Infinite Competitive Dungeon Society – Chapitre 177

Combattre l’Ogre à Deux-Têtes dix fois par jour était honnêtement trop facile. Maintenant que j’y pensais, combattre les Maîtres d’Étage trois fois par jour était vraiment ridicule. Il ne me fallait même pas 20 minutes pour abattre l’ogre, donc le combattre trois fois m’aurait pris une heure à tout casser. Dans mon état actuel, je pouvais combattre en continue pendant dix heures sans problèmes.

En plus, même si l’Ogre à Deux-Têtes était rapide et fort, c’était un monstre classique, terrestre, et ne pouvant pas utiliser de magie. Après l’avoir combattu une ou deux fois de plus, j’avais mémorisé ses mouvements et ses techniques et j’avais alors été capable de le vaincre en 10 minutes.

J’avais une force incroyablement élevé, qui était d’autant plus amplifiée par le pouvoir de Zeus et du Tatouage de l’Ogre à Deux-Têtes. J’avais aussi le Typhon Dément qui me permettait d’exploiter la totalité de ma force en combat. Bien que ça puisse être difficile pour moi de bloquer la régénération anormale du Commandant de l’Armée des Démons comme l’avait fait Peruta, cela restait plutôt facile d’empêcher celle d’un vieil ogre pouilleux dans le donjon. C’était une capacité d’une grande aide pour réduire le temps de combat contre ce Maître d’Étage.

Après avoir quitté la chambre du boss, j’étais en train de boire une potion de récupération de fatigue valant 100 pièces d’or quand Loretta avait parlé avec une expression étonnée.

« Shin, tu devrais savoir qu’il y a des Explorateurs qui organisent des groupes de 10 personnes pour combattre l’Ogre à Deux-Têtes pendant 3 heures. Si quelqu’un te voyait, ils penseraient que le donjon a été fait pour être gravit seul. »

« Je n’ai aucune raison de penser à eux. Je ne m’intéresse qu’à ceux plus forts que moi. Je n’ai pas le temps de me retourner pour me sentir fier devant des personnes plus faibles que moi. »

Loretta s’était mise à bouder légèrement face à ma réponse acérée.

« Si tu t’effondres à force de te surmener, tu sais qu’en te réveillant, il pourrait te manquer quelque chose de précieux. » (NdT : Oui, il s’agit bien d’un bon gros sous-entendu salace)

« Je ne m’effondrerais pas devant toi, donc ne t’inquiète pas. »

J’avais répondu avec un sourire et Loretta avait eu une expression effrayée. Elle m’avait demandé en recommençant à pleurer.

« T-Tu es toujours en colère ? »

« Non, ce n’est pas ça. C’est juste que les mecs n’aiment pas… Uh, rien, oublie. »

« Tu allais dire quoi ?! Ça avait l’air extrêmement intéressant ! Je t’en prie, continue ! »

« Jamais. Même pas en rêve. »

« Pourquoi ?! »

Je n’avais pas prévu de dire quoi que ce soit. J’avais finalement réussi à la calmer, sans quoi à la moindre parole de ma part, elle serait partie en trombe sur des histoires de mariage ou pire encore. Je lui avais tiré la langue de façon taquine en me dirigeant vers la chambre du boss une nouvelle fois. Mais en voyant son expression ravie quand je m’étais retourné, Loretta semblait imaginé des choses dans sa tête et en être particulièrement heureuse.

J’avais pensé que peut-être, dans sa tête, elle avait déjà prévu notre mariage. Cependant, ma prédiction s’était avérée fausse. Je l’avais entendu murmurer à ce moment-là.

« Hehehe, et on appellera notre septième enfant comme ça… Je suis sûr qu’il sera aussi mignon que Shin, huhuhuhu. »

J’étais sidéré de voir que les capacités de Loretta, en combat comme en imagination, dépassaient toujours mes attentes. En secouant la tête d’un air résigné, j’avais ouvert la porte du Maître d’Etage.

« Combats-moi ! Ogre à Deux-Têtes ! »

Comme je l’avais déjà souligné avant, il ne m’avait pas fallu longtemps pour le vaincre. Je l’avais tué quatre fois en une heure. Autrement dit, après deux heures et demi, je n’avais plus rien de prévu pour la journée. En incluant du temps de repos, mes obligations me prenaient 4h par jour.

Comme il fallait que je farm les boss entre 80 et 100 fois, j’étais, à ce moment, forcé à vivre à un rythme détendu. Bien que j’étais pressé du fait que je n’avais que 2 ans devant moi, être impatient ne changerait rien. J’avais donc réfléchi à un moyen de passer mon temps plus efficacement.

Tout d’abord, j’avais décidé de parler à Yua, qui faisait toujours la tête.

« Hmph ! »

Cependant, j’avais échoué chaque tentative de l’apaiser. J’avais passé le reste de mon temps à combattre mon père ou à enseigner la maîtrise de la lance à Sumire.

A l’exception de Walker, qui devait garder Yua pendant environ un tiers de ses journées depuis que l’école avait recommencé, tous les membres de Revival, quand ils ne gravissaient pas le donjon, passaient du temps ensemble dans le hall de guilde. Cela rendait la situation extrêmement pratique pour que je puisse enseigner à Sumire.

« Haa ! »

Avec un bouclier dans une main et une lance dans l’autre, elle avait chargé vers moi. Bien qu’elle attaque et se défende convenablement, j’avais tout de même réussi à esquiver son attaque et à contre-attaquer légèrement au tibia que son bouclier ne couvrait pas.

« Ta défense sur la partie inférieure de ton corps n’est pas suffisante ! »

« Kuk, merci pour le conseil, Shin-nim ! »

« Quand tu veux ! »

Dès que j’avais répondu, elle avait serré les dents et envoyé un coup de lance dans ma direction. Sa tactique de base était de se défendre avec son bouclier et d’attaquer avec sa lance. C’était approprié si elle voulait agir comme un tank cherchant à attirer les attaques des ennemis tout en infligeant des dégâts.

« La pointe de ta lance tremble parce que tu te concentres trop sur ton bouclier ! »

« Kuk ! Je vais régler ça ! »

Je faisais de mon mieux pour pointer ses erreurs et l’aider à maîtriser la lance. Lorsque j’attaquais ses ouvertures, elle se faisait toucher, mais le temps qu’elle se relève, elle avait appris à dissimuler cette ouverture. En la voyant progresser, je ne pouvais pas m’empêcher d’être excité en tant que professeur. Je n’avais donc pas pu m’empêcher de la pousser un peu plus, mais elle avait accepté le traitement avec joie. Peut-être que c’était ce qu’avait ressenti mon père lorsqu’il m’enseignait. En tout cas, j’étais heureux de voir que ma guilde était pleine de personnes talentueuses.

Après avoir échangés des coups pendant deux heures, Sumire s’était incliné pour me saluer, couverte de sueur.

« Merci pour la leçon, Shin-nim ! Ma Maîtrise de la Lance a atteint le niveau 5 de Rang Moyen ! »

« Tu progresses vite. Tu seras bientôt capable de l’utiliser en combat réel. »

« Bien que je manque de capacités, je te remercie pour tes enseignements qui me permettent de progresser rapidement ! Je suis extrêmement heureuse de t’avoir pour maître ! »

« Non, tu te débrouilles bien. Tu as du talent et tu fais beaucoup d’efforts. Je suis heureux que tu sois mon premier disciple. »

« Shin-nim… ! »

Non, ne me regarde pas avec ses grands yeux étincelants de respect ! Ça me fout mal à l’aise !’ J’avais gratté l’arrière de ma tête en disant.

« Allez, allons-nous laver avant de manger quelque chose. »

« Oui, Shin-nim ! Je vais préparer à manger ! »

Lorsque j’étais monté après une douche rafraîchissante, j’avais étonnamment aperçu Daisy. Bien qu’il n’y ait personne préparant de la nourriture, elle était assise à table, seule, avec sa tête contre la table. Elle était en uniforme mais son béret était sur le côté, alors que son fouet en chaîne était enroulé autour de son bras, comme un accessoire. J’étais surpris par le nombre de possibilités esthétiques de ce fouet.

Elle devait avoir senti ma présence, car elle s’était tournée vers moi quand j’étais arrivé. Sa tête était toujours étalée sur la table. Ses yeux avaient brillé d’une lueur macabre alors qu’elle avait dit.

« Glycémie… Basse. Besoin… Nourriture. »

Elle avait dit ça de façon détendue mais ça restait inquiétant.

« Où étais-tu jusqu’à présent… ? Et puis, sinon, comment tu t’es nourrie pendant les 73 ans où on ne se connaissait pas ? »

« Nourriture préservée… Dans inventaire. Sans goût. Je mange ici. Ai jeté nourriture préservée. Mon estomac veut de la bonne nourriture. »

« Oh hey, la dernière phrase était bien construite !… Tu vas devoir attendre un peu pour la nourriture. Mange ça en attendant. »

J’avais pris une barre de chocolat de mon inventaire avant de lui donner. Ses yeux avaient tremblé alors qu’elle s’en était emparée. Après avoir retiré la protection, elle avait pris une grosse bouchée.

[Miam !]

« Tu n’as pas besoin d’utiliser tes Yeux Démoniaques pour dire quelque chose à quelqu’un à côté de toi. »

Attends, c’est pas la première fois qu’elle dit quelque chose d’aussi énergique ?! Elle a gâché un moment aussi important pour une barre de chocolat ?!’ Je voulais crier de frustration devant cette manifestation émotionnelle… Je me sentais presque trahi. Puis, j’avais vu Daisy tendre la main, comme pour en demander une deuxième. Je lui avais alors fait une pichenette sur le front.

« On va bientôt manger un bon repas. Tu connais Sumire, non ? C’est un génie dans de nombreux domaines, mais elle est particulièrement talentueuse dans les tâches ménagères. Tu peux t’attendre à un délicieux repas. »

« Mmm… Pour bonne nourriture, je peux… attendre. »

« Bien. »

Elle avait alors retiré sa main et grignoté le reste de sa barre de chocolat. Bien que ce soit une bonne chose qu’elle se soit calmée, je ne savais toujours pas pourquoi elle était là.

si je me souvenais correctement, après avoir mangé le thon fondant, elle a disparu sans que personne ne sache où elle était. Quatre jours s’étaient écoulés depuis, donc ça voulait dire qu’elle était partie pendant tout ce temps.

Alors que j’étais sur le point de lui demander, elle avait ouvert la bouche comme si elle s’était souvenue.

« Au-Delà… 12ème étage. Fini, grâce à toi. »

« Ah… ! »

Donc elle s’était directement dirigée vers l’Au-Delà ! C’était une décision plutôt radicale, contrairement à son attitude lente et détendue qu’elle affectait particulièrement en ce moment. J’avais hoché la tête avec admiration.

« C’était rapide, beau boulot. »

« Tes enfants, très forts. Pookie, Iana, Loro, particulièrement forts. »

« C’est quoi ces noms super mignons… Je ne vois pas de quel monstre tu parles. »

« Dragon… de Flamme et, Sanglier… de Fer, Dynaste Hercule Démoniaque. »

« Tu leur a trouvé de jolis nom ! » (NdT : En Coréen, elle a pris la première partie de chaque mot pour en faire un nom, mais comme j’aime bien Pookie et que l’impact n’est pas fou, j’ai préféré les garder plutôt que d’inventer des nouveaux.)

« Combattre ensemble, je suis contente… »

Voyant son expression extatique, je n’avais pas eu le cœur de dire quoi que ce soit. J’avais simplement souri en lui tapotant la tête. Puis, je m’étais rendu compte que je lui avais tapoté la tête sans y penser. J’avais retiré ma main, mais elle ne semblait pas s’en soucier. En fait, elle m’avait regardé curieusement lorsque j’avais retiré ma main.

« Ça me gêne… pas. Continue. »

« Non, désolé. C’était malpoli de ma part. »

« Tu es… ok. »

« Elle était vraiment amicale. Était-ce parce que j’étais un autre Explorateur de l’Au-Delà ? Non, ce n’était probablement pas ça… Alors que j’étais en train de réfléchir à la raison, Daisy avait parlé.

« Toi, entouré de jolies filles. Avec des sentiments clairs pour toi. Mais toujours puceau. Pas de danger pour moi. » (NdT : J’ADORE DAISY !)

« Tu me descends ?! Tu oses me descendre comme ça ?! Attends, tu nous écoutais la dernière fois ?! »

J’avais l’impression d’avoir reçu un coup de poignard dans le dos. J’étais tellement triste que j’avais envie de pleurer.

« Fiable. Plus que les autres filles, me sens en sécurité. »

« Ne baisse pas ta garde, je reste un homme ! Et puis quelles autres filles ? Quelles filles menacent ta vertu ?! »

« Monde… vaste. »

« Arrête avec le regard lointain ! Ça me stresse ! »

J’avais découvert involontairement que les jolies filles attirées aussi bien les hommes que les femmes. Je ne voulais vraiment pas savoir ça…

En tout cas, Sumire, Daisy et moi-même, une combinaison assez inhabituelle, avions apprécié notre repas ensemble. Puis, alors que j’étais sur le point de recommencer mon entraînement, après ce repos, j’avais reçu un message qui avait brisé mon cocon de paix. Il venait de Walker, qui protégeait Yua sur son retour de l’école.

[Reviens sur Terre maintenant, Kang Shin ! Ta sœur a succombé à la capacité de Luca Bruno ! Je suis en train de courir en la tenant dans mes bras mais… Dans tous les cas, ramène-toi ! ]

[J’arrive immédiatement !]

Les gens qui me tapaient sur les nerfs, même en ne faisant rien, semblaient en avoir marre de vivre. En touchant à Yua, ils avaient ouvert les portes de l’Enfer !

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