Date a Live – Tome 1 Chapitre 5

Il était 18:00.

Les rayons du soleil couchant s’étendaient sur un groupe de bâtiment en face de la gare de Tenguu, les teintant d’orange.

Dans un petit parc où on pouvait observer cette magnifique scène, deux personnes, un garçon et une fille, marchaient.

Il n’y avait rien de particulier à propos du garçon. C’était un lycéen tout à fait ordinaire.

Cependant, la fille…

« … Fuuu. »

Kusakabe Ryouko se léchait les lèvres tout en plissant les yeux.

« Le taux de correspondance est de 98,5%. C’est vraiment trop haut pour que ça soit une simple coïncidence. »

Les Esprits.

Les désastres qui détruiront le monde.

Les filles qui ont transformées tout un terrain en une terre desséchée il y 30 ans, et qui ont causées un énorme incendie il y a 5 ans, et qui étaient classées dans la même catégorie que les pires désastres du monde.

Cependant, la silhouette qui était reflétée dans la rétine de Ryouko en ce moment même était juste celle d’une mignonne fille.

« Permis de tirer ? »

Silencieusement… ou d’une autre manière, une voix très froide, fut envoyée au dos de Ryouko.

Elle ne se retourna pas. C’était Origami.

Équipée de le même tenue de câblage et des mêmes unités de propulsion que Ryouko, se main droite tenait un fusil anti-Esprit qui était plus grand qu’elle : <Cry•Cry•Cry>.[1]

« Pas maintenant. Reste prête à intervenir. Les supérieurs sont probablement encore en train d’en discuter. »

« Je vois. »

N’ayant l’air ni soulagée, ni déçue, Origami hocha de la tête.

En ce moment même, se tenant prêts dans un périmètre d’un kilomètre autour du parc, Ryouko et les autres membres de l’AST étaient au nombre total de dix, séparés en cinq pairs.

Le fait qu’il y avait que deux personnes étaient l’une des raisons pour se déplacer en pair.

D’avantage plus loin que le parc, dans la zone urbaine, il y avait un terrain plat en construction. Pendant la journée, il y avait des rangées de camions, de grues et autres, mais à cette heure-ci c’était déjà calme.

Quelques heures auparavant, quand il fut décidé que le fille qu’Origami avait vue était un Esprit, la permission d’utiliser les CR-unit fut immédiatement donnée.

Cependant, les représentants de la haute sphère comme le Ministre de la Défense et le Chef du Personnel étaient toujours en réunion pour décider du plan d’action.

La principale question était : est-ce qu’il faut l’attaquer, ou pas ?

Vu que c’était une apparition où aucune déchirure spatiale fut détectée, l’alerte n’avait pas été donnée.

Cela voulait dire que même pas un seul résident avait évacué, alors si l’Esprit devenait fou furieux maintenant, il y aurait de sérieux dégâts.

D’un autre coté, ça serait mauvais de provoquer l’Esprit en faisant sonner l’alerte maintenant. C’était une situation difficile.

Cependant…

« C’est maintenant ou jamais. » dit Origami, de sa voix plate habituelle.

C’était comme Origami l’avait dit, c’était une belle opportunité pour l’AST.

Parce qu’en ce moment même, l’Esprit n’avait pas manifesté sa tenue astrale sur son corps.

Cette coquille extérieure qui, comme le territoire de Ryouko, enfermait et faisait de l’Esprit la plus forte, l’ultime, l’invincible forme de vie qu’elle est, n’était pas actuellement enveloppée autour d’elle.

Si c’était maintenant, il y avait des chances que leurs attaques l’atteignent.

Mais ce n’était rien de plus qu’une simple possibilité, et en ce moment même ce qui était nécessaire était un moyen sûr d’administrer un coup fatal du premier coup. C’était la raison pour laquelle Origami était en train de tenir le fusil spécial anti-Esprit.

Le tireur lâche un cri, le trajet laisse échapper un crissement, et la cible lâche son cri d’agonie.

Par conséquent, Cry Cry CryC C C.

Sans territoire étendu, le recul briserait la poignée du tireur, c’était une arme de folie.

Cependant, Ryouko ne s’imaginait pas qu’un jour elle aurait besoin de cette arme.

« … Les supérieurs évasifs vont peut être juste donner la permission d’attaquer dans cette situation. » dit Ryouko.

« Ça serait embêtant sinon. » répondit immédiatement Origami.

« Eh bien, c’est le cas si tu es dans le terrain. Mais la signification de “un Esprit a tout ravagé après que la permission d’attaquer fut donnée et ne put être traité du premier coup” contre “un Esprit a tout ravagé au hasard, mais on n’avait aucune idée qu’il était apparu” est vraiment différente en terme de responsabilité. »

« C’est ennuyeux mais c’est comme ça qu’ils prennent leurs décisions. »

« Eh bien, il y a pas mal de gens qui pense plus à leur position qu’à la vie d’un groupe d’individu. »

Disant cela, elle haussa ses épaules.

L’expression sur le visage d’Origami ne changea point du tout, mais pour une raison ou une autre, elle semblait déçue.

Puis… à ce moment-là, une voix mélangée avec du bruit parvint aux oreilles de Ryouko.

« Oui oui, c’est l’équipe alpha, quelle est la décision fi… hein ? »

Ryouko ouvrit grandement ses yeux quand elle reçu à travers ses oreilles les nouvelles instructions.

« … D’accord. »

Disant seulement ça, elle coupa la connexion.

« Je suis surprise. Ils nous ont donnés la permission de tirer. »

Honnêtement, c’était un peu inattendu. Elle avait complètement supposé que ça serait un autre ordre, de rester préparer.

Attends… Hier, l’ordre d’attaquer l’école était également un coup agressif qui normalement ne serait pas autorisé. Il y a probablement eu quelques remaniements du personnelle au-dessus.

Oh bon, Ryouko doit juste faire son propre boulot. Particulièrement en ce moment même c’était… d’ordonner à son meilleur soldat d’appuyer sur la détente.

« Origami, tu tires. Parmi toutes les personnes ici présentes, tu es la plus adepte pour ça. L’échec ne sera pas toléré. Finis-la moi une bonne fois pour toute en un tir. »

En réponse à ses mots.

« D’accord. »

Comme prévu, Origami répondit sans montrer la moindre émotion.

Dans le parc coloré par le soleil cochant, Shidou et Tohka étaient tous les deux les seuls personnes en vue.

De temps en temps, les bruits des voitures et les cris de la foule pouvaient être entendus au loin, mais c’était un endroit paisible.

« Ohh, la vue est impressionnante ! »

Depuis quelques temps, Tohka était en train de se pencher au-dessus du grillage et elle regardait fixement les rues colorées par le crépuscule sur la ville de Tenguu.

En suivant la route guidée habilement ( ? ) par les membres du Fraxinus, ils arrivèrent à un parc avec une superbe vue sur la ville, juste au moment où le soleil commençait à se coucher.

Ce n’était pas la première fois que Shidou venait ici. C’était plutôt le genre d’endroit secret qu’il aimait.

La personne qui avait choisi cet endroit comme destination était, eh bien… probablement Kotori.

« Shidou ! Comment ça se transforme ?! »

Tohka montra du doigt un train lointain et demanda avec ses yeux en train de scintiller.

« Malheureusement un train ne se transforme pas. »

« Ah, donc c’est plutôt du genre à fusionner ? »

« Eh bien, ça se connecte bien ensemble. »

« Ohhhh. »

Tohka donna un étrange hochement de tête de satisfaction, puis elle se retourna pour faire face à Shidou, mettant son poids sur le grillage.

Tohka, avec le coucher de soleil progressant lentement en arrière-plan, était d’une beauté indescriptible, comme si c’était une peinture.

« … Vraiment. »

Comme pour changer de sujet, Tohka « Mmmmm », s’étira.

Puis, soudainement, son visage afficha un sourire insouciant.

« C’est une chose super, ce rendez-truc. Je me suis vraiment, hum, beaucoup amusée. »

« … »

C’était un coup inattendu. Même s’il ne pouvait pas le voir, ses joues étaient probablement rouges vifs.

« Qu’est-ce qu’il y a, ton visage est rouge, Shidou. »

« … C’est le coucher de soleil. »

Disant cela, il baissa son regard.

« Vraiment ? »

Tohka s’inclina vers Shidou, et comme si elle regardait vers le haut, elle le scruta.

« … »

« Comme je le pensais, c’est rouge n’est-ce pas. Est-ce que c’est une sorte de maladie ? »

Lui dit Tohka, à une distance où il pouvait sentir son souffle.

« N… c-ce n’est, pas… »

Tout en déviant son regard, à l’intérieur de la tête de Shidou, le mot “rendez-vous”, tournoyait autour.

De ce qu’il avait vu en manga et en film, si un couple visitait un si merveilleux endroit à la fin de leur rendez-vous, ça se finissait par…

Naturellement, les yeux de Shidou bougèrent vers les douces lèvres de Tohka.

« Mm ? »

« … ! »

Tohka n’avait rien dit, mais il avait l’impression qu’elle avait vu à travers ses pensées idiotes, et il dévia une nouvelle fois son regard et recula.

Tout en essuyant la sueur sur son front avec son manche, Shidou jeta un rapide coup d’œil au visage de Tohka.

Il y a dix jours, et aussi hier, l’expression mélancolique qu’elle avait sur son visage s’était pas mal effacée. Expirant un petit souffle de son nez, il avança d’un pas pour faire face à Tohka une nouvelle fois.

« … Tu vois ? Est-ce qu’il y a eu une seule personne qui a tenté de te tuer ? »

« … Mm, ils étaient tous gentils. Honnêtement, même encore maintenant j’ai du mal à y croire. »

« Ah… ? »

Shidou tordit son cou, et Tohka donna un sourire amusé avec un air d’auto-mépris.

« Qu’il y ait autant d’humain qui ne me rejette pas, qui ne nie pas mon existence… Ce groupe mecha mecha… uhh, comment il s’appelait déjà. A… ? »

« Tu veux dire l’AST ? »

« Ouais, eux. Ça semble plus réaliste de se dire qu’ils étaient tous à leur ordre, et ils travaillaient ensemble pour me décevoir. »

« Hé hé… »

C’était sans aucun doute une pensée absurde mais… Shidou ne pouvait pas en rire.

Car pour Tohka, c’était normal.

Continuer d’être rejetée, était normal.

C’était si… triste.

« … Alors donc, je serais également un pion de l’AST ? »

Demanda Shidou, et Tohka secoua vigoureusement sa tête.

« Non, Shidou est uhm… définitivement quelqu’un dont les proches sont pris en otage et menacés. »

« Qu-Qu’est-ce que c’est que ce rôle… »

« … S’il-te-plaît ne me laisse pas croire que tu es aussi un ennemi. »

« Hein ? »

« Rien. »

La questionnant, cette fois-ci c’était au tour de Tohka de dévier son regard.

Comme si elle se forçait à changer ses expressions sur son visage, elle se le frotta avec ses mains, et elle se retourna.

« … Mais vraiment, aujourd’hui était un jour très, très important. Que ce monde soit si gentil, si amusant, si beau… Je ne pouvais même pas l’imaginer avant. »

« Je, vois… »

Les lèvres de Shidou formèrent un soupir tandis qu’il lâcha un soupir.

Cependant, comme si pour répondre à l’expression de Shidou, Tohka fronça ses sourcils tandis qu’un sourire desséché fit surface.

« Ces types… les pensées de l’AST, je pense plus ou moins les comprendre maintenant. »

« Hein … ? »

Shidou fronça ses sourcils d’une manière interrogative, tandis que Tohka affichait une expression légèrement triste.

C’était un peu différent de l’expression mélancolique que Shidou détestait… mais c’était une expression imbue d’un léger sentiment de sévérité, qui juste en y regardant pouvait tordre le cœur d’une personne.

« À chaque fois… que je viens dans ce monde, je détruis des parties de ces choses si merveilleuses. »

« … »

Shidou stoppa son souffle.

« M-Mais, cela n’a rien à voir avec ta propre volonté non… ? »

« … Mm. L’apparition, son effet, je ne peux pas le contrôler. »

« Alors… »

« Mais pour les résidents de ce monde, la destruction résultante ne change pas. La raison pour laquelle l’AST essaye de me tuer, au final… je l’ai compris. »

Shidou ne pouvait pas immédiatement répondre.

Le regard triste de Tohka causa sa poitrine à tant se resserrer qu’il ne pouvait plus correctement respiré.

« Shidou. C’est mieux si… je n’existe plus, après tout. »

Disant cela… Tohka sourit.

Ce n’était pas le sourire innocent qu’il avait pu regarder cet après-midi.

C’était celui d’un patient malade qui réalisait que sa propre fin est proche… un faible, douloureux sourire.

Avec un raclement de gorge, il avala sa salive.

À son propre insu sa gorge était devenue desséchée. Tout en ressentant une légère douleur alors que l’eau s’infiltrait dans sa gorge, il parvint d’une manière ou d’une autre à ouvrir sa bouche.

« Ce n’est… pas comme ça… »

Pour pouvoir mettre plus de puissance dans sa voix, Shidou serra fermement ses poings.

« Je veux dire… il n’y a pas eu de déchirure spatiale aujourd’hui non ! Il doit y avoir quelque chose qui était différent de d’habitude… ! Si on peut trouver ce que c’est… ! »

Cependant, Tohka secoua lentement sa tête.

« Même si on parvient à trouver une solution, ça ne change pas le fait que je suis transportée ici à une date hasardeuse. Le nombre d’apparition ne va probablement pas baisser. »

« Alors… ! C’est bon si tu ne retournes jamais de ce côté ! »

Cria Shidou, et Tohka leva sa tête, ses yeux grands ouverts.

C’était comme si elle n’avait pas pensé, ou considéré cette idée.

« Quelque chose comme ça… ce n’est pas… »

« Est-ce que tu as déjà essayé ?! Ne serais-ce qu’une seule fois ? »

« … »

Tohka se mordit les lèvres et se tut.

Tout en se serrant la poitrine, comme si pour essayer de supprimer les palpitations irrégulières, Shidou trempa sa gorge avec sa salive.

C’était quelque chose qu’il disait sous un coup de tête mais… si quelque chose comme ça était possible, alors il n’y aurait plus jamais de déchirure spatiale.

Ainsi, si Tohka doit être amenée hasardeusement dans ce monde sans aucun respect de sa volonté, elle n’a qu’à juste rester ici depuis le tout début.

« M-Mais, tu sais, il y a beaucoup de choses que j’ignore. »

« Ce genre de chose, je peux tout t’apprendre. »

Aux mots de Tohka, une réponse immédiate.

« Je vais avoir besoin d’un lit, et de nourriture. »

« Je… vais faire quelque chose pour ça ! »

« Des choses inattendues risque de m’arriver. »

« Si ça se produit alors je résoudrai tes problèmes ! »

Pendant un court instant, Tohka se tut, puis elle ouvrit légèrement ses lèvres.

« … Est-ce que ce qu’il m’est vraiment permis, pour moi de vivre ? »

« Oui ! »

« Puis-je vraiment rester dans ce monde ? »

« Ouais ! »

« … La seule personne qui dirait ça, c’est Shidou, et uniquement Shidou. Qu’importe l’AST, même les autres humains, ils n’accepteront définitivement pas un être si dangereux dans leur espace de vie. »

« Comme si je saurais à propos de ça… !!! Qu’en est-il de l’AST ?! Qu’en est-il des autres personnes ?! Tohka ! S’il te rejettent ! Alors encore plus fort qu’eux tous réunies ! Je t’accepterai ! »

Il cria.

En face de Tohka, Shidou lui tendit fermement sa main.

Les épaules de Tohka tremblèrent un peu.

« Prends ma main ! Pour le moment… on se contentera de ça ! »

Tohka baissa son regard, et resta pendant quelques instants plongée dans le silence le plus total, comme si elle réfléchissait, puis leva lentement sa tête, et tendit lentement sa main.

« Shidou… »

Puis.

Au moment où leur main se touchait.

« … »

Les bouts des doigts de Shidou se tordirent soudainement.

Il ne savait pas pourquoi mais… il sentit un énorme frisson.

Comme si une langue rugueuse était en train de lécher son corps de la tête aux pieds, un sentiment désagréable.

« Tohka ! »

Involontairement, de sa gorge il cria ce nom.

Et avant que Tohka puisse répondre…

Avec ses deux mains, il poussa Tohka aussi loin qu’il le pouvait.

La mince Tohka ne pouvait supporter l’impact soudain, alors elle roula en arrière comme dans les mangas.

Même pas un instant plus tard.

« … Ah. »

Dans un coin entre sa poitrine et son estomac, Shidou ressentit un énorme impact.

« Qu… Qu’est-ce que tu fais ! »

Couverte de sable, Tohka se plaignit mais c’était difficile de lui répondre.

Il ne pouvait plus respirer.

Il lui était même dur de garder sa position et de ne pas perdre connaissance.

De toute façon, quelque chose, semblait, mauvais.

« Shidou ? » dit Tohka, étonnée.

Cherchant la raison, il bougea sa main droite tremblante vers ses côtes.

Quelque chose était bizarre.

Après tout, il n’y avait rien, i…

« Ah… »

À travers sa vision renforcée par son territoire, Origami entendit ce son s’échapper de sa gorge tandis qu’elle regardait la silhouette de Shidou s’écroulait.

Pendant quelques instants son corps se raidit, alors qu’elle se tenait face contre terre sur le terrain plat qui était préparé pour la construction de nouveaux appartements, tenant prêt le fusil anti-Esprit <Cry Cry CryC C C>.

Quelques secondes plus tôt.

Origami démarra le realizer de <Cry Cry CryC C C>, appliqua une barrière offensive sur la balle spéciale qui était chargée, visa parfaitement sa cible et appuya sur la détente.

Il n’y avait aucune chance de rater.

… Si Shidou n’avait pas soudainement bousculé l’Esprit.

La balle tirée par Origami… au lieu de l’Esprit, elle coupa nettement à travers le corps de Shidou.

« … »

Cette fois, aucun son ne s’échappa.

Elle avait l’impression que son doigt, celui qui a appuyé sur la détente, frissonnait très légèrement.

Après tout, à l’instant, j’ai juste, Shidou…

« … Origami ! »

« … »

La voix de Ryouko la ramena sur terre.

« Tu le regretteras plus tard ! Je te réprimanderai à mort plus tard ! Mais pour le moment… »

Disant cela, Ryouko jeta un coup d’œil vers le parc, terrifiée.

« Essaye juste de ne pas mourir… ! »

« Shidou ? »

Elle appela son nom, mais il n’y avait aucune réponse.

C’était pourtant évident. Dans la poitrine de Shidou, il y avait un large trou plus grand que la main tendue de Tohka.

Sa tête était désorientée, elle ne comprenait pas.

« Shi… dou. »

Tohka s’accroupit à côté de la tête de Shidou et lui pinça les joues.

Il ne répondait pas.

La main qui était tendue vers Tohka il y a quelques instants était totalement trempée de sang.

« U, wa, aaa, aaaa… »

Quelques secondes plus tard, son cerveau commença à comprendre la situation.

… Elle reconnaissait cette odeur de cramée qui les enveloppait.

C’était celui du groupe qui essayait de tuer Tohka… l’AST.

C’était un très joli coup. Probablement… cette fille.

Si elle se faisait touchée dans son état actuel sans sa tenue astral, même Tohka ne s’en sortirait pas sans blessure.

Encore moins si c’était le totalement inoffensif Shidou.

« … »

Tohka ressentit un terrible vertige, alors qu’elle plaça ses mains sur les yeux de Shidou, lesquelles étaient toujours en train de fixement regarder le ciel, et ferma lentement ses paupières.

Puis, elle enleva la veste de l’uniforme qu’elle portait, et couvrit avec gentillesse le corps de Shidou.

D’un pas chancelant, Tohka se leva, et tourna son visage vers le cieux.

…Ahh, ahhh.

C’est impossible. C’est impossible après tout.

Pendant un moment… Tohka avait pensé qu’il serait peut être d’accord de vivre dans ce monde.

Si Shidou était là, alors peut être que les choses s’arrangeraient, pensait-elle.

Ça serait probablement difficile et lourd, mais ils seraient peut être capable de le faire, pensait-elle.

Cependant.

Ahh, cependant,

C’était, impossible, après tout.

Ce monde… a choisi de rejeter Tohka après tout.

Et c’était de la manière la plus vile et la plus mauvaise possible… !

« … <Tenue Astrale : DixièmeAdonaï Melek> »

Depuis le fin fond de sa gorge, ce nom s’exprima. La tenue astrale. Le plus fort de tous, les territoires de Tohka.

Instantanément, le monde, chanta.

Le paysage environnant s’écrasa et se déforma, s’enveloppa autour du corps de Tohka, et prit la forme d’une tenue solennelle.

Et puis, une membrane brillant énormément devint la jupe et à l’intérieur de la tenue… la calamité était là.

*Crak, crak*

Le ciel se brisa.

Comme s’il exprimait son mécontentement à Tohka, qui provoqua soudainement l’apparition de sa tenue.

Tohka rabaissa légèrement son regard.

Dans une vallée qui était plate comme le sommet d’une montagne qui fut découpée, les personnes qui viennent juste d’attaquer Shidou étaient là.

Tohka enfonça son talon dans le sol.

Instantanément, le trône qui conservait son épée géante apparut de là.

Avec un *boom*, Tohka sauta du sol, atterrissant sur l’accoudoir du trône, et retira l’épée de son dos.

Puis.

« Aaaaa. »

Sa gorge trembla.

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa. »

Comme si le ciel tremblait.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA… !!! »

Comme si le sol grondait.

C’était comme si elle engourdissait sa tête, comme si elle essayait de s’épuiser.

« Comment oses-tu. »

Ses yeux, des larmes se formaient.

« Comment oses-tu comment oses-tu comment oses-tu comment oses-tu comment oses-tu comment oses-tu. »

Tohka mit de la force dans sa main tenant l’épée, et tua la distance en face de ses yeux.

« Qu… ?! »

« … »

Sans laisser le temps de cligner des yeux, Tohka s’était déplacée vers la vallée qu’elle regardait jusqu’à présent.

En face d’elle se trouvait une femme avec ses yeux grands ouverts, choquée, et une fille avec une expression sur son visage dénuée de tout sens.

Tout en voyant ce visage haïe et méprisé, Tohka hurla.

« <Sandalphon : La Dernière ÉpéeHalvanhelev> !!! »

Immédiatement, des fissures traversèrent le trône où Tohka était, augmentant davantage la taille de la lame de l’épée.

Avec une longueur dépassant les dix mètres, une épée excessivement démesurée.

Cependant, Tohka la secoua légèrement, puis la balança vers les deux femmes.

La lumière brillante de la lame devint encore plus intense, et en un instant elle se glissa dans le sol en-dessous avec les lignes s’étendant de l’épée.

L’instant d’après, une énorme explosion attaqua les zones environnantes.

« Qu… »

« … Gu. »

Sautant à droite et à gauche juste à temps, elles lâchèrent toutes les deux une voix remplie de terreur.

Mais ça devrait être évident. Après tout, avec juste un coup, Tohka fendit la large zone plate en deux morceaux le long de la longueur.

« Espèce… de monstre… ! »

La femme cria, balançant quelque chose comme une épée non raffinée à Tohka.

Mais il n’y avait aucun moyen pour qu’une telle chose puisse l’atteindre, avec sa tenue astrale de vêtue. Juste en lui jetant un regard, elle dispersa l’attaque.

« Impossible… »

Le visage de la femme était rempli de désespoir.

Mais tout en lui montrant aucun intérêt, Tohka regarda vers la fille.

« … Ah, ah. C’est toi, c’est toi. »

Silencieusement, ses lèvres s’ouvrirent.

« Mon ami, mon meilleur ami, Shidou, celle qui l’a tué, c’était toi. »

Dit Tohka, et juste légèrement, pour la première fois, le visage de la fille se déforma.

Cependant, une telle chose n’était plus importante.

Une existence pouvant stopper Tohka avec La Dernière ÉpéeHalvanhelev matérialisé, n’existait pas en ce monde.

Regardant en bas vers la fille avec ses yeux qui étaient colorés de pure ténèbres, elle sombra calmement dans la folie.

« … Tuer, détruiretuer, effacertuer, tout. Meurs, prends finmeurs, périemeurs. »

« Commandant… ! »

« Je sais. Pas besoin d’en faire un boucan. Tu n’es pas un singe en période d’accouplement. »

Tout en faisant rouler son bonbon autour de sa bouche, Kotori répondit à ses subordonnés paniqués.

Le pont du <Fraxinus>. Dans le moniteur central, le décédé Shidou avec son corps totalement découpé, mais aussi le visuel de l’Esprit, le combat de Tohka, étaient diffusés.

Elle pouvait comprendre les troubles de son équipage.

La situation était immensément, absolument, de manière dévastatrice, sans espoir.

La sirène de la déchirure spatiale avait enfin commencé à sonner, mais avant que les résidents puissent complètement évacuer, le combat entre Tohka et l’AST avait déjà commencé.

Le seul point positif était que c’était dans un site en construction inoccupé… mais un coup de Tohka écrasait facilement cet optimisme.

Un pouvoir de destruction transcendantale qui rendait la précédente Tohka inoffensive en comparaison.

Juste un seul coup séparait la zone de construction coûteuse en deux, avec en son centre une profonde abîme.

Et aussi… la mort soudaine d’Itsuka Shidou, qui était supposé être l’arme fatal du <Fraxinus>.

Le groupe de Kotori était dans la pire des situations imaginables.

Mais,

« Eh bien, il a manqué un peu d’élégance, mais je suppose que ça passe pour notre chevalier. Je ne pourrais pas supporter de voir ça si la princesse aurait été touchée tout à l’heure. » dit Kotori dans un ton pas très sérieux, et le bâton de sa friandise bougea.

Les membres d’équipages envoyaient des regards terrifiés vers Kotori.

Mais ils ne lui en voulaient pas. Après tout, elle venait juste de perdre son frère.

Cependant parmi eux, seuls Reine et Kannazuki montraient des réactions différentes.

Reine était en train de suivre le combat de Tohka de près, collectant des données, comme si tout était normal.

Cependant, Kannazuki était dans un état différent. Son visage se nuançait de rouge, et de la salive coulait de sa bouche.

En regardant de plus près, il avait un visage comme s’il était en train de penser à quelque chose comme « Ahh… ouvrir un si large trou dans mon corps *twitch twitch*. Ça serait plutôt excellent. Non, j’en suis sûr, j’en suis sûr que ça serait excellent. M-Mais il n’y a aucun intérêt si j’en meurs. »

« Doux Jésus. »

« Hauu ?! »

Kotori donna un coup de pied sur le tibia de Kannazuki, puis elle se leva.

Puis elle expira fortement du nez, et avec ses yeux à demi-fermés elle annonça.

« Arrêtez de flâner autour et retournez à votre travail. Il n’y a aucun moyen que ça soit la fin pour Shidou, non ? »

C’était vrai.

C’était maintenant, le vrai travail de Shidou.

« C-Commandant ! C-C’est… ! »

Un membre de l’équipage depuis le pont inférieur était en train de regarder le côté gauche de l’écran, vers quelque chose dans le parc qui était en train d’être montré, et laissa échapper une voix pleine de surprise.

« … Ça vient. »

Changeant la position de sa sucette, un sourire se forma.

Dans l’image, allongé dans le parc, couvert avec un uniforme scolaire, Shidou était diffusé à l’écran mais… l’uniforme scolaire, commença soudainement à prendre feu.

Ce n’était pas parce qu’il commençait à disparaître car il a été créé par un Esprit, non plus parce que les rayons du soleil commençait à le brûler.

C’était parce que, ce n’était pas l’uniforme qui brûlait.

L’uniforme brûla et tomba, révélant le corps merveilleusement consacré de Shidou.

Et puis, les membres d’équipage du <Fraxinus> laissèrent échapper une nouvelle fois une voix pleine de surprise.

« L-La blessure est… »

C’est vrai, la blessure. La section qui s’était transformée en un trou béant, était en train de brûler.

Les braises s’embrassèrent jusqu’à que la blessure de Shidou ne pouvait plus être vue, puis elle s’éteignirent graduellement.

Et puis après que les flammes aient fini de brûler, on voyait le corps parfaitement restauré de Shidou.

Et puis…

« Mm… chauuuuuuuuuudddddddd ?! »

Voyant le feu qui était toujours en train de produire de la fumée sur son ventre, il sursauta.

Tapotant son ventre avec un regard troublé, il éteignit le feu.

« … H-Hum ? Je suis… Pourquoi ? »

Le pont éclata.

« Qu… C-Commandant, c’est… »

« Je ne l’avais pas dit ? Si Shidou meurt une ou deux fois, il peut immédiatement recommencer une nouvelle partie. »

Tout en se léchant les lèvres, Kotori répondit à son équipage.

L’équipage envoya simultanément des regards interrogateurs, mais elle les ignora.

« Récupérez-le immédiatement… La seule personne qui peut arrêter cette fille, c’est Shidou. »

… Il ne comprenait pas.

Tout en se tapotant à un rythme régulier le ventre, Shidou plissa ses sourcils.

Il y avait un gros trou dans le blazer et la chemise qu’il portait, et sa cravate était déchirée en plein milieu.

Mais pour le moment, Shidou ne prêta aucun regard envers son apparence embarrassante.

Il y avait quelque chose d’autre qui attira son attention.

« Pourquoi… suis-je en vie… ? »

En touchant une nouvelle fois son ventre, il murmura.

Quelques instants auparavant, il avait eu un mauvais pressentiment, et il poussa soudainement Tohka.

Puis juste après, un trou s’ouvrit dans son ventre… et il perdit connaissance.

Il y avait actuellement un trou sur ses vêtements, et une grande quantité de sang était encore visible. Ça n’avait pas l’air d’être un rêve.

« Oh, c’est vrai… Tohka… ! »

Cette attaque ciblait sans aucun doute Tohka.

Comment va exactement Tohka ? Il regarda dans de la zone, cherchant sa silhouette.

Puis, depuis une vallée encore plus grande que le parc où Shidou était, une lumière noire apparut… puis après, le bruit d’une énorme explosion ainsi qu’une onde de choc s’éparpillèrent.

« Uwahh… ?! »

Pris par surprise, il tomba par terre, éventé par le vent.

« Qu-Qu’est-ce, que… ! »

Tout en laissant échapper un cri, il regarda vers la source… Le corps de Shidou se figea sur place.

Le paysage qu’il voyait, comparé à celui d’avant qu’il ne perde connaissance, avait complètement changé.

Vers cette direction il y avait la zone de construction, ainsi que des montagnes et autres qui n’ont pas été touchés depuis que le terrain a changé il y a 30 ans…

Les lieux ont été dévastés, comme s’ils ont été frappés par une attaque aérienne.

Non… c’était légèrement différent. Si c’était quelque chose, c’était comme si une énorme épée aurait coupé à travers à de nombreuses reprises, laissant derrière elle un grand nombre de bords tranchants.

« Quoi… »

Alors qu’il était en train de marmonner, abasourdi,

« Nuahhh… ! »

Shidou avait l’impression que son corps perdait toute sa masse.

Ce n’était pas la première fois qu’il avait cette impression. C’était le système de transfère du <Fraxinus>.

« Par là ! »

Le membre d’équipage du <Fraxinus> qui l’attendait lui dit d’une voix forte.

« H-Haa… »

Toujours légèrement confus, Shidou fut conduit vers le pont.

Et quand il arriva,

« … On s’est bien réveillé, Shidou ? »

Sur le siège du capitaine au niveau supérieur du pont, le bâton d’un Chupa Chups bougeant autour, Kotori parla.

« Kotori. »

Shidou tapa doucement sur son oreille en train de tinter, et fronça ses sourcils.

« … Je n’arrive pas à comprendre la situation. Qu’est-ce qu’il s’est exactement passé ? »

« Mm, Shidou a été attaqué par l’AST, alors la princesse a craqué et veut maintenant les tuer. »

Disant cela, elle lui indique d’un geste de regarder diagonalement vers le haut… vers le grand écran dans le pont.

« Qu… »

Il y avait Tohka, balançant une épée géante et découpant les montagnes, et aussi les silhouettes des membres de l’AST en train de riposter.

Non… ce n’était pas quelque chose qui pouvait être appelé une riposte.

Aucune de leurs attaques n’atteignait Tohka.

D’un autre côté, les balancements de Tohka, qu’importe si c’était un coup direct ou juste l’onde de choc, balayaient facilement les magiciens et brisaient leur formation, comme si leur territoire n’existait pas.

Le combat n’était qu’à un sens… Comme la marche d’un roi.

« Elle a perdu toute sa tête. On dirait qu’elle ne peut vraiment pas supporter le meurtre de Shidou. » dit Kotori, en haussant ses épaules.

« … Qu’est-ce que tu veux dire… ! Ah oui ! Plutôt, pourquoi je suis en vie ?! » hurla Shidou.

Mais Kotori ricana comme si elle savait évidemment pourquoi.

« Eh bien, parlons de ça plus tard. Pour le moment, tu as autre chose à faire. » dit Kotori, tout en regardant l’image de Tohka.

« Autre chose… à faire ? »

« Ouais. On ne veut pas de décès dû aux Esprits. »

« … C’est évident, n’est-ce pas ! » hurla Shidou.

Kotori plissa ses yeux comme si cela l’amusait.

« OK, splendide, M. le Chevalier… Alors allons-y. Allons arrêter la princesse. »

Kotori dévia son regard de Shidou après avoir dit cela, et puis elle éleva sa voix.

« Faites demi-tour avec le <Fraxinus> ! Bougez-le vers le champ de bataille ! Réduisez l’incertitude à un mètre ! »

« Compris. »

Plusieurs membres d’équipage qui semblaient être des timoniers répondirent à l’unisson.

Puis, avec un bruit forcé, le <Fraxinus> secoua légèrement.

« Ko-Kotori ! »

« Mm, qu’est-ce qu’il y a Shidou ? »

« Tu parlais d’arrêter Tohka… est-ce que c’est vraiment possible ?! »

« Qu’est-ce que tu dis ? Ce n’est pas selon la possibilité, mais selon ton audace, Shidou. »

Kotori leva ses sourcils, surprise.

« M-Moi ?! »

« Bien sûr. Quand est-ce que tu vas te décider… Seul Shidou peut le faire. »

« E-Et comment exactement je le fais… ! » demanda Shidou, alors que de la sueur coulait sur son visage.

Kotori sortit la Chupa Chups de sa bouche.

Et puis, un sourire espiègle s’afficha sur son visage.

« Tu ne le sais pas ? Il n’y a qu’un seul moyen pour sauver une princesse maudite. »

Disant cela, ses lèvres plissées et le bonbon se croisèrent, simulant un baiser.

C’était la pire situation possible.

Les dix membres de l’AST prêts à intervenir étaient déjà tous au combat, mais qu’importe blesser l’Esprit, ils ne pouvaient même pas espérer s’en approcher.

Non… même avant cela, l’Esprit n’avait qu’Origami dans sa tête.

Après tout… il n’y a aucun lion qui marche tout en se souciant des fourmis.

« Uwaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh… !!! »

Relâchant un rugissement tel un cri attristé et en pleurs, l’Esprit balança son épée surdimensionnée vers le bas.

« … »

Origami démarra les propulseurs, entortilla son corps et s’échappa dans le ciel, tout en évitant le coup.

Mais… l’onde de choc provoquait par la pression de l’épée envahit son territoire et attaqua le corps d’Origami.

« Guh… »

Pendant un petit instant, elle s’est montrée imprudente.

« … AAAAAAAAHHH ! »

L’Esprit rugit.

Puis de toutes ses forces elle fit tourner ses épaules et l’épée trancha à travers l’air, une nouvelle fois la balançant vers Origami.

« … Origami !!! »

Ryouko hurla. Mais… c’était trop tard.

L’épée de l’Esprit toucha le territoire d’Origami.

… En un instant.

« … »

Origami réalisa que son jugement était bien trop naïf.

Elle avait essayé de déterminer d’une manière plus ou moins précise la puissance des ondes de choc mais… elle avait tord. Ce pouvoir venait clairement d’un tout autre monde.

Qu’importe si on compare ce pouvoir avec le sien, même juste considérer une stratégie contre cette chose était blasphématoire ; le fourreau d’un roi impitoyable.

En terme de temps, seulement 1,5 seconde s’est écroulée.

Son territoire.

Supposé se vanter d’un pouvoir absolu, le château d’Origami.

« … »

Sans un bruit, sans un cri, il fut écrasé.

Le corps d’Origami fut lancé du ciel vers la terre.

« Aa… »

« Origami ! »

La voix de Ryouko semblait si lointaine.

Probablement quand elle a perdu son territoire, le fardeau sur sa tête semblait avoir d’une manière ou d’une autre disparu, mais à la place tout son corps lui fit instantanément mal. Il n’y avait pas qu’un ou deux os fracturés. Du sang inonda la combinaison de câblage de ses blessures, dont elle ignorait l’emplacement, créant une sensation désagréable. Sa tête qui devint soudainement lourde, comme si elle se rappelait de la gravité, bougea légèrement.

De ses yeux, elle ne pouvait voir que la silhouette floue de l’Esprit debout en train de flotter dans les airs. En tenant l’épée avec un air très triste, c’était la silhouette d’une affreuse petite fille.

« … C’est la fin. »

L’Esprit leva son épée, et s’arrêta.

Tout autour de l’Esprit, une quantité innombrable de petite tâche de lumière apparut, chacun libérant une lueur noire, et elles convergèrent vers la lame de l’épée comme si elles étaient aspirées.

Elle n’avait pas besoin d’explication pour comprendre ce qu’il se passait.

L’Esprit rassemblait toutes ses forces pour ce coup-ci.

Si elle l’encaisse dans son état actuel, sans son territoire, alors elle allait sans aucun doute mourir. Elle doit l’esquiver d’une certaine manière.

Cependant, son corps était lourd et douloureux, comme si elle ne pouvait même pas essayer de le bouger.

Ryouko et les autres membres de l’AST sont déjà incapables de se battre. Il n’y avait plus rien sur terre qui pouvait arrêter l’Esprit.

Elle attendait que l’épée prenne une lueur sombre.

L’Esprit força sur sa main en train de tenir l’épée.

Puis… à ce moment-là.

« TooohkaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaa… !!! »

Venant du ciel.

Venant d’un endroit encore plus élevé en altitude que l’Esprit.

Un tel cri pouvait être entendu.

« Hein… »

Même si sa vie était hautement menacée, Origami laissa quand même échapper cette voix surprise.

Après tout, ce cri venait du garçon qu’Origami avait tué il y a un instant.

« La princesse vole hum… bon Shidou, on te lâche ici. Parachute ? Tu n’en as pas besoin. On n’est pas si élevé que ça, et de toute façon, quand tu te rapprocheras d’elle, on te fera planer dans les airs… Ahh, uum, ne t’inquiète pas, ne t’inquiète pas. C’est limité aux cibles se trouvant en-dessous du <Fraxinus> par contre… Hein ? Si tu t’égares hors de portée ? Mmm… eh bien, il y aura une magnifique fleur rouge qui éclora par terre, une rouge vive par contre. »

Après avoir dit à Shidou le moyen pour arrêter Tohka, Kotori jeta un coup d’œil au moniteur tout en disant ceci. Puis elle gloussa.

« A-Attends ! C’est déjà assez dur comme ça, mais pourquoi tu… ! »

« Eh bien tu sais, si on a à peu près les mêmes chances de réussir, alors on ne devrait pas plutôt choisir la manière la plus amusante possible ? »

« Tu vas être la seule qui va apprécier çaaaa ! »

« Si agaçant. Attrapez-le. »

« Oui ! »

Dit Kotori, et de nul part deux hommes musclés apparurent et retenaient les deux mains de Shidou.

Ainsi, Shidou fut tiré avec eux.

« Ahh, va au diable, je ne l’oublierai pas Kotoriii ! »

« Qu’importe. Je ferai attention alors passe un bon voyage… »

Entendant une telle voix, Shidou qui fut traîné dans un environnement clos de la partie inférieur de la coque,

« Bonne chance. »

N’ayant même pas le temps de se plaindre, il fut jeté en l’air.

« Gyahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh… ?! »

Un vent féroce attaquait son uniforme scolaire enveloppant son corps et aussi les muscles sur son visage.

Une sensation sans fin de zéro gravité. Il n’avait plus du tout peur des montagnes russes.

Puis… alors qu’il était si terrifié qu’il avant l’air d’être sur le point de perdre connaissance, Shidou vit une ombre.

« … ! »

Il étendit ses membres, et il fixa son regard flou vers cette fille.

Et puis.

« TooohkaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaa… !!! »

Avec toutes ses forces restantes, il hurla ce nom.

Même pas l’instant d’après, la gravité qui tirée son corps se fondit en une sensation d’apesanteur.

C’était probablement le soutien du <Ratatoskr>. Ça ne changeais pas le fait qu’il était toujours en train de tomber, mais si c’est comme ça.

« … »

Tohka semblait avoir remarqué la voix de Shidou ; sans bouger cette épée géante, elle fit face vers le haut.

Ses joues et le bout de son nez étaient rouge vif, et ses yeux étaient trempés.

C’était une apparence pas très convenable.

Ses yeux croisèrent ceux de Tohka.

« Shi… dou… ? »

Comme si elle ne comprenait pas la situation, Tohka murmura.

Alors que sa vitesse de chute ralentissait graduellement, Shidou plaça ses mains sur les deux épaules de Tohka. Avec l’aide de Tohka se tenant debout dans les airs, il s’arrêta enfin.

« H-Hé… Tohka. »

« Shidou… c’est, vraiment, toi… ? »

« Ahh… ouais, je crois. » dit Shidou, et les lèvres de Tohka frissonnèrent.

« Shidou, Shidou, Shidou… ! »

« Mhm, qu… »

Alors qu’il commençait à lui répondre, une lumière intense remplit les bords de ses yeux.

L’épée que Tohka arrêta en plein milieu d’un coup lâchait une lueur noire qui transformait le paysage environnant en ténèbres.

« Qu-Qu’est-ce que c’est… »

« … ! Oh non… ! Le pouvoir est… »

Au même moment quand Tohka fronça ses sourcils, de la lumière s’échappait de la lame comme de la foudre perçant la terre.

« To-Tohka, qu’est-ce que… »

« Je ne peux plus contrôler La Dernière ÉpéeHalvanhelev… ! On doit le libérer quelque part… ! »

« Et où ?! »

Sans rien dire, Tohka regarda vers le sol.

En suivant son regard, il remarqua Origami allongée là-bas, elle semblait avoir l’air d’être sur le point de mourir d’un moment à l’autre.

« … ! Tohka, toi… ! N-Ne le tire pas là-bas ! »

« A-Alors qu’est-ce que tu veux que je fasse ! Ça déjà atteint un stade critique ! »

Même en disant cela, l’épée que Tohka tenait était toujours en train de tirer des jets de foudres noires autour d’eux. Comme avec une mitrailleuse, les tirs continus de barrage creusaient la terre.

Puis, à ce moment-là, Shidou se rappela des mots de Kotori.

« … Tohka. U-Uhm, calme-toi et écoute-moi. »

« Qu’est qu’il y a ! Ce n’est pas le moment pour… »

« C’est à propos de ça ! La solution au problème est… peut être… là ! »

« Qu’est-ce que tu as dit ?! Qu’est-ce que je dois faire ?! »

« A-Aahh. Uhm… »

Cependant, Shidou n’était pas capable de le sortir immédiatement de sa bouche.

Après tous, la méthode dite par Kotori était trop incompréhensible, illogique, et manquer d’explication…

« Dépêche-toi ! »

« … ! »

Shidou prit sa décision et ouvrit sa bouche.

« C-C’est, uhm… ! Tohka ! E-Embrasse, moi… ! »

« … Quoi ?! »

Tohka fronça ses sourcils.

Mais c’était prévu. Pendant cette période de crise, il lui dit une telle chose. Il ne pouvait rien n’y faire si elle le prenait comme une sorte de mauvaise blague.

« D-Désolé, juste oublie ça. Pensons à d’autre… »

« C’est quoi s’embrasser ?! »

« Hum… ? »

« Dis-le moi vite ! »

« … S-S’embrasser c’est quand uhm, tu amènes tes lèvres sur celles de quelqu’un d’autre et… »

Coupant la réponse de Shidou.

… Sans aucune hésitation, Tohka pressa ses lèvres sur celles de Shidou.

« … ?! »

Ses yeux s’ouvrirent aussi grandement qu’il le pouvait, alors qu’il lâcha un bruit étouffé.

Les lèvres de Tohka était si douce, si humide, et lâchaient même une agréable odeur provoquant l’euphorie dans son cerveau. Les baisers n’ont pas un goût de citron. Le baiser de Tohka avait le goût du parfait qu’elle a mangé au déjeuner.

Puis, juste après.

… Des fissures se formèrent sur l’épée de Tohka, élevée dans le ciel, puis il s’écroula, se dissolvant dans l’air.

Puis, les particules de lumière qui formaient l’intérieur de la tenue enveloppant le corps de Tohka ainsi que sa jupe disparurent, comme s’ils étaient pleinement ouverts.

« Qu… »

Tohka laissa échapper une voix remplie de confusion.

« … ?! »

Mais Shidou était encore plus surpris.

Ce n’était pas à cause des vêtements ou de l’épée de Tohka en train de disparaître. Ou qu’il l’avait entendu de Kotori, même s’il avait quelques doutes dessus.

Si c’était quelque chose, c’était parce que Tohka a parlé alors qu’ils étaient toujours en train de s’embrasser, alors les lèvres qui étaient en contact se tortillèrent, lui provoquant un genre d’état chaotique qu’il ne pouvait plus exprimer avec son vocabulaire.

… Le corps de Tohka devint mou, chutant vers le sol.

Par réflexe, tout en hésitant un peu, il serra Tohka dans ses bras avant qu’elle ne tombe. Plutôt faiblement. Timidement.

Avec leur tête vers le bas, leurs lèvres et leur corps unis, ils descendirent tous les deux.

La tenue astrale de Tohka s’est transformée en un tas de particules de lumière, laissant derrière une trace.

Cela aurait probablement pu être une scène de fantaisie.

Cependant, Shidou n’avait pas le temps de s’en rendre compte.

Il tombait tout doucement tout en supportant Tohka… avec son corps en dessous, ils atterrirent au sol.

Il restaient ensemble comme ça pendant un moment,

« Puuua… ! »

Comme si elle prenait un moment de répit, les lèvres de Tohka s’écartèrent, et elle redressa son corps.

« D… D-D-D-D-D-Désolé, Tohka ! On m’a dit que c’était le seul moyen… ! »

Shidou sursauta immédiatement quand Tohka bougea son corps, sautant en arrière et en même temps enroulant son corps, finissant avec un dogeza[2] sautant.

Eh bien, pour être précis ce fut Tohka celle qui donna le baisser, mais d’une manière ou d’une autre il avait l’impression que ce n’était pas ça le problème.

Cependant, plusieurs secondes se sont écroulées, mais elle n’a pas marché sur la tête de Shidou ou jurer.

« … ? »

Pensant que c’était étrange, il leva sa tête.

Tohka était juste assise là-bas avec un mystérieux regard sur son visage, touchant ses lèvres avec son doigt.

Ou plutôt, avant ça…

« Pwua… ?! »

Le visage de Shidou devint rouge vif comme s’il était sur le point de saigner du nez, et il devint rigide.

La tenue astrale qu’elle portait s’effondrait en morceau ici et là, Tohka était à moitié nue et la regarder était juste embarrassant.

« … ! »

La réaction de Shidou semble avoir fait comprendre à Tohka la situation. Elle couvrit précipitamment sa poitrine.

« N-N-N-Non Tohka, j’étais juste… »

« N-Ne regarde pas, idiot… !!! »

Même si elle ne connaissait pas la signification d’un baiser, elle semblait pouvoir être normalement embarrassée.

Tout en rougissant, Tohka jeta un mauvais regard.

« Dé-Désolé… ! »

Troublé, il ferma ses yeux.

« Ce n’est pas bon ! Tu n’as pas les yeux totalement fermés, n’est-ce pas ! »

« A-Alors qu’est-ce que je dois faire… ! » dit Shidou, et après quelques instants, son corps tout entier ressentit une nouvelle fois une sensation chaleureuse.

« Hein… »

Involontairement, il rouvrit ses yeux.

En face de ces derniers il y avait les cheveux purement noirs de Tohka, et ses épaules nues. Le fait était… que leur corps se sont joint douillettement.

« … Maintenant, tu ne seras plus capable de me voir. »

« A-Aahh… »

Est-ce que c’est vraiment bon ? Tout en pensant à ça, et incapable de bouger son corps, il resta fermement immobile.

Après un moment.

« … Shidou. » dit faiblement Tohka.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Est-ce que… on ira à d’autre rendez-vous une prochaine fois… ? »

« Ouais. Ce genre de chose, je le fais avec toi quand tu veux. »

Shidou affirma sans hésiter.

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