Kujibiki Tokushou: Musou Hāremu ken – Chapitre 300

Dans l’après-midi, alors que je marchais dans le couloir de ma demeure, j’avais vu Io et Hélèna sortir ensemble d’une pièce.

« Yo », avais-je dit en marchant vers elles.

Je vis les deux femmes se tourner vers moi avec un sourire.

Io, sous son grand chapeau de sorcière, me fit un sourire rafraîchissant, tandis qu’Hélèna souriait silencieusement, mais avec grâce.

Les deux étaient des femmes capables comme l’on n’en voyait que peu, alors ça m’avait un peu excité, même si cela se finissait toujours comme ça.

« Heureuse de te voir, Kakeru. »

« Tu es venue, Hélèna. »

« Oui. J’ai encore quelque chose à demander à Io. »

« Un cas qui ne peut être résolu que par une grande magicienne de rang S, hein. »

« Oui, on a absolument besoin de l’aide de Io. », déclara Hélèna d’un ton calme mais clair.

Et ses paroles avaient mis Io mal à l’aise.

« Dieu merci, Io est aussi la partenaire de Kakeru. Si ce n’était pas le cas, qui sait combien je devrais payer pour demander à une grande magicienne comme Io d’accepter une requête. »

« Ehhhhhhhhhhh !? »

Io avait été surprise. Elle n’avait pas l’air habituée à recevoir autant d’éloges.

« Néanmoins, je ne sais pas non plus comment récompenser Io. Bien sûr, j’ai préparé une compensation adéquate, mais… »

« Elle me l’a dit plus tôt, mais c’est clairement trop ! »

Io l’interrompit d’une voix forte. Je vois, on lui avait probablement donné une grosse récompense.

J’avais l’impression que la conscience de Io n’avait pas encore rattrapé le niveau de son pouvoir.

Elle était déjà une grande magicienne de classe S, mais dans sa tête n’était toujours qu’une aventurière de rang B.

« Au fait, combien lui as-tu offert, Hélèna ? »

« Hum… à peu près ça. »

J’avais demandé à Hélèna le montant de la récompense qu’elle lui avait offerte.

C’était suffisant pour acheter une maison décente dans cette ville, environ un million de dollars.

Ce n’est pas une si grosse récompense pour une quête donnée par un membre de la famille royale. De plus c’était une quête que seul un magicien de Rang S pouvait résoudre.

{Ce n’est effectivement pas une grosse récompense.}, dit Éléanore avec un ton assez sérieux.

{Pour une jeune fille qui peut être capable d’utiliser une fraction de ma puissance, cette récompense est plutôt faible}.

Je le pensais aussi. Mais si je disais ça à Io, elle dirait probablement quelque chose comme : « non, non, non, j’ai encore un long chemin à parcourir. », ou quelque chose comme ça.

Très bien, dans ce cas…

« Ce serait troublant si elle n’acceptait pas la quête, mais elle ne veut pas recevoir de récompense. Ce n’est pas une bonne chose de créer des exceptions en ne donnant pas des récompenses et des punitions équitables. »

« Utilise-la autant que tu le veux, je lui donnerai sa récompense à la place. »

« Kakeru, tu le feras ? »

« Oui, avec mon corps. »

« Ah… ! »

Io avait fait entendre sa voix quand elle avait posé sa main sur sa bouche.

Bien que son visage soit devenu rouge, ses yeux brillaient joyeusement.

« Es-tu d’accord avec ça, n’est-ce pas ? »

« O-Oui ! Je ferai de mon mieux ! »

« Je t’en remercie beaucoup. Il n’y a pas de plus grande récompense que de recevoir l’affection de Kakeru. Je ne me retiendrai pas, et je ne donnerai à Io que des quêtes difficiles. »

Hélèna cacha ses lèvres avec son éventail et sourit malicieusement.

J’aimais vraiment la manière dont elle se comportait actuellement, alors je l’ai pris dans mes bras et je l’embrassais.

J’avais dit à Io que je serais la récompense pour l’achèvement de sa quête, et une aura enflammée évidente était sorti d’elle avant qu’elle ne parte avec Hélèna.

Je n’avais plus rien à faire, alors je m’étais détendu dans le salon.

Et pendant que je me détendais, Althea était apparue et m’avait fait un massage sans rien dire.

Le massage avait commencé au niveau de mes épaules, mais maintenant, elle était passée à mes pieds, me frottant doucement mes mollets.

La Grand Sage Althea… juste Althea.

En dehors des cas où c’était absolument nécessaire, elle voulait agir comme une simple femme.

Elle n’était jamais aussi heureuse qu’au moment où elle me servait comme une simple femme, alors je la laissais faire ce qu’elle voulait.

Naturellement, ce n’était pas tout.

Peu importe à quel point un plat était bon, le manger continuellement le rendrait vite insupportable.

Althea voulait seulement être « juste Althea ».

Pour faire un « recul » entre les deux, je lui avais volontairement parlé en tant que « Grande Sage ».

« J’ai rencontré Hélèna plus tôt. Son sourire s’approfondit encore plus, ainsi que ses expressions. »

« … »

« Entre Hélèna et Iris, qui vois-tu être le prochain dirigeant ? »

« … »

Althea arrêta de me masser et me regarda sans rien dire.

Son expression me montrait qu’elle boudait, c’est comme si je lui avais versé de l’eau froide alors qu’elle profitait de ce moment.

Alors que je la regardais fixement, elle soupira de résignation, redressa le dos et se tourna vers moi.

« Ce serait Iris. »

« Et pourquoi elle ? »

« C’est l’une des fleurs jumelles de Theresia, et Hélèna Theresia Mercure est trop sage. »

Althea était complètement entrée dans son mode grand sage. Elle avait commencé à parler sur le ton d’un instructeur, comme lorsque je lui demandais des conseils.

« Bien sûr, sa popularité au sein du royaume est remarquable. Cependant, elle a fait trop d’intrigues, elle est devenue trop familière avec les affaires que l’on fait en coulisses. »

« Ahh… tu dois avoir raison. »

Je m’étais souvenu du visage d’Hélèna de tout à l’heure.

Elle souriait agréablement en cachant ses lèvres, c’était son expression lorsqu’elle complotait quelque chose.

Bien que j’aimais cette expression, elle pourrait être impopulaire auprès de la masse ou des gens ordinaires.

« D’autre part, Iris Theresia Mercury possède une personnalité simple. Même les citoyens du royaume savent qu’elle ne fait pas des choses cachées aux yeux du public, en comparaison avec sa sœur. Entre celle qui a deux visages et celle qui n’en a qu’un, ce sera cette dernière qui recevra le plus de soutien. »

Tandis qu’Althea m’expliquait tout cela, elle leva deux doigts.

Je vois, donc Iris serait le meilleur choix, hein.

« … Il y a aussi un meilleur choix… »

« Hein ? Qui est-ce ? »

« … »

Althea me montra du doigt sans rien dire.

« Moi ? »

« Oui, mais plus précisément, tu es non seulement apte à devenir le roi du Royaume de Mercure, mais tu es aussi le plus apte à devenir le Roi Unificateur des cinq grands royaumes… l’Empereur. »

« C’est inquiétant. Je n’ai pas du tout l’intention de gouverner. »

Faire l’amour avec de bonnes femmes, c’est tout ce que je voulais.

Bien qu’actuellement, les cinq pays m’avaient donné des titres de noblesse et m’avaient même appelé « Goshaku-sama », je n’avais jamais pensé à devenir une autorité.

Je voulais seulement trouver des femmes capables, les élever si nécessaire, puis faire l’amour avec elles. C’est tout ce que je voulais faire.

« Tu n’as pas besoin de gouverner directement, mais un pays qui unifiera les cinq royaumes doit être constitué. Dans ce cas, tu ne gouverneras pas le continent, mais les cinq royaumes. »

« … n’est-ce pas… »

« Son territoire sera probablement constitué de ce manoir et son annexe, cela serait suffisant. »

Je pensais que c’était le même système de gestion qu’une holding.

Je pensais que c’était un système identique à celui des Nations unies, mais en bien meilleures.

Cela pouvait être comparé au système fédéral des États-Unis.

Un pays fait pour superviser plusieurs pays.

« C’est un conseil un peu fou. »

« C’est la meilleure solution, tu sais. Il n’y a pas de plus grand candidat que toi dans ce monde. Toi, qui te tiens au sommet de ce continent, tu es son plus grand bien. »

Je n’avais pas répondu à Althea.

Bien que je comprenais ce qu’elle disait, je n’avais pas du tout l’intention de faire ça.

Donc je n’avais pas répondu. On était ainsi pendant un moment.

« … Est-ce suffisant ? »

« Hm ? »

« Puis-je retourner maintenant à mes occupations ? »

« Tu as été d’une grande aide, merci Althea. »

« Je suis Althea, simplement Althea. »

Elle me déclara sa réplique habituelle sur un ton cérémonieux tout en recommençant à me masser les pieds.

Elle avait l’air plus vivante que d’habitude, on dirait qu’elle aimait être à cette place.

Je laissais Althea faire ce qu’elle voulait.

Et alors qu’on se détendait de cette manière.

« Ah ! »

Mes yeux rencontrèrent ceux d’Agnès, qui était passée par la porte-fenêtre.

Il n’était pas rare de voir Agnès et Julia dans mon manoir.

Elles rendaient souvent visite à Io, qui vivait généralement dans mon manoir.

Elles étaient probablement venues pour la voir aujourd’hui aussi.

Mais Agnès me regarda fixement, et quand elle était sur le point de partir, elle s’arrêta subitement. Elle se dirigea vers moi.

« Toi… ! »

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Ce n’est rien du tout ! »

Voyant Althea qui me servait docilement, elle s’arrêta un instant puis se mit à trembler avec un visage rougissant.

« Où est Ane-san ? »

« Io est sortie avec Hélèna. On lui a demandé de faire quelque chose que seule elle pouvait faire. »

« Ohh ! Comme prévu d’Ane-san ! »

Agnès était une fervente admiratrice d’Io, qu’elle appelait même Ane-san, me montra une grande joie.

« Je n’ai donc pas le choix, je devrais y aller seule aujourd’hui. »

« Y aller ? Dois-tu faire une quête de subjugation ? »

« Et en quoi cela te concerne ? »

« Tu veux que je t’aide ? »

« Je n’ai pas besoin de toi ! »

« Est-ce que c’est le cas ? »

« Bien sûr que oui. On a assez d’épéistes ! »

Après s’être arrêtée pour réfléchir, Agnès m’avait donné une raison quelque peu convaincante.

Il était vraiment évident qu’elle n’y avait pensé qu’à l’instant, alors je savais que ce n’était pas la vraie raison.

« Je vais réussir, même sans l’aide d’un homme qui comme toi ne pense qu’avec sa moitié inférieure ! »

Après avoir craché ça, Agnès s’était retournée et était partie.

Comme d’habitude, elle me détestait.

J’avais continué à me détendre tout en recevant le massage d’Althea. Mais soudainement, je m’étais tourné à l’endroit où Agnès était partie sans réfléchir.

« Ah ! »

Mes yeux avaient rencontré les siens parce qu’elle s’était arrêtée.

Agnès tourna rapidement la tête et s’en alla.

Voyant cela, je retournai mon regard vers Althea, mais je regardai de nouveau dehors.

« Ne regarde pas ! »

Mes yeux avaient rencontré Agnès qui avait le visage rouge vif, elle s’était encore arrêtée de marcher.

Agnès cria de nouveau avec colère et commença à s’éloigner.

J’avais décidé de l’accompagner jusqu’à ce que je ne puisse plus la voir, mais…

« Hya ! »

Agnès se retourna une fois de plus, mais me regarda rapidement. Me voyant face à elle, elle me quitta définitivement cette fois-ci.

Agnès s’était comportée différemment de la normale, et je ne comprenais pas ce qui se passait dans sa tête.

Eh bien, peu importe. J’avais chassé ces pensées et j’étais retourné me détendre tout en recevant le massage d’Althea.

« … »

Était-ce à cause de l’interruption suite à la venue d’Agnès ?

Le massage d’Althea devint beaucoup plus doux et dévoué qu’auparavant.

Je me sentais vraiment bien.

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