Kujibiki Tokushou: Musou Hāremu ken – Chapitre 289

« Eudora… »

« Ara, j’ai entendu dire que l’Enfant de Dieu ne parlait pas beaucoup, mais cela ne semble pas être le cas. Ou suis-je juste assez chanceuse ? »

Eudora avait émis un petit de rire.

De profil, elle ressemblait à une noble femme au sourire élégant. La preuve étant qu’il y avait plusieurs croyants… surtout des hommes stupéfaits par son allure.

Elle avait un sourire amical et un comportement élégant.

Mais Caroline avait quand même froncé ses sourcils.

On ne savait pas si Eudora l’avait remarqué ou non.

Elle avait continué en souriant.

« Ce serait très pratique si nous pouvions avoir une discussion. Caroline-sama, j’ai quelque chose à vous demander. »

« … Non. »

« … ! »

Avant qu’Eudora n’ait fini, Caroline avait refusé sans considération.

Les croyants à l’intérieur de l’église furent agités et l’expression d’Eudora devint raide pendant un instant.

« C’est… qu’il y a-t-il ? »

« Ça n’a pas d’importance. »

« C’est troublant. Pouvez-vous au moins écouter ce que j’ai à dire ? »

« … »

Caroline avait l’air de ne pas aimer sa compagnie, c’était évidant quand on regardait ses expressions.

« Vous avez l’air très franche, hein ? On ne peut rien y faire, je vais en rester là pour aujourd’hui. »

Après qu’Eudora ait dit ça, elle s’était retournée et avait quitté l’église.

Elle avait vraiment l’air d’avoir agi avec maturité. Si on y ajoutait l’aura qui émanait d’elle et son élégance, certains croyants regardèrent Caroline avec une désapprobation et un mécontentement clairs.

On dirait qu’ils auraient pu en vouloir à Caroline si celle-ci n’était pas « l’enfant de Dieu ».

Naturellement, ni ces regards ni leurs sentiments n’avaient atteint Caroline.

Elle avait toisé Eudora avec une expression confuse et désagréable.

Même maintenant, aux yeux de Caroline, Eudora semblait être une personne d’incroyablement sombre et sale.

Après être monté dans sa calèche, Eudora chuchota un ordre à son subordonné.

« Va enquêter à fond sur cette fille. Je veux en savoir plus sur sa naissance, ses goûts et préférences, jusqu’à la couleur de ses sous-vêtements. Trouve tout ce que tu peux. Il doit bien y avoir quelque chose. Quelque chose qui l’obligera à m’écouter. »

« Ha ! »

Son subordonné avait entendu son ordre et parti.

À l’intérieur de la voiture qui s’était mise à bouger, Eudora murmura à elle-même avec une expression renfrognée.

« Cette petite morveuse prétentieuse qu’on appelle l’enfant de Dieu… Je vais certainement te le faire regretter. »

Eudora avait jeté une malédiction dans un endroit où personne ne regardait.

Bien que sa beauté soit toujours présente et qu’elle soit restée la même, son expression était méchante et féroce, incomparable à ce qu’elle avait montré auparavant.

C’était son vrai visage, celui qu’elle ne faisait que lorsqu’elle était absolument certaine que personne ne regarde.

« C’est comme une personne différente. »

{Kukukuku, elle est plutôt décente quand tu l’as regarde depuis l’extérieur.}

Éléanore et moi avions regardé cette expression de près.

Nous étions dans le même véhicule, sur le siège en face d’elle.

J’étais monté dans le même carrosse tout en étant vêtu de mon aura de camouflage.

Grâce à ça, elle ne pouvait pas du tout me voir.

« Je refuserais probablement n’importe quelle chose qu’une personne comme cela me demandera. Non, en premier lieu, il n’y a aucune chance qu’elle demande quelque chose de raisonnable. »

{Elle semble aussi avoir dit quelque chose à propos de menacer cette fille.}

« Elle l’a fait. Mais pourquoi Caroline l’avait-elle rejetée ? »

Elle ne l’avait même pas laissée en parler.

« Caroline a fait une expression désagréable dès qu’elle l’a vue. C’est comme si elle regardait des ordures. »

{Umu. Elle regardait Nikki juste un instant avant, et la différence d’expression était terrible.}

« Qu’est-ce que tu en penses ? »

{Elle a peut-être vu quelque chose d’impossible à voir pour le commun des mortels.}

J’avais hoché la tête.

J’étais d’accord avec l’hypothèse d’Éléanore.

À l’origine, Caroline avait une « façon d’entendre » différente des autres.

Jusqu’à présent, c’était soit « elle pouvait entendre », soit « elle ne pouvait pas entendre », mais il était possible qu’elle ait pu évoluer vers autre chose.

En fait, son regard était clairement différent quand elle regardait Nikki et les autres soldates esclaves. Elle les regardait avec des yeux favorables.

{Tu te vantes maintenant ?}

« C’est un fait qu’elles sont devenues des femmes capables. »

{Kukukuku, ce n’est pas drôle de te taquiner.}

Bien qu’elle ait dit cela, Éléanore semblait s’amuser.

J’y avais repensé. J’avais réfléchi au moyen de tester et de trouver ce qui était arrivé à Caroline.

« Si c’est le cas, il y a quelqu’un de très approprié. »

J’étais dans le royaume de Calamba, dans la capitale royale de Meteora.

Rica m’avait dit ça quand j’étais venu la consulter.

« Qui est-ce ? Tu es venu me demander s’il y a quelqu’un que tu as vu d’intéressant, et il faut que cela soit quelqu’un qui n’est pas encore entré dans le harem. Est-ce que c’est comme ça ? »

Rica avait souri.

« Je sécuriserais celles que je dois récupérer au plus vite, assez vite pour gagner contre Delphina. »

« Colaria, hein. »

« Oui. C’est pourquoi il n’y a personne qui ressemble à ce que tu décris en ce moment. Je n’ai pas ça, mais il y a un homme qui pourrait être puni d’un crime. »

« Raconte-moi les détails. »

Après avoir montré un sourire gracieux, Rica avait commencé à parler de cet homme. Il s’agissait d’un fonctionnaire subalterne dans une zone rurale ayant dans une certaine région de nombreuses terres agricoles.

Cette année, cette région avait été frappée par du mauvais temps, alors le royaume… Rica leur avait accordé une exemption de taxes et leur avait envoyé des biens afin de leur porter secours.

Cependant, il s’agissait d’un complot de certains fonctionnaires corrompus, qui avaient augmenté leur richesse personnelle en profitant de cela.

Le fonctionnaire avait trouvé la preuve de la corruption de ces autres fonctionnaires et essaya de les dénoncer…

« Voilà comment l’histoire s’est déroulée. D’autre part, il y a des rapports qui disent que le vrai coupable de tout est en fait ce fonctionnaire. »

« Je vois. Ça ne va nulle part, hein ? »

« Mais j’ai déjà des preuves. Il est innocent. Je pense qu’il est exactement ce dont tu as besoin en ce moment pour tester Caroline. »

« C’est vrai. Merci, Rica. »

Après avoir dit cela, j’avais tenu Rica par la taille et je l’avais tirée vers moi pour la serrer dans mes bras, puis je lui avais donné un baiser.

Rica avait l’air envoûtée, elle avait penché son corps vers le mien.

« Y a-t-il quelqu’un d’autre qui lui ressemble ? »

« Bien que l’on n’ait pas réussi à trouver des preuves pour chacun d’eux, il y en a quelques-uns. »

« Je les utiliserai tous. »

« D’accord. Je t’apporterai la liste. »

J’avais donné un autre baiser à Rica quand elle était sur le point de rappeler quelqu’un à l’ordre, lui donnant le paiement anticipé qu’elle méritait.

« Caroline. »

« Dieu. »

J’étais dans l’église d’Ainon, dans la chambre de Caroline.

J’étais directement entré dans sa chambre.

Caroline était étonnamment calme, même si cela faisait longtemps qu’elle ne m’avait pas vu.

« Qu’est-ce qu’il y a, Dieu ? »

« Hein, non, ce n’est rien. Plus important encore, viens avec moi. »

« Pour aller où ? »

« À la prison. »

« La prison… »

Caroline avait l’air de se demander de quoi il s’agissait, mais quand même, elle m’avait pris la main sans hésitation quand je l’avais contactée.

En la serrant fort, je l’avais téléporté jusqu’à la prison où j’avais été conduit une fois auparavant.

C’était une prison souterraine où les criminels étaient enfermés.

Les murs de pierre et les barres de fer dégageaient une atmosphère solennelle.

« Par ici. »

« Oui. »

J’avais amené Caroline devant l’homme que je cherchais.

C’était le fonctionnaire subalterne qui avait dénoncé la corruption et qui pourtant avait été accusé d’être le corrompu.

« Hein ? »

Dès qu’elle avait vu l’homme, les yeux de Caroline s’étaient élargis.

Elle n’avait même pas entendu l’homme parler, mais elle avait déjà élevé une voix de surprise.

« Pourquoi cette personne est-elle dans un endroit comme celui-ci ? »

« Peux-tu me dire quelque chose ? »

« Oui. Il ressemble en tout point à cette personne avec qui Dieu a parlé. Il a l’air brillant. »

« À celle à qui j’ai parlé ? »

« Cette femme étonnante qui vous a salué. »

« Nikki huh… tu nous as vus huh. »

Caroline fit un léger signe de tête. Ses yeux étaient fixés sur l’homme.

« Tu le vois briller, hein. Et cette femme, Eudora ? »

« Elle est si sale. »

« Je vois. Ce n’est pas quelque chose que tu as entendu, mais c’est quelque chose que tu as vu. »

« Oui. Mais je ne suis capable de le voir que depuis peu. »

« Je vois… Caroline. »

« Quoi ? »

« Je vais aussi te faire regarder d’autres personnes. »

« Oui… si Dieu me le demande… »

Caroline n’avait pas l’air au courant. Elle ne le savait certainement pas elle-même.

Elle ne savait pas à quel point ce qu’elle voyait était incroyable.

{La lumière de l’âme, hein…}, chuchota Éléanore d’une voix solennelle.

Éléanore avait la même supposition. Si notre supposition était correcte, cela signifiait que Caroline était maintenant capable de voir la couleur de l’âme d’un humain.

Et pour confirmer ça, je lui avais fait regarder différents types de personnes.

Environ 90 % des mouvements dans le cœur de Caroline étaient comme Kakeru l’avait prévu.

Les 10 % restants dépassaient les attentes de Kakeru.

Caroline avait commencé à regarder davantage les humains, et à voir leur vraie nature.

Caroline était née comme l’enfant de Dieu… comme le réceptacle de Solon, mais Kakeru n’avait jamais imaginé que ses pouvoirs allaient s’éveiller, à savoir la capacité de trier les âmes.

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