Great Han’s Female General Wei Qiqi – Chapitre 1

Lorsqu’il y aura de la joie, la douleur naîtra. Dans la vie, beaucoup de chose sont imprévisibles.

Wei Qiqi, adolescente de dix-sept ans, est l’unique héritière de l’entreprise familiale Wei. Depuis quelque temps elle faisait sans cesse  le même rêve. Un rêve aussi doux que terrifiant.

Terrifiant parce que d’innombrables parasites jaunes glissaient sur son corps et son visage, mâchant sa chaire et rampant sous sa peau, lui causant une souffrance insupportable.

Doux et agréable parce qu’un grand et bel homme apparaissait, enroulait ses bras autour d’elle et la berçait au beau milieu d’un vaste désert.  Doucement, il pressait ses lèvres contre les siennes et leur baiser se transformait en un baiser passionné.

C’était un rêve qui mélangeait horreur et romance. Cependant, cela la troublait et perturbait son sommeil ces derniers temps. Qiqi n’avait aucune idée de la signification de son rêve mais elle attendait toujours l’arrivée de l’homme. En réalité, ce cauchemar dévastateur n’était rien d’autre qu’un présage mortel tout droit venu de Thaïlande.

*          *          *

Dans le village de « Xia Jiang Tou », un infâme village connu à travers toute la Thaïlande, vivait une vieille sorcière du nom de Cao Gui Po. Elle avait invité une séduisante femme chinoise d’une cinquantaine d’années aux long cheveux et attendait maintenant son arrivée.

A l’intérieur d’un antique coffret [1], d’indénombrables parasites jaunes et minces, se tortillaient et s’agitaient les uns contre les autres. Cette vision rendait généralement les gens nauséeux et les dégoûtait. Mais tel n’était pas le cas de la sorcière qui sélectionna un insecte venimeux et le sortit du coffret. Ensuite, elle tendit son bras dans la direction de la charmante femme aux longs cheveux se trouvant à ses côtés.

« Ce ver à la capacité d’absorber l’énergie de tout ce qui l’entoure. De cette façon, vos desseins seront accomplis. Madame Wei, avez-vous apporté le sang de cette fille ? »

« Ici ! » La mystérieuse femme sortit une petite fiole et la tendit à Cao Gui Po. La sorcière y jeta un coup d’œil et éclata d’un rire sinistre.

« Mes prédictions sont bonnes, une fois partie, il n’y aura aucun retour possible ! »

« Envoyez la encore un peu plus loin, je déteste cette fille ! Transformez sa chance en infortune, le plus sage serait de l’envoyer dans une époque où la guerre n’a pas de fin ! »

Cao Gui Po jeta un rapide coup d’oeil à la femme, « cinq cent mille d’or, les avez-vous ? »

« Ici, ici, je les ai ramené. Cao Gui Po, je ne veux pas qu’elle vive une vie confortable dans cette époque. Y a-t-il un autre moyen d’ajouter un sortilège encore plus maléfique ? »

« Bien entendu, il en existe de nombreux, surtout lorsqu’il s’agit d’une frêle jeune fille. D’après vous, quelle est la chose que toute femme devrait posséder ? »

La femme se caressa le menton et ses lèvres s’étirèrent en un sourire vicieux. « L’apparence… »

« Cinq cent mille d’or de plus! » Cao Gui Po tendit fermement la paume de sa main vers le ciel.

« Vous les aurez, du moment que vous respectez votre part du marché ! »

La femme tourna son regard vers le coffret plein d’insectes venimeux, un peu gênée elle demanda, « Ces parasites ne mourront pas à moitié, donnant à cette fille l’opportunité de revenir, n’est-ce pas ? »

Cao Gui Po cracha sur le sol, une hideuse expression sur le visage, « Ça n’arrivera jamais. Cependant, il existe un moyen pour elle de recouvrer son apparence ! »

Une profonde crainte s’ancra dans l’esprit de la femme la rendant extrêmement nerveuse, « Il existe un remède ? »

« Oui, un retournement de situation est possible. Il lui suffit de donner sa première nuit à l’homme qui l’aimera d’un amour véritable, seulement alors, elle retrouvera sa beauté ! »

« Haha ! Elle, une fille sans aucun charme ni atout, comment quelqu’un pourrait-il vraiment l’aimer ? Ah, quelle merveilleuse pensée ! » La femme extirpa une épaisse enveloppe remplie d’argent de son sac en cuir. « Maintenant, lancez vos deux malédictions ! Je veux qu’elle disparaisse totalement de ce monde et qu’elle vive dans la misère et le désespoir pour l’éternité… »

La femme darda un regard implacable sur les deux insectes répugnants dans l’ancien coffret et ne put s’empêcher de s’esclaffer intérieurement. « Wei Qiqi, si tu veux accuser quelqu’un alors blâme toi toi-même pour être la seule héritière de la famille Wei. Je ne suis peut-être que la belle-mère, j’aiderai ma fille à récupérer ce qui lui revient assurément de droit… »

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