Kujibiki Tokushou: Musou Hāremu ken – Chapitre 245

Une nuit s’était écoulée après que j’avais donné à Miyu la compétence Marionnettiste.

Même après avoir envoyé Rica et Delphina, Colaria resta dans le manoir et travailla comme apprentie aux côtés de Miyu.

Par rapport à la veille, elle avait l’air encore plus habituée, mais on avait toujours l’impression qu’elle était encore submergée par le travail de Miyu, en étant traînée par elle toute la journée.

Je m’étais détendu dans le salon pendant que je regardais ça.

En ce moment, Miyu et Colaria étaient dans le salon.

Avec le conseil de Miyu, Colaria nettoyait les meubles.

Je regardais Colaria qui mettait en pratique immédiatement ce qu’il lui était enseigner, elle prenait même le coup de main.

« Je peux comprendre pourquoi Rica et Delphina l’ont aimée. »

{Hou ?}

Je ne l’avais pas dit vers les servantes. Je parlais à Éléanore.

Je l’avais dit en chuchotant pour que cela ne nuise pas à Miyu et à Colaria.

« Bien qu’elle soit entraînée par Miyu, elle apprend rapidement en plus d’avoir une personnalité docile. »

{Tout comme la princesse Sélène}

« Alors que Sélène a du talent pour une chose, mais ne comprend rien au reste, Colaria apprend tout décemment. C’est juste la différence entre elles. »

{Maintenant qu’elle est la favorite de la reine Rica, elle deviendra probablement la tienne un jour.}

Éléanore l’avait dit joyeusement. Ces mots lui ressemblaient tellement.

« Oui, je suis impatient d’y être »

{Quand la prendras-tu comme tienne ?}

« Cela dépendra de Rica et Delphina. Elles ont probablement déjà des plans. Je vais juste le faire correspondre avec les leurs. »

{Il n’est pas mauvais non plus de forcer cette fille à devenir tienne sans en obtenir sa permission ? En la prenant pour toi tout en ressentant de la culpabilité.}

« Tu apprécies vraiment ça, hein ? »

{Non non. Après avoir acquis ce sentiment de culpabilité, tu pourras la faire tomber encore plus amoureuse de toi, en approfondissant cet amour.}

« Je vois. Cela pourrait être une bonne idée. »

{N’est-ce pas ?}

« Si tu arrêtais seulement de sourire quand tu en parles. »

Était-ce parce qu’elle avait reçu ses souvenirs quand j’avais abattu Éléanore dans le passé ?

Auparavant, je pouvais seulement entendre la voix d’Éléanore dans ma tête, mais récemment, le visage d’Éléanore apparaissait complètement dans mon esprit et parlait avec moi.

Même notre échange plus tôt, alors qu’elle avait un ton enjoué, je pouvais voir Éléanore sourire dans mon esprit.

Elle était enjouée, mais je ne ressentais aucune intention malveillante.

Bien que cela puisse être mon imagination, je sentais qu’Éléanore était devenue beaucoup plus sage qu’avant.

Non, je devrais dire que la différence quand elle était gaie et triste était devenue plus grande.

Elle montrait maintenant des pouvoirs encore plus puissants quand j’avais besoin d’elle pour combattre en tant qu’Épée Démoniaque. La pression qu’elle libérait avait également augmenté.

Cependant, elle était devenue encore plus calme pendant ces périodes paisibles.

Sa méchanceté était juste au niveau des ruses ou des méfaits.

L’écart était très attrayant. Cela me donnait envie d’emmener Éléanore au lit pendant qu’elle était comme ça.

{Cependant, comme c’est inhabituel.}

« Oui ? »

{N’est-ce pas la première fois que tu voies l’apparence de Miyu immobile ou ne travaillant pas ? Sauf les fois où elle est MofuMofu par toi.}

« Ahh. »

Comme l’avait dit Éléanore, Miyu ne bougeait pas du tout.

Elle ne donnait que des conseils à Colaria de temps en temps. Elle laissait Colaria faire tout le travail.

« Elle voulait me le montrer. »

{C’est vraiment comme ça.}

« Tu l’as également remarqué ? »

{Ne me traite pas comme une vieille femme oublieuse. Cette fille, elle arrange subtilement leurs positions pour que tu puisses voir comment travaille cette autre fille, ainsi que son expression.}

« Oui, elle le fait pour que Colaria puisse me montrer son charme. »

{Elle pourrait avoir le talent pour devenir une marchande. Elle est vraiment bonne pour valoriser les marchandises}

« Ça pourrait l’être. »

Étant ma femme de chambre depuis longtemps, Miyu connaissait les personnalités de mes femmes comme si c’était naturel.

Elle connaissait le « Jardin des Roses » de Rica, le harem qu’elle était en train de me présenter, et elle comprenait que Colaria était une candidate pour ça.

Comme elle le savait, elle essayait de me faire comprendre comment Colaria faisait son travail.

Ça faisait mal de gaspiller la prévenance de Miyu, alors j’avais regardé Colaria en me relaxant sur le canapé.

La porte s’était soudainement ouverte.

« Miyu » était entrée dans la pièce en portant un plateau.

Il y avait un ensemble de friandises servi avec du thé sur ce plateau et elle était venue à mes côtés le portant.

Elle avait échangé la tasse de thé sur la table avec une nouvelle tasse de thé.

« J’ai préparé du thé frais, Maître. »

« Tu t’es habitué à {Marionnettiste} ? »

« D’une certaine manière… je veux devenir encore meilleure. »

« Tu l’utilises déjà assez habilement, n’est-ce pas ? »

Je l’avais dit en regardant Miyu qui avait échangé le thé et Miyu qui instruisait Colaria.

Elles ressemblaient toutes les deux à l’original et je ne pouvais pas dire laquelle était la marionnette et laquelle était celle qui utilisait la compétence « Marionnettiste ».

Les mouvements de la marionnette étaient tout simplement semblables à ceux d’un humain, c’était les mêmes que Miyu.

Ce n’était qu’après avoir utilisé mon audition 777x pour vérifier les battements de cœur que je pouvais dire à la vraie Miyu…

« Les deux sont des marionnettes ? »

« Eh ? »

« Miyu, est-ce que les deux Miyu ici présentes ne sont que des marionnettes ? »

J’avais été surpris et j’avais demandé ça à Miyu.

Je l’avais découvert après avoir affiné mon ouïe et concentré mon esprit.

Les seuls battements de cœur que j’entendais dans cette pièce venaient de Colaria et de moi.

Les deux Miyu, celle qui instruisait Colaria et celle qui échangeait le thé à côté de moi. Toutes les deux étaient des marionnettes sans cœur battant.

« Oui. Maître me l’ayant autorisé, alors j’ai demandé qu’on crée une autre marionnette. »

« En une seule nuit ? »

« Mademoiselle Delphina est incroyable. »

« Non, je ne voulais pas dire ça. »

Je regardais attentivement Miyu.

J’avais demandé « en une seule nuit » à propos de Miyu.

Je pourrais dire à quel point la compétence Marionnettiste était dur à utiliser parce que je l’avais essayé une fois. Il était très difficile de manipuler plusieurs marionnettes en même temps.

Cependant, en seulement une seule nuit, Miyu était devenue capable de contrôler deux marionnettes qui pouvaient se déplacer parfaitement comme un humain.

« C’est incroyable de pouvoir en contrôler deux. »

« J’avais pratiqué la nuit dernière. Euh… »

« Oui ? »

« Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? »

Miyu leva les yeux vers moi timidement comme si un enfant était grondé.

« J’ai demandé à Mademoiselle Delphina d’en créer plus. Si c’est mauvais, j’irai annuler. »

« Plus de marionnettes ? Combien ? »

« Hum… euh… »

Répondit Miyu en vérifiant mon expression.

« Il y en a deux de plus. »

« Quatre au total, hein. »

« Oui. Je pensais juste que ce serait génial s’il y en avait cinq si je m’incluais. »

« Peux-tu déjà contrôler quatre marionnettes ? »

« Je ne peux toujours pas… mais, je ferais de mon mieux et j’apprendrai vite. »

« … Pourquoi ? »

« Eh ? »

« Miyu essaie de maîtriser cette compétence dès que possible. Pourquoi donc ? »

« Hum… c’est quelque chose que j’ai reçu de Maître, alors… »

« Est-ce tout ? »

Quand j’avais demandé cela, Miyu avait froncé les sourcils comme si elle était troublée.

« C’est tout, je pense… »

Miyu avait l’air confuse.

Remarquant notre conversation, Colaria avait commencé à nous regarder, mais elle avait été grondée par l’autre Miyu et était retournée à son travail.

Je regardais attentivement la Miyu à côté de moi et lui avais parlé.

« D’après mon expérience, les gens qui essaient de se dépêcher et de s’améliorer ont toujours une forte motivation. Tout comme Sélène. »

« Une forte motivation. »

« Tu peux aussi appeler quelque chose que tu ne peux absolument pas te permettre de perdre. »

« Quelque chose que je ne peux absolument pas permettre de perdre… ah ! »

Miyu soudainement me regarda, comme si elle reprenait un second souffle.

C’était comme s’il y avait quelque chose qu’elle n’avait jamais remarqué, mais finalement réalisé après que je le lui avais dit.

« Tu n’étais pas au courant, hein. Et alors ? Qu’est-ce que c’est ? »

« … »

« Miyu ? »

Miyu devint soudainement silencieuse… mais quand je pensais à ça, la Miyu près de moi et la Miyu au fond s’était soudainement effondrée en même temps.

Littéralement, c’était comme si elles étaient des marionnettes dont les ficelles étaient coupées.

« Miyu ? Quel est le problème, Miyu ? »

Colaria avait également été surprise. Elle attrapa et secoua les épaules de la marionnette Miyu qui arrêta de bouger.

« Monsieur Kakeru ! »

« Il n’y a pas de problème, ce ne sont que des marionnettes. Tu devrais rester ici. »

« Oui. »

Je laissais derrière moi une Colaria confuse et me précipitais hors de la pièce.

J’avais renforcé mon audition à ses limites, trouvant le son de Miyu à l’intérieur du manoir.

Je m’étais précipité vers Miyu et l’avais trouvée assise par terre, devant une pièce inutilisée où Tania s’était tenue une fois.

Il y avait des outils de nettoyage éparpillés à côté d’elle. On dirait qu’elle nettoyait jusqu’à maintenant tout en contrôlant deux marionnettes.

J’étais devenu de plus en plus étonné par elle.

Mais cette Miyu, elle se cachait le visage avec ses mains alors qu’elle était assise par terre.

Son visage était plus rouge que je ne l’avais jamais vu.

« Miyu, quel est le problème ? »

« Maître… je suis désolée. »

Quand je l’avais appelée, elle s’était levée et avait essayé de s’enfuir.

Bien sûr, je ne l’avais pas laissée. J’avais attrapé sa main et l’avais tirée dans mes bras.

Je la serrais dans mes bras et jetais un coup d’œil au visage rougissant de Miyu.

« Ne cours pas, Miyu »

« Hauu… »

« Tu as réalisé quelque chose de bien ? »

« Oui… mais, c’est mauvais. »

« Qu’est-ce qui est mauvais ? Dis-le-moi. »

Miyu ne répondit pas et secoua la tête. Elle essaya d’éviter mon regard avec des larmes apparaissant au coin de ses yeux.

« Miyu. »

J’avais appelé son nom avec douceur, mais avec assurance.

« Dis-moi. Je jugerai comme ton maître si c’est vraiment quelque chose de mauvais. »

« Hauu… j’ai compris »

Miyu se rendit. Son corps qui était raide, essayant de trouver une chance de s’enfuir, était maintenant complètement détendu.

« Si je deviens capable d’utiliser beaucoup de marionnettes, il n’y aura plus besoin d’une servante. »

« Oui ? »

« La servante du Maître… Je pensais que c’est mieux s’il n’y a pas plus… »

Sa voix avait presque disparu quand elle était sur le point de finir de parler. Elle avait parlé comme si elle confessait ses crimes.

En d’autres termes, c’était la raison pour laquelle Miyu voulait maîtriser « Marionnettiste » rapidement.

C’était juste une façon de montrer son désir de monopoliser le fait d’être ma seule femme de ménage.

{Comme c’est intéressant ! Tandis qu’elle guidait ses jeunes sœurs dans le harem sans se retenir, elle souhaite monopoliser sa position de femme de chambre.}

Éléanore se mit à rire joyeusement.

Et moi…

« Miyu. »

« O, Oui ! »

« Cinq comme toi… avec quatre marionnettes, peux-tu le faire ? »

« … Oui ! Je, je ferai de mon mieux »

« Cela pourrait ne pas suffire même si vous êtes cinq dans le futur. Que feras-tu, alors ? »

« Je vais travailler encore plus dur ! »

« D’accord, alors je compte sur toi »

Miyu avait l’air si mignonne que je ne pus m’empêcher de la porter comme une princesse.

Je portais la femme de chambre comme une princesse et me dirigeais vers ma chambre.

« C’est un test, Miyu. Tu me serviras pendant que je ferais l’amour avec toi. Essaye de faire ton travail en utilisant les marionnettes pendant que nous le faisons. »

« … Oui ! »

Miyu avait compris que son « égoïsme » était permis.

Elle avait montré un sourire brillant, mais déterminé.

J’avais senti que Miyu était si adorable, je l’avais amenée directement dans la chambre et l’avais poussée sur le lit.

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