Hidan no Aria – Tome 2 Chapitre 1

Shirayuki Hotogi était une Yamato Nadeshiko.

C’était une japonaise modèle, humble et modeste, aux longs cheveux noirs et brillants.

Elle était douée en cuisine et dans toutes sortes de tâches ménagères, qu’elle exécutait avec plaisir. Il n’y avait aucun doute qu’elle deviendrait plus tard une bonne épouse et une bonne mère.

… C’est ce qu’on pouvait penser.

Ce n’était pas le genre de fille à lever un sabre japonais avec un regard dément tout en criant :

– J-J-Je vais tuer Aria et je me tuerai ensuite—— !

… Enfin, d’habitude.

– Mais, pourquoi moi ?! Tu dois te tromper de personne !

Même Sherlock Holmes la Quatrième – Aria H. Kanzaki – qui descendait du célèbre détective, ne semblait pas comprendre pourquoi cette miko [2] en voulait à sa vie.

Cela n’avait rien d’étonnant.

J’étais son ami d’enfance et je ne la comprenais pas plus.

Le plus vite possible, j’essayai de mettre au clair le déroulement des derniers évènements.

• Shirayuki, de retour de son stage d’entrainement, m’avait envoyé un sms qui disait « C’est vrai que tu vis avec une fille ? », premier d’une suite de 48 autres messages.
• Elle s’était précipitée jusqu’ici.
• Et s’était transformée en découvrant Aria.

Voilà.

… Non.

Je ne comprenais pas.

Je ne comprenais vraiment pas pourquoi elle était aussi énervée !

– Shirayuki ! Tu… Je crois qu’il y a un malentendu !

Vlam !

Alors que j’étais en train de parler, Aria me donna un violent coup de pied dans le dos.

Je m’écrasai contre le mur du couloir et tombai par terre.

– Kinji, fais quelque chose ! C’est de ta faute si on se retrouve dans cette situation bizarre !

– C-Ce n’est pas de ma faute !

– Exact ! Kin-chan n’est pas en faute ! Kin-chan n’a rien fait de mal ! Celle qui est en tort——— c’est toi, Aria ! Tu es le mal ! Disparais— !

C-C’était mauvais.

Shirayuki——— avait complètement perdu la tête.

A vrai dire, je ne savais pas très bien pourquoi mais… depuis que j’étais petit, Shirayuki avait souvent eu ce genre de crise.

Et quand elle était dans cet état, elle était inarrêtable. Les victimes elles-mêmes——— souvent des filles——— ne savaient pas pourquoi Shirayuki s’en prenait à elles et étaient misérablement battues.

– Le châtiment divin——— !!

Avec ce grand cri perçant, Shirayuki chargea Aria. Ses sandales en bois claquèrent sur le plancher.

Et tout à coup, elle abaissa son sabre droit sur sa tête !

J-J’y crois pas !

Elle essaye vraiment de la tuer !

– Aah !

Aria poussa un petit cri de chat sauvage.

Paaaam !

Et arrêta le sabre de Shirayuki en l’attrapant entre ses deux mains.

(———E-Elle a stoppé la lame à mains nues !)

C’était la première fois de ma vie que je voyais quelqu’un exécuter cette technique.

Rien d’étonnant venant de l’experte en baritsu [3] qu’était Aria.

Mais ce n’était ni le lieu, ni le moment de lui faire des compliments.

– Cette idiote de…

Aria tenait toujours le sabre entre ses mains et… Pam ! Vlam !

Sa jupe se souleva quelques secondes tandis qu’elle sautait et immobilisait le bras droit de Shirayuki entre ses deux jambes.

Puis, d’un geste violent, elle tordit le bras de Shirayuki, la forçant à relever son sabre.

– Du Vale Tudo——— !?

Shirayuki semblait avoir immédiatement identifié à quelle école de combat appartenait Aria. Elle frappa d’un grand coup contre le sol avec ses sandales en bois——— Pam !

Et comme Aria était toujours accrochée à son bras, elle ne put rien faire d’autre que tomber brutalement sur le sol.

Hé, hé ! Le plancher est fragile !

– Aaah——— Disparais ! Disparais, sale renarde ! Disparais de la vue de Kin-chan !

Shirayuki envoya valser Aria d’un grand coup de pied.

– Ah !?

Aria roula lourdement sur le sol.

Avant de percuter le canapé du salon qui s’effondra sur elle.

– Arrêtez ! Arrêtez, toutes les deux !

Au moment où je me mis à hurler, sous le canapé détruit…

Aria se mit enfin à tirer sur Shirayuki avec ses deux pistolets.

Cling ! Cling !

Et, comme si de rien n’était, Shirayuki bloqua les balles avec son sabre.

– J’en peux plus ! Non——— J’en peux plus ! ———Je vais te percer de trous !

Vlam !

Comme lancé par une catapulte, Aria sortit à toute vitesse de sous le canapé.

Elle tira sur Shirayuki jusqu’à ce que ses deux pistolets soient vides——— balles que Shirayuki arrêta toutes——— puis la chargea.

Claaac ! Gliiing !

Suivant son surnom de Quadra, elle tira ses deux épées courtes et frappa avec contre le sabre de Shirayuki.

Griii ! Griiiii ! Griiiiii— !

Les gardes de leurs épées se touchaient presque.

– Kin-chan, poignarde-la par-derrière ! Fais-le et tu ne la reverras plus jamais !

– Kinji ! Viens m’aider ! Tu es mon Partenaire, non ?!

Elles me demandèrent mon aide à l’unisson———

Et… Je ne savais vraiment pas quoi faire.

– … Faites ce que vous voulez. Vous n’avez qu’à vous battre autant qu’il vous plaira.

Je posai une main sur ma tête douloureuse et… me mis à marcher.

Je passai à côté des deux filles qui continuaient de s’échanger des regards menaçants, ouvris la porte-fenêtre et sortis sur le balcon.

Pourquoi est-ce que j’allais sur le balcon ?

Parce que le balcon donnait sur un débarras.

Un débarras qui résisterait aux balles.

– Kin-chan !

– Kinji !

Ignorant leurs cris, j’ouvris la porte… et pénétrai dans ce qui ressemblait à un petit local.

Shirayuki était en mode berserk.

Aria était née pour être sur un champ de bataille.

Un lycéen ordinaire comme moi serait capable de stopper un combat entre ces deux monstres ?

Non, c’était impossible.

Et c’est pour cette raison que je…

Décidai de refermer la porte du débarras derrière moi afin d’échapper à cette réalité.

Vous pouvez me trouver pitoyable.

Mais je tenais à la vie, comme tout le monde.

Les miko du temple Hotogi étaient des Mikos Armées.

Dans tous les sanctuaires shinto du Japon, il existait des miko ou des prêtres chargés de protéger les plus ou moins nombreux objets de culte. Mais, au cours de la longue histoire de la famille de Shirayuki – qui appartenait au temple Hotogi – il semblait que par erreur, les membres de la famille se soient véritablement armés pour les protéger.

Et il suffisait de regarder quelques secondes cette guerrière de Shirayuki pour comprendre… Les mikos du temple Hotoki étaient très puissantes.

Dans son état actuel, Shirayuki était capable le plus naturellement du monde d’arrêter une balle de pistolet avec son sabre. Quelque chose que je n’avais réussi à faire qu’une seule fois en Hysteria Mode.

Il était difficile de comprendre qu’elle était la source de son pouvoir, même quand on y assistait en direct. C’était comme si… elle avait une sorte de « pouvoir surnaturel » terrifiant.

…… Un pouvoir surnaturel.

Personne ne croit à ce genre d’histoire à la noix, pas vrai ?

Moi aussi, j’aimerais ne pas y croire.

Mais les personnes dotées de pouvoirs surnaturels existaient bel et bien. Apparemment, dans tous les pays du monde, ils étaient élevés en secret par des chercheurs dans des établissements spéciaux. Et même au lycée Butei, il existait le SSR [4].

Shirayuki, en plus d’être une élève modèle, devait sûrement être en train de développer un pouvoir surhumain de ce genre.

Un Butei capable d’utiliser un pouvoir surnaturel était appelée un Chôtei [5] et les histoires à la noix étaient chaque jour un peu plus présentes dans le monde de Butei.

Aaaaaah.. J’eus un gros soupir.

———Ce n’était pas normal.

Je voulais aller dans une école ordinaire, vivre une vie d’étudiant ordinaire et devenir un adulte ordinaire…

Oui, c’est ce que j’avais toujours souhaité.

Même si dernièrement, par la faute d’Aria, j’avais été mêlé à un monde tout sauf ordinaire.

Les bruits qui ressemblaient à ceux d’un film de guerre cessèrent enfin…

J’éteignis mon téléphone portable, le mis dans ma poche et, afin d’aller vérifier l’état du « site », je sortis tout doucement du débarras protecteur qui m’avait servi de refuge.

Je faillis m’évanouir en voyant l’état de mon appartement.

Sur tous les murs, des traces de balles et de coups de sabre. Les meubles, brisés, étaient éparpillés sur le plancher.

On aurait dit qu’un séisme et un typhon avaient frappé la pièce en même temps.

Quant à la « fille-séisme » et à la « fille-typhon », elles étaient toutes deux couvertes de poussière et de sueur. Leurs cheveux étaient en désordre et leurs vêtements sans dessus dessous. La beauté de ces deux magnifiques filles était gâchée.

– Ah… Ah… Tu es vraiment… obstinée… sa-sale… renarde…

Shirayuki haletait et se servait de son sabre comme d’une canne afin de réussir à se maintenir debout.

Sabre qui était enfoncé dans le plancher.

– T-Toi aussi… Allez… abandonne… sale nulle… Ah… Ah…

Aria était à moitié relevée, les genoux au sol. Elle s’empêchait de tomber en se tenant avec ses deux bras.

– … Alors, il y a une gagnante ? On dirait plutôt que ça s’est terminé en match nul.

Quand les deux partis antagonistes se sont battus jusqu’à l’épuisement, une tierce personne se doit d’intervenir comme médiateur de paix. Telles étaient les règles de ce monde, n’est-ce pas ?

C’était du moins ce à quoi je pensais tandis que je les pressais de lancer les négociations.

– …Kin-chan-sama [6] !

Shirayuki, remarquant enfin que j’étais sorti de mon refuge, rengaina son sabre et s’assit avec soin sur le sol.

Puis, elle se cacha le visage dans les mains, dissimulant ses deux yeux remplis de larmes qui brillaient comme des obsidiennes.

– J-Je vais mourir pour implorer son pardon… s-si Kin-chan-sama me jette alors j-je… tuerai Aria et m’ouvrirai ensuite le ventre pour implorer son pardon !

J’avais du mal à la comprendre car ce qu’elle disait n’avait aucun sens.

Et puis, c’était quoi ce « Kin-chan-sama » ?

Elle avait mis deux suffixes.

– Heu… Qu’est-ce que tu veux dire par… jeter ?

– M-Mais ! Quand on met un hamster femelle et un hamster mâle dans une boîte, le nombre de hamster finit par augmenter, c’est normal—— !

– Je ne comprends rien à ce que tu racontes, mais tu exagères les choses !

En entendant mon ton impatient, Shirayuki leva son visage couvert de larmes.

– A-A-Aria ne fait que s’amuser avec toi ! J’en suis sûre et certaine !

– Hééé— Ne m’attrape pas par le col comme ça !

– C’est de ma faute. C’est parce que je n’ai pas été assez courageuse que Kin-chan a choisi une fille de l’extérieur plutôt que de l’intérieur…

– Il se serait passé la même chose que tu sois courageuse ou non ! lui lança malicieusement Aria, de l’autre côté.

– N-Ne te crois pas tout permis sous prétexte que vous êtes amoureux, méchante !

Shirayuki me projeta au sol et…

Sortit un kusarigama [7] de sa manche qu’elle jeta sur Aria.

– A-Amoureux !?

La chaîne du kusarigama s’enroula autour de bras gauche d’Aria qui tenait le M1911 noir.

Et… Griiigriii.

Elles tirèrent chacune de toutes leurs forces sur la chaîne qui se tendit au maximum.

– T-Tu dis vraiment n’importe quoi ! J-J-Je me fiche totalement d-des choses comme l’amour !

Aria supportait mal les discussions qui tournaient autour de l’amour. En quelques secondes, son visage devint rouge écarlate et elle se mit à crier d’une voix aiguë :

– L’amour et tout ça——— J-Je n’ai pas le temps de m’y intéresser, je ne m’y suis jamais intéressée et je n’ai aucune intention de m’y intéresser ! Et j’en ai vraiment aucune envie ! J’en ai pas envie ! J’en ai pas envie !

C’est la troisième fois que tu le répètes.

– Alors qu’est Kin-chan pour toi, Aria ! Ce n’est pas ton amoureux ?!

– Nous n’avons pas du tout ce genre de relation— ! rétorqua Aria. Kinji est mon esclave ! Et rien d’autre !

– Ton e-e-esclave… !?

Shirayuki ouvrit la bouche et son visage pâlit instantanément quand elle entendit Aria.

Puis, semblant penser à quelque chose, elle rougit de colère.

Ses humeurs ne duraient vraiment pas longtemps.

– T-Tu as… ce genre de passe-temps bizarre avec Kin-chan——— !

– Que-Que-Que… Qu’est-ce que tu racontes ! Tu dis n’importe quoi !

– Non, j’ai raison ! J’ai réfléchi à l’inverse et c’est impossible !

– Non-Non-Non-Non-Non-Non-Non-Nooooooon ! Kinji !

Clang !

Aria, luttant toujours contre Shirayuki avec le kusarigama, me jeta un regard menaçant de ses pupilles camélia.

Q-Qu’est-ce qu’elle a ?

– C’est à 100% de ta faute si cette fille bizarre est arrivée ! Fais quelque chose ! Ou tu vas le regretter !

Je suis déjà en train de faire quelque chose.

– … Et— bien. Bon… Toi d’abord, Shirayuki.

– Oui.

Shirayuki lâcha immédiatement son kusarigama et s’agenouilla devant moi.

La voyant faire, Aria s’assit sur le sol et leva les yeux au ciel. Mieux valait l’ignorer pour le moment.

– Écoute-moi bien. Aria et moi, nous sommes des Butei et nous n’avons fait que temporairement former une équipe.

– … Vraiment ?

– Oui, Shirayuki. Tu connais mon surnom, non ? Dis-le.

– … Le misogyne.

– Tu vois.

– Et aussi… l’incapable.

– Ça n’a aucun rapport avec la situation.

– Ah oui.

Ne dis pas de surnoms inutiles. Ça ne va que compliquer les choses.

– Tu vois. Ta colère incompréhensible est issue d’un malentendu et n’a aucune raison d’être. Et puis, c’est une naine qui ressemble à une élève de primaire …percer de trous… comment pourrais-je avoir ce genre de relation avec elle ?

Aria m’interrompit au milieu de ma phrase, mais je l’ignorai.

Pourquoi voulait-elle encore me percer de trous ?

– M-Mais… Kin-chan.

Hum ?

Je n’avais pas l’habitude que la toujours-si-obéissante Shirayuki me réponde quelque chose.

– Quoi ?

– Ce…

Elle pointa un doigt aussi fin qu’un shirauo sur la poche de mon pantalon.

À cet endroit se trouvait… le drôle de porte clef en forme de « léopon » que j’avais réussi à attraper la dernière fois dans la machine attrape-peluche.

La peluche était assez grosse, et j’étais obligé de la laisser à la vue de tous quand je mettais mon portable dans ma poche.

Mais… Quel était le problème ?

Tout doucement, le doigt de Shirayuki se tourna vers la poche de la jupe d’Aria, toujours assise.

Là aussi——— Il y avait un léopon, dont la tête et les mains sortaient de la poche comme s’il nous saluait.

« Ils sont assortis——— ! » cria Shirayuki.

– Ils sont assortis——— ! cria Shirayuki.

Des larmes se mirent à jaillir de ses yeux comme d’une fontaine.

– Assortis ?

Aria fronça ses sourcils roses, indiquant qu’elle ne comprenait pas le raisonnement de Shirayuki.

– Porter des accessoires assortis, c-c’est ce que font les amoureux ! J-J-J’ai toujours rêvé de le faire !

– C’est—— pas—— vrai—— ! Moi et Kinji, nous ne sommes pas amoureux ! Je n’ai pas un picogramme d’une relation de ce genre avec ce gars !

Aah…

Je sens que je vais devoir relancer les pourparlers de paix.

Et puis, qu’est-ce qu’elle veut dire par « picogramme » ?

– Shirayuki.

Je me tournai vers elle, mis mes deux mains sur ses épaules, et la regardai droit dans les yeux.

– Tu ne crois pas en ce que je te dis ? dis-je d’un ton sérieux.

Shirayuki essuya du dos de sa main les larmes qui coulaient sans discontinuer de ses yeux.

– C-Ce n’est pas ça. Je te crois. Je te fais confiance…

Après avoir dit ces trois phrases, son attitude s’adoucit.

Son regard alterna entre Aria et moi tandis qu’elle réprimait ses derniers sanglots.

– Alors, alors… Aria et toi, vous n’avez pas fait ce genre de choses ? demanda-t-elle.

Sa voix était un peu plus calme.

– Comment ça ce genre de choses ?

– Et bien… s’embrasser.

S’embrasser.

Hein ?

S’embrasser ?

– …

– …

Je croisai les yeux d’Aria et instantanément, nous nous sommes pétrifiés.

Le visage d’Aria devint aussi rouge qu’un feu de circulation.

Elle ouvrit la bouche, mais ne dit rien, et me regarda fixement.

H-Hé. Ne me laisse pas répondre tout seul.

Et bien——— Si je devais répondre en toute honnêteté, c’est vrai que nous l’avions bien fait, mais ça n’avait été qu’une mesure d’urgence dans la bataille qui nous opposait à Riko, et en aucun cas un geste d’amour qui…

– …Vous… l’avez… fait… n’est-ce… pas… murmura Shirayuki.

Ses pupilles se dilatèrent.

Puis, en quelques secondes, toute expression disparut de ses yeux et un grand rire vide monta de sa gorge : « Haha ! Hahaha ! Hahahaha ! ».

H-Hé, Shirayuki !

La situation commençait à devenir vraiment extrêmement critique !

-C-C’est——— C’est vrai que nous avons fait ce genre de chose… Mais !

Vlam !

Mademoiselle Aria, de l’autre côté de la pièce, se leva sans que je comprenne pourquoi avec un air farouche sur le visage.

Elle tentait de bomber son absence de poitrine – qui ne grandirait sans doute jamais.

– M-Mais… N-N-Ne… Ne t’inquiète pas !

Ne t’inquiète pas ?

– J’ai vérifié hier ! Je… J-Je…

———Je ?

– Je ne suis pas enceinte——— !

Quand Aria finit sa phrase…

Dong

J’entendis le gong de ma mort sonner.

Du moins, j’en eu l’impression.

… Pourquoi… serait-elle… enceinte…?

Aria joignit les bras avec assurance, les jambes solides au sol. Son visage semblait dire « Alors ? ».

Shuuuu~

L’âme de Shirayuki semblait s’être envolé de son corps.

– … Shirayuki !?

Pam.

Puis, toujours assise, elle tomba à la renverse.

– A-Aria ! Pourquoi——— Pourquoi est-ce que tu parles d’être enceinte ?!

– Ce… Espèce de sale irresponsable ! Tu sais à quel point j’angoisse depuis que tu m’as fait ça ?!

– Pourquoi est-ce que tu angoissais !?

– E-Et bien ! Quand j’étais petite, mon père m’a dit que je risquai de tomber enceinte si quelqu’un m’embrassait———

C’est pas vrai———

Hé, la famille Holmes !

Vous pourriez au moins faire l’éducation sexuelle de votre fille !

– On ne tombe pas enceinte en faisant ce genre de choses ! Même une élève de primaire sait ça de nos jours !

– Hein ! Alors comment on fait pour tomber enceinte !? Dis-le moi !

– C-Comme si j’allais te le dire, imbécile !

– Tu ne sais pas non plus !

– Bien sûr que si !

– Alors dis-moi !

– Bien sûr que non, idiote !

Nous nous disputions férocement, le visage écarlate— Nos fronts se touchaient presque tandis que nous nous lancions des regards menaçants.

Quant à Shirayuki, qui avait reprit connaissance sans que je ne m’en aperçoive———

Elle disparut de l’appartement aussi discrètement que de la fumée.

C’est pas vrai.

Comment m’étais-je retrouvé dans cette situation ?

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