Great Han’s Female General Wei Qiqi – Chapitre 7

Honteusement, Qiqi expliqua, “En fait, depuis mon enfance, j’ai toujours était souffrante, c’est pourquoi je suis mince et frêle. Regardez, c’est parce que mon corps n’a pas changé que je travaille peu. »

« Vraiment ?» Liu Zhong Tian relâcha ses mains, il ne croyait pas un traître mot de tout ce qui sortait de sa bouche, excepté lorsqu’il lui avait dit ne pas être un espion. Liu Zhong Tian trouvait que cet enfant était étrange, particulièrement à cause de ses yeux qui semaient le trouble en lui.

« Tu peux arrêter de broyer l’encre, vas préparer mon lit. »

Obéissante, Qiqi passa derrière le paravent brodé de fleurs de lotus et vit un solide lit trônant au milieu de la pièce. Alors le troisième prince dormait sur un de ces lits, Qiqi tâta le matelas et le trouva extrêmement dur. C’était comme retomber sur terre alors qu’elle avait toujours vécu au paradis avec son très grand lit, confortable et douillet.

« Qu’est-ce que tu regardes ? »

Qiqi sursauta violemment lorsqu’elle entendit la voix de Liu Zhong Tian dans son dos. Elle se retourna et pointa le lit du doigt.

« Cela vous convient-il ? »

« Oui ! Aide-moi à me déshabiller ! » Liu Zhong Tian se plaça devant Qiqi.

Qiqi rougit et elle devint furieuse qu’il ait pu lui demander une telle chose. Puis elle se souvint qu’elle n’était qu’une de ses marionnettes qui lui servait de garde du corps. Elle ne pouvait plus se permettre de rester la Wei Qiqi qui faisait ce dont elle avait envie lorsqu’elle en avait envie. Elle devait prendre sur elle pour éviter de se faire décapiter et avoir une chance de rentrer chez elle.

Qiqi enleva doucement la tenue de Liu Zhong Tian tout en gardant la tête basse et en regardant à droite et à gauche n’osant pas regarder son beau visage. Son cœur battait rapidement. Avant ça, mis à part avec son grand-père et son père, elle n’avait jamais connu un tel degré d’intimité avec un homme.

« Tu n’arrêtes pas de regarder à droite à gauche, combien de temps vas-tu mettre pour m’enlever ces vêtements ? Va-t’en ! Je vais le faire moi-même !”  Liu Zhong Tian secoua sa main en un geste dédaigneux et pointa le sol derrière le paravent à l’extérieur de sa chambre. « Toi, tu dors là-bas ! Comme ça, il sera plus facile de t’appeler si jamais j’ai besoin de toi pendant la nuit. »

« Dormir sur le sol ! » Qiqi protesta, c’était absolument impensable.

« Si tu ne dors pas sur le sol, alors où devrais-tu dormir ? »

Du doigt, Qiqi pointa le lit de Liu Zhong Tian, « Je dors là et vous dormez sur le sol ! »

C’était la première fois que Liu Zhong Tian rencontrait une personne aussi grotesque, comment osait-elle ordonner à un digne prince de dormir par terre ! Wei Qiqi devait être fatiguée de vivre puisqu’elle venait de mettre ce troisième prince en colère.

« Tu oserais dormir dans le lit d’un prince ? Quel courage !» Liu Zhong Tian attrapa Qiqi à la gorge et serra assez sa prise pour lui faire mal et l’empêcher de prononcer le moindre mot. Indignée, elle fixa Liu Zhong Tian, un lit de si piètre qualité, s’il y avait eu une meilleure option, elle n’aurait même pas poser les yeux dessus.

Qiqi sentit ses pieds décoller du sol, son corps entier soulevé par la force de Liu Zhong Tian. La tenant toujours fermement, il sortit de sa chambre et la laissa s’écrouler par terre lorsqu’il la relâcha, « Il semblerait que j’ai besoin de demander au vice lieutenant Liu de t’enseigner certaines notions ! »

Au moment où le vice lieutenant Liu fut mentionné, Qiqi changea immédiatement de comportement, « Pas la peine ! Troisième prince, le sol est plutôt confortable, vous feriez mieux d’aller vous reposer. »

« La prochaine fois que tu agiras comme ça, je te ferais décapiter ! » Liu Zhong Tian la toisa froidement et se retira dans sa chambre.

Pour Wei Qiqi, dormir sur le sol était extrêmement inconfortable et lui donnerait sûrement de sérieuses courbatures. Tous ces événements l’avaient épuisé. Pendant des heures, Qiqi se tourna et se retourna avant de finalement réussir à s’endormir. Au lever du soleil, Liu Zhong Tian était déjà parti.

Wei Qiqi sortit de la tente, étira ses bras et son buste, puis elle fit rouler ses épaules. Ensuite, elle découvrit le campement des Han sous ses yeux et sa curiosité la poussa à aller en faire le tour. La guerre des temps modernes utilisait des armes à feu et des bombes, cet endroit était tellement archaïque. Si on leur donnait des armes à feu et de l’artillerie lourde, cette guerre serait assurément moins ardue.

Elle se baladait dans le camp lorsqu’elle entendit un vacarme assourdissant. Qiqi adorait se joindre et participer à ce genre de rassemblement, elle se précipita et découvrit une large et profonde fosse. Six ou sept soldats se poussaient et se cherchaient tout en tournant autour de la fosse.  Qiqi n’avait aucune idée de ce qu’ils étaient en train de faire.

Au moment où l’un des soldats repéra Qiqi, il prévint les autres et les hommes se mirent à la fixer.

« Laideron, vient ici ! »

Wei Qiqi savait qu’ils allaient lui chercher des problèmes alors elle les ignora et commença à tourner les talons. Bien entendu, ils n’allaient pas la laisser partir comme ça. Les soldats l’attrapèrent par les bras et les jambes et la jetèrent devant la fosse.

« Descend et remonte les armes ! »

Qiqi regarda dans la fosse et remarqua la présence d’innombrables lances coincées dans la boue. Elle fronça les sourcils et demanda, “Ce sont vos armes qui sont en bas, pourquoi n’iriez-vous pas les chercher vous-même ? »

« Aya ! Un singe dans ton genre ose répondre ? Si je t’ordonne de descendre et de les remonter, alors obéis sans faire d’histoires ! » L’un des soldats visa le postérieur de Qiqi, et sans être préparée, la fit atterrir au fond de la fosse dans un bruit sourd.

Comparé à sa chute de cheval, celle-ci était bien plus terrible. En colère et couverte de boue, Qiqi lutta pour se remettre sur ses deux pieds. Une fois debout, elle hurla,

« Soyez maudit, bande d’huîtres sans cervelle ! Vous voulez récupérer vos armes, n’est-ce pas ? »

Elle attrapa quelques lances et plutôt que les lancer aux soldats, les enfonça encore plus profondément dans la terre. Ensuite, elle essuya la boue de son visage et escalada la fosse d’un air menaçant.

« Toi, laideron écervelé, tu oses enterrer ma lance ! Mes frères, il est temps de lui apprendre certaines choses ! »

Le groupe d’hommes s’avança vers Qiqi et grâce à son agilité, elle put éviter les premiers coups. Coup de poing à gauche, coup de pied à droite, en un instant tous les soldats se retrouvèrent, gémissants, sur le sol grâce à sa maîtrise du « Sanda » .

Sans pitié, Qiqi posa son pied sur le postérieur d’un des soldats en une attitude conquérante et demanda, « Et maintenant ? Vous avez compris ? »

« Oui… Oui… Nous ne recommencerons pas…”

« À partir de maintenant, faites attention à votre comportement ! Et rappelez-vous, mon nom est Wei Qiqi ! »

« Nous nous en souviendrons… » Chaque soldat gardait leur bras au-dessus de la tête en une posture défensive, trop effrayés par les poings de Wei Qiqi pour se relever. On ne les reprendrait plus à sous-estimer une personne qui semblait faible.

Soudain, un des soldats se leva et tenta de s’échapper mais Qiqi, grâce à une simple technique de Sanda, attrapa son bras et l’aurait fait basculer par dessus son épaule si quelqu’un ne l’avait pas stoppé net dans son élan en l’attrapant par le col. Elle fut vite immobilisée, un bras dans le dos et un genou à terre.

« Qui ? Qui a osé s’en prendre à moi ! » s’exclama Qiqi. Lorsqu’elle jeta un regard vers l’arrière, le visage froid et terrifiant de Liu Zhong Tian lui apparut. Mince, depuis quand était-il là ? Elle essaya de libérer son bras à deux reprises mais dû se rendre à l’évidence, elle ne pouvait rien faire…

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