Date a Live – Tome 1 Chapitre 3

« Que pensez-vous de ça ! »

La manette toujours dans sa main gauche, Shidou leva son poing serré en l’air.

Cela faisait dix jours, en incluant les jours de repos, depuis le début de l’entraînement avec Kotori et Reine après les cours.

Shidou a finalement atteint la fin heureuse du jeu.

… Mais bon, il ne voulait même pas compter le nombre de fois où ses vielles cicatrices ont été réouvertes durant ces derniers jours.

« … Mm, il en a fallu du temps, mais disons que la première étape a été complétée. »

« Et il semblerait qu’il ait vu tous les CG, donc pour le moment, j’imagine que c’est acceptable… Mais tout de même, il n’a fait que seulement intéragir avec des filles virtuelles. »

Fixant de leurs yeux le générique de fin se déroulant derrière lui, Reine et Kotori poussèrent des soupirs.

« Eh bien alors, pour la prochaine étape… changeons pour des vrais filles. Notre horaire est un peu serré, après tout. »

« … Hm, est-ce que tout ira bien ? »

« C’est bon. Même s’il échoue, la seule perte à déplorer serait la place de Shidou dans la société. »

« Qu’est-ce que tu viens d’insoucieusement dire ! »

Shidou était en train d’écouter silencieusement leur conversation, mais il ne put se contrôler et les interrompit.

« Uggh, tu étais en train de nous espionner ? Tu as toujours de si mauvaises habitudes, hum. Saleté de voyeur, mateur. »

Dit Kotori tout en se fronçant les sourcils et en couvrant sa bouche avec sa main.

« Ce n’est pas de l’espionnage ou quoi que soit si vous parlez en face de moi ! »

Cria Shidou, et Kotori avec un « Ouais de toute façon » soutenait sa main comme pour le faire taire.

D’une certaine manière, ça lui donnait l’impression d’être celui qui venait de dire quelque chose de bizarre à la place.

« Donc, Shidou. À propos du prochain entraînement… »

« … Je ne suis bizarrement pas motivé mais, quoi ? »

« Voyons… Je me demande quelle personne choisir. »

« Ah ? »

Shidou pencha sa tête de coté, tandis que Reine commençait à faire fonctionner le terminal en face d’elle. Dans les écrans d’affichages alignés au-dessus du bureau, diverses images de l’intérieur de l’école apparurent.

« … C’est vrai, allons-y avec quelque chose de sûr en premier temps, qu’est-ce que vous en pensez d’elle ? »

Disant cela, Reine montra du doigt le coté droit d’une image, vers l’enseignante Tama-chan.

Pendant quelques instants, Kotori fronça ses sourcils…

« … Ahh, Je comprends. C’est bon, faisons ça. »

Immédiatement, un mauvais sourire apparut.

« … Shin. La prochaine étape a été décidée. »

« Qu-Quel genre d’entraînement c’est ça ? »

Retenant son anxiété, Shidou demanda, et en affirmant sa question, Reine répondit.

« … Ahh. Pendant les entretiens, quand un Esprit apparaît, nous te ferons cacher ce minuscule interphone dans ton oreille, et tu feras face aux problèmes en suivant nos instructions. Nous voulons reproduire des situations réelles dans cet entraînement, et pouvoir l’utiliser une fois. »

« Donc, je dois faire quoi ? »

« … Pour le moment, va séduire l’enseignante Okamine Tamae. »

« Quoi ?! »

Levant ses sourcils, il hurla.

« Il y a un problème ? »

Comme si elle appréciait la réaction de Shidou, Kotori dit tout en souriant.

« Bien sûr… ! Il n’y a aucun moyen que je puisse… ! »

« Tu devras affronter des adversaires bien plus dur durant le vrai truc tu sais ? »

« C-C’est, vrai, mais… ! »

Shidou répondit, et Reine se gratta la tête.

« … Je pense qu’elle est appropriée pour être ta première adversaire. Il est plus que probable que, même si tu te confesses, elle n’acceptera pas de sortir avec toi, et elle n’a pas l’air de vouloir en faire une rumeur non plus… Eh bien, si tu ne veux absolument pas le faire, on peut bien essayer de changer pour une élève… »

« Uuuu… »

Une scène désagréable apparut dans la tête de Shidou. La fille que Shidou avait appelé retournait dans la salle de classe et elle rassemblait ses amies. « Hé hé, Itsuka-kun vient juste genre, de me dire qu’il m’aimait~ » « Hein~, sérieusement~ ? Bien qu’il n’a pas l’air d’être intéressé par les filles, c’est vraiment osé de sa part. » « Mais il n’y a aucune chance pour lui~ » « Ouais, aucune chance, il a l’air d’être du genre super lugubre~ » « Ah~, tu l’as dit~, ahahahaha. »

… Il semblerait qu’un nouveau trauma venait de naître.

Concernant ceci, si c’était Tamae, alors il ne semblerait y avoir aucune chance qu’une telle scène se produise. Qu’importe à quel point elle paraissait jeune, c’était une femme adulte. Elle va sûrement l’ignorer comme si c’était une blague.

« Donc, que vas-tu faire ? En réalité, l’échec équivaudrait à la mort, alors qu’importe laquelle tu choisis, on avait prévu de te laisser qu’une seule chance. »

« … La prof s’il-vous-plaît. »

Demanda donc Kotori, et alors que des sueurs froides glissait le long de son dos, Shidou répondit.

« … Bien. »

Avec un petit hochement de tête, Reine sortit un petit appareil depuis le tiroir du bureau, et le passa à Shidou. Elle sortit ensuite ce qui semblait être un récepteur avec un micro et un casque attaché dessus et elle le posa sur le bureau.

« C’est quoi ? »

« … Essaye de le mettre dans ton oreille. »

Exécutant les ordres, il le mit dans son oreille droite.

Après l’avoir fait, Reine saisit le micro, et comme si elle murmurait, elle bougea ses lèvres.

« … C’est comment, tu peux m’entendre ? »

« Woah ?! »

Soudainement, la voix de Reine résonna dans son oreille. Étonné, les épaules de Shidou tremblèrent et il sursauta.

« … Bien, c’est correctement connecté. Est-ce que le volume est bon ? »

« U-Uh… ouais, je pense… »

Shidou répondit, et Reine porta immédiatement le casque qui était placé sur le bureau.

« … Mm, d’accord. Il n’y a aucun problème de notre coté aussi. »

« Hein ? Est-ce qu’il a réussit à capter ce que je viens de dire ? Mais il n’y a rien de semblable à un microphone de mon coté… »

« … C’est équipé d’un microphone très sensible. Le bruit de fond est automatiquement filtré, et il nous transmet uniquement les sons importants. »

« Haaah… »

Shidou soupira d’admiration, tandis que Kotori sortait de l’intérieur du bureau ce qui semblait être un autre gadget minuscule.

Donnant une chiquenaude avec son doigt, juste comme ça, il étendit ses ailes et dansait dans le ciel comme un insecte.

« C-C’est quoi ça ? »

« … Regarde. »

Disant cela, Reine alluma l’ordinateur en face d’elle et en tira une vidéo.

Il y été diffusé le bureau de physique avec Kotori, Reine et Shidou à l’intérieur.

« Donc c’est… »

« … Une camera ultra-petite est très sensible. On te suivra avec ça. Fais attention à ne pas le confondre avec un moustique et le détruire. »

« Uhm… c’est impressionnant. »

*boom*, il reçut un coup de pied au fesse.

« Qu’importe, dépêche-toi et vas-y satanée tortue. La cible est au couloir du 2ème étages dans le bâtiment est. C’est à côté. »

« … Bien. »

Réalisant que tout ce qu’il dirait serait ignoré, Shidou fit un léger hochement de tête.

S’il faisait encore traîner les choses, il y avait la possibilité qu’elles changent de cible pour une autre personne. Shidou bougait d’une manière ou d’une autre ses jambes réticentes et quitta le bureau de physique.

Puis, regardant de gauche à droite au pied de l’escalier, il aperçut le dos de Tamae dans le hall.

« Mad… »

Au beau milieu de sa phrase, sa voix fut coupée.

Il était assez proche d’elle pour qu’elle puisse l’entendre… mais il voulait éviter d’attirer l’attention des élèves qui étaient toujours à l’école et des autres professeurs.

« … J’imagine que je n’ai pas le choix. »

En trottinant, Shidou chassa le dos de Tamae.

Après quelques mètres, il semblerait qu’elle aille remarquée les pas de Shidou, tandis que Tamae s’arrêta et se retourna.

« Oh, Itsuka-kun ? Qu’est-ce qui se passe ? »

« … U-Um… »

Bien que c’était un visage qu’il voyait quasiment tous les jours, la considérer comme une cible à séduire augmenta instantanément sa nervosité. Shidou bafouilla involontairement.

« Calme-toi. Ne l’oublie pas, c’est un entraînement. Même si tu échoues, tu ne vas pas mourir. »

Dans son oreille droite, la voix de Kotori résonnait.

« Même si tu le dis… »

« Hein ? Tu disais ? »

Réagissant au murmure de Shidou, Tamae pencha son cou.

« Ah, ce n’est rien… »

Probablement en train de devenir furieuse comme Shidou n’arrivait pas à faire avancer la conversation, une voix résonna une nouvelle fois de l’interphone.

« Tu ne sers vraiment à rien. Pour le moment ne prenons pas de risque, et tente de lui dire un compliment. »

… Non, attends. Shidou abandonna immédiatement l’idée. Dans un livre pour les nuls qu’il a lu y a quelques jours, plutôt que de complimenter directement l’apparence de la femme, il semblerait que parler d’autre chose est le bon choix à faire pour continuer la conversation. Dans ce cas, complimenter leurs vêtements ou accessoires, et apprécier plus directement leur sens inné de la mode est apparemment le bienvenu.

Prenant une décision, il ouvrit la bouche.

« A-Au passage, cette tenue… est jolie. »

« Hein… ? À bon ? Ahaha, tu m’embarrasses. »

Le visage de Tamae était rouge de joie tandis qu’elle souriait tout en se grattant le dos de sa tête.

Ohh ? Ce n’est pas une sacré bonne réponse ? Shidou serra doucement ses mains.

« Oui, ça vous va très bien ! »

« Huhu, merci. C’est actuellement l’une de mes favorites. »

« Cette coupe de cheveux est aussi très jolie ! »

« Hein, vraiment ? »

« Oui, et aussi, ces lunettes aussi ! »

« Ah, ahahahaha… »

« Et ce cahier d’appel est aussi super bizarrement cool ! »

« Uhm… Itsuka-kun… ? »

Tandis qu’elle devenait de plus en plus perplexe, son visage montrait progressivement un sourire narquois.

« Tu en as trop dit satané chauve. »

Dans son oreille droite, il pouvait entendre une Kotori ébahie.

Mais même si on lui dit ça, il n’avait aucune idée de quoi dire ensuite. Pendant un moment, ils restèrent silencieux.

« Huum… C’est tout ce dont tu voulais me parler ? »

Tamae inclina sa tête.

Elles pensaient probablement qu’il ne restait plus beaucoup de temps, alors que cette fois une voix fatiguée pouvait être entendue dans son oreille droite.

« … Oh eh bien. Alors, s’il-te-plaît répète après moi ce que je te dit. »

Il était reconnaissant pour ça. Shidou inclina un peu sa tête en avant, montrant qu’il a compris.

Et ensuite, sans y penser, il répéta tous ce qu’il entendait tel quel.

« Um, madame. »

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Je trouve récemment qu’aller à l’école peut être très amusant. »

« À bon ? C’est bien n’est-ce pas. »

« Ouais… C’est depuis que vous êtes devenue notre professeure principale. »

« Hein… ? »

Surprise, les yeux de Tamae s’ouvrit grandement.

« Qu-Qu’est-ce que tu essayes de dire, mince alors. Qu’est-ce qu’il te prend soudainement. »

Shidou continua, répétant les mots de Reine.

« En fait, depuis pas mal de temps, je… »

« Ahaha… ce n’est pas bon. J’apprécie tes sentiments, mais tu sais, je suis professeure. »

Tout en tapotant le cahier d’appel, Tamae donna un sourire amer.

Comme attendu d’une enseignante, d’une adulte. Il semblerait qu’elle avait prévu de le rejeter sans aucune hésitation.

« … Hm. On doit attaquer maintenant. »

Reine, qui inventait sans relâche les phrases, donna un petit soupir.

« Si je m’en souviens bien, elle a 29 ans cette année. Ensuite Shin, essaye de dire ça. »

Reine donna les instructions pour les prochaines lignes. Tout en se vidant totalement la tête, Shidou bougea sa bouche.

« Je suis sérieux. Je veux sérieusement vous… »

« Humm… c’est problématique pour moi. »

« Je veux sérieusement, vous épousez ! »

… *Twitch*.

Au moment où Shidou parla de mariage, le visage de Tamae semblait légèrement changer.

Et puis après un court silence, une faible voix parla.

« … Es-tu vraiment sérieux ? »

« Hein…, ah, haa… ouais. »

Incertain à cause du soudain changement d’atmosphère, Shidou répondit, et Tamae fit soudainement un pas en avant et attrapa le manche de la chemise de Shidou.

« Vraiment ? Quand Itsuka-kun pourra se marier, j’aurai déjà plus de 30 ans tu sais ? Déjà, est-ce que c’est d’accord ? Doit-on aller saluer nos parents maintenant ? Après avoir eu ton bac, est-ce que tu viendras vivre chez moi ? »

Comme si elle était une personne différente, ses yeux scintillaient et luisaient, et avec un souffle irrégulier, Tamae se rapprocha de Shidou.

« Eh… hum, madame ? »

« … Hm, il semblerait que c’était trop efficace. »

Shidou fit quelques pas en arrière, sidéré, Reine parla avec un soupir.

« Qu-Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Dans un volume assez bas pour éviter que Tamae entende, il questionna Reine.

« … Eh bien, célibataire, femme, 29 ans, pour une telle personne le mot magique “mariage” est comme une formule mortelle. Tandis que ses anciens camarades de classe commencent chacun de leur coté à fonder leurs propres familles, ses parents commencent à lui mettre la pression, et le mur de la trentaine se rapproche d’elle, elle est dans une position très dangereuse… Mais déjà, elle a l’air un peu trop désespéré. »

D’une voix légèrement perplexe, ce qui est rare pour elle, Reine répondit.

« C-C’est super et tout mais, qu’est-ce que je fais de ça… ! »

« Hé Itsuka-kun, est-ce tu es disponible maintenant ? Tu n’es pas encore assez vieux pour signer le registre de mariage, donc pour le moment faisons un pacte de sang. On pourra probablement emprunter un ciseau dans la classe d’art. Ne t’inquiète pas, je ferai en sorte que ça ne fasse pas mal. »

Se rapprochant de Shidou, des mots déballaient de la bouche de Tamae. Shidou lâcha un bruit ressemblant à un cri.

« Ah, si tu restes là sans rien faire, ça risque d’être problématique ensuite. Tu as accompli ta mission, alors donne une excuse appropriée et échappe-toi. »

Shidou se racla la gorge, et après avoir rassembler ses idées, ouvra sa bouche.

« Dé-Désolé ! Je ne crois pas être prêt pour aller tout de suite aussi loin… ! S’il-vous-plaît oubliez tout ce qu’il vient de se passer… ! »

Criant, Shidou fila.

« Ah, I-Itsuka-kun ?! »

Entendant le voix de Tamae l’appelant derrière, il continua de courir.

« Pfiou~, cette enseignante a vraiment du caractère. »

Le rire insouciant de Kotori pouvait être entendue. Avec ses jambes toujours en train de bouger, Shidou éleva sa voix.

« Ne te fout pas de ma gueule… ! Pourquoi tu es en train de rigoler avec tant… »

Juste au moment où il commençait à parler.

« D’insouc… ?! »

« … ! »

Puisqu’il était concentré sur l’interphone, Shidou percuta une élève qui venait juste d’apparaître depuis un coin, et chuta.

« … D-Désolé, tu vas bien ? »

Disant cela, il se releva. Et…

« Hein… ?! »

Shidou avait l’impression qu’on serait son cœur. Après tout, c’était cette mademoiselle Tobiichi Origami.

Ce n’est pas tous aussi. Quand elle est tombée, il semblerait qu’elle ait atterri sur son derrière, et elle était justement par hasard en train de faire face à Shidou avec ses jambes écartées comme la lettre M… C’était blanc.

Il détourna involontairement son regard. Cependant, Origami n’avait pas l’air de paniquer du tout,

« Je vais bien. »

Dit-elle, et elle se releva.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Puis, Origami questionna Shidou.

Mais elle n’avait pas l’air de demander pourquoi Shidou était en train de courir dans le couloir. Si c’était pour quelque chose… c’était ça, probablement pourquoi Shidou avait la tête tournée vers le bas avec sa main sur son front.

« … Rien, ne n’inquiète pas pour ça. J’étais juste choqué de tomber sur une situation que je pensais définitivement impossible… »

La dernière forteresse s’effondra. La capacité de simulation du <Ratatoskr> est à craindre. Pour une raison ou une autre, ça en avait presque l’air que le jeu était actuellement plutôt bien fait.

« Je vois. »

Disant seulement ceci, Origami commença à descendre les escaliers.

A ce moment là, la voix de Kotori résonna dans son oreille droite.

« … C’est une occasion parfaite, Shidou. Continuons notre entraînement avec elle. »

« H-Hum ?! »

« Ça serait probablement meilleur si on pouvait obtenir des données sur quelqu’un de la même génération, au lieu d’un professeur. Aussi, même si elle n’est pas un Esprit, elle est une membre importante de l’AST. Tu ne penses pas qu’elle est une vraiment bonne référence ? De ce que je peux en dire, elle n’a pas l’air d’être du genre à répandre des rumeurs non plus. »

« Toi… tu me cherches ou quoi ? »

« Tu n’as pas envie de parler avec les Esprits ? »

Shidou retint son souffle, et se mordit la lèvres inférieur.

Se préparant, il lança sa voix vers le dos d’Origami.

« To-Tobiichi. »

« Quoi ? »

Origami se retourna avec un timing qui semblait être comme si elle était en train d’attendre l’appelle.

Shidou fut légèrement surpris, mais il reprit son souffle et ouvrit ses lèvres. D’une manière ou d’une autre il semblerait que grâce à l’expérience du cas de Tamae, il était beaucoup plus calme qu’avant. C’est vrai, s’il n’en fait pas trop, alors c’est bon, aussi longtemps qu’il n’en fait pas trop.

« Tes vêtements, ils sont jolies. »

« Uniforme scolaire. »

« … C’est vrai. »

« Pourquoi tu as choisi ses vêtements sale fourmi. »

Même si c’était juste le nom d’un insecte il avait l’impression de souffrir d’une quantité immense d’insulte. Mystère !

C’est parce que ça a marché avec l’enseignante… ! En se disant ça, il secoua légèrement la tête.

« … Doit-on l’aider ? »

Elle était probablement en train de devenir impatiente, tandis que Reine offrit son aide une nouvelle fois.

Quoiqu’il se sentait encore mal à l’aise, il n’avait pas l’assurance pour pouvoir continuer la conversation à lui tout-seul. Shidou fit un léger hochement de tête.

Suivant les mots qu’il entendait dans son oreille droite, il laissa échapper sa voix.

« Hé, Tobiichi. »

« Quoi ? »

« Je, en fait… Je te connaissais déjà il y a quelque temps. »

« Je vois. »

Toujours avec des phrases courtes, Tobiichi répondit avec des mots inimaginables.

« Je te connaissais aussi. »

« … ! »

Bien qu’il était extrêmement surpris au fond de lui, il ne pouvait faire un seul bruit. Il semblerait que s’il dit autre chose que ce que Reine lui dit, l’ambiance actuelle serait immédiatement détruite.

« … C’est donc comme ça. J’en suis heureux… Aussi, être dans le même classe que toi pour la deuxième année me rends très heureux également. Durant toutes cette semaine, j’étais toujours en train de te regarder pendant les cours. »

Uwaah, même Shidou pensait que c’était troublant. Alors qu’il pensait aux stalkers[1], il avait l’impression que cette phrase serait digne de ce qu’ils diraient.

« Je vois. »

Cependant, Origami,

« Je te regardais aussi. »

Dit-elle, regardant Shidou droit dans les yeux.

« … »

Il se racla la gorge. En réalité, Shidou se sentait gêné et il n’a pas regardé une seule fois Origami pendant les cours.

Comme si pour calmer son cours battant vite, il répéta les mots qui entraient dans son oreille.

« Vraiment ? Ah, mais en réalité, ce n’est pas tout. Après les cours, je reste dans la salle de classe et je renifle tes habits de gym. »

« Je vois. »

Il pensait que la réponse évidente à cette réplique serait un*dong*, mais l’expression d’Origami ne changea point.

Plutôt,

« Je le fais aussi. »

Tu le fais aussi, à qui ?! Avec son propre accord ?! Si c’est le cas alors dit-le !

Le visage de Shidou commençait à être rempli de sueur.

Et aussi, les phrases de Kotori et Reine ne sont pas devenus plutôt étranges ?

Mais avec sa tête qui tourne, c’était impossible pour Shidou de continuer la conversation avec ses propres mots.

« … À bon ? D’une manière ou d’une autre, il semblerait qu’on soit fait l’un pour l’autre. »

« Oui. »

« Alors, si c’est bon pour toi, tu ne sortirais pas avec moi ? Ou alors on ne saute pas des étapes un peu trop vite qu’importe la manière que l’on regarde ! »

Il ne prêtait plus attention à l’entraînement ou quoi que soit. Incapable de le supporter, il se retourna et cria.

Du point de vue d’Origami, il était un taré qui venait juste de se confesser et ensuite joua hasardeusement un gros tsukkomi[2] sur lui-même.

« … Eh bien, je ne pensais pas que tu irais vraiment de l’avant et que tu le disses. »

« Tu n’étais pas celle qui m’as dit de juste le dire comme ça ! »

Après avoir lâché son ressentiment, il lâcha ensuite un soupir et se retourna vers Origami.

Origami était aussi impassible que d’habitude… mais peut être que c’était son imagination, que comparée à son expression d’il y a quelques minutes, juste un petit peu, ses yeux semblaient être plus grandement ouverts.

« Ah, hum, à propos de ça… désolé, c’était… »

« Ça ne me gêne pas. »

« … Hein ? »

Shidou lâcha un bruit ahuri. Il était complètement abasourdi. Sa bouche s’ouvrit faiblement, et ses membres devinrent flasques. En gros, son corps tout entier était interloqué.

… Attends, c’est quoi ça. Elle vient de dire quoi cette fille ?

« Qu-Quoi ? »

« J’ai dit, ça ne me gêne pas. »

« Qu-Quququququququququoi ? »

« Ça ne me gêne pas de sortir avec toi. »

« … ?! »

De la transpiration coulait à flot sur le visage de Shidou. Il plaça légèrement sa main sur le coté de sa tête, calme-toi, calme-toi, se disait-il.

Il n’y a aucun moyen. Si tu penses à ça normalement il n’y a aucun moyen. Aucune fille ne serait d’accord pour sortir avec un garçon avec lequel le nombre de conversations eu peut être compté.

… Eh bien, ce n’était probablement pas impossible, mais il ne s’attendait définitivement pas à ce genre de réponse de la part d’Origami.

… Non attends. Les sourcils de Shidou firent un mouvement convulsif. Peut-être, qu’Origami avait mal compris quelque chose.

« Ah, ahh… c’était à propos d’aller avec moi à un endroit non ?

« … ? »

Origami pencha légèrement sa tête.

« C’était ce que tu voulais dire ? »

« Eh, ah, non… Hum, Tobiichi, tu pensais que je disais quoi ? »

« Je pensais que tu voulais avoir une relation avec moi. »

« … ! »

Le corps de Shidou se mit à trembler tandis que sa tête fut frappée par la foudre.

Pour une raison ou une autre, entendre le mot “relation” de la part d’Origami semblait terriblement immoral.

« J’ai faux ? »

« N-Non… Tu n’as pas tord… Mais. »

« Je vois. »

Origami répondit comme si rien ne s’était passer.

L’instant d’après, Shidou regretta sa décision.

… Pourquoi, pourquoi j’ai dit un truc de genre « Tu n’as pas tord » ! Non, je peux encore le faire, je peux encore le transformer en malentendu.

Mais.

UUUUUUUuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu—————

« ?! »

A ce moment là, sans prévenir, l’alarme résonna autour d’eux.

A peu près au même moment, Origami leva légèrement son visage.

« Une urgence. À plus tard. »

Disant cela, elle tourna des talons et descendit précipitamment les escaliers.

« H-Hé… »

Cette fois quand Shidou l’appela, elle ne s’arrêta pas.

« Qu-Qu’est-ce que je dois faire, à propos de ça… »

Sous peu, il entendit une voix dans l’interphone.

« Shidou, c’est une déchirure spatiale. Pour le moment tu vas retourner dans le <Fraxinus>. Revient immédiatement.

« A-Alors, c’est un Esprits après tout… ? »

Shidou demanda, et peu de temps après, Kotori répondit.

« Oui. La localisation prévue pour son apparition est… iciau lycée Raizen. »

Il est 17:20.

Les trois personnes qui se sont rendues dans la frégate, le <Fraxinus>, flottant au-dessus de la ville tout en restant hors de vue des étudiants qui évacuaient, examinaient les diverses informations diffusées à l’écran dans le pont.

Maintenant vêtues de leur uniformes militaires, Kotori et Reine s’échangaient de temps en temps quelques mots et hochaient de la tête de manière expressive, mais Shidou ne comprenait pas vraiment ce que les nombres sur l’écran voulaient dire.

La seule chose qu’il pouvait comprendre… c’était une carte dans le coté droit de l’écran, centrée sur le lycée de Shidou.

« Je vois, mm. »

Après s’être assis sur le siège du capitaine, et avoir échangé quelques mots avec son équipage tout en léchant sa Chupa Chups, Kotori eut un petit sourire au coin des lèvres.

« Shidou. »

« Quoi ? »

« Prépare-toi. On va t’envoyer sur le terrain tout de suite. »

« … »

Les mots de Kotori rendaient le corps de Shidou tendu.

Eh bien, il s’imaginait bien que ça se passerait ainsi, et il était supposé être déterminé aussi.

Mais pour commencer, il ne pouvait plus du tout cacher sa nervosité vu qu’il devait enfin agir pour de vrai.

« … Vous l’envoyez déjà sur le terrain, commandant ? »

Se tenant debout derrière le siège du capitaine, tout en regardant l’écran, Kannazuki lui demanda soudainement.

« L’adversaire est un Esprit. L’échec équivaudra à la mort. Est-ce qu’il a reçu assez d’entr… gefu. »

Alors qu’il n’avait pas encore fini de parler, le poing de Kotori pénétra dans le plexus solaire de Kannazuki.

« Questionner mes décisions, tu es devenu plutôt arrogant, hein Kannazuki. Comme punition, jusqu’à que j’en décide autrement, tu vas parler comme un porc. »

« O-Oink. »

Pour une raison ou une autre, comme s’il était déjà habitué à ça, Kannazuki répondit.

Regardant la scène, Shidou essuya la sueur qui avait fait surface.

« … Mais, Kotori, je crois que Kannazuki-san a raison… »

« Ara, Shidou, tu peux comprendre la langue des porcs ? Comme prévu de la part de quelqu’un qui leur ressemble. »

« Ne sous-estime pas les porcs ! Ils sont contre toute attente des animaux incroyables, tu sais ! »

« Je le sais. Ils adorent la propreté et ils sont forts. Il est même dit qu’ils sont plus intelligents que les chiens. C’est pourquoi pour mon compétent subordonné qu’est Kannazuki, ou pour mon honorable frère qu’est Shidou, c’était avec le plus grand des respects que je vous appelais porc. Porc. Sale Porc. »

« … Guuu. »

Ça n’avait pas l’air d’être utilisé pour témoigner du respect.

Cependant, Kotori comprenait probablement la question de Kannazuki et l’anxiété de Shidou. Le bâton de son bonbon pointait tout droit vers le haut, et elle fit un geste vers l’écran.

« Shidou, tu es vraiment chanceux, tu sais. »

« Hein… ? »

Suivant le regard de Kotori, il regarda l’écran.

Comme attendu, un nombre au sens inconnu dansait autour de l’écran, mais… Sur la carte à droite, il remarqua quelque chose de différent.

À l’intérieur du lycée de Shidou, il y avait une unique icône rouge, et l’entourant, plusieurs petites icônes jaunes étaient montrés.

« Le rouge, c’est l’Esprit, et les jaunes, c’est l’AST. »

« … Et, il y a quoi de bien dans tout ça ? »

« Regarde les points de l’AST. Ils ne bougent pas. »

« Ahh… On dirait. »

« Ils attendent que l’Esprit sort. »

« Pourquoi ? Ils ne vont pas se lancer à l’intérieur ? »

Shidou pencha sa tête, et Kotori donna un gros haussement d’épaule.

« Au moins réfléchit avant de parler. J’ai tellement honte, même la moisissure est légèrement plus intelligente que toi. »

« C-Comment oses-tu ! »

« Les CR-Unit n’ont pas étaient crées pour combattre dans des petits espaces en premier temps. Même si tu déploies un territoire, il y a beaucoup d’obstacles et le couloir est étroit, alors à l’intérieur d’un bâtiment, ta mobilité va être fortement réduite, sans mentionner ta visibilité aussi. »

Disant cela, Kotori claqua ses doigts. Comme si pour y répondre, l’image à l’écran changea pour des séquences en temps réel à l’école.

Un trou en forme de bol peu profond apparut dans la cour de récréation, et les routes, et même une partie du bâtiment scolaire à côté était clairement découpée. C’était exactement comme Shidou avait été témoin ce jour-là.

« Après être apparue dans la cour, il semblerait qu’elle soit rentrée à l’intérieur de l’établissement scolaire à moitié détruit. Ce n’est pas si souvent que tu as autant de chance, car maintenant, tu peux entrer en contact avec l’Esprit sans être dérangé par l’AST. »

« … Ohhh, je vois. »

Il comprit le raisonnement.

Cependant, les mots de Kotori provoquèrent la considération de Shidou sur quelque chose, tandis qu’il fermait légèrement ses yeux.

« … Si l’Esprit était apparu dehors comme d’habitude, comment j’étais supposé l’approcher ? »

« Soit tu attends que l’AST soit complètement hors d’état de nuire, ou alors tu fonces en plein milieu de la bataille, quelque chose du genre. »

« … »

Shidou comprit plus profondément qu’auparavant à quel point il était chanceux de la situation actuelle.

« Mm, alors bougeons vite… Shidou, tu n’as pas retirais ton interphone, non ? »

« Ah, non. »

Il toucha son oreille droite. Comme prévu, l’interphone qu’il était en train d’utiliser il y a quelque instant était toujours là.

« D’accord alors. La camera te suivra, alors si tu es dans le pétrin, fait un signe, et tape deux fois l’interphone. »

« Mm… J’ai compris. Mais bon… »

Shidou referma légèrement ses yeux, et regarda vers Kotori et Reine, qui était dans leurs propres places dans le niveau inférieur du pont.

De ce qu’il avait vu pendant l’entrainement, Shidou pensait que les personnes qui devaient le soutenir était peu compétentes.

Devinant probablement ce à quoi il pensait en regardant son visage, Kotori fit un brave sourire.

« Ne t’inquiète pas Shidou. Il y a pas mal de gens compétent au sein des membres du <Fraxinus>. »

« A-Ah bon ? »

Répondit Shidou avec un visage exprimant ses doutes, et Kotori secoua sa cape avec un *floomp* et se leva.

« Comme… »

Et avec vigueur, elle montra du doigt l’un des membres de l’équipage dans le pont inférieur.

« S’étant marié cinq fois, le Maître Romantique <Trop Tôt FatiguéBad Marriage>[3] Kawagoe ! »

« Mais ça veut dire qu’il a divorcé quatre fois n’est-ce pas ? »

« Se ventant de sa grande popularité avec les Philippiennes dans les boutiques la nuit, <President> Mikimoto ! »

« C’est totalement grâce à l’argent non ? »

« Ses rivales en amour ont rencontrée la malchance une par une. La femme de 2:00 <Poupée de PailleNail Knocker>[4] Shiizaki ! »

« Elle leur a sûrement lancer des malédictions ! »

« L’homme avec une centaine de femmes <Celui Surpassant les DimensionsDimension•Breaker>[5] Nakatsugawa ! »

« On parle de femmes avec une troisième dimension non ?! »[6]

« À cause de son très profond amour, maintenant la loi lui interdit de se rapprocher à plus de 500 mètres de son bien-aimé <Deep Love>[7] Minowa ! »

« Pourquoi il y a des personnes comme ça ici ! »

« … Tout le monde, tout comme l’équipage, leurs compétences sont belles et bien réelles. »

Depuis le pont inférieur, la voix marmonnée de Kotori pouvait être entendue.

« M-Même si tu dis ça… »

« Qu’importe, dépêches-toi et part à la fin. Si l’Esprit sort alors l’AST va affluer. »

Shidou avait commencé à se plaindre, et Kotori donna vigoureusement un coup de pied sur ses fesses avec un *bong*.

« … Oh, t-toi… »

« Ça devrait bien se passer même si tu ne t’en préoccupes pas. Si c’est Shidou, même si tu meurs une ou deux fois, tu peux immédiatement commencer une nouvelle partie. »

« Ne te moque pas de moi, je suis quoi, un plombier ? »[8]

« Mamma Mia[9]. Un frère qui ne croit pas en sa sœur est un mauvais frère, tu sais. »

« Je ne veux pas entendre ça de la part d’une sœur qui n’écoute pas son frère. » dit Shidou, avec un soupir, et il marcha sans discuter vers la sortie.

« Bonne chance. »

« Ouais. »

En réponse à Kotori qui avait levé son pouce, il fit un léger signe de la main.

Son cœur était toujours en train de battre la chamade, mais… Il n’y avait aucun moyen pour qu’il puisse laisser passer cette chance.

Les vaincre, les faire tomber amoureuse, ou sauver le monde.

Il ne pensait pas à de si grande chose.

C’était juste… Qu’il voulait parler une nouvelle fois avec cette fille.

Le transporteur placé dans les zones inférieures du <Fraxinus> utilisait apparemment un Realizer pour transporter/extraire instantanément toutes choses tant qu’il n’y avait aucun obstacle entre celui-ci et sa cible.

En premier temps, ça donnait l’impression d’avoir quelque chose comme le mal de mer, mais après quelques utilisations, il était plus ou moins habitué à ça.

Après avoir confirmé que son environnement avait instantanément changé du <Fraxinus> à l’arrière du lycée partiellement détruit, Shidou secoua légèrement sa tête.

« Bon alors, en premier temps, je dois… » commença-t-il à dire, quand ses mots furent stoppés.

C’était parce que, comme une mauvaise blague, le mur du bâtiment en face des yeux de Shidou avait été découpé, et il regardait droit à l’intérieur.

« L’avoir en face des yeux, c’est incroyable. »

« Bien, parfait, entre dans le bâtiment depuis cet endroit. »

Depuis l’interphone attaché à son oreille droite, la voix de Kotori pouvait être entendue.

Shidou murmura « … Compris » tout en se grattant la joue, et entra dans le bâtiment scolaire. S’il perd trop de temps, l’Esprit risque de vagabonder dehors, et avant ça, la possibilité que Shidou se fasse repérer par l’AST et qu’il soit mis sous quarantaine était là aussi.

« Maintenant, dépêchons-nous. La réponse de l’Esprit est à trois étages au-dessus de toi, dans la quatrième classe en face. »

« Compris… »

Shidou prit une profonde inspiration, et se précipita dans les escaliers les plus proches.

En moins d’une minute, il arriva en face de sa destination.

Sans ouvrir la porte, il ne pouvait pas confirmer la silhouette à l’intérieur, mais juste en se disant qu’il y avait peut être un Esprit à l’intérieur provoqua naturellement des battements aussi bruyant qu’une sonnerie d’alerte de la part de son cœur.

« Euh… C’est, la classe 2-4. Ce n’est pas ma classe ? »

« Ara, à bon. Ça nous arrange plutôt bien. On ne peut pas dire que tu as l’avantage du terrain, mais c’est probablement bien mieux qu’un endroit qui t’est totalement inconnu. » dit Kotori.

Mais en fait, ça ne faisait pas si longtemps que ça depuis qu’il était dans cette classe, alors ce n’était pas comme s’il était vraiment familier avec.

De toute façon, il doit prendre contact avec l’Esprit avant qu’elle agisse sous un coup de caprice. Shidou se serra la gorge.

« … Hé, bonsoir, qu’est-ce que tu fais ici ? »

D’une faible voix, il répéta sans compter son salut.

Se décidant, Shidou ouvrit la porte de la salle de classe.

L’état de la salle de classe, teinté en rouge par le soleil couchant, était projeté dans sa rétine.

« … »

Un moment passa.

Les petits mots qu’il avait préparés dans sa tête était complètement tombés à l’eau.

« Ah… »

De la quatrième rangée depuis le tableau, la seconde colonne depuis la fenêtre… Pile sur le bureau de Shidou, la fille aux cheveux noirs avec l’étrange tenue enveloppée autour de son corps était assise avec un genou levait.

Ses yeux, qui dégageaient un éclat irréel, étaient à demi fermés tandis qu’elle regardait le tableau, abasourdie.

La moitié de son corps éclairait par le coucher du soleil, la fille était si mystérieuse, qu’elle pouvait priver quiconque la regardait pendant un moment de sa capacité à penser.

Cependant, cette scène qui était proche de la perfection, fut immédiatement réduite en morceaux.

« … Mu ? »

La fille remarqua l’intrusion de Shidou, alors qu’elle ouvrit pleinement ses yeux et le regarda.

« … ! H-Hé… ! »

Tout en essayant de se calmer, Shidou leva la main… Ou était sur le point de.

… Hyun.

Il pensait que la fille lui faisait un signe de la main par hasard, et une trace de lumière sombre passa à côté de la joue de Shidou.

Un moment plus tard, la porte de la salle de classe que la main de Shidou était en train de saisir, ainsi que la fenêtre du couloir derrière, se brisèrent dans un vacarme.

« … ?! »

Soudainement confronté à ça, il se figea immédiatement sur place. Il tenta de toucher sa joue, et il y avait un peu de sang en train de couler.

Cependant, il ne lui était pas permis de rester abasourdi.

« Shidou ! »

La voix de Kotori fit trembler ses tympans jusqu’à en avoir mal.

Tout en faisant une expression sombre, la fille balança son bras au dessus de leur tête. Au-dessus de la paume de sa main, il y avait ce qui semblait être une tache ronde de lumière noire.

« Att… »

Plus rapide que son cri, il se précipita derrière un mur et se cacha.

Un instant plus tard, un jet de lumière éclata à travers l’endroit où Shidou se trouvait auparavant, passsant facilement à travers le mur extérieur du bâtiment scolaire et continuant à l’extérieur.

Même après ça, des jets de lumière noire étaient tirés sans relâche.

« A-Attends ! Je ne suis pas ton ennemi ! »

Depuis le couloir qui était devenu plutôt ouvert à l’extérieur, il laissa échapper sa voix.

Ensuite, il semblerait que les mots de Shidou furent entendus, car les jets de lumière s’arrêtèrent par la suite.

« … Haa, je peux rentrer ? » murmura Shidou, comme s’il parlait à lui-même.

« De ce que je peux en voir, elle n’était pas sur ses gardes. Si elle le voulait, ça aurait été facile pour elle de faire sauter le mur et Shidou avec… D’un autre côté, on perd du temps et l’agacer est une mauvaise idée. Allons-y. » répondit Kotori.

La caméra était probablement déjà rentrée dans la salle de classe.

Ravalant sa salive, Shidou se tint debout devant l’entrée de la classe qui est maintenant sans porte.

« … »

La fille le fixait intensément du regard. Comme si elle se demandait s’il était sur le point d’attaquer, ce regard était rempli de doute et de précaution.

« C-Calme-toi pour le m… »

Levant ses deux mains pour montrer qu’il n’éprouvait aucune hostilité, il fit un pas à l’intérieur de la salle de classe.

Cependant,

« … Stop. »

Au même moment, la voix de la fille résonna… *pshh*, le sol en face des pieds de Shidou fut brûlé par un rayon de lumière. Shidou se figea immédiatement sur place.

« … »

La fille regarda attentivement Shidou de la tête aux pieds, et ouvrit sa bouche.

« Qui es-tu ? »

« … Ahh, je suis… »

« Deux secondes. »

Alors que Shidou était sur le point de lui répondre, pour une raison ou une autre Kotori l’arrêta.

L’écran dans le pont du <Fraxinus> était en ce moment en train de diffuser le visage de l’Esprit, la fille enveloppée d’une tenue faite de lumière.

Son visage charmant, décoré d’un regard épineux, était en train de fixer du regard le coté droit de la caméra, vers Shidou.

Autour d’elle, il y avait un tas de paramètres commençant avec les mots “niveau d’affection”. Reine était en train d’utiliser le realizer pour analyser et afficher l’état mental de la fille.

Avec l’aide de l’IA construit à l’intérieur du <Fraxinus>, leur conversation était affichée sans décalage en bas de l’écran en tant que texte.

D’un coup d’œil, on aurait exactement dit le jeu utilisé par Shidou pour l’entraînement.

Les membres d’équipage sélectionnés étaient en train de regarder l’écran du galge diffusé dans l’écran géant avec un sérieux absolu.

C’était une scène extrêmement irréaliste.

Puis… Kotori leva soudainement un sourcil.

« Qui es-tu ? »

Au moment où l’Esprit dit ces mots à Shidou, l’écran vacilla, et une sirène résonna dans le pont.

« C-C’est… »

Coupant la voix confuse d’une personne de l’équipage, une fenêtre apparut en plein milieu de l’écran.

① « Je suis Itsuka Shidou. Je suis venu te sauver ! »

② « Je suis juste une personne sans défense, s’il-vous-plaît ne me tuer pas. »

③ « Avant de demander le nom de quelqu’un, présente-toi d’abord. »

« Un choix… »

Le bâton du bonbon de Kotori se releva soudainement.

Le realizer pour l’analyse que Reine contrôlait, en conjonction avec l’IA du Fraxinus, détectait le changement de certaine chose comme le rythme cardiaque de l’Esprit ou des faibles ondes cérébrales, et affichait instantanément différentes réponses possible à l’écran.

Ces choix ne sont affichés uniquement que quand l’état mental de l’Esprit devient instable.

En d’autres mots, avec la bonne décision, une personne pouvait gagner les faveurs d’un Esprit.

Cependant, si une personne fait une erreur…

Kotori bougea immédiatement sa bouche près du micro, arrêtant la réponse de Shidou.

« Deux secondes. »

« … ? »

Un bruit comme un souffle en train d’être retenu pouvait être entendu dans le haut-parleur. Il se demandait définitivement pourquoi Kotori l’arrêtait là.

Il ne pouvait pas laisser l’Esprit attendre pour toujours. Kotori se retourna vers l’équipage et ordonna.

« Choisissez le choix qui vous semble être correct ! En cinq secondes ! »

Tous en même temps, les membres d’équipage utilisèrent la console en face d’eux. Le résultat de ce sondage s’afficha immédiatement dans l’écran en face de Kotori.

Le plus populaire était… le numéro ③.

« … On dirait qu’on partage tous le même avis. »

Dit Kotori, et l’équipage fit oui de la tête en unisson.

« ① semble être évidant en premier temps, mais tant que l’adversaire pense encore à la possibilité qu’il soit un ennemi, dire un truc du genre semblerait juste suspicieux. Et ça semble également être un peu répugnant. »

Dit Kannazuki, tout en se tenant droit debout.

« … ② est hors de question. Au cas où il parvient à s’échapper, ça serait la fin pour lui. »

Dit ensuite Reine, depuis le pont inférieur.

« C’est vrai. À ce point-là, ③ a logiquement du sens, et si tout se passe bien on peut même contrôler la direction de la conversation. »

Kotori donna un léger hochement de tête, et se rapprocha une nouvelle fois du micro.

« H-Hé, qu’est-ce que tu viens de dire… »

Ayant arrêté sa phrase tout en étant exposé au regard tranchant de la fille, Shidou se tenait au milieu d’une atmosphère désagréable.

« … Je te le demande une nouvelle fois. Qui es-tu ? »

Dit la fille, comme si furieuse, ses yeux devenant de plus en plus tranchant.

Puis, à ce moment-là, la voix de Kotori résonna finalement dans son oreille droite.

« Shidou. Tu peux m’entendre ? Répond exactement comme je te le dis. »

« D-D’accord. »

« … Avant de demander le nom de quelqu’un, présente-toi d’abord. »

« … Avant de demander le nom de quelqu’un, présente-toi d’abord… Quoi ? »

Aussi tôt qu’il le dit, le visage de Shidou devient pale.

« Qu-Qu’est-ce tu viens de me faire dire… ? »

Cependant, c’était déjà trop tard. Au moment où elle entendit la voix de Shidou, le visage de la fille se déforma, cette fois levant ses deux bras et créant des boules de lumière.

« … »

Il frappa avec précipitation le sol, dégringolant vers la droite.

Un instant plus tard, une boule de lumière noire fut jetée à l’endroit où Shidou se tenait. Un trou géant s’ouvrit dans le sol qui semblait traverser tout le chemin jusqu’au premier étage ou au rez-de-chaussée.

« … Ouwaa… »

« Hein, c’est bizarre. »

« Ce n’est pas ce que tu devrais dire… Tu essayes de me tuer ? »

Répondant à Kotori qui semblait être sincèrement confuse, Shidou se redressa tout en se tenant la tête.

Puis…

« C’est ta dernière chance. Si tu n’as aucunement l’intention de me répondre, je te considérerai comme un ennemi. »

Dit la fille, au-dessus du bureau de Shidou. Nerveux, Shidou ouvrit immédiatement sa bouche.

« J-Je suis Itsuka Shidou ! Je suis un élève ici ! Je n’ai aucune intention hostile ! »

« … »

Dit Shidou tout en levant ses deux bras, et avec un regard suspicieux, la fille descendit du bureau de Shidou.

« … Reste comme ça. Actuellement, tu es à portée de mes attaques. »

« … »

Signalant qu’il avait compris, Shidou hocha de la tête tout en maintenant sa posture.

Marchant lentement, la fille s’approcha de Shidou.

« … Mm ? »

Puis, pliant légèrement sa taille, elle fixa du regard le visage de Shidou pendant quelques instants, et « Mu ? » , elle fronça ses sourcils.

« Hé, on ne s’est pas déjà rencontrés avant… ? »

« Ah… ahh, ce mois… Je crois, le dix de ce mois. Dans la ville. »

« Ohh. »

Comme si elle s’en souvient, la fille frappa légèrement ses deux mains ensembles, et retourna dans sa précédente posture.

« Je m’en souviens maintenant. Tu es celui qui a dit des choses plutôt étranges. »

Voyant qu’une petite quantité de sévérité avait disparu de son regard, pendant un moment la nervosité de Shidou diminua.

Cependant,

« Gi… ?! »

L’instant d’après, la frange de Shidou fut saisie et son visage fut forcé à regarder en l’air.

La fille inclina son visage comme si elle regardait dans les yeux de Shidou, tandis qu’elle laissa vagabonder son regard.

« … Si je m’en rappelle, tu as dit que tu n’avais aucunement l’intention de me tuer non ? Hmph… Je vois à travers ton plan. Dis-moi, à quoi tu joues ? As-tu l’intention de m’attaquer par-derrière une fois m’avoir fait baisser ma garde ? »

« … »

Shidou leva légèrement ses sourcils, se mordant fortement les molaires.

Ce n’était pas parce qu’il craignait la fille.

Les mots de Shidou : je ne suis pas venu te tuer ; de tels mots, cette fille ne pouvait pas du tout croire en eux.

C’est parce qu’elle a été exposée à un milieu où elle ne pouvait pas les croire.

Il se sentait malade, et ne pouvait pas le supporter.

« Les humains ne… »

Involontairement, Shidou laissa échapper sa voix.

« … veulent pas tous te tuer. »

« … »

Les yeux de la fille s’arrondissent, alors qu’elle enleva sa main des cheveux de Shidou. Et puis pendant un petit instant, d’un regard interrogatif, elle fixa le visage de Shidou, puis ouvrit légèrement ses lèvres.

« … Ah bon ? »

« Ahh, oui. »

« Les personnes que j’ai rencontrées, ils m’ont tous dit de mourir. »

« … »

Sans rien dire, la fille bougea sa main en arrière.

Elle ferma à moitié ses yeux et plissa ses lèvres… Faisant un visage signalant qu’elle ne pouvait toujours pas croire aux paroles de Shidou.

« … Alors je te le demande. Si tu n’as aucunement l’intention de me tuer, alors pour quelle raison tu es là maintenant ? »

« Uh, c’est… umm. »

« Shidou »

Juste au moment où Shidou commençait à bégayer, la voix de Kotori résonna dans son oreille droite.

« … Un autre choix hum. »

Kotori se lécha les lèvres, regardant les choix diffusés au milieu de l’écran.

① « Bien sûr, je suis venu te rencontrer. »

② « Qu’importe, ce n’est pas si important que ça n’est-ce pas ? »

③ « C’est juste une coïncidence. »

L’écran en face d’elle rassembla instantanément les opinions des membres de l’équipage. Le ① était le plus populaire.

« Eh bien, pour le ②, après avoir regarder sa dernière réaction c’est probablement impossible… Shidou, pour le moment dit lui simplement que tu es venu la rencontrer. »

Kotori parla au micro, et montré à l’écran, Shidou ouvrit la bouche tout en se tenant debout.

« C’était pour te voir. »

La fille n’afficha aucune expression.

« Me voir ? Pourquoi ? »

Le moment où la fille inclina sa tête et dit ceci, une nouvelle fois des choix apparurent à l’écran.

① « Je veux davantage te connaître. »

② « C’est pour qu’on tombe amoureux l’un de l’autre. »

③ « J’ai des choses que j’aimerais te demander. »

« Mm… Qu’est-ce qu’on doit faire. »

Kotori se gratta le menton, et l’écran en face d’elle lui montré le ② comme étant la plus populaire des réponses.

« C’est mieux d’y aller avec une attaque directe, commandant. Lui montré sa virilité ! »

« Si tu ne le dis pas clairement cette dame ne va rien comprendre ! »

Depuis le pont inférieur, les voix des membres de l’équipage résonnèrent.

Kotori y réfléchit puis elle croisa ses jambes.

« Eh bien, ça va probablement bien se passer. Le ① ou le ③ mèneront probablement à une autre question au lieu d’une réponse… Shidou, va pour le ② : c’est pour qu’on tombe amoureux l’un de l’autre. »

Elle dit son ordre au micro. À ce moment-là, les épaules de Shidou commencèrent à trembler.

« Ah… c’est, tu sais. »

Recevant l’ordre de Kotori, les mots de Shidou étaient bafouillés et son regard était vague.

« Quoi, tu ne peux pas le dire ? Ou tu es apparu en face de moi pour aucune raison ? Ou alors… »

Les yeux de la fille devinrent une fois de plus dangereux. Shidou laissa échapper sa voix.

« C-C’est pour… qu’on… tombe amoureux l’un de l’autre ? »

« … »

Au moment où il dit ça, la fille croisa ses bras et les balança horizontalement.

En un instant, juste au dessus de la tête de Shidou une lame de vent le survola ; coupant à travers le mur de la salle de classe et s’échappant dehors. Quelques brins de cheveux de Shidou furent coupés et dansaient dans les airs.

« Uwaa… ?! »

« … Je n’ai pas envie d’écouter tes plaisanteries. » dit la fille, avec une expression très mélancolique.

« … »

Shidou se serra la gorge.

À ce moment-là, la peur qu’il ressentait jusqu’à maintenant disparut, et son cœur se mit à battre la chamade.

… Ahh, c’était ça, c’était cette expression.

Cette expression, que Shidou méprisait tellement.

Comme si on se considérait comme haïe par le monde, une expression qui montrait toute perte de foi envers celui-ci.

Inconsciemment, la gorge de Shidou trembla.

« Je suis venu ici… pour pouvoir… te parler. » dit Shidou ; et ne semblant pas comprendre le sens de sa phrase, la fille leva un sourcil.

« … Qu’est-ce que tu veux dire ? »

« Juste ça. Je, veux, te parler. Je m’en fiche sur quoi. Même si tu n’en as pas envie et que tu m’ignores, ça me va. Mais, je veux juste que tu saches une chose. Je… »

« Shidou, calme-toi. » dit Kotori, comme si elle lui donnait un avertissement.

Cependant, Shidou ne pouvait être arrêté.

Après tout, jusqu’à maintenant, cette fille n’avait personne qui lui tendait la main.

Après tout, avec seulement une phrase, elle aurait pu être dans une situation complètement différente, mais cette personne qui allait lui dire cette phrase, n’existait pas en ce monde.

Pour Shidou, il a son père, sa mère, et il a aussi Kotori.

Mais, cette fille n’a personne.

Puisque c’est le cas… Shidou doit le faire.

« Je… ne vais jamais ignorer ton existence. » dit Shidou, prenant un lourd pas en avant, comme si pour prononcer clairement chaque mot.

« … »

La fille leva ses sourcils, et dévia son regard de Shidou.

Et ensuite, après un court silence, elle ouvrit sa bouche avec un craquement.

« … Shidou. Tu as dit que tu étais Shidou ? »

« … Oui. »

« Tu ne vas vraiment jamais ignorer mon existence ? »

« Ouais. »

« Pour de vrai pour de vrai ? »

« Pour de vrai pour de vrai. »

« Pour de vrai pour de vrai pour de vrai ? »

« Pour de vrai pour de vrai pour de vrai. »

Répondit Shidou sans s’arrêter, et la fille se caressa les cheveux, et se leva tout en laissant échapper ce qui semblait être un reniflement, puis elle retourna son visage.

« … Hmpf. »

Levant ses sourcils et faisant un ricanement, elle croisa ses bras.

« Tu essayes de tromper qui avec ces mots, idiot~ idiot~. »

« Comme je te l’ai dit, je suis… »

« … Mais tu sais, ça. »

Tout en faisant une expression compliquée, la fille continua.

« Je ne sais pas à quoi tu ressembles à l’intérieur, mais tu es le premier humain avec qui j’ai pu avec une conversation convenable… Pour avoir plus d’information sur ce monde, tu me seras peut être utile. »

Disant cela, elle ricana une nouvelle fois.

« … H-Hum ? »

« Je suis en train de dire que ça ne me gêne pas de parler uniquement avec toi. Mais c’est juste pour obtenir des informations. Mm, c’est très important. Les informations sont super importantes. »

Tout en parlant, c’était juste un peu, mais le visage de la fille semblait être légèrement plus tendre.

« A-Ah bon… » répondit Shidou, en se grattant le visage.

Avec ça… Eh bien pour le moment le premier contact peut être considéré comme réussi.

Tandis que Shidou restait debout perplexe, la voix de Kotori résonnait dans son oreille droite.

« … Bon boulot. Juste continue comme ça. »

« A-Aahh… »

Puis, la fille commença à faire le tour de la salle de classe à grands pas.

« Mais, n’essaye pas de faire quoique ce soit de suspicieux, ou j’ouvrirais un tunnel dans ton corps. »

« … OK, j’ai compris. »

Entendant la réponse de Shidou, la fille laissa lentement ses pas résonnaient dans la salle de classe.

« Shidou. »

« Q-Quoi ? »

« Je vais te le demander alors. C’est quoi exactement cet endroit ? C’est la première fois que je vois un tel lieu. »

Disant cela, elle marcha aux alentours tout en donnant de petit coup aux tables renversées.

« Ehh… ahh, c’est une école ; une salle de classe, eh bien, un endroit où des élèves du même age[10] que moi vont pour étudier et apprendre. On s’assoit sur ces bureaux, comme ça. »

« Quoi ?! »

Les yeux de la fille s’enroulèrent par surprise.

« Ils se font tous remplis d’humains ? Ne plaisante pas. Il doit y en avoir vers quarante. »

« Non, c’est la vérité. »

Tout en disant cela, Shidou se gratta la joue.

Quand la fille apparaît, l’alarme d’évacuation est déjà en train de sonner dans les rues. Les humains que la fille a vus étaient probablement que des membres de l’AST. Il n’y avait probablement pas autant de monde non plus.

« Hé… »

Sur le point d’appeler la fille, les mots du Shidou restèrent bloqués dans sa gorge.

« Mu ? »

Remarquant probablement l’état de Shidou, la fille froissa ses sourcils.

Et puis, après avoir mit sa main sur son menton pendant un moment, comme si elle réfléchissait,

« … Je vois, pour pouvoir avoir une conversation avec quelqu’un, c’est nécessaire hum. »

Ainsi, elle hocha de la tête,

« Shidou… Tu veux m’appeler comment ? »

Dit-elle, s’asseyant sur l’une des chaises proches.

« … Hum ? »

Ne comprenant pas ce qu’elle voulait dire, il lui demanda.

Croissant ses bras en faisant la moue, elle continua d’un ton arrogant.

« Donne-moi un prénom. »

« … »

Après un bref silence.

… Si sérieuuuuuuuuuuuuse !!

Cria Shidou au fin fond de lui.

« M-Moi ?! »

« Ouais. Je n’ai pas prévu de parler avec qui que ce soit d’autre de toute façon. Il n’y a aucun problème. »

« Uwahh, on a un autre gros problème là. »

Assis sur le siège du capitaine, Kotori se gratta la tête.

« … Hmm, qu’est-ce qu’on doit faire. »

Depuis le pont inférieur, Reine hocha de la tête, comme si elle y répondait.

Dans le pont, la sirène n’avait pas sonné, et aucun choix n’apparaissait à l’écran.

Si l’IA montrait juste des noms au hasard, alors il y en aurait trop à montrer.

« Calme-toi Shidou. Ne te précipite pas et ne dit pas de prénom bizarre. »

Disant cela, Kotori se leva, et éleva sa voix vers son équipage.

« Tout le monde ! Pensez immédiatement à un prénom pour elle et envoyez-les dans mon terminal ! »

Après avoir dit ça, elle laissa tomber son regard sur l’écran. Quelques membres avaient déjà envoyé des noms.

« Ahem… Kawagoe ! Misako n’est pas le nom d’une de tes ex-femmes ! »

« D-Désolé, je ne pouvais pas penser à autre chose… »

Depuis le pont inférieur, une voix désolée pouvait être entendue.

« … Doux Jésus, voyons… Urarakane ? Kimimoto, tu prononces ça comment ? »

« Kurarabell ! »

« Je t’interdis d’avoir des enfants pour le restant de ta vie. »

Elle montra du doigt l’homme membre de l’équipage et éleva sa voix.

« Désolé ! L’aîné est déjà à l’école primaire ! »

« L’aîné ? »

« Oui ! J’en ai trois ! »

« Et au passage, c’est quoi leur prénom ? »

« Du plus vieux au plus jeune : Pureblue, Fullmonty et Seraphim ! »

« Change leur nom d’ici une semaine, et déménage loin de leurs écoles. »

« J’ai besoin d’aller aussi loin ? »

« Pense aux sentiments de tes enfants qui ont reçu des prénoms bizarres satané chauve. »

« C’est bon ! Récemment, tout le monde fait pareil ! »

*Gong Gong*, un son étouffé résonna dans le pont.

Shidou était probablement en train de taper sur l’interphone.

Regardant à l’écran, la fille avait ses bras croisés, et était en train de se taper le coude impatiemment.

Kotori examina rapidement l’écran. Il n’y avait rien d’utile. *Haaa*, elle laissa échapper un gros soupir.

Ses subordonnés n’avaient absolument pas la moindre idée. Déçu, Kotori secoua sa tête.

Elle regarda la magnifique apparence de la fille. Un prénom qui lui irait à merveille serait à la fois quelque chose d’élégant et de raffiner dans un style ancien. Oui, comme…

« Tome. »

« Tome ! Ton prénom sera Tome ! »

Aussitôt que Shidou le dit, une lumière purement rouge brilla dans la salle de contrôle, et un bruit *pii pii* commençait à résonner.

« Alerte verte, mécontentement ! »

Un membre de l’équipage éleva sa voix tout en ayant l’air paniqué.

À ce moment-là, les points d’affections diffusés sur le grand écran chutèrent rapidement.

Suivant cela, en face des pieds de Shidou dans l’écran, *zugagagagagagagan !*, des petites balles de lumières s’abattirent rapidement par terre telle une mitrailleuse.

« Nuwahhhhhhhhh ?! »

« … Kotori ? »

Questionna Reine.

« Hum ? C’est bizarre. Je pensais que c’était un superbe nom avec un style ancien. »

« … Je ne sais pas pourquoi, mais on aurait dit que tu te moquais de moi. »

Dit la fille tandis que des veines éclataient dans son front.

« … ! D-Désolé… Attend un peu. »

Réfléchissant calmement dessus, Tome était clairement hors de question. Tout en s’accroupissant et en regardant la fumée s’élevait du sol, Shidou maudissait sa propre étourdisse. Nos excuses envers toutes les vieilles femmes de la nation, mais ce n’est plus un prénom approprié pour les filles d’aujourd’hui.

Ou plutôt en premier temps, il n’avait jamais considéré le fait qu’il allait devenir parrain à travers une rencontre soudaine. Qu’importe à quel point il essayait de se calmer, qu’en il y pensait sa vision commençait à devenir floue. Cependant, il n’y avait aucun moyen qu’il parvienne à soudainement trouver le nom d’une fille. Un nom, un nom, un nom… Il survola les noms féminins de celles qu’il connaissait. Mais il n’avait pas beaucoup de temps. Tandis qu’il y réfléchissait, le visage de la fille montré du mécontentement.

« … To-Tohka. »

Depuis la bouche soucieuse de Shidou, le nom sortit.

« Mm ? »

« C-C’est… comment ? »

« … »

Après un moment de silence…

« Oh eh bien. C’est mieux que Tome. »

Voyant cela, Shidou eut un sourire difficile et amer et se gratta l’arrière de sa tête.

Cependant… Un plus grand regret se forma au plus profond de sa pensée.

Après tout, c’était parce qu’ils se sont rencontrés la première fois le 10 Avril[11], quel simple prénom.

« … Qu’est-ce que je fais… »,

« Tu as dit quelque chose ? »

« Ah, non, rien… »

Il agita ses mains. La fille semblait légèrement curieuse, mais elle n’insista pas.

Immédiatement, elle partit vers Shidou aux pas de course.

« Alors… Tohka, comment tu l’écris ? »

« Ahh, ça… »

Shidou marcha vers le tableau, saisit un morceau de craie, et écrit « 十香 ».

« Hmm. »

Avec un petit hochement de tête, la fille imita Shidou et traça sur le tableau avec son doigt.

« Ah, si tu n’utilises pas de la craie alors les mots… » commença-t-il à dire, mais il arrêta ses mots.

La surface touchée par le doigt de la fille était nettement découpée, et les deux mots “十香” restèrent grossièrement incrustés.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« … Rien. »

« Je vois. »

Disant cela, la fille fixa du regard les mots qu’elle a écrits pendant un moment, et donna un léger hochement de tête.

« Shidou. »

« Q-Quoi ? »

« Tohka. »

« Hein ? »

« Tohka. C’est mon nom. Ce n’est pas merveilleux ? »

Ah, ahh…

C’était d’une certaine manière… embarrassant. De différente manière.

Déviant légèrement son regard, Shidou se gratta la joue.

Cependant, la fille, Tohka, bougea une nouvelle fois ses lèvres.

« Shidou. »

… Même Shidou comprenait les intentions de Tohka.

« To-Tohka… »

Shidou appela ce nom, et semblant satisfaite, les bords des lèvres de Tohka tournèrent vers le haut.

« … »

Son cœur bondit.

Maintenant qu’il y pense, c’était la première fois, qu’il voyait le sourire de Tohka.

Puis, à ce moment-là.

« …? »

Soudainement, l’établissement scolaire fit face à d’énormes explosions et des tremblements.

Il supporta instantanément son corps avec sa main contre le tableau.

« Qu-Qu’est-ce que… ?! »

« Shidou, baisse-toi par terre. »

La voix de Kotori résonna dans son oreille droite.

« Hein… ? »

« Vite. »

Ne savant pas ce qu’il se passe, Shidou fit comme on lui dit et se posa par terre.

L’instant d’après, *gagagagagagaga…*, un son bruyant résonna, brisant les fenêtres de la salle de classe toutes en même temps, et créant un nombre inimaginable de trou fait par des balles dans le mur derrière. C’était comme une scène d’action dans un film sur la mafia.

« C-C’est quoi nom de dieu… ! »

« On dirait une attaque depuis l’extérieur. Probablement pour tenter de faire sortir l’esprit… Ahh, ou peut être que c’est pour faire effondrer le bâtiment scolaire, et ainsi se débarrasser des endroits où l’Esprit pourrait se cacher. »

« Quo… , c’est absurde… ! »

« Mais quand même, c’est au-delà de mes prévisions. Pour eux d’en venir avec une tactique si agressive. »

Puis, Shidou leva sa tête.

Tohka avait une expression qui semblait être la même que celle qu’elle avait auparavant avec Shidou, regardant fixement de l’autre côté des fenêtres brisées.

Inutile de le dire, les balles étaient inefficaces contre Tohka, même les fragments de verres brisés ne pouvait la toucher.

Cependant, ce visage semblait grandement souffrir.

« … Tohka ! »

Sans s’en apercevoir, Shidou hurla son nom.

« … »

Avec étonnement, le regard de Tohka se déplaça de l’extérieur vers Shidou.

Même maintenant, des coups de feu accablants étaient en train de résonner, mais l’attaque sur la salle de classe de la 2-4 s’arrêta un moment.

Tout en se préparant à la prochaine attaque, il se mit debout. Puis, Tohka baissa sombrement ses yeux.

« Dépêche-toi et cours, Shidou. Si tu restes avec moi, tu vas être touché par tes camarades humains. »

« … »

Shidou restait silencieux, et se serra la gorge…

Certainement, il devrait fuir. Mais…

« Tu as deux choix : fuir ou rester. »

Il entendit la voix de Kotori. Après avoir un peu hésité,

« … Comment est-ce que je peux fuir, à un moment pareil… »

« Tu es tellement un idiot. »

« … Dit ce que tu veux. »

« C’était un compliment… Je vais te donner quelques bons conseils. Si tu ne veux pas mourir, alors reste aussi proche de l’Esprit que possible. »

« … OK. »

Formant une ligne droite avec ses lèvres, Shidou s’assit en face des pieds de Tohka.

« Hum… ? »

Les yeux de Tohka s’ouvrirent grandement.

« Qu’est-ce que tu fais ? Dépêche-toi et… »

« Je sais ça… ! Mais là maintenant, c’est l’heure de notre conversation. Quelque chose du genre, ne t’inquiète pas pour ça… Tu veux des informations à propos de ce monde non ? Si c’est quelque chose que je peux répondre, alors qu’importe le nombre de questions que tu as j’y répondrai. »

« … ! »

Tohka fut surprise pendant un instant, et puis elle s’assoit, en face de Shidou.

« … »

Son corps enveloppé dans une tenue de câblages, Origami était en train de tenir une gatling géante à deux mains.

Se préparant à appuyer sur la gâchette pour tirer, une quantité inimaginable de balles furent éparpillées dans l’établissement scolaire.

Comme son territoire était étendu, elle ne ressentait quasiment pas le recul, mais c’était à l’origine une gatling de large rayon qui serait montée sur un véhicule dans un champ de bataille. Faisant face au bombardement de tous les cotés, l’établissement scolaire se remplissait progressivement de trous.

Cependant… ce n’était pas un équipement anti-Esprit qui utilisait le Realizer. C’était simplement une arme pour détruire le bâtiment et forcer l’Esprit à sortir.

« … Alors ? Est-ce que l’Esprit est enfin sorti ? »

Venant de l’interphone à l’intérieur du casque, la voix de Ryouko pouvait être entendue.

Ryouko était juste à côté d’Origami, mais en plein milieu des coups de feu, sa voix ne pouvait pas l’atteindre.

« Je ne peux toujours pas le confirmer. » sans abandonner l’attaque, elle répondit.

Tout en continuant sa fusillade, Origami ouvrit grandement ses yeux et balaya l’établissement scolaire qui s’écroulait.

Ils étaient à une distance où il serait normalement impossible de voir quelque chose, mais avec son territoire étendu, Origami pouvait actuellement même lire les mots présents sur les annonces attachées sur le tableau d’affichage sur le côté du bâtiment.

Ensuite… Origami referma légèrement ses yeux.

Classe 2-4, la salle de classe d’Origami.

À cause de leurs attaques, le mur extérieur était complètement détruit, et elle vit la silhouette de la cible, de l’Esprit.

Cependant…

« … Mm ? C’est… »

Dit Ryouko d’une voix douteuse.

Après tout, à l’intérieur de la salle de classe, en plus de celle de l’Esprit, la présence d’un humain, qui semblait être un jeune homme, était confirmée… Probablement un élève qui avait été trop lent pour s’échapper.

« Qu-Qui est-ce ? Se fait-il attaquer… ?

Tout en se fronçant les sourcils, Ryouko laissa échapper sa voix.

Cependant, comme si elle ne l’avait pas entendue, Origami continuait de regarder fixement la salle de classe.

Elle avait l’impression que la silhouette du jeune homme à côté de l’Esprit lui était familière.

« … ! »

Les yeux d’Origami s’ouvrit grandement.

Après tout… le jeune homme était son camarade de classe, Itsuka Shidou.

« … Origami ? »

Venant de derrière elle, Ryouko l’appela d’une voix perplexe.

Cependant Origami ne répondit pas, elle donna simplement une commande dans sa tête.

Une commande pour que le Realizer qui enveloppe son corps lui permet de se déplacer le plus rapidement possible.

« Tu fais quoi, Origami ?! »

« — C’est dangereux. S’il te plaît évite d’agir hasardeusement toute seule. »

Comme prévu, ils remarquèrent l’anomalie. Les transmissions de Ryouko et du quartier général arrivèrent à peu près en même temps.

Cependant Origami ne pouvait être arrêtée. Elle lâcha immédiatement le gatling, tirant la lame laser Anti-Esprit de courte portée <No Pain>[12] de sa taille, et chargea vers l’école.

A l’intérieur d’une salle de classe faisant face à une pluie de balle, Shidou était en train de regarder et de parler avec une fille.

… Évidemment, c’était la première fois qu’il vivait une telle expérience dans sa vie.

Probablement dut aux pouvoirs de Tohka, un nombre inimaginable de balle, comme si ils les évitaient, perçaient l’établissement scolaire.

Mais déjà, pouvoir voir des balles passaient en face de ses yeux n’était pas quelque chose qu’on l’on pouvait vivre tous les jours. Il avait l’impression que s’il bougeait à peine un peu il serait touché, alors Shidou resta parfaitement immobile tandis qu’il continuait la conversation.

Le contenu de la conversation n’avait rien de spécial.

Tohka lui posait des questions qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de demander à qui que ce soit, et Shidou répondait. Ce simple échange était juste suffisant pour donner un heureux sourire à Tohka.

Depuis exactement combien de temps ont-ils parlé… Quand à l’intérieur de l’oreille de Shidou, il entendit la voix de Kotori.

« Les nombres se sont stabilisés. Si c’est possible, essaye de lui poser une question aussi Shidou. On a vraiment besoin de ses informations sur les Esprits. »

Ayant reçu l’ordre, Shidou y réfléchit un peu dessus, puis se mit à parler.

« Hé… Tohka. »

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Juste exactement… quel genre d’être es-tu ? »

« Hm ? »

À la question de Shidou, Tohka fronça ses sourcils.

« … Je ne sais pas. »

« Tu ne sais pas… ? »

« C’est la vérité. Il n’y a rien que je puisse faire à propos de ça… Je ne sais plus exactement quand c’était, mais je suis soudainement née ici. C’est ça. Mes souvenirs sont déformés et vagues. Je n’ai aucune idée à propos de ce genre de chose comme quel genre d’être je suis. »

« A-Ah bon… ? » dit Shidou tout en se grattant la joue, et Tohka fit la moue et croisa ses bras.

« C’est comme ça. Je suis soudainement née dans ce monde, et à ce moment-là le groupe mecha mecha était déjà en train de danser dans le ciel. »

« Le groupe… Mecha mecha ? »

« Ces gens agaçants qui volent autour. »

Il semblerait qu’elle était en train de parler de l’AST. Involontairement, Shidou donna un sourire ironique.

Puis, venant de l’interphone, un léger son électronique comme le bruit quand vous répondez juste à un jeu télévisé de quiz résonnait.

« C’est le moment, Shidou ! »

« Hum… ? De quoi ? »

« La barre d’humeur de l’Esprit est déjà au-dessus de 70. Si tu veux faire quelque chose c’est le moment. »

« Faire quelque chose… et je dois faire quoi ? »

« Mm, c’est vrai. Pour le moment… essaye de l’inviter à un rendez-vous ? »

« Hum… ?! »

Entendant les mots de Kotori, Shidou laissa échapper accidentellement sa voix.

« Mm, qu’est-ce qu’il y a Shidou ? » répondit Tohka en entendant la voix de Shidou, en le regardant.

« … ! Ne t’inquiète pas. »

« … »

Bien qu’il tenta précipitamment de le cacher, Tohka fixa du regard Shidou avec ses yeux exprimant sa curiosité.

« Invite-la à la fin. Le meilleur moyen pour augmenter votre intimité c’est de vous lâcher comme ça après tout. »

« … Même si tu dis ça, le moment où elle apparaît il y a l’AST… »

« C’est d’autant plus la raison. La prochaine fois qu’elle apparaît, je te laisserai t’échapper avec elle vers un gros bâtiment. L’aquarium, le théâtre ou un grand magasin, je te laisse le choix. S’il y a un bâtiment souterrain alors c’est encore mieux. Si tu fais ça, alors l’AST ne pourra probablement pas vous gêner. »

« …M-mm. »

« Qu’est-ce que tu es en train de murmurer depuis un moment… ! Un plan pour m’éliminer après tout ?! »

« N-Non, non ! C’est un malentendu ! »

Il arrêta précipitamment Tohka, dont les yeux devinrent tranchant et des boules de lumière apparurent du bout de ses doigts.

« Alors dit-le moi. Tu disais quoi ? »

« Guh… »

Grognant tandis que de la sueur coulait sur son visage, une voix l’insistant à le faire résonnait dans l’oreille droite de Shidou.

« Allez, accepte-le à la fin. Rendez-vous ! Rendez-vous ! »

À ce moment-là les membres de l’équipage dans le pont était probablement aussi stimulés, comme de l’autre coté de l’interphone, un grondement comme un chant de rendez-vous pouvait être entendu.

« Ren•dez•vous »

« Ren•dez•vous »

« Ren•dez•vous »

« Raah j’ai compris à la fin ! »

Shidou abandonna et cria.

En réalité, ce n’était pas qu’il ne comprenait pas les raisons de Kotori, il savait que c’était important de préparer le terrain pour la prochaine rencontre… mais bon, vous savez, c’est un peu gênant.

« Hé, Tohka. »

« Mm, qu’est qu’il y a ? »

« Hu-Hum… la prochaine fois. »

« Mm ? »

« Est-ce que tu ne voudrais pas… allez à un rendez-vous avec moi ? »

« C’est quoi un rendez-vous ? »

« C-C’est… »

Pour une raison ou une autre il se sentait très gêné, tandis qu’il détournait son regard et se grattait la joue.

Puis, à ce moment-là, dans son oreille droite, la voix légèrement plus forte de Kotori entra.

« … Shidou ! L’AST arrive ! »

« Hum… ?! »

Dans un volume que Tohka en face de lui pouvait probablement entendre, Shidou ne fit pas attention et s’exprima haut et fort.

Pendant un certain temps ; à l’extérieur de la salle de classe qui dégager une impression de pleine air, Origami apparut.

« … ! »

En un instant, les émotions de Tohka devinrent plus sombre, et elle tendit sa main vers elle.

Puis, sans perdre de temps, depuis la machinerie peu raffinée dans sa main, une lame laser apparut, tandis qu’Origami chargeait vers Tohka.

Des étincelles, comme ceux produit dans un atelier de soudage, s’éparpillaient autour de la zone.

« Ku— »

« … Quelle grossièreté ! »

Tohka laissa échapper un cri, se débarrassant d’Origami avec la main qui a arrêtée la lame de lumière.

« … »

Se serrant un peu les dents, Origami fut projetée en arrière… Mais, elle corrigea immédiatement sa posture, et atterrit à la perfection sur le sol remplit de trou.

« Tch… C’est encore toi. » dit Tohka, comme si remplit de haine, secouant légèrement la main qui vient d’arrêter la lame de lumière.

Origami jeta un coup d’œil à Shidou, puis donna un soupir comme si elle était rassurée.

Cependant elle prépara immédiatement son arme inhabituelle et lança un regard froid vers Tohka.

« … »

Voyant son état, Tohka jeta discrètement un coup d’œil à Shidou, puis enfonça son talon sur le sol en-dessous de ses pieds.

« — <Roi du MassacreSandalphon> ! »

Instantanément, le sol de la salle de classe se gonfla, et de là le trône apparut.

« Qu… »

« Shidou, retraite ! Laisse le <Fraxinus> te récupérer tout de suite. Si c’est possible essaye de partir avec elle ! »

Shidou resta immobile, abasourdi, et puis il entendit le cri de Kotori.

« Même si tu dis ça… »

Tohka tira l’épée de l’arrière du trône, et donna un coup d’épée vers Origami.

L’onde de choc venant de cette unique attaque, souleva très facilement le corps de Shidou, et le projeta hors de l’école.

« Uwahhhhhhhh ?! »

« Super ! »

En même temps que la voix de Kotori résonnait, le corps de Shidou était enveloppé d’une sensation de légèreté.

Tout en ressentant une étrange sensation de flotter, Shidou fut récupéré par le <Fraxinus>.

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