Maou-sama no Machizukuri! – Tome 2 – Chapitre 20

Nous avions terminé notre séance de chasse pour la journée et nous étions partis afin de rentrer dans Avalon.

Kuina — joyeuse, jouait avec sa nouvelle arme — et l’Elfe Antique semblaient toutes deux convaincues des performances de leurs armes.

Et même après que les filles se soient battues de toutes leurs forces, leurs armes s’étaient avérées fiables et n’avaient montré aucun signe de dégradation. La fiabilité était la chose la plus importante à prendre en compte sur les armes à feu, car, quelle que soit l’importance d’une arme, elle était inutile si elle ne pouvait pas être utilisée au moment crucial.

« Maître, je vais travailler encore plus durement à partir de maintenant. » (Rorono)

Lors de notre retour, l’Ancienne Naine, ou plutôt, Rorono marchait très proche de moi.

J’avais remarqué qu’elle avait recommencé à m’appeler Maître. Elle avait dit qu’elle m’appellerait Père de temps en temps, alors peut-être que cela signifiait que ça ne serait que dans des occasions spéciales.

Kuina avait toujours une sorte de rivalité avec Rorono et la compétition en ce moment serait d’être proche de moi, mais cette fois, elle nous regardait tranquillement et avec joie. En tant que sœur aînée, elle laissait probablement sa place à Rorono.

« J’attends beaucoup de toi, Rorono » (Procell)

« Mhm » (Rorono)

Au moment où j’avais dit cela, Rorono se mit à sourire d’une oreille à l’autre.

J’avais ensuite regardé derrière moi, en direction de l’Elfe Antique qui se trouvait deux pas derrière moi. Elle souriait aussi.

Elle avait beaucoup travaillé, alors je voulais lui donner un nom.

Cependant, avant même que j’aie eu l’occasion d’exprimer mes pensées, elle s’était avancée en premier tout en disant cela.

« Maître, ne vous inquiétez pas pour moi. Je n’ai toujours pas fait assez pour obtenir un nom. » (Elfe Antique)

Vraiment, pourquoi tous mes démons sont-ils si obstinés ?

Même si je pensais que chacun d’eux avait suffisamment fait…

« D’accord, je te le donnerais plus tard. » (Procell)

Je pensais qu’elle accepterait au moins mon intention de la nommer.

« Oui, j’attends cela avec impatience. Je ferais tout mon possible afin de recevoir un nom. » (Elfe Antique)

À la manière dont les choses se passaient, le jour où je lui accorderais un nom ne semblait pas loin.

Pour dire la vérité, j’avais déjà un nom approprié pour elle.

*

Nous étions revenus au cercle de transfert.

« Maître, j’ai du travail à faire, à plus tard. » (Rorono)

« Moi aussi, afin de cultiver plus de pommes. Car très bientôt, la demande dépassera notre production. » (Elfe Antique)

Rorono et l’Elfe Antique étaient rapidement retournées travailler.

Je m’étais alors souvenu que bientôt un mois complet se serait écoulé depuis que j’avais créé une médaille de [Création] et je pourrais bientôt en recréer une nouvelle.

Je dois choisir avec soin quel démon sera avec celle-là, pensais-je.

Il semblerait que j’avais déjà suffisamment de démons pour l’administration, de sorte qu’un démon uniquement orienté sur le combat était ce que je souhaitais créer.

Kuina et moi avions ensuite lu la proposition des personnes de la société Curtrude concernant les politiques administratives de la ville.

« Père, tu fais un visage effrayant. » (Kuina)

« Non, c’est juste que je ne pensais pas que les humains se montreraient avides si tôt. » (Procell)

C’était peut-être parce que j’étais trop généreux, mais leur proposition devenait de plus en plus exigeante. Je me demandais alors s’ils n’avaient pas la pensée erronée d’être les dirigeants de cette ville.

Selon mon hypothèse, les sociétés de négociation finiraient par informer les pays sur les détails de cette ville et essayer de prendre le contrôle de cette ville. Ils collaboreraient ensuite avec une grande quantité de soldats et d’aventuriers pour tenter de m’éloigner ainsi que mes démons loin de la ville pour ainsi pouvoir la réclamer.

Eh bien, au moins, si cela se produisait, ils se rendraient rapidement compte de leurs folies.

Je pensais qu’il faudrait à un pays au moins 6 mois pour choisir d’attaquer ma ville, entre le fait de recueillir les fonds nécessaires, de recruter des soldats pour leurs causes, de concevoir un stratagème et finalement de tout mobiliser. Si c’était bien le cas, alors j’avais plus que suffisamment de temps pour créer ma force de combat et avoir un plan correct.

« Je devrais subtilement les avertir. Merde, si seulement ils ne cherchaient pas à obtenir plus que ce dont ils ont besoin, alors tous seraient heureux. » (Procell)

Oh bien ! Même si cela se produisait, ce ne sera en aucun cas pour tout de suite.

Ainsi, j’avais apposé un X sur les documents.

« Ah, Père ! Je ressens du Pouvoir Magique de cette lettre. » (Kuina)

Parmi la pile de documents se trouvait une lettre qui m’était adressée.

Récemment, des pétitions de la ville d’Eclaba ainsi que de celles qui n’étaient pas loin étaient arrivées. Ces pétitions demandaient l’exportation des graines de pommiers et des armes des naines. En plus de ces pétitions, beaucoup demandaient également à acheter des golems.

Bien sûr, je les avais toutes rejetées de façon polie.

Étant donné que de nombreux marchands cherchaient à acheter directement nos produits en gros volumes, j’avais mis en place une politique qui, pour des articles comme les épées, ne serait limitée qu’à un exemplaire par personne.

Les Renards mythologiques avaient une bonne mémoire afin de savoir à qui elles en avaient vendu. Même les marchands de revente auraient du mal à se procurer plusieurs épées à la fois, car ils devaient acheter chaque épée en utilisant une personne différente, ce qui les obligeait à rester dans cette ville ce qui finalement m’était bénéfique.

« Il semble que cela provienne d’un Seigneur-Démon de la même génération que moi. » (Procell)

J’avais alors trouvé très amusant qu’un Seigneur-Démon utilise comme moyen de communication le réseau humain.

J’avais lu la lettre et dedans, il était dit que l’autre partie voulait me retrouver face à face et que si j’étais intéressé par cette réunion, je devrais aller à un certain café d’Eclaba à la date spécifiée.

C’était ennuyeux, mais je ne pouvais rien y faire. Après tout, les nouveaux Seigneurs-Démons étions sous le coup d’une règle nous interdisant de nuire à un autre Seigneur-Démon en dehors d’une [Guerre]. Comme exception à cette règle, le Seigneur-Démon pouvait se défendre dans le cas où un autre Seigneur-Démon venait à se faufiler dans son donjon.

Donc en bref, si les Seigneurs-Démons voulaient avoir une conversation pacifique, alors il était préférable que cela se fasse quelque part ailleurs que dans les deux donjons respectifs.

« Père, que vas-tu faire ? » (Kuina)

« Je vais y aller. » (Procell)

« Mais c’est dangereux. Ce Seigneur-Démon risque de te déclarer une [Guerre]. » (Kuina)

Une déclaration de [Guerre] ne pouvait pas être refusée.

Il y avait aussi une règle qui stipulait que les deux Seigneurs-Démons devaient se faire face lors de la déclaration, de sorte que si l’un d’eux s’enfermait dans son donjon, il pourrait tuer son opposant en supposant qu’il soit rentré dans le donjon.

En outre, même si la déclaration de [Guerre] avait été faite avec succès, en tuant le Seigneur-Démon ennemi avant de quitter le donjon et que la guerre ne commence vraiment, cela serait quand même considéré comme une victoire.

« C’est bon. Même si cela se révèle être ça, je ne pense pas que ça soit une mauvaise chose. Après tout, je dois être en [Guerre] avant la fin de l’année. Je ne devrais donc pas laisser passer cette chance de le faire en toute sécurité. » (Procell)

J’étais sûr d’avoir été invité pour quelque chose comme ça.

L’autre Seigneur-Démon avait très probablement fait ses propres préparatifs pour une [Guerre], mais je n’avais pas peur de perdre, car je croyais en mes subordonnés.

De plus, j’étais sûr d’avoir le meilleur revenu de DP parmi les nouveaux Seigneurs-Démons. Tant qu’il s’agissait de moyens standard, je doutais sérieusement de ce qu’ils pourraient faire en un si court laps de temps.

« D’accord, mais s’ils ont l’intention de se battre, j’ai déjà bien réfléchi à un coup final pour eux ! » (Kuina)

La mention du « bien réfléchi » m’avait inquiété, mais Kuina avait toujours été sérieuse lors des batailles, donc ça devrait être bien.

« Maintenant, je me demande exactement ce dont on va parler. » (Procell)

En m’occupant de la paperasserie administrative de la ville, mes pensées erraient involontairement vers l’autre Seigneur-Démon.

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