le compromis, mais notre maison ne va pas tomber en ruine simplement parce que le compromis a mal tourné. Même à l’Académie, j’ai géré les choses de telle manière qu’elles me sympathisent. Donc la plupart de l’Académie doit être de mon côté. Comme ça, tu n’as pas besoin d’en faire toute une histoire. Peu importe le nombre de protestations d’Edward-sama, il ne finira qu’avec une répression sévère.

-De ce qui s’est passé à l’Académie, j’en ai déjà entendu parler.

Je m’excuse d’avoir dit cela à Otuo-sama, le Duc… Mais n’est-ce pas Otuo-sama qui s’est opposé au compromis entre Edward et moi ?

Pourquoi dites-vous cela ?

-En raison de ma lignée, si j’épousais un prince, l’équilibre des pouvoirs entre eux serait modifié. Après tout, Otuo-sama est un duc, le Premier ministre et Mère est aussi la fille unique du Général. Cependant, il serait acceptable qu’un mariage ait lieu avec le Premier Prince. Car avec le Second Prince, tôt ou tard, le Royaume serait divisé en deux.

Après avoir entendu mes paroles, pour la première fois depuis mon arrivée, Père sourit… avec un sourire si malin et si vous y ajoutez les effets sonores, vous aurez la nausée… Même si la personne en question n’a pas cette intention… Et comme je le pensais, j’avais peur.

Si c’est le cas, pourquoi crois-tu que j’ai permis que tes fiançailles avec Edward-sama aient lieu ?

À ce sujet, j’ai aussi beaucoup réfléchi pendant que j’étais en route pour venir ici.

-Parce que l’un d’eux allait bien ?

Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

-Parce que si je m’étais engagé auprès du Premier Prince, mon frère cadet l’aurait aussi servi, alors la position du Premier Prince serait ferme et si mon fiancé était le Second Prince, mon frère cadet serait dans la fraction du Premier Prince. Dans ce cas, je serais chargé de veiller sur le Second Prince sur tout mouvement inhabituel. Eh bien, le premier cas aurait pris plus de temps et d’efforts, et honnêtement, puisque le second cas était plus simple, Otou-sama aurait choisi celui-là.

L’histoire du jeu ne va pas trop loin quand il s’agit du Premier Prince. Au lieu de cela, le Second Prince a été décrit pour devenir Roi. En fait, c’est une histoire assez courante, le Premier Prince est le fils de l’épouse légale décédée alors que le Second Prince est le fils d’un courant concubin. On pourrait penser que le Premier Prince deviendrait naturellement Roi, même lorsqu’il était dans le ventre de sa mère, mais la réalité n’est pas si simple.

L’actuelle fille concubine d’un marquis, une maison qui est actuellement en train de consolider sa force, alors que l’épouse légitime était la fille d’un comte. Par conséquent, lorsqu’on regarde la situation familiale, la maison de la femme légale est inférieure à celle de la concubine. Le roi tomba inopinément amoureux de sa femme légitime et utilisa la force brutale pour abolir toutes les objections afin de faire d’elle la reine, ce qui aboutit à l’équilibre délicat actuel.

Et la société aristocratique qui a créé cet équilibre délicat était en train de s’équilibrer, ce qui est perceptible à l’œil nu. Dans le jeu, ce genre de situation désagréable n’a pas été dépeint. Même à la fin, le jeu avait établi que le Premier Prince étudiait dans un autre pays. C’était censé être comme ça, donc je ne m’attendais pas à ce que ce soit si terrible. Mais la réalité est difficile.

Il n’est pas inapproprié pour Père de dire qu’il sert le pays et non la famille royale. Le maintien de sa position neutre lui permet d’exercer les fonctions de Premier ministre. Par exemple, si la situation était liée à la faction du Premier Prince, selon la loi du Royaume, elle serait très probablement jugée insignifiante pour le Royaume et rejetée… Si la famille royale continue ses disputes les unes contre les autres, le Royaume prendra fin. C’est dans cet esprit que j’ai pris la bonne décision.

-Cependant, mon frère cadet soutient pleinement le Second Prince. Comme c’est le cas, Otou-sama aurait dû viser à mettre fin aux fiançailles. Ce n’est pas merveilleux, Otou-sama.

Depuis que les choses sont ainsi, s’il est Père, il ne me déshérite probablement pas. Ne serait-ce que pour le pouvoir de notre maison. J’ai aussi laissé entendre que j’ai fait ce que j’ai fait parce que c’était quelque chose que Père voulait.

-Jajajajajajajajaja

Père a ri et semble vraiment heureux. Pourtant, même s’il rit, je ne peux le voir que comme un méchant. Si un tiers le voyait, il se désintégrerait complètement.

-C’est vrai. C’est vrai. Il voulait certainement que son engagement envers le Second Prince soit annulé. Et même si je lui ai dit de garder ses distances avec le Second Prince en cas de catastrophe… Mais votre frère, qui a complètement oublié son devoir, est maintenant dans le cercle de ce Prince…… N’êtes-vous pas tombée amoureuse du Second Prince ?

-L’amour est quelque chose comme une maladie. Quand ça refroidit, c’est la fin… Je pense même que c’est bien que ça se soit passé maintenant et pas plus tard.

D’ailleurs, un amour centenaire risque aussi d’avoir froid.

-Hmmm…… Cependant, Iris. Cette fois, c’est ton erreur. Il est donc nécessaire d’agir.

-C’est tellement….

Je pensais ne pas pouvoir échapper à “l’enfermement dans l’église et le dénuement social” bien sûr… A part Tanya qui semblait ferme en venant avec moi, j’ai besoin de la convaincre de rester d’une certaine façon.

-Vous serez de retour dans notre fief sous l’enfermement, c’est assez loin de la capitale royale, et ce que vous voulez faire dans cet endroit éloigné ne m’importe pas.

-Huh ?

Cela ne veut-il pas dire que tout ce que vous voulez faire sera “bien” et qu’il n’y aura pas vraiment d’enfermement ?

-En plus, ce serait du gâchis si tu restes là et que tu ne fais rien. Je vais donc vous donner le poste de “Représentant du Seigneur Féodal”, pour au moins bien gouverner le territoire.

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