Great Han’s Female General Wei Qiqi – Chapitre 3

Wei Qiqi ouvrit progressivement les yeux lorsqu’elle sentit ces insectes terrifiants et répugnants disparaître. Bonté divine, comment pouvait-on faire un cauchemar aussi effrayant ? Peut-être était-ce la fatigue qui la rattrapait après ces derniers jours de compétition de Sanda. Se rappelant de tous ceux qu’elle avait battu, Qiqi oublia rapidement ce qu’il venait de lui arriver.

Elle observa les alentours, surprise de se retrouver seule au beau milieu d’un terrain vague. Au loin, elle pouvait apercevoir un nuage de poussière. Il lui semblait qu’il s’agissait de chevaux galopant dans sa direction. Quel spectacle, il ne s’agissait tout de même pas d’un lieu de tournage, si ?  Mais où était l’oncle Yan ? Et la voiture? Wei Qiqi fit un tour sur elle-même, mais hormis le nuage de poussière qu’elle distinguait, il n’y avait rien.

Enfin elle aperçut ce qui se trouvait dans le nuage de poussière, des milliers de cavaliers qui se galopaient à toute allure dans sa direction. On aurait dit des soldats et des généraux divins, sûrement une autre de ces illusions. Cependant elle entendit bientôt le bruit des sabots des cheveux frappant le sol et sentit sous ses pieds les vibrations qu’ils provoquaient. Ce n’était finalement pas un mirage. Si elle ne fuyait pas, elle serait piétinée par des milliers de cheveux lancés au galop !

Avec toute sa détermination, Wei Qiqi se mit à gravir le flanc d’une colline, espérant que les troupes passeraient rapidement à côté d’elle sans s’arrêter. Tout ce à quoi elle pouvait penser était qu’elle n’avait aucune idée de l’endroit dans lequel elle se trouvait ni comment elle avait pu atterrir ici. Malgré tout, il y avait bien une chose dont elle était certaine, une fois qu’elle serait de retour chez elle, l’oncle Yan serait sévèrement puni. Comment avait-il osé la laisser et disparaître comme ça ?

Mais elle revint vite à la réalité lorsque des milliers et des milliers de cavaliers en armures s’arrêtèrent au pied de la colline. Chaque cheval semblait être grand, puissant et athlétique. Même leurs cavaliers paraissaient courageux, tout-puissants et invincibles. Seigneur, ils agissaient comme s’ils étaient réellement des chevaliers. Qiqi se demanda alors quelle série sortirait bientôt sur le grand écran.

« Emparez-vous de l’ennemi ! » ordonna le général en pointant son épée droit sur elle.

Une ennemie ? Wei Qiqi sentit la colère monter en elle et fusilla le général du regard. Elle, Wei Qiqi, n’était pas une simple figurante. De plus, elle n’avait aucun intérêt à intervenir dans cette scène qui ne la concernait pas.

Avant qu’elle ne puisse reprendre ses esprits, elle avait déjà était attrapée par quelques soldats, le tranchant d’une lame reflétant les rayons du soleil posé contre son cou. Cela ne ressemblait vraiment plus à une mise en scène.

« Ça suffit maintenant ! Qu’est-ce que vous pensez être en train de faire…Hey…Ho… » Wei Qiqi se concentra soigneusement sur la lame appuyé contre son cou, puis avec une main écarta doucement l’épée. « Je pense qu’il y a un malentendu, je suis Wei Qiqi ! »

« Silence ! D’après ton accoutrement, tu ne peux qu’être un espion des Xiong Nu[1]. Si tu ne l’es pas, alors pourquoi te promènes-tu sur un champ de bataille ! » Un soldat l’attrapa soudain par l’arrière de son t-shirt et la força à s’agenouiller.

« Allez enquêter, nous rentrons pour faire part au Troisième Prince de la découverte d’un scélérat traînant sur la zone de guerre ! »

« Espèce de mécréant, j’aurais dû te tuer ! » Un des vices lieutenant mit pied à terre et lui lança un regard plein de mépris.

Wei Qiqi sentit que la situation avait quelque chose d’étrange, c’était comme s’ils ne jouaient pas la comédie. Pourquoi cela semblait-il tellement réel ? Mais que ce passait-il à la fin ? Terrifiée, les larmes commencèrent à s’amonceler au coin de ses yeux. Où était l’oncle Yan ? Où était la voiture ? Elle voulait rentrer.

Wei Qiqi attendit le moment exact où le vice lieutenant baissa sa garde. Puis d’un seul coup,  elle envoya voler un des gardes grâce à l’un de ses fameux coups de pied frontaux sautés et en profita pour se jeter sur le dos du premier cheval venu. Bien entendu, Qiqi ne savait pas du tout monter à cheval mais elle devait prendre des risques si elle voulait avoir une chance de s’échapper. Couchée sur le dos du cheval, elle le laissa l’emmener dans une chevauchée sauvage à travers la lande, ses deux bras enserrant son encolure.

« Dépêchez-vous ! Attrapez-le[2] ! » Le général était furieux et le vice lieutenant était, quand à lui, profondément humilié. Comment avaient-ils pu laisser ce pouilleux s’échapper sur le dos d’un cheval aussi facilement.

Le vice lieutenant enfourcha rapidement sa monture, et partit avec quelques soldats à la poursuite de Qiqi.

Ses deux yeux fermés, Wei Qiqi continuait sa folle chevauchée sans savoir ce qui allait lui arriver. Comment pouvait-il y avoir autant de fou sur cette planète ? Ces insectes devaient lui avoir provoqués des troubles de perception, les hommes qui la suivaient ne voulaient pas réellement la tuer.

Sans avertissements, le cheval s’arrêta brusquement et Qiqi bascula par dessus sa tête avec effroi. Ce satané canasson, pourquoi ne l’avait-il pas prévenu qu’il y avait un tel ravin. Elle atterrit face contre terre dans la boue et sentit le goût désagréable de la boue s’insinuer dans sa bouche.

Qiqi réussit à se remettre debout après de long efforts. Soudain, rire moqueur éclata au dessus de sa tête.

« J’en connais un qui ne faisait pas attention où il allait ! Haha ! »

Elle porta son regard sur le groupe d’hommes et cria « Hey ! Ce que vous faites va à l’encontre de la loi ! »

« A l’encontre de la loi ? Haha, notre Troisième Prince est la loi ! Une fois que l’on t’aura ramené, tu apprendras peut être ce qu’est la loi ! »

« Abruti ! » Wei Qiqi les traita de tous les noms d’oiseaux possibles puis réalisa qu’il n’était pas bon d’épuiser sa précieuse énergie pour ces vauriens. Elle devait expliquer qu’il y avait un malentendu et surtout clarifier sa présence en ces lieux, sans oublier la disparition de sa voiture !

« Sortez-le de là ! » ordonna le vice lieutenant.

Par précaution, le général décida qu’elle devrait voyager attachée dans une charrettes de prisonniers. Enfin, les troupes reprirent leur route l’air victorieux et quittèrent la lande désolée.

Qiqi observa le ballet de la saleté et de la poussière qui s’entrechoquaient dans les airs. Peu à peu, son état d’esprit se dégrada et elle glissa dans une sorte de conscience floue de ce qui l’entourait.

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