Kujibiki Tokushou: Musou Hāremu ken – Chapitre 299

Un jour, en début d’après-midi.

Je quittais ma chambre, un bras placé autour de l’épaule de Caroline.

Après avoir passé la nuit chez moi, elle m’avait soudainement dit qu’elle voulait rentrer chez elle par ses propres moyens.

« Es-tu sûre de toi ? Cela ne prendra que quelques instants si je te ramène chez toi. »

« Ce n’est pas grave. Je désire voir beaucoup de gens pendant mon trajet. »

« Je vois. »

Observer les gens était vraiment devenu le passe-temps de Caroline.

Elle était très différente de l’époque où elle ne pouvait voir que Dieu (moi), et ne s’intéressait même pas aux autres.

« Puisque c’est le cas, je vais te donner un conseil. »

« Un conseil ? »

« Tu devrais bien regarder les gens en colère. Les gens montrent habituellement leur vraie nature lorsqu’ils sont en colère. »

« Vraiment ? »

« Oui. Bien que ceux qui soient ivres montrent aussi leur vraie personnalité, ce sera une version un peu exagérée. Si l’on devait choisir, il vaut mieux regarder les gens en colère. »

« Entendu. Merci mon Dieu. »

Après m’avoir lancé un regard reconnaissant, elle se retourna et s’éloigna.

{Elle n’a pas du tout changé, même après être devenue le Pape.}

« Après tout, elle ne semble pas du tout être intéressée par l’autorité. C’est aussi un facteur de sa popularité. »

{Le plus important pour elle, ce sont les paroles de son dieu. Elle traite les autres avec une attitude stoïque. Elle est presque parfaite en tant que responsable d’une religion. C’est aussi pour ça que c’est dangereux pour elle.}

« Hm ? »

{Mis à part cette jeune fille, la plupart des grands prêtres qui l’entourent ont l’esprit mondain. Il n’y a aucune garantie qu’elle ne soit pas impliquée dans quelque chose de dangereux.}

« Si cela arrive, je résoudrai le problème. »

{Hmph, c’est bien ce que je pensais.}

« Mis à part cela »

{Hum ?}

« Je n’ai pas eu de billet de loterie après que Caroline ait été choisie comme Pape. »

{ … Maintenant que tu l’as mentionné, il n’y en avait pas.}

« Il devrait se passer quelque chose qui devrait bientôt l’impliquer, bien que je sache déjà ce que cela puisse être. »

{Hmm, je crois aussi le savoir.}

Éléanore hocha la tête, donnant l’impression qu’elle n’avait rien dit délibérément.

Depuis que j’avais été téléporté dans ce monde, je m’étais fait une idée approximative de la manière dont les événements étaient résolus.

Chaque fois qu’un grand événement était réalisé, il y avait toujours un billet de loterie spécial qui apparaissait.

Dans ce cas, le fait que Caroline devienne le Pape n’était pas la fin de la tâche.

Il était donc naturel de penser qu’il y aurait autre chose.

Les êtres maléfiques.

Ces existences diaboliques qui étaient impliquées dans les cinq grands royaumes.

J’avais entendu le nom de Solon sortir de leurs bouches.

Mais pour l’instant, il n’était pas encore apparu. Et il n’y avait pas un seul billet de loterie qui était tombé à la suite de l’événement avec Caroline.

Il était donc naturel que je pense qu’il restait quelque chose à accomplir.

Néanmoins, il n’y avait aucune prémisse d’un événement à venir, alors, au moment où je me demandais ce que je devrais faire pour la journée.

« Ah… ! »

« Ghe ! »

De l’endroit où Caroline avait disparu, deux filles s’étaient montrées.

L’une d’elles portait une énorme épée ainsi qu’une armure en forme de bikini, c’était la guerrière Agnès.

L’autre était vêtue de vêtements cléricaux et avait l’air d’une croyante fidèle, la prêtresse de qui émanait un air gracieux, Julia.

Dès qu’elles m’avaient vu, elles montrèrent une expression découragée, chacune dans son propre style.

« Pourquoi es-tu ici ? », dit Agnès

« Mais c’est mon manoir. C’est plutôt moi qui devrais vous demander… eh bien, je n’ai probablement pas besoin de vous le demander. »

« En effet, nous sommes venus chercher Onee-sama. Nous avons l’intention de partir en quête de subjugation aujourd’hui. »

« Je vois. Io est dans sa chambre. », avais-je dit tout en essayant de les laisser passer toutes les deux.

Cependant, elles ne bougeaient pas, elles ne regardaient que moi, un sentiment de fureur était dans leurs yeux.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« La fille qui vient de partir, qui diable est-elle ? »

« Hm ? La fille qui vient de partir ? »

« C’est la personne que nous avons croisée il y a un instant. »

« Tch, une nouvelle femme. »

« Ahh, Caroline, hein. Vous ne la connaissez pas ? C’est le nouveau pape de l’église de Solon. »

« Ehhhh !? »

« Impossible… »

Agnès et Julia avaient été surprises.

Agnès ferma et ouvrit bruyamment la bouche tandis que Julia alterna son regard entre moi et la direction où elles avaient vu passé Caroline.

« Eh. Ne me dis pas… je n’ose même pas le croire… mais vu qu’elle était ici, ça veut dire… »

« Hm ? Quel est le problème ? »

« À propos de cette femme, c’est ta… »

« Ahh, c’est ce que tu voulais dire. Oui, c’est ma femme. »

Alors que je lui avais répondu avec désinvolture, Agnès ferma et réouvrit sa bouche.

« … Vous êtes le pire. »

De son côté, Julia m’avait regardé comme si elle regardait quelque chose de dégoûtant.

Agnès et Julia. Les deux réagissaient comme cela depuis notre première rencontre.

D’autre part…

« Hein ? Agnès, tu es aussi là, Julia. »

« … Ane-san ! »

« Onee-sama ! »

Elles s’étaient instantanément transformées en une autre personne.

Dès que leur idole Io était apparue depuis l’arrière du manoir, les deux filles s’étaient précipitées vers elle avec des visages souriants.

Io, Agnès et Julia. Ces trois-là avaient créé un groupe d’aventuriers, Agnès et Julia admiraient… non, elles vénéraient Io.

Dans un sens, leurs relations étaient similaires à celle que j’avais avec Caroline, qui venait juste de partir.

« Kakeru. »

D’un autre côté, Io était ma femme.

Même après qu’elle ait commencé à vivre dans mon manoir, chaque fois qu’elle me voyait, elle courait vers moi avec un visage souriant.

« Bonjour, Kakeru. »

« Ouais, tu dois faire une quête aujourd’hui, non ? »

« Oui. Il a été rapporté que des poissons démoniques sont apparus dans un certain lac, nous avons donc reçu une demande pour les subjuguer. »

« Est-ce que ça va bien se passer ? »

« Je ferai de mon mieux ! »

Io fit une petite pose énergique tout en tenant son bâton magique préféré.

C’était sa marque de fabrique, sa pose était pleine d’énergie, et elle était mignonne.

J’avais posé ma main sur son menton et je lui donnais un petit baiser.

« Ahh !! »

« Encore une fois… »

Agnès et Julia qui étaient derrière Io avaient élevé la voix, mais je les avais ignorées.

« Kakeru… »

Tout ceci parce que Io me faisait une expression radieuse.

« Va faire de ton mieux. »

« Oui ! Je le ferai ! »

Io me fit une nouvelle pose énergique. Elle était si mignonne qu’elle m’avait rendu un peu agité… mais l’instant d’après, Agnès et Julia, tenant les bras d’Io, la tirèrent par derrière, l’emmenant comme une prisonnière.

« A-Attendez. Nous ne devrions pas être aussi pressées… »

« Dépêchons-nous et partons, Ane-san. »

« Oui, la personne qui a demandé la soumission des poissons démoniaques doit être très troublée en ce moment. »

Les deux filles lui dirent ces paroles convaincantes et puis elles disparurent dans le coin avec Io.

Alors, que devrais-je faire maintenant ?

J’avais vu par la fenêtre les trois femmes quitter le manoir, et pendant que je faisais cela, je pensais à l’endroit où je devais aller.

Mais à ce moment-là.

Avec des rugissements et des sons métalliques qui faisaient trembler ciel et terre, Nana et Olivia apparurent.

Elles s’étaient battues toutes les deux, se dirigeant dans cette direction depuis les terrains d’entraînement des soldates esclaves.

Elles se battaient très sérieusement.

Je ne ressentais aucune intention de tuer, alors elles avaient probablement fait un match d’entraînement tout en supposant qu’il s’agissait d’une véritable bataille.

Nana et Olivia étaient sérieuses. L’ampleur et la férocité de leur combat étaient un peu semblables à l’époque où j’avais combattu Olivia en tant que Dragon Rouge.

Elles échangèrent des coups en plein vol. Olivia lui crachait des flammes, mais Nana les avait parées avec une fente de son épée.

La gigantesque boule de feu avait été détruite, mais elle s’était ensuite séparée en petites flammes qui s’étaient dispersées.

Et certaines d’entre elles volèrent vers Io et les deux filles.

{He}

« Je sais. »

J’avais sauté par la fenêtre tout en brisant la vitre.

Ces flammes étaient dangereuses.

Elles étaient tellement concentrées dans leurs combats que moi, qui les voyais de loin, je pouvais savoir que cette attaque était puissante.

Et de multiples flammes se dirigeaient vers Io et les deux filles.

J’avais dégainé Éléanore tout en sautant et en augmentant ma vitesse.

Io avait bloqué les flammes qui se dirigeaient vers elle.

Bien qu’elle l’ait fait sur un coup de tête, elle avait fait jaillir l’éclair sombre d’Éléanore, et celui-ci s’était heurté aux flammes.

Ces deux attaques étaient très puissantes, les éclairs et les flammes se dissipèrent.

Mais une autre de ces flammes contre lesquelles Io se protégea à peine s’envola en direction d’Agnès.

Le corps d’Agnès avait l’air raide. Il était évident qu’elle ne pouvait pas se défendre correctement.

« Je vais te jeter ! »

{Hum}

Après ce court échange, j’avais lancé Éléanore.

Éléanore vola en déchirant l’air tout en perçant ces flammes.

Les flammes se dispersèrent quand elle les traversa… et, leurs vitesses diminuèrent.

Puisqu’elles étaient devenues plus lentes, j’avais été capable de le faire à temps.

J’avais protégé Agnès en l’enlaçant dans mes bras, et j’avais libéré ma cape d’aura… non, cela ressemblait plus à une barrière d’aura. Je l’avais utilisée pour protéger Agnès et Julia.

Toutes les flammes diffusées étaient bloquées par la barrière d’aura.

« Nana ! Olivia ! »

« Mon Seigneur ! »

« Qu’est-ce qui se passe, humain ? »

« Ne faites pas cela ici, faites-le sur le terrain d’entraînement. »

« Compris. »

« Hein 〜 ? Mais quand est-ce que nous en sommes partis ? Tu es plutôt bonne, guerrière humaine. »

Nana et Olivia partirent en même temps. Elles retournèrent sur le terrain d’entraînement à grande vitesse et avaient poursuivi leur combat dès leur arrivée.

Cela ressemblait à un combat qui allait faire trembler le monde, cela ressemblait aussi au héros défiant le dernier dragon.

Eh bien, en laissant ça de côté.

J’avais demandé à Io :

« Est-ce que ça va ? »

« Oui, je vais bien. »

« Et toi, comment te sens-tu ? »

Après l’avoir demandé à Io, j’avais regardé Agnès.

« … »

Agnès me regarda avec des yeux livides.

Elle n’avait pas répondu, elle semblait juste être ailleurs.

« Hm ? Est-ce que ça va ? Tu as été blessée quelque part ? »

« … alors. »

« Alors ? »

« … Si cool. »

« Hein ? »

« Qu’est-ce que tu dis ? » lui demandai-je en réponse. Mais en entendant cela, Agnès s’était vite rétablie.

« Ce n’est rien ! »

Et elle m’avait fortement repoussé.

« Est-ce que ça va, Agnès ? Ton visage est tout rouge. »

« Je… Je vais bien ! Allons-y, Ane-san ! », déclara Agnès tout en avançant à grands pas.

Io et Julia l’avaient poursuivie précipitamment.

« … »

En marchant devant moi, j’avais vu Agnès me regarder à la dérobée.

Son visage était rouge vif, la faisant ressembler à une jeune fille.

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