Date a Live – Tome 3 Chapitre 2

Au moment où Tama-chan-sensei quitta la salle de classe après les cours du matin, Shidou prit son portable dans sa poche et téléphona Kotori.

Quelques instants plus tard, un son lui indiqua que la connexion était correctement établie, la voix de Kotori se fit entendre à travers le portable peu après.

« Salut…salut, Onii-chan ? »

Une voix sympathique qui était complétement différente du ton sarcastique d’auparavant… c’était la Kotori normale et non celle en mode Commandant.

« Hey, Kotori. »

« Vraiment… pourquoi est-ce que tu m’appelles à un si mauvais moment ? Si le portable avait sonné quelques dix secondes avant, il m’aurait été confisqué par mon professeur, tu sais… ? »

« Tu aurais dû correctement le passer en mode silencieux, bien avant. »

« J’ai complétement oublié de le faire aujourd’hui… »

Venait de dire Kotori sur un ton mécontent.

« Eh bien, est-ce qu’il est arrivé quelque chose ? »

« Ss, ah, c’est vrai. La vérité c’est… »

Tout en continuant de parler, Shidou porta son regard sur Kurumi.

Même si elle avait prononcé quelque chose d’aussi choquant que « Je suis un Esprit » au cours de sa présentation, Kurumi était à présent sujette à une situation où elle était encerclé par une marée humaine et une flopée de questions. Il n’y avait pas que les étudiants de la classe quatre, en vue de voir la belle étudiante transférée dont parlaient les rumeurs, même ceux des autres classes étaient venus. C’était exactement comme le premier jour où Tohka avait été transférée.

Il entra accidentellement en contact visuel avec Kurumi. Cette dernière se tourna dans sa direction et sourit légèrement, Shidou rougit instantanément et retint son souffle.

« Onii-chan ? »

« Aa, aaah…Aujourd’hui, ma classe a…un nouvel étudiant transféré…mais cette personne a dit… »

« Quoi ? »

« Je suis…un Esprit. »

« … »

Lorsque Shidou finit de parler, Kotori ne donna pas de réponse.

En guise de réaction, il y eut le bruit de froissement de vêtements. C’était comme le son d’un changement de ruban dans les cheveux.

« …Donne-moi les détails. »

Kotori poursuivit la conversation sur un ton qui était différent du précédent.

« Même si tu me demandes les détails…il n’y a pas grand-chose à rajouter. Lorsqu’elle s’est présentée, elle a dit ‘Je suis un Esprit’… Même s’il n’y a aucun preuve de cela, c’était comme si ça m’était destiné. »

« N’était-ce pas ton imagination ? »

« … »

« Très bien, oublie ça. Une personne qui connait un terme comme Esprit est déjà très anormale. Je vais enquêter dessus. »

« Oh… Je t’en prie, fais-le. »

Alors même que Shidou raccrocha, la sonnerie indiqua le début de la première leçon.

Au coin de la base de Tenguu. A l’intérieur de la chambre d’observation qui compilait les données sur les longueurs d’ondes Spirituelles de toutes les villes du sud du Kantô[1].

« …Impossible. »

Le chef de l’équipe AST, Kusakabe Ryoko, fronça des sourcils alors qu’elle grommela.

« Est-ce une erreur ? Ça… »

L’homme en charge de la tour de contrôle centrale, -le Sergent de première classe Ashimura,- se tourna vers elle alors que son visage en sueur tremblait.

« Je suis extrêmement désolé mais la précision des machines d’observation est considérée comme la meilleure du pays. »

« …Vraiment ? »

En revérifiant les chiffres affichés à l’écran, après s’être assurée qu’il n’y avait aucune erreur, elle soupira énergiquement comme si elle essayait de se débarrasser de sa frustration.

Sur l’écran se trouvaient les résultats numériques d’un certain humain.

Non, utiliser le terme d’humain serait un mensonge.

Après tout, ces chiffres insinuaient une calamité capable de détruire le monde.

« … Un Esprit transféré dans un lycée ? Cette blague n’est même pas amusante. »

C’est vrai, aujourd’hui à 9 heures du matin, elle avait reçu un message d’Origami à destination de la base.

Elle demandait une enquête parce qu’il y avait une étudiante transférée dans sa classe qui se déclarait elle-même un Esprit…

Même si elle était dubitative, elle avait tout de même scanné la fille mais…

Ryoko essuya son front. Pour être accepter dans un lycée, un registre de famille et une adresse de résidence sont nécessaires mais il y avait également d’autres documents exigés pour la démarche.

Cette dangereuse créature, capable d’éradiquer une ville entière avec un seul doigt, avait été capable d’échapper au champ d’observation, de posséder la connaissance sur le mode de fonctionnement de la société humaine et de l’exploiter. Il était impossible de ne pas frémir en pensant à tout cela.

« Chef ? Qu’est-ce que vous faites ? »

A cet instant, une étrange salutation s’exprima derrière elle.

Un seul membre aurait utilisé ce genre d’expression. En tournant sa tête, comme on pouvait s’y attendre, il s’agissait bien de Mana.

« …Nn ? »

Mana affichait une expression sérieuse, plissant ses yeux en guise de mécontentement.

« …Elle…s’est finalement montrée, *huh*, <Nightmare>. »

« <Nightmare> ? »

Demanda Ryoko surprise. Mana soupira violemment tout en levant ses sourcils.

« Nom de code : Nightmare… Celle que je pourchasse, le plus brutal des Esprits. »

« Le plus brutal…des Esprits ? »

Ryoko frissonna alors qu’elle répéta ces mots solennels, *Nn*, Mana acquiesça de la tête.

« C’est l’Esprit qui a causé la mort d’au moins dix milles personnes. Si nous prenons en compte les victimes qui n’ont pas été identifiées, le chiffre serait un peu plus grand. »

« Dix, dix milles… !? In, incroyable, pourquoi n’y a-t-il pas eu d’évacuation ? Et de plus, une déchirure spatiale de cette ampleur… »

« Vous avez tort. »

Alors qu’elle tenta d’interrompre Ryoko, la voix de Mana parut mélancolique.

« La déchirure spatiale que cause <Nightmare> est à peu près identique à celle des autres Esprits. Même si on ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu de victimes, la déchirure n’en avait même pas causé une centaine. »

« Al, alors pourquoi… »

« La raison est très simple… elle les a tué avec ses propres mains. Ces dix milles humains. »

« … »

Ryoko retint sa respiration.

La <Princesse> et <l’Hermite>, qui étaient précédemment apparues dans la ville de Tenguu, même si elles avaient provoqué plusieurs déchirures spatiales, elles n’avaient pas activement attaqués d’humains.

Néanmoins, si un monstre, capable de ravager le monde, commençait à tuer volontairement des gens…

Ce serait une horreur. En tant que membre de l’AST, une telle scène était facile à imaginer.

« …Alors, quelles mesures devrions-nous prendre ? »

« Eh ? »

Demanda Mana alors qu’elle s’étirait légèrement, Ryoko sèchement remise en cause.

«  Si un Esprit apparaît, il n’y a pas vraiment d’autres choix que de le tuer. »

« C’est vrai…Mais, on ne devrait pas évacuer les civils ? Après tout cette situation est… »

« Il n’y a pas à s’inquiéter. S’il-vous-plait, laissez-moi m’en occuper… S’occuper de ça, c’est ce pourquoi je suis la meilleure. »

« Aa, attends, attends ! »

Ryoko attrapa le bras de Mana alors qu’elle essayait de partir à la hâte.

« ? Il y a un problème. N’est-ce pas mieux de s’en occuper rapidement ? »

« … Je ne le dirais qu’une fois, le chef de l’unité, ici, c’est moi. Ce n’est pas toi qui décide ! »

« … »

Mana réfléchit pendant un moment comme si elle envisageait quelque chose, puis elle leva lentement sa main. « Compris. Je vais suivre vos ordres. »

Néanmoins, elle porta un regard à Ryoko comme si elle jugeait quelque chose.

« Mais, s’il-vous-plait, n’oubliez pas. J’ai été postée ici par l’Association, j’ai reçu la permission du général d’entreprendre des actions indépendantes. »

« …Je comprends. »

Le visage de Ryoko arbora une expression ennuyée, elle relâcha la main de Mana.

Les aiguilles de l’horloge, qui se trouvait au-dessus du tableau, avaient déjà fait trois fois le tour.

Sous les yeux de Shidou, le dernier appel avant de rentrer à la maison allait commencer. Accompagnant la sonnerie et entrant dans la salle de cours, Tama-chan-sensei ouvrit le cahier de présence et commença à transmettre une information.

Une scène normale et sans intérêt. Néanmoins, en cet instant, Shidou était torturé par une inquiétante panique.

Pour comprendre pourquoi…

« … »

Kurumi avait saisi la chance, lorsque le professeur n’était pas concentré, pour se tourner vers Shidou, le regarder dans les yeux et agiter légèrement sa main.

« Ce, um… »

Considérant que ce serait difficile de ne pas répondre, Shidou afficha un sourire amer et fit signe de la main en retour.

« … »

A ce titre, Tohka et Origami, qui étaient assises de chaque côté de Shidou, sans faire la moindre blague, portaient sur celui-ci des regards suffisamment perçants pour lui provoquer de la dermatite.

« …Qu, Qu’est-ce que je devrais faire ? »

Alors que Shidou soupirait de désespoir, Tama-chan-sensei ferma le cahier d’appel.

« Ce sera tout pour aujourd’hui… Ah, une dernière chose, récemment dans l’arrondissement, il y a eu des cas de disparition qui sont survenus. Tout le monde, essayez de vous déplacer en groupes. Souvenez-vous bien de rentrer à la maison avant qu’il ne fasse nuit, d’accord ? »

« …Nn ? »

En réponse aux paroles de Tama-chan-sensei, qui semblaient cibler des enfants, Shidou leva légèrement ses sourcils. Maintenant que cela était mentionné, le journal télévisé du matin avait rapporté également des cas similaires. Alors que le nom de la ville de Tenguu avait été mentionné, cela avait attiré son attention.

Ça irait si c’était Shidou mais ce serait plus inquiétant dans le cas de Kotori.

… Eh bien, s’il s’agit de cette imouto-sama-là, le nombre de choses, dont il faudra se préoccuper, sera probablement encore plus important.

Alors que Shidou pensait à tout cela, l’appel à se mettre au garde-à-vous résonna. Il se leva de son siège et s’inclina. Mis à part les sons de cliquetis produits par les tables et les chaises lorsque les élèves se levèrent, on pouvait également entendre les discussions entre certains d’entre eux.

C’était l’après cours mais… Shidou avait encore des choses à faire.

Il sortit une oreillette de sa poche et l’équipa dans son oreille droite.

Très vite, une voix enthousiaste fit vibrer ses tympans.

« …C’est le moment. Est-ce que tu es prêt, Shidou ? »

Une voix jeune, chargée d’une grande quantité de pression, celle de sa sœur, Itsuka Kotori en mode Commandant.

Même s’il ne pouvait pas le confirmer depuis sa position, les membres d’élite du <Fraxinus> devaient être totalement prêts à conquérir le cœur de l’Esprit.

« Je ne peux pas le croire, c’est réellement un Esprit… Pour te dire la vérité, j’ai pensé que ce n’était qu’un de tes délires. »

« …Hey. »

En guise de réponse à la remarque de Kotori, Shidou baissa les yeux.

Mais ce n’était pas sans fondement. En vérité, il était lui-même dubitatif. Un esprit apparaissant dans le rôle d’une étudiante transférée, et puis quoi encore !?

Le résultat des observations de Kotori concernant Kurumi furent envoyées sur le portable de Shidou à la pause déjeuner. En conclusion… Kurumi était définitivement un Esprit.

« … Hey, on peut considérer que c’est une bonne chose. L’autre camp a déjà envoyé une invitation. Si l’alarme ne sonne pas, l’AST ne peut pas s’immiscer du coup ; n’est-ce pas ce que nous voulions ? Pour le moment, concentre-toi, s’il-te-plaît, sur son augmentation de sentiment envers toi et sur le moyen de la faire tomber amoureuse. »

« …Nn. Je suppose…que tu as raison. »

Shidou prononça ces mots sans enthousiasme.

C’était tout simplement comme Kotori l’avait exprimé. Néanmoins, les intentions de Kurumi n’étaient pas encore claires, Shidou ressentait des émotions compliquées.

« Qu’est-ce qui cloche chez toi, ce genre de réponse de couard. Devoir EMBRASSER un autre Esprit et te voici en conflit intérieur ? »

«  … Ce, ce n’est pas ça…Mais, non, ce n’est pas vraiment comme si je n’étais pas en conflit intérieur … »

« Bon alors…Malheureusement, il semblerait que tu n’auras plus suffisamment de temps pour bavarder ? »

« Eh ? »

Alors que Shidou donna cette réponse stupide, son épaule fut tapotée du doigt quelques fois.

« Shidou-san, Shidou-san. »

« Uuooh… !? »

Puisque c’était si soudain, il fut surpris.

« Désolée, est-ce que je t’ai effrayé ? »

La fille qui se tenait là… Kurumi venait de dire cela avec un regard désolé.

« To, Tokisaki… »

« Ufufu, tu peux m’appeler Kurumi. »

« Aa, aaah… Alors, Kurumi. »

Après que Shidou eut dit cela, elle poursuivit tout en arborant un sourire de contentement.

« Est-ce que tu peux me faire faire le tour de l’école ? Je m’en remets à toi. »

« Oo, ooh. »

Shidou regardait comme s’il essayait de ralentir les battements affolés de son cœur, il plaça sa main sur sa poitrine alors qu’il acquiesça de la tête.

… Une apparence magnifique comme si elle était artificielle. Une attitude à exulter de la grâce. Des mouvements élégants. Son existence était fortement mise en valeur à travers les cinq sens de Shidou.

C’était comme si ses yeux et son cerveau rejetaient toutes formes d’impuretés autres que Kurumi et les plaçaient hors de sa reconnaissance.

« Ahem ! »

« … ! »

Shidou fut ramené à lui par cette fausse toux. Se tournant vers l’origine du son, Tohka le regardait en croisant les bras.

« A, à propos de… »

Il semblait qu’il avait été découvert. Shidou produisit ces sons en tentant de s’expliquer.

« Eh bien ! Dépêchons-nous et allons-y. Fufu, je suis si contente. »

Néanmoins, avant qu’il n’ait pu finir sa phrase, Kurumi avait commencé à marcher vers le couloir à petits pas.

« Aa… he, hey ! »

« Uufufu, Shidou-san devrait se dépêcher également ! »

« … Shidou, Kurumi est maintenant notre principale priorité. Dépêche-toi et suis-la. L’état mental de Tohka n’a pas encore atteint l’état critique. Achète-lui un pain de haricot jaune en rentrant à la maison, ça devrait la stabiliser. »

A ce moment-là, la voix de Kotori avait résonné dans son oreille droite.

Il regarda à sa droite, il vit Tohka mécontente dans son champ de vue… Mais, il n’avait pas d’autres choix. Shidou laissa échapper un « Désolé ! » avant de suivre Kurumi dans le couloir.

« Eh bien, par où devrions-nous commencer la visite ? »

Demanda Kurumi, qui attendait près de la salle de classe, tout en inclinant la tête.

« Aa, aaah… c’est vrai. »

Au même moment, alors que Shidou accepta sa défaite, la voix de Kotori s’était fait entendre dans son oreille droite.

A 15 000 mètres au-dessus de la base de Tenguu stationnait le vaisseau de l’organisation secrète <Ratatoskr>, le dénommé <Fraxinus>.

Les Esprits…de dangereuses formes de vie se matérialisant aléatoirement et provoquant la destruction de ce monde.

Les faire tomber amoureux et leur faire perdre leurs pouvoirs… les membres du personnel responsable de ces tâches à la fois difficiles et amusantes étaient actuellement en pleine bataille.

Sur le pont situé au cœur du <Fraxinus> se trouvaient les trente membres de l’équipe avec leur commandant Kotori. Tout le monde était installé à sa console de travail et contrôlait la tour de commandement avec des mouvements expérimentés.

« L’acceptation est à 45.5. Pas de changement du tout. »

« L’état mental normal, dans le vert. Un état stable. »

« Longueur d’onde Spirituelle 150.0. La différence par rapport au précédent scan est au niveau acceptable minimum de 3.4. »

« … Umu, donc tout va bien ? »

Demanda Kotori qui était étendue dans le siège de commandement du <Fraxinus> au centre du pont.

Les rubans qui attachaient ses cheveux étaient de couleur noir. Son uniforme militaire était marron. Indubitablement, elle ressemblait à une cosplayeuse qui avait été inspirée par des films.

Néanmoins, cette fille à l’allure mignonne, qui ne paraissait pas à sa place sur le pont de ce vaisseau, après avoir inspecter ses subordonnés, se redressa et regarda l’écran.

Sur l’écran géant était affiché cet Esprit, Tokisaki Kurumi.

Les différents paramètres sur l’écran, visibles à travers les fenêtres provenant des ordinateurs des subordonnés, après avoir été retraitée par l’IA, étaient indiqués en temps réelle sous forme de boîte de dialogue.

C’était exactement comme les images d’un galge.

A cet instant, Kurumi, à l’écran, inclina sa tête et ses lèvres se levèrent légèrement.

« Eh bien, par où devrions-nous commencer la visite ? »

« Aa, aah… c’est vrai. »

Après quoi, à travers le communicateur, Shidou put entendre cette voix.

On aurait pu comprendre sans même demander. C’était la voix de quelqu’un qui était troublée par une soudaine question. Kotori soupira tout en appuyant le bouton de transmission et dirigea le microphone vers sa bouche.

« Shidou, attends un instant. Laisse-nous prendre une décision de notre côté. »

Au moment où Kotori avait parlé, une nouvelle fenêtre s’était affichée sur l’écran principal.

C’était une mini-carte du lycée Raizen où se trouvait actuellement Shidou. Divers salles de classes et installations y étaient signalées, les localisations de Shidou et de Kurumi, pour leur part, était représentées par des points rouges. En suivant cela, divers itinéraires s’affichèrent après calcul de la distance par rapport à leur position actuelle et de leurs mouvements.

Le premier endroit où se rendre était…

① Le toit

② L’infirmerie

③ La cafétéria, la cantine

Laquelle choisir ?

« … Une grande opportunité. »

Une voix résonna derrière le siège de commandement où était installée Kotori.

En se tournant, un grand jeune homme se tenait là, sa main sur son menton. C’était le vice-commandant du <Fraxinus>, Kannazuki Kyouhei.

« C’est merveilleux de nous laisser la décision de la séquence de mouvement. Si elle est bien orchestrée, elle pourrait mener à un résultat percutant. »

« Eh bien, tu as raison… Tout le monde, choisissez ! Cinq secondes ! »

Après que Kotori ait fini de prononcer ces mots, le moniteur sur sa main afficha rapidement les réponses.

« Umu, le toit est le choix le plus populaire *huh* ? »

«  Bien sûr, le toit peut aisément être vu comme le lieu de prédilection des jeunes dans une école ! Un lieu plein de liberté et un excellent endroit pour démarrer ! Il n’y pas d’autres choix que celui-ci ! »

Alors que Kotori marmonnait, depuis la partie inférieure du pont, Nakatsugawa, le <Dimension Breaker>, avait-il ainsi crié.

« Mais…A vrai dire, le toit est généralement fermé, non ? Parce que c’est dangereux. »

Néanmoins, près de lui, Minowa <On Probation>, tout en soutenant son menton avec sa main, venait-elle ainsi de s’exprimer.

« Eh…Vraiment ? »

C’est ainsi que Nakatsugawa protesta légèrement. Néanmoins, Kotori toussota avant de prendre la parole.

« Il n’y a pas de problème. L’école dispose de nombreux assistants infiltrés, c’est possible d’ouvrir la porte en utilisant les clefs avant l’arrivée de Shidou et Kurumi. »

« C’est, c’est vrai ! Du coup, le toit est toujours le meilleur… »

« On ne bouge plus ! »

A ce stade, Kawagoe <Trop tôt fatigué> regarda sur sa droite.

« Comment pouvez-vous abandonner l’infirmerie ? Des lits placés là en toute légalité et des rideaux pour bloquer la vue des gens. N’est-ce pas un des rares endroits d’une école qui peut exciter ?! »

« Qu, Qu’est-ce qui ne vas pas avec toi ? N’es-tu pas devenu trop pervers ?! Le toit est un lieu excellent… ! »

« Humph… pourquoi est-ce que tu ne nettoierais pas ta morve avant de commencer à protester, hein, Nagatsugawa-kun ? »

« Ha… ! »

« Vraiment ? »

Tout en écoutant la joute verbale entre la faction du toit et la faction de l’infirmerie, Kotori regarda l’image située au niveau de sa main, une fois de plus.

« En parlant de cela, qui a voté pour la ③ ? »

Une fois que Kotori posa cette question, une main se leva immédiatement.

« … C’est moi. »

Une femme, qui paraissait complétement dans le coaltar, ouvrit ses yeux, encerclés par de sombres cernes, et regarda dans sa direction. C’était Murasame Reine, l’Officier Analyste du <Fraxinus>, à qui Kotori faisait totalement confiance.

« Reine, huh ? Quelle surprise ! Peux-tu m’en expliquer la raison ? »

« … Aah. Ce n’est pas une raison alarmante. Juste une simple élimination, c’est tout. »

« Elimination ? Est-ce que le toit et l’infirmerie ne sont pas acceptables ? »

Reine secoua la tête.

« … Ce n’est pas ça. C’est juste qu’à l’infirmerie, il y a une infirmière qui fréquente le lieu. Si nous voulons profiter du potentiel destructeur de l’infirmerie elle-même, nous devrions attendre encore une trentaine de minutes… Le toit a une raison similaire. Si tu me demandes pourquoi, la scène du soleil couchant…ne serais-ce pas magnifique ? »

Après avoir écouté les paroles de Reine, Kotori leva légèrement les bords de ses lèvres.

« … Comme on pouvait s’y attendre, tu es une telle romantique, huh, Reine. »

Suite à cela, elle porta le microphone à sa bouche.

« Shidou, tu m’entends ? Amène-la à la cafeteria et à la cantine. »

« … Très bien. Eh bien, devrions-nous aller d’abord à la cafétéria et à la cantine ? Ce sera utile à l’avenir. »

« Nn, ça ne me dérange pas. »

Lorsque Shidou eut fini, un sourire très mignon apparut sur le visage de Kurumi alors qu’elle acquiesçait de la tête.

* Don*, *don*, les chaussons de couloir de Kurumi produisaient en claquant un son de ce type alors qu’elle marchait aux côtés de Shidou.

« Eh bien, allons-y. »

« Oo, oh. »

Accablé par Kurumi qui était enthousiaste, il commença à marcher après quelques difficultés.

Pour atteindre la cantine au rez-de-chaussée, ils devaient d’abord atteindre l’escalier à l’ouest du bâtiment. Tous deux traversaient le couloir d’un pas nonchalant.

A ce stade, les élèves, qui rentraient chez eux, leurs jetaient des coups d’œil.

… Wah…qui est cette fille si mignonne ? … Une étudiante transférée ? N’est-ce pas Itsuka-kun de la classe 4 à côté d’elle ? Qu’est-ce qui se passe ? Aaa, il paraît qu’elle voulait qu’il lui fasse personnellement visiter l’école. Eh, Itsuka n’est-il pas le mari de Yatogami ? Mais, j’ai entendu dire que même Tobiichi a été prise par lui, promise d’être sa maîtresse ou quelque chose dans le genre.

Hey, hey, non satisfait d’une infidélité conjugale, il veut maintenant souiller l’étudiante transférée ? Il semblerait qu’Itsuka-kun est un chaud lapin !

…Voilà ce que les gens disaient.

En même temps que son visage convulsa, il tenta ardemment d’ignorer ces mots blessants, il accéléra le pas.

Puis, une voix différente des autres, la voix de Kotori parvint à son oreille.

« Nnnn… ? »

« ? De quoi est-il question, Kotori ? »

« Non… il y a deux personnes qui épient tes mouvements… Il y a une possibilité que tu ais été marqué par quelqu’un. »

« Eh, eh eh… ? »

Confronté à une possibilité si périlleuse, Shidou ne put s’empêcher de s’exclamer.

« Tout doux… On va essayer de confirmer ça. Tout d’abord, focalise ton attention sur Kurumi… Et aussi, tu es en train de marcher avec une fille, pourquoi est-ce que tu ne dis rien, idiot ! »

« Eh ? ah… »

A cause de sa trop grande conscience des regards alentours ainsi que sa nervosité de marcher avec une fille, il avait délaissé Kurumi.

« … Et merde. »

Tout en grommelant, il jeta un coup d’œil en direction de cette dernière.

Soudainement… Shidou sentit son cœur battre violemment.

Mais il y avait une raison à cela, bien entendu. C’était parce que Kurumi avait orienté son œil droit, qui n’était pas couvert par ses cheveux, directement sur Shidou.

Naturellement, leurs yeux s’étaient rencontrés. A ce moment-là, Kurumi avait affiché un doux sourire comme si elle était vraiment comblée du fond cœur. C’était comme si elle avait attendu tout ce temps que Shidou regarde dans sa direction.

« Ku, Kurumi. Ça ira si tu marches sans regarder devant toi ? »

Il posa cette question avec un grincement, Kurumi écarquilla ses yeux.

« Tu l’as remarqué ? Et tu t’inquiètes même pour moi ! Shidou-san est tellement gentil. »

« N, non… ce genre de choses ! »

« S’il-te-plait, ne sois pas modeste. C’était de ma faute de t’avoir dévisagé de profil et d’avoir été hypnotisée. »

« Dé, dévisager… !? »

Shidou sentit ses joues rougir…

Qu…qu…qu…qu’est-ce que cette fille vient juste de dire ? Dévisager ? Non, non, je ne comprends pas.

Cette apparence normale ne valait vraiment pas la peine d’être dévisagée, Shidou était bien conscient de cela.

« Pourquoi est-ce que tu y vas si mollement pour répondre à ses mots, Shidou ? »

En entendant la voix de Kotori, les épaules de Shidou grelottèrent violemment.

« Dé, désolé. »

« … En effet, elle est d’un type que nous n’avons jamais rencontré auparavant. Non seulement, elle a intégré elle-même la société…elle a également maîtrisé l’art d’entrer dans les bonnes grâces d’autrui. »

Kotori produisit un *Umu* tout en réfléchissant.

« C’est parce qu’elle est une personne intéressante que nous avons besoin de plus d’informations… Eh bien, nous allons les lui soutirer pendant que nous augmenterons son acceptation… Il semblerait que les choix soient à peine arrivés. Attends un instant. »

L’écran du pont du <Fraxinus>, une fois encore, afficha une fenêtre avec des choix multiples.

① « Cette chose à propos des Esprits dont tu as parlé ce matin, qu’est-ce que ça voulait dire ? »

② « Kurumi, dans quelle école étais-tu avant ? »

③ « Kurumi, quel genre de sous-vêtements portes-tu aujourd’hui ? »

« Tous les membres, choisissez ! »

Suite au cri de Kotori, les membres du pont inférieur appuyèrent un bouton tous en même temps.

Le résultat fut rapidement affiché sur le moniteur de Kotori.

« Comme attendu, il semblerait que ce soit la ①. »

Le résultat que tout le monde avait choisi était le même que le sien, Kotori reposa son menton sur sa main.

« Un choix convenable. Kurumi ne devrait pas savoir que Shidou possède des connaissances sur les Esprits. Ce serait bien de tenter de la faire douter. »

Derrière elle, Kannazuki venait de dire cette phrase.

« C’est vrai… En parlant de ça, Kannazuki, tu as voté pour laquelle ? »

« J’ai choisi la ③. »

« Ecoutons d’abord la raison. »

Avait dit Kotori en se tournant.

« Les cuisses qui sont cachées par ces collants noirs peuvent être considérée comme l’un des trésors de l’humanité. Est-ce que vous avez vraiment besoin de demander ? »

Kotori claqua des doigts. Rapidement, deux grands hommes extrêmement musclés entrèrent sur le pont et attrapèrent les bras de Kannazuki.

« Emmenez-le. »

« Oui ! »

Les deux hommes répondirent pendant qu’ils l’emportèrent en traînant.

« Com, commandant ! Ayez pitié ! Ayez pitiééééééééé !!!! »

*Pishu*, faisant suite à ce son, la porte se referma.

Au milieu de ce pont de vaisseau silencieux, Kotori soupira puis elle dit :

« Kurumi, quel genre de sous-vêtements portes-tu aujourd’hui ? Hey, vous autres, qu’est-ce que vous pensez de ce choix ? »

« Nous, eh bien, vous ne pouvez évidemment pas utiliser une phrase si vulgaire pour améliorer l’atmosphère. »

Les membres du personnel sur le pont inférieur répondirent avec des sourires amers.

A ce stade, Kotori leva soudainement ses sourcils.

« Ah ! »

En même temps qu’elle avait changé de position, ses coudes avaient appuyé sur le bouton du microphone. En clair, la conversation juste à l’instant avait été entendue par Shidou…

« He, hey… Kurumi, quel genre de sous-vêtements portes-tu aujourd’hui ? »

A l’écran, Shidou, qui avait pris cela pour un ordre, l’avait vraiment suivi à la lettre.

« Sous-vêtements…huh ? »

« … ! »

Alors que Kurumi abasourdie répéta la question, Shidou réalisa finalement quel genre de phrase ridicule il venait à peine de formuler.

« Ah, non, juste à l’instant où… »

Alors qu’il agita précipitamment ses bras, il tapota l’oreillette en guise de protestation.

« Idiot, ce n’était pas une instruction à l’instant ! Le choix correct était le ① : ‘Cette chose à propos des Esprits dont tu as parlé ce matin, qu’est-ce que ça voulait dire ?’ »

« Ha…Haa !? »

« Bon, avant tout tente de dissiper le malentendu ! Dis que ce n’était qu’une blague, puis pose-lui la véritable question ! »

« Oo, oh… »

Shidou grommela légèrement et se tourna vers Kurumi.

« A propos de ça, Kurumi… »

Néanmoins, en regardant l’expression et les mouvements de Kurumi, il ne put s’empêcher de s’arrêter.

Alors qu’elle leva les yeux pour regarder Shidou, elle remonta soudainement les bords de sa jupe plissée.

« …C’est ce que tu veux voir ? »

« Eh !? N, non, à l’instant c’était… »

Quand bien même il n’aurait pas voulu voir, il ne pouvait pas non plus le dire franchement.

Alors que Shidou était chamboulé, Kurumi regarda les alentours puis se cacha dans l’obscurité d’un cabinet proche, utilisé pour stocker du matériel de nettoyage.

« Ku, Kurumi… ? »

Shidou leva ses sourcils en réponse aux mouvements mystérieux de cette dernière.

Kurumi rougit timidement et ouvrit sa petite bouche.

« C’est d’accord…tu sais, s’il s’agit de toi. »

Tout en prononçant ces mots, les mains, qui tenaient la jupe, la levèrent lentement.

« Eh…eh, eh !? »

Shidou ouvrit grand ses yeux en réaction à la tournure totalement inattendue que prenaient les évènements.

Néanmoins lorsque Shidou s’avoua vaincu quant à quoi faire, Kurumi avait déjà fini de lever sa jupe. Ses cuisses enfermées dans des collants noirs se dévoilèrent… et même cette zone interdite en forme de triangle fit son apparition. A travers ce tissu noir tendu des deux côtés, une culotte blanche se fit entrevoir l’espace d’un instant.

« … !! »

Shidou ferma immédiatement ses yeux, il attrapa la jupe de Kurumi et la baissa pour la remettre dans sa position initiale.

« Ara, ara. »

Dit Kurumi tout en affichant un air incrédule.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? S’il s’agit de toi… Ça ne me dérange pas, tu sais ? »

« Non, ça ira ! Maintenant ! Allons-y ! »

« Ufufu, Shidou-san est timide~ Aaa, mais, si tu veux que nous continuions, pourrais-tu auparavant lâcher ma jupe ? »

« … ! »

En étant ainsi rappelé à l’ordre, les yeux de Shidou se rouvrirent…Si quelqu’un pouvait voir la scène depuis le côté, l’actuel Shidou serait indubitablement un super pervers qui amène les filles dans des coins obscurs et qui lève leurs jupes.

« Dé, dé, dé, dé, désolé… ! »

Il retira hâtivement ses mains. Kurumi laissa échapper un ricanement, tout en affichant l’expression de quelqu’un à qui tout cela ne dérangeait pas du tout.

« Shidou, ne panique pas, ajuste d’abord la position de ton corps. »

A cet instant, les instructions de Kotori arrivèrent. Shidou toussa artificiellement. Alors qu’ils reprirent leur visite, il suivit les précédents conseils et demanda :

« A propos, Kurumi… »

« Nn, qu’est-ce qu’il y a ? »

« Ce matin, n’as-tu pas dit ‘Je suis un Esprit’ ? Qu’est-ce que c’est au juste les Esprits ? »

Après cette question, Kurumi resta abasourdie un instant… Mais, très rapidement, elle révéla un petit sourire.

« … Ufufu, ne joue pas l’imbécile, s’il-te-plaît, Shidou-san. Est-ce que tu ne la connais pas clairement ? La question des Esprits. »

« … »

Face à cette réponse, Shidou retint sa respiration.

« Qu’est-ce que, cette fille ? »

Kotori laissa échapper une exclamation de surprise similaire à celle de Shidou.

« Convaincue que Shidou connait les Esprits… Qu’est-ce qui se passe ici, bon sang ? »

Il ne fallut pas longtemps à Shidou pour comprendre et il posa donc la question à la place de Kotori.

« Co, comment est-ce que tu le sais, le fait que je sache… ? »

« Fufu, c’est…un secret. »

« Eh ? »

« La raison pour laquelle je suis venue dans cette école, c’était pour te rencontrer, Shidou-san. Parce que je savais à propos de toi que j’avais le désir de te voir. Il n’y avait pas un seul jour où je ne pensais pas à toi, Shidou-san. Du coup… en ce moment-même, je suis extrêmement heureuse. »

Lorsqu’elle finit de prononcer ces mots, les joues de Kurumi se teintèrent d’un rose pâle.

« … !! »

Shidou sentit ses joues s’embraser. Même s’il ne pouvait pas les voir, ses oreilles devaient souffler de la vapeur à présent.

Pourquoi ? Pourquoi ceci ? Selon que ce soit du flirt ou une fille amoureuse, ça prend totalement une autre dimension. Cette forme d’existence connue sous le nom de Kurumi est bien trop mignonne pour être décrite… cette sensation assaillait Shidou.

C’était comme au collège, la sensation d’ivresse après avoir léché le whisky que son père avait laissé dans la vitrine, une ivresse somnolente. C’était comme s’il était sur le point de s’effondrer au sol au moindre effleurement.

« Hey, la situation ne se serait-elle pas inversée ?! »

« Ha… »

La voix de Kotori ramena Shidou à lui.

« Eh bien… Continuons de bouger. »

Shidou inspira profondément et s’avança tout en essayant d’éviter le regard de Kurumi.

La raison était…que depuis que leurs yeux s’étaient rencontrés, il se sentait comme s’il était cloué sur place.

« … Keh, ne compte pas t’en tirer si facilement, huh. Nous n’avons pas le choix, continue d’attaquer… Je m’en fiche si c’est lâche de nos jours. Nous ne pouvons pas lui laisser prendre le contrôle de la situation. »

« Tai, tais-toi… »

« Eh bien… Ce doit être frustrant d’être mené par le bout du nez. Essayons de la faire vaciller. »

Après que Kotori ait fini sa phrase, l’écran principal du pont afficha des choix multiples.

① « Kurumi, tes cheveux sont vraiment magnifiques. » Toucher délicatement ses cheveux comme si rien ne s’était passé.

② « Ah, c’est dangereux ! » Prétexter de trébucher et tomber sur elle.

③ « Hey, c’est par là. » Lui prendre naturellement la main.

*Umu*, Kotori leva sa Chupa Chups qui était dans sa bouche.

Les choix étaient tous des contacts physiques non intentionnels. C’était un peu risqué… mais, c’était précisément parce que son état mental était stable, que l’IA avait fait de telles propositions.

« … Tout le monde, choisissez ! »

Après avoir dit ceci, elle regarda immédiatement les résultats des votes sur son moniteur près de sa main. Kotori acquiesça de la tête.

« ③ huh ? Eh bien, c’est la plus simple. »

« Bien dit… la ① semble être trop intime et la ② trop évidente. »

A ce moment-là, sans savoir quand il était réapparu aux côtés de Kotori, Kannazuki s’était exprimé.

Ses cheveux dorés en pagaille, sa poitrine légèrement exposée, le pantalon occidental qu’il portait d’habitude demeurait introuvable, il avait été remplacé par une paire de collants avec des personnages imprimés dessus.

« Ara, il semblerait que tu te sois échappé sans problèmes, Kannazuki. »

« Quel lieu dangereux. Qui sont-ils exactement ? »

« Pour se préparer à la situation où ils seraient nécessaire, bien sûr. »

« Alors pourquoi ont-ils essayé de m’enlever mon caleçon ? »

« C’est juste toi. »

« Et maintenant, étais-je trop conscient ? »

Kannazuki acheva avec un « Ha ha ha. » puis reprit rapidement son sérieux, une fois de plus.

« Quoi qu’il en soit… Tenter d’entrer en contact physique, il y a une autre méthode pour cela. »

« Dis-la. »

« Ha. Avant tout, demandez à Shidou-kun de se coucher dans le couloir. »

« Et ensuite ? »

« Eh bien, utilisez divers angles de vue pour observer les sous-vêtements de l’Esprit qui se trouvent sous ces collants. »

« Est-ce que tu recommences ? »

Kotori essaya de claquer des doigts mais fut, une fois de plus, arrêtée par un Kannazuki effréné.

« J’ai, j’ai pas fini. L’Eprit se sentira gênée de laisser voir sa culotte, pas vrai ? »

« Umu. »

« Et bien sûr, elle marchera sûrement sur Shidou-kun qui sera couché par terre dans le couloir ! De cette manière, la relation entre maître et esclave s’approfondira naturellement… »

Réagissant au claquement des doigts de Kotori, les deux géants, une fois encore, réapparurent sur le pont et emmenèrent Kannazuki avec eux.

« Po, Pourquoi Commandant !? »

Ignorant l’appel de Kannazuki, Kotori prit le microphone.

« Shidou, c’est la ③, va-y et prends sa main. »

« Compris. »

Shidou hocha de la tête en guise de réponse aux instructions de Kotori… Avant même l’instruction, il avait cru entendre l’appel de quelqu’un sur le point de mourir. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait eu l’impression qu’il ne pouvait pas trop poser de question à ce sujet.

« … »

Shidou engloutit violemment et regarda le chemin devant lui. En tournant à gauche au croisement en T, il devrait y avoir les casiers du bâtiment ouest.

C’était une grande opportunité. A ce moment-là, l’action de tenir la main de Kurumi, tout en continuant de marcher, « Aah, par-là, par-là », et lui désignant la bonne direction, se jouait d’innombrables fois dans son esprit.

Néanmoins…

« Hyii… !? »

Shidou écarquilla les yeux sous le choc. Alors qu’ils étaient sur le point d’atteindre le croisement en T, Kurumi avait soudainement attrapé la main de Shidou.

« Comment est-ce arrivé… ? »

Kotori, surprise, avait laissé échapper ces mots.

Mais la maladresse que Kotori ressentait ne pouvait être comparée à celle qu’éprouvait Shidou en cet instant. La paume de sa main droite se retrouvait enveloppée par des doigts doux, délicats et un peu frais qui appliquaient sur cette dernière une force négligeable. Une pression imaginaire encore plus forte. C’était comme si son nez allait commencer à saigner s’il n’y faisait pas attention.

« Ku, Kurumi… ? »

Mais ce n’était pas un CG[2] mais la réalité, Shidou tourna sa tête mécaniquement tel un robot et s’exprima avec beaucoup de difficultés.

« Qu, qu, qu, qu’est-ce que je dois faire maintenant… ? »

Il tourna sa tête pour voir Kurumi, qui lui tenait la main droite, elle regardait timidement vers le bas et tournait son visage de côté.

« Comme je m’y attendais… je te dérange, n’est-ce pas ? »

« … !! Non, pas..du…tout. »

Suite à ces mots de Shidou, Kurumi relâcha ses épaules et parut soulagée.

« Effectivement, Shidou-san est vraiment gentil. »

En finissant sa phrase, Kurumi sourit timidement.

« N, non… »

… Il semblerait que je ne sache pas où regarder maintenant.

Les yeux de Shidou furetaient aux alentours. Sa conscience commençait à s’embrouiller.

Tu ne peux pas ! Kurumi, tu ne peux pas ! Kurumi-chan est vraiment un ange.

De telles pensées prenaient continuellement d’assaut son esprit.

« …Hey, Shidou-san. »

Les petites lèvres de Kurumi s’agitèrent légèrement.

« Qu’est-ce…qu’il y a ? »

« J’ai une faveur à te demander, Shidou-san… L’écouterais-tu ? »

C’était une impression étrange, comme si, aussi longtemps qu’elle l’eut désiré, il aurait inconsciemment acquiescé de la tête et aurait été d’accord.

« Aa, aah… »

Néanmoins, en cet instant.

« Nuwaaa… ! »

« …Ss. »

Accompagnant ce cri, un bruit de cliquetis retentit derrière eux.

Il s’avérait que le placard de l’équipement de nettoyage placé dans le couloir venait de tomber. Les balais et les pelles à poussière étaient éparpillés partout.

Ensuite, ce fut le tour des deux élèves, qui paraissaient être l’auteur de tout cela, de tomber par terre en tas.

« To, Tohka…Origami !? »

Shidou ne put s’empêcher de crier. C’était vrai, c’était indubitablement Tohka et Origami.

« Ara, ara ? Que font-elles toutes les deux ici ? »

Alors que Kurumi tenait la main de Shidou, elle pencha la tête de manière interrogatrice.

En voyant cette scène, Tohka et Origami se relevèrent hâtivement.

« C’est, c’est à propos de ça ! Même si Shidou a accepté de te faire visiter l’école… il y a encore certaines choses qui doivent être faites, tu n’en as pas entendu parler ? »

« …Tokisaki Kurumi, faire le tour de l’école n’exige pas de se tenir la main. Laisse-là immédiatement ! »

« ! En effet, c’est vrai ! »

Tohka, dans un rare acte de total consentement avec Origami, hocha énergiquement de la tête.

« Ah… »

Maintenant que quelqu’un le faisait remarquer, Shidou réalisa que sa main était toujours tenue. Il tenta rapidement de la retirer… Néanmoins, Kurumi profita de l’occasion pour renforcer l’étreinte de ses propres doigts, rendant le retrait impossible.

Elle jeta un regard à Shidou avant de se tourner vers les deux filles et commença à jouer la comédie.

« La vérité, c’est que j’ai contracté un grave cas d’anémie. Shidou-san, ce galant homme, m’a pris la main. S’il-vous-plait, n’accusez pas Shidou-san. »

Après avoir entendu ces mots, Tohka et Origami tournèrent leurs regards vers Shidou. « Est-ce vrai ? » fut envoyé à travers ces derniers.

« Eh, eeeehh… C’est, eh bien, um… »

Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que dans cette situation, il était préférable pour lui de continuer à cacher la vérité. Shidou avait, de ce fait, répondu vaguement.

L’instant d’après, Origami tomba soudainement à genou par terre.

« ! Origami ! Qu’est-ce qu’il y a ? »

Shidou fut troublé par la tournure soudaine des évènements.

« Anémie. »

« … »

Shidou tiqua. Naturellement, de la sueur s’écoula de son front.

« Je ne peux pas marcher par moi-même. »

« … »

« Une galante personne. »

« …Oo, oh. »

Shidou, sous le joug d’une mystérieuse pression, tendit sa main gauche libre.

« Qu’est-ce qui cloche avec vous deux ? C’est ridicule ! »

Tohka fixa Kurumi et Origami tout en croisant ses bras…

« …Ha ! »

Jetant un nouveau regard aux bras de Shidou, son expression changea soudainement.

« Shi, Shidou ! J’ai aussi de l’anémie ! »

« C’est vrai… ? »

« U, umu, pour te dire la vérité, mes fesses ne sont pas très en chair ! »

« Non, ce n’est pas de l’anémie… »

Alors que Shidou sourit amèrement, Tohka tendit ses bras tout en portant un regard troublé.

« Quoi, quoi qu’il en soit, je le veux aussi ! »

En disant cela, elle tenta de lui prendre les mains… Mais, elles étaient déjà occupées par Kurumi et Origami.

« Guuuu… »

Tohka eut une expression comme si elle allait pleurer, elle se tenait droit devant Shidou, elle baissa son torse comme si elle s’apprêtait à bondir.

« Hey, hey… Ne me dis pas… »

A ce moment-là, une sonnerie de portable surgit de nulle part.

« …Allo. »

Origami sortit son portable de sa poche et entama une conversation.

Bien qu’elle employât des réponses insouciantes, Shidou ne comprenait pas pourquoi elle jetait des regards noirs en direction de Kurumi.

« … Bien compris. »

Sur ce, elle arrêta silencieusement la communication téléphonique.

« Quelque chose d’urgent me tombe dessus. »

Après qu’Origami eut appuyé sa prise sur la main de Shidou, elle la lâcha à contrecœur.

Immédiatement, Tohka saisit l’occasion pour l’attraper fermement.

« … »

Origami jeta un œil à Tohka, dardant un regard haineux, puis elle regarda Kurumi et s’en alla.

Avant de partir, elle murmura une phrase à l’oreille de Shidou :

« Attention à Tokisaki Kurumi. »

« Qu, Quoi… ? »

« Shidou-san ? Pouvons-nous continuer ? »

« Eh ? Aa, aaaah… »

Suite aux incitations de Kurumi, Shidou se remit à marcher en tenant les deux mains.

…Inutile de dire que les regards autour d’eux redoublèrent.

A six heures du soir.

Shidou, qui avait guidé Kurumi à travers l’école pour lui faire voir les bâtiments, ainsi que Tohka qui les avait à moitié forcés de la laisser les suivre, sortit par le portail de l’école et s’avança dans la rue qui était baignée de la teinte rouge du soleil couchant… Bien sûr, les bras de Shidou avaient été relâchés.

« Eh bien, c’est la majeure partie. D’accord ?»

« Nn, merci beaucoup… Vraiment, cela aurait été mieux si nous n’avions été que nous deux. »

« Ha…haha. »

Shidou afficha un sourire amer en réponse à la plaisanterie de Kurumi.

Pour dire les choses honnêtement, Shidou était reconnaissant envers Tohka.

Grâce à ce fardeau, les instructions de <Ratatoskr> avaient été plus simples, même s’ils sont allés dans des events supports[3] tels que le toit ou l’infirmerie, aucune ambiance romantique ne fut installée.

Bien qu’il ait réussi à augmenter l’affection de Kurumi envers lui, il y avait toujours lieu de s’inquiéter… Mais, comment dire… s’il s’était rendu seul avec Kurumi dans ces endroits, avec une telle atmosphère, il sentait bien qu’il aurait été comme dévoré.

Kurumi possédait, en effet, cette attraction spéciale.

Comme… c’est cela, comme un prédateur ou une plante carnivore.

« Non, non… »

Shidou agita sa tête face à ces pensées. Décrire les filles comme des prédateurs ou des plantes carnivores, même s’il ne l’avait pas dit à haute voix, c’était tout de même malpoli.

… A ce moment-là.

« Eh bien, Shidou-san, Tohka-san. Je vais y aller. »

Venait de dire Kurumi en traversant le passage piéton et en souriant.

« Eh ? Oo, oh… »

« Mu, vraiment ? On se revoit demain. »

Alors que Shidou et Tohka agitaient leurs mains, Kurumi disparut vers le soleil couchant.

« …Aah, aaah. »

Dit à haute voix Kurumi après avoir salué Shidou et Tohka, tout en marchant seule dans la rue au crépuscule.

« Je ne peux pas encore… un peu plus, je ne pouvais pas le supporter. Cela m’a pris tellement de temps pour le trouver, je veux profiter de la vie de lycéenne un peu plus longtemps. »

Après qu’elle ait bredouillé ces mots à elle-même, son corps se retourna en rythme.

« … Ufufu, cet amusement, je le réserve pour la dernière partie. »

Soudainement… Kurumi, qui était en train de danser dans la rue, bouscula quelque chose.

« … »

En mettant de la force dans ses jambes, elle parvint à rester debout et regarda devant elle. Il s’avérait que Kurumi s’était heurtée contre le dos d’un homme. Des hommes qui avaient des apparences de délinquants s’étaient réunis sur le côté de la route.

« Ara ara, je suis vraiment désolée. »

Venait de dire Kurumi en inclinant sa tête et tout en essayant de s’éloigner. Toutefois…

« Hey. Attends une seconde, jeune dame. C’est de ta faute d’être distraite, ne pense pas que les choses vont s’arrêter comme ça. »

L’homme, que Kurumi avait heurté, eut un sourire sinistre.

En guise de réponse, les camarades de l’homme se séparèrent et encerclèrent Kurumi.

« Ara ara ? »

Kurumi pencha sa tête en guise d’interrogation, l’un des hommes laissa échapper un sifflement.

« Hey hey, elle est pas mal du tout. Une belle prise ? »

« Hey… hey… quel est ton nom ? Je veux être ami avec toi ! »

C’est ainsi que les gangsters continuèrent de regarder Kurumi de partout, tout en parlant et en s’ameutant.

Aaah… En cet instant, Kurumi comprit.

« Onii-san… Ne me dis pas que tu veux sortir avec moi ? »

Kurumi dit cela tout en souriant légèrement. Les hommes furent surpris un moment puis ils commencèrent à sourire avec leurs mains sur leurs fronts.

« Hey hey, sortir ensemble, elle a dit. Méchante… Ec…chi ! »

« Mais n’est-ce pas bien ? Quoi, tu aimes ce type ? »

« Nn. D’une certaine façon… Laissons cela de côté, qu’en dites-vous si nous changions d’endroit ? Il y a trop de gens par ici. »

Les mots de cette dernière provoquèrent un brouhaha parmi les hommes, ils entrèrent dans une ruelle tout en encerclant Kurumi.

Après avoir forcé cette dernière à entrer dans une impasse, l’homme, qu’elle avait bousculé, afficha un sourire lubrique et tendit sa main.

« Eh bien… je ne vais pas faire de cérémonie maintenant. »

Mais… Sa main ne toucha pas Kurumi qui s’était légèrement décalée vers le bas.

« Ah ? Qu’est-ce que tu fais. Si tu n’as pas l’intention de le faire alors laisse-moi… »

Venait de dire l’un des camarades de l’homme tout en haussant ses épaules. Mais l’homme qui venait d’arriver sur Kurumi, interrompit ses mots paniqué.

« N, non ! Mon corps est… ! »

« Ton corps ? »

A ce moment, son camarade le remarqua également.

Des pieds de Kurumi, son ombre s’étira rapidement, et les innombrables bras blancs qui en sortirent… étaient en train d’emporter le corps de l’homme dans celle-ci.

« … !? Qu, qu’est-ce que c’est… !? »

« U, uwaaaaa… !? »

Tous commencèrent à crier.

« Ufufu, fufu. »

Le sourire de Kurumi se dessina en même temps que les jambes de chacun furent attrapées par les mains blanches, leurs torses furent entrainés dans les ténèbres.

« Eh bien, même s’ils ne sont que des déchets qui ne vaudraient normalement pas la peine d’être mangés… Puisque je dois attendre un vrai repas dans un futur proche, pourquoi ne pas déjeuner un peu pour préparer ma langue à celui-ci… A présent, je suis désolée. »

Kurumi joignit ses mains ensemble avec un *Pa !*.

Instantanément, les lamentations des hommes proches d’elle disparurent totalement.

Kurumi ferma ses paupières comme si elle dégustait un repas et toucha son ventre en soupirant.

…A ce moment-là

« …Ara ? »

Confrontée à cette soudaine sensation qui l’envahissait, les sourcils de Kurumi se levèrent.

Cette sensation d’avoir son corps entier touché de partout. D’être avalé par une immense créature sans même avoir été mâchée, c’était probablement cette sensation-là en cet instant.

Ce n’était pas la première fois qu’elle la ressentait.

Celle d’une barrière, un Territory personnel, que ces magiciennes modernes utilisent par l’assistance de ces machines appelées Realizer.

Même parmi elles, celle-là était spéciale. En effet, il n’y avait pas d’erreur possible… C’était cette fille.

« … Tch, un chouïa trop tard, huh ? »

Comme pour confirmer les suspicions de Kurumi, une jeune fille apparut devant ses yeux.

Ses cheveux attachés en une queue de cheval, une fille qui semblait être une collégienne.

Même si elle portait des vêtements ordinaires, une parka colorée et une jupe culotte, l’air autour d’elle était dangereux, comme une bête féroce qui venait de repérer sa proie.

« Il semblerait que tu te sois encore furieusement nourrie, <Nightmare>. »

« Ara ara, tu es…Takamiya Mana-san, c’est bien ça ? »

Kurumi inclina légèrement sa tête et prononça ces mots. Mana, mécontente, laissa échapper un *Humph*.

« Même s’il est louable de ta part de te souvenir de mon nom, cette attitude me donne envie de vomir. »

« Ara, je m’excuse pour cela. »

Kurumi inclina sa tête, s’excusant honnêtement.

« Néanmoins, les noms sont très importants. Je serais très mécontente si j’étais appelée <Nightmare> ou quelque chose comme ça. Puis-je te demander de m’appeler Tokisaki Kurumi ? »

A peine Kurumi eut-elle fini que Mana, irritée, baissa ses sourcils.

« Parce que c’est important, je ne souhaite pas être appelée par toi. Justement parce que c’est important, je ne veux pas t’appeler par ton nom. »

« Tout ça me paraît difficile. »

« Tais-toi, Esprit. »

Le regard de Mana devint perçant.

Kurumi eut un frisson.

Après avoir salué Kurumi, Shidou accompagna Tohka au supermarché voisin pour acheter des ingrédients pour le dîner.

Sa main droite chargée avec un sachet plastique lourd, ils marchaient dans la rue qui s’était assombrie depuis tout à l’heure.

« Eh bien… Aujourd’hui, c’était vraiment la bonne journée pour venir. »

Il afficha naturellement un sourire. C’était vrai. Aujourd’hui, ils étaient entrés dans le supermarché au moment-même où il proposait des remises, ils avaient achetés de grandes quantités de viande à 30% de moins que leur prix normal.

« Shidou ! Qu’est-ce qu’il y a pour dîner de ce soir ? Des hamburgers ? »

Ces dernières semaines, Tohka avait pris l’habitude de deviner le menu. Elle avait joyeusement dit cela pleine d’excitation.

« Ah, je vote pour le hamburger aussi ! »

A cet instant, la voix de Kotori s’était manifestée à travers le communicateur qui était toujours en émission.

Shidou haussa légèrement des épaules, les coins de sa bouche se levèrent légèrement.

« Ah… Que devrais-je faire…Il y a toujours des carottes en ragout avec du filet de poisson et du Sanshoku donburi ! »

« Mu, muu, même s’ils ne sont pas mauvais du tout, ne pourrions-nous pas avoir des hamburgers ? »

« Attends, qu’est-ce que tu viens de dire ? Puisque nous avons mis la main sur de la viande mixte, ne soyons pas avares et utilisons-la toute en une fois ! »

Alors que Tohka dit ceci et que ses sourcils se rejoignirent, la voix de Kotori était parvenue à travers le communicateur en même temps.

Devant eux, des bruits de chaussures de sports frottant sur l’asphalte pouvaient être entendus. Shidou tourna sa tête vers cette direction.

« Nn ? »

Une fille, avec pour particularité une queue de cheval et un grain de beauté sous l’œil, une fille ayant le même âge que Kotori, se tenait là les yeux grands ouverts sous le choc.

Elle portait une parka et une jupe culotte. Ses chaussures de sports blanches avaient des tâches rouges dessus pour une raison quelconque… Un peu comme des tâches de sang.

« … ? »

Un visage inconnu… du moins, c’était ainsi qu’il était supposé être, Shidou pencha sa tête.

Il ne comprenait pas pourquoi mais il y sentait une certaine familiarité…c’était comme s’ils s’étaient déjà rencontrés auparavant.

A ce moment-là, Shidou remarqua que la fille observait droit dans sa direction. Il ne put s’empêcher de se retourner. Elle avait dû voir quelque chose de choquant dans son champ de vue.

Néanmoins, il n’y avait rien. A part les rues qu’il était habitué d’emprunter, le poteau téléphonique à équidistance ainsi que la collecte des déchets marquée par des filets, il n’y avait rien d’autre à voir.

Ce qui signifiait, que ce que cette fille regardait ne pouvait être que Shidou…

Ses pensées furent interrompues à ce stade.

« Nii. »

La fille ouvrit ses lèvres tremblantes.

« Nii ? »

Shidou lui posa la question en retour. Néanmoins, la fille ne répondit pas, à la place elle courut et sauta contre le torse de Shidou.

« Quo… »

C’est ainsi qu’elle utilisa ses bras pour envelopper son torse, comme si elle était profondément émue, elle l’étreignit avec vigueur. Même si la victime était Shidou et le coupable était cette fille, il n’y avait rien de mal, mais si leurs positions venaient à changer un petit peu, ils seraient immédiatement remarqués par la police… Non, dans ce genre de circonstances, c’était totalement possible que Shidou fut le seul embarqué.

Néanmoins, les pensées de Shidou furent interrompue à mi-chemin.

La fille cacha sa tête dans le torse de Shidou et dit :

« … Nii-sama …! »

« Ha…Haaa !? »

En cet instant, dans la rue, aussi bien que sur le pont du <Fraxinus>, les voix du frère et de la sœur Itsuka coïncidaient l’une l’autre à la perfection.

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