Maou-sama no Machizukuri! – Tome 7 Chapitre 1

J’étais retourné à ma résidence principale, j’avais rassemblé les lettres, et m’étais dirigé vers la calèche tirée par un golem proche du premier arbre.

La calèche n’était pas ordinaire. Rorono l’avait créée pour devenir un mode de voyage aérien, mais aussi quelque chose dans lequel nous pouvions vivre confortablement.

Bien que ma capacité de Création soit revenue, je n’étais toujours pas au sommet de ma forme. J’avais toujours besoin de l’environnement fourni par le premier arbre.

« Je suis revenu. Aujourd’hui, cela a été très fatigant — ! » (Procell)

En entrant dans la calèche, mes yeux s’élargirent.

À l’intérieur, il y avait Stolas, toujours endormie. C’était prévu, j’avais demandé aux renards mythologiques de l’amener ici.

Le problème était… qu’Aura embrassait Stolas. Je voyais aussi la gorge de Stolas bouger.

Après le long baiser, Aura se recula.

La vue de deux belles filles s’embrassant était mystérieusement étrange et excitante pour moi.

Aura avait toujours aimé les belles filles et Stolas en était indéniablement une, mais je ne m’attendais pas à ce qu’Aura agisse ainsi.

Me remarquant, Aura se tourna vers moi.

« Euh ! Maître, je peux dire par l’expression de ton visage ce que tu penses, alors laisse-moi te dire ce qu’il se passe, je lui donnais juste des médicaments. La potion est très visqueuse, donc Stolas-sama endormie ne pouvait boire que comme ça. » (Aura)

« Je ne vois pas de quoi tu parles, je pensais que c’était le cas. Aura, merci de lui avoir donné des médicaments. » (Procell)

La seule façon de faire boire la potion curative à Stolas était par le bouche-à-bouche.

Pendant ce temps, Enlil, sous sa forme de chat, était à côté de Stolas et la regardait avec inquiétude.

« Enlil, je me sens mal que tu sois le seul à ne pas avoir reçu de récompense, alors je t’ai acheté quelque chose de bien. Viens ici une seconde. » (Procell)

Autre que les choux à la crème que j’avais achetés pour Rorono, j’avais aussi acheté à Enlil un gros morceau de viande duquel on voyait l’os sortir.

Je n’étais pas familier avec le genre de viande que c’était, mais elle en restait délicieuse.

C’était un article recommandé que j’achetais de temps en temps pour que je puisse le manger en buvant de l’alcool.

Il était venu récupérer la viande avec sa bouche, mais avait rapidement détourné le visage.

Dans sa forme de chaton, il était vraiment adorable. Même s’il était froid, étrangement, cela ne me dérangeait pas. Au contraire, cela me donnait envie de le caresser. Alors que j’essayais de le faire, mon bras tendu avait été repoussé par sa queue.

« Je pense que tu devrais essayer de devenir plus amical, même si c’est juste un peu. » (Procell)

Enlil m’ignora, me tourna le dos, puis recommença à regarder Stolas en étant inquiet.

Il semblerait qu’il faille un certain temps avant qu’il puisse se sentir attaché à moi.

Dans un sens, il ressemblait à un chat.

« Alors, Aura, comment va Stolas ? As-tu prévu de faire un examen plus approfondi sur elle avec les installations présentes ici ? » (Procell)

« Oui, j’ai essayé différentes choses et ai fait une potion adaptée à son état. À ce rythme, elle devrait se réveiller d’ici une semaine. Le retour de ses pouvoirs en revanche, arrivera beaucoup plus tard. » (Aura)

« Je vais considérer cela comme une bonne nouvelle. » (Procell)

J’étais soulagé de savoir que la belle au bois dormant allait se réveiller.

En tant qu’ami, je m’inquiétais pour elle. En tant que rival, l’idée de l’abandonner de cette façon me rendait un peu triste.

« Maître, s’il te plaît, note cela, d’accord ? Si tu devais nommer quelqu’un comme March-sama, il est probable que tu finisses comme elle, voire pire. Si tu venais à nommer quelqu’un comme March-sama, attends que tout soit calme. S’il te plaît, prépare-toi aussi à souffrir autant, voir plus. Je suis sérieuse en te disant cela. » (Aura)

Aura avait un regard plus sérieux que d’habitude sur son visage.

C’était un peu triste qu’elle n’ait pas confiance en le fait que je m’abstienne que je fasse une telle chose.

« Je garderai cela à l’esprit. » (Procell)

De toute évidence, perdre conscience pendant un temps était mauvais, d’autant plus que de nombreux Seigneurs-Démons étaient jaloux et en colère contre moi.

Nommer quelqu’un comme March devrait attendre que je sois devenu bien plus fort que je ne le suis.

Cela dit, je voulais remplir ma promesse envers Ruru le plus tôt possible.

Comparé à Duke, je ne souffrirais probablement pas autant, mais le choix du moment et des préparations étaient encore nécessaires.

« Aura, avons-nous un autre lit ? » (Procell)

« Il y en a peut-être dans la résidence principale, mais pour pouvoir les amener, il faudrait d’abord les démonter. Cela prendra du temps. » (Aura)

« Dois-je en créer un ? … Non, je pense qu’il vaut mieux réserver ce pouvoir magique pour nos explosifs. » (Procell)

Selon la préférence de Rorono, il n’y avait qu’un seul lit dans cette calèche.

Cette fille avait délibérément installé un seul lit, même s’il était très grand, afin que nous puissions dormir tous tous les jours à côté de l’autre. Contrairement à ce qu’il se passait ici, l’arrangement dans ma résidence principale n’était que pour une seule des filles, sélectionné par roulement.

Le lit était large pour Kuina, Rorono, Aura et moi-même. Même si nous ajoutions Stolas, ce serait toujours confortable. La question cependant, était plutôt de savoir si nous devrions ou non la faire dormir dans ce même lit avec nous.

Nah, je suis sûr que ça va.

J’avais conclu que c’était un problème mineur. Ce n’était pas comme si j’avais l’intention de l’attaquer ou autre. De plus, j’avais prévu de placer mes filles entre nous, afin que Stolas soit physiquement hors d’atteinte.

De toute façon, c’était juste pour une nuit. Le lendemain, j’allais acheter un lit chez un marchand de la ville.

« Kuina et Rorono sont en retard. » (Aura)

« Je pense que Kuina-chan est au milieu de son entraînement spécial. Bien qu’elle ait un nouveau mouvement spécial, elle semble penser qu’elle peut encore l’améliorer. Alors, après être revenue et m’avoir prévenue, elle est allée à la Caverne cramoisie pour l’améliorer. Quant à Rorono-chan, elle a travaillé tout ce temps, je suis inquiet. Cette date limite pourrait vraiment avoir raison d’elle. » (Procell)

« Ces deux travaillent dur, n’est-ce pas ? Bien sûr, toi aussi. » (Aura)

« Pas autant que toi ou ces deux-là, mais je ne vais pas refuser ce compliment. » (Procell)

Mes démons faisaient vraiment de leur mieux. Je le devais aussi.

Mes yeux avaient erré puis s’étaient arrêtés sur les lettres que j’avais reçues. Les lettres m’étaient adressées et provenaient des marchands de la ville, mais il y en avait d’autres.

Alors que je regardais les lettres, j’avais continué à parler avec Aura.

« Oh oui ! Alors que je me baladais dans Avalon aujourd’hui, j’ai eu une idée intéressante. Premièrement, je pense que nous devrions augmenter le nombre de magasins que nous gérons directement. » (Procell)

À l’heure actuelle, Avalon gérait directement seulement trois magasins, la forge de Rorono, la boutique des renards mythologiques, et l’auberge de Duke.

Pour harceler le Seigneur-Démon Noir, et pour développer davantage Avalon, je pensais que nous devions créer de nouvelles boutiques.

« Quel genre de boutique ? » (Aura)

« … » (Procell)

Tout en parlant avec Aura, j’avais inconsciemment froissé la lettre que je tenais.

« Quelque chose ne va pas, Maître ? » (Aura)

« Oui. Une lettre désagréable était mélangée dans celles-là. » (Procell)

Une lettre particulière ne pouvait être ignorée ou prise comme une blague. C’était dans une enveloppe portant le blason de la famille royale d’Axera.

Même avant de la lire, j’avais une prémonition me faisant penser que ça serait ennuyeux, au mieux. En la lisant, mes soupçons s’étaient révélés vrais, et ainsi, j’avais froissé la lettre.

« À quel point est-elle désagréable ? » (Aura)

« Juste un peu. Juste assez pour me donner envie de détruire un royaume. » (Procell)

« Ça semble amusant. Mais si c’est le cas, notre stock de balles ne serait pas suffisant. Il en manque beaucoup. Nous allons encore plus faire travailler Rorono-chan, n’est-ce pas ? » (Aura)

« Aura, je ne pense à ça que de temps en temps, mais même si tu es calme et douce, tu es la plus sanguinaire de nous tous, n’est-ce pas ? » (Procell)

« C’est un non-sens, Maître. Je suis une elfe qui aime la nature et la paix. » (Aura)

Je faisais de mon mieux pour me retenir de lui dire qu’elle était une maniaque de la gâchette.

« Au cas où ce n’est pas évident, je plaisantais juste sur la partie de détruire un royaume. Quoi qu’il en soit, selon la lettre, la royauté d’Axera va personnellement visiter Avalon, la seule et unique ville de cette région reculée. Pour établir une relation amicale qu’ils disent. » (Procell)

Il n’y avait personne d’assez idiot pour prendre ces mots au pied de la lettre. Après tout, il y a quelques mois, nous étions en guerre contre Axera. Et pour couronner le tout, leur religion d’État était celle fondée par le Seigneur-Démon Noir.

En ce moment, ce royaume devrait encore souffrir de la précédente attaque du Seigneur-Démon Dragon.

Bien qu’être amical avec eux soit correct, leur raison de le faire était évidente, obtenir quelque chose pouvant aider à vaincre le Seigneur-Démon Dragon. À savoir l’unité de golems, le corps de bombardement aérien, qu’ils avaient vu lors de notre précédente guerre, ainsi que des informations sur nos vastes fonds.

Je ne pouvais penser à aucune raison pour laquelle les aider à faire tomber Astaroth, quelqu’un à qui je devais beaucoup.

En outre, le choix du moment permettait de se poser des questions.

« Non, ça tombe pile-poil au bon moment. Il ne veut vraiment pas laisser tomber, n’est-ce pas ? » (Procell)

C’était sûrement une autre de ses stratégies.

Si je refusais cette demande de coopération, cela serait considéré comme un signe d’hostilité contre le royaume. Comme Avalon était une ville commerciale, les commerçants qui s’associeraient à nous seraient négativement affectés et seraient peut-être forcés de rester à l’écart, ce qui nuirait à notre économie et à notre croissance.

D’un autre côté, si nous devions coopérer, nous deviendrons ennemis avec le Seigneur-Démon Dragon.

Aucun des choix n’était idéal.

« Mais il me regarde encore trop de haut. » (Procell)

Je pouvais utiliser ce mouvement et le piéger à la place.

Plus que tout, je pourrais deviner ce qu’il comptait proposer lors de notre rencontre deux jours plus tard, selon toute vraisemblance, ce pourrait être bon d’avoir un accord de non-intervention.

Il était convaincu que son camp aurait un avantage énorme si jamais nous nous affrontions, un accord pouvait donc rester attrayant pour nous.

Il semblait aussi convaincu que le royaume d’Axera resterait à jamais son pion. Si c’est le cas, alors exploitons cette conception qu’était la sienne.

Mon plan était d’agir, pour l’instant, en fonction des attentes du Seigneur-Démon Noir afin que je puisse lui faire suffisamment baisser sa garde pour pouvoir le piéger.

Alors que je pensais à de telles choses, j’avais écrit une lettre de réponse.

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