Maou-sama no Machizukuri! – Tome 7 Chapitre 8

Le jour de la visite de la famille royale était enfin arrivé.

Les préparatifs pour les accueillir étaient achevés.

Nous avions l’intention de leur faire profiter des délices d’Avalon le plus possible. Après tout, cela faciliterait grandement les négociations.

« Il semblerait que la foi du Saint Graal se propage correctement. » (Procell)

Les croyants qui adoraient et me craignaient diffusaient avec diligence ma religion.

Parmi les personnes invitées à participer, beaucoup étaient désireuses de venir pour déguster du délicieux vin et de bonnes chansons lors de la réunion du culte. Le simple fait de les faire venir nous assurerait qu’ils deviennent des croyants zélés avec le temps. Ils inviteraient alors les autres, et ces autres inviteraient les suivants, à l’infini.

Tout cela pour protéger Avalon.

Alors que j’étais dans ma chambre et pensais à cela, j’avais fini mes papiers.

Ce sur quoi je travaillais était la création de l’orphelinat de la ville.

Nous allions utiliser la société Curtrude pour embaucher des personnes possédant les compétences nécessaires pour diriger l’orphelinat. Peu importe si ces personnes viennent d’autres villes ou villages. En ce moment, afin d’aider ces personnes, il faudrait des personnes diligentes à Avalon étant bonnes avec les enfants.

Dans un domaine où les experts étaient rares, le recrutement même à partir d’autre lieu en offrant un salaire élevé était la méthode la plus rapide.

Des efforts pour la construction de l’orphelinat devaient être faits aussi vite que possible, non seulement pour les enfants, mais aussi pour attirer encore plus de personnes à Avalon.

Un autre avantage d’avoir un orphelinat était la possibilité de faire entrer des enfants très jeunes dans la foi du Saint Graal et de faire acquérir une loyauté inébranlable envers Avalon.

« Hé, hé, patron, maintenant que j’y pense, pourquoi m’avez-vous dit de faire cette chanson plutôt douce ? Si nous y mettons notre coeur, nous pourrions vraiment leur laver le cerveau au point de les faire tuer d’autres personnes quand on le leur demandera. Est-ce que vous vous en rendez compte ? » (Ruru)

Ruru, qui était couchée dans le lit de ma chambre, me le demanda avec curiosité.

Il avait fait très chaud récemment, alors elle était venue ici où il y avait des systèmes de climatisation.

« Nous ne devrions pas faire cela… Cela peut sembler être de l’hypocrisie à ce stade, mais nous devons faire de notre mieux pour ne pas franchir cette dernière ligne. » (Procell)

Grâce à la combinaison du Sourire de Dieu d’Aura et du chant de Ruru et des Chanteurs des profondeurs, les valeurs de l’amour de leurs semblables, sans distinction de race et de vénération, avaient été inculquées dans le cœur des croyants. Cependant, il devrait être limité à ces seules valeurs. Ni plus ni moins.

Nous n’allions pas les forcer à faire des choses, surtout si c’était quelque chose qu’ils détestaient. C’était très différent de les traiter comme de simples marionnettes.

En outre, si nous les traitions comme des marionnettes, les humains ne seraient pas capables de montrer leur capacité à créer de nouvelles choses. Et si cela se produisait, Avalon ne pourrait plus grandir.

« Hmp, eh bien, vous êtes intransigeant dans les choses les plus étranges, patron. » (Ruru)

« Mis à part cela, ne dois-tu pas partir bientôt ? Tu es la pièce maîtresse pour divertir la famille royale. Est-ce que tous les préparatifs sont finis ? » (Procell)

Plutôt que d’utiliser les chansons de Ruru et des Chanteurs des profondeurs pour influencer l’esprit de la famille royale, je leur avais demandé cette fois de chanter uniquement à des fins de divertissement.

« C’est une question idiote. Je suis une R’lyeh. Je ne compromets rien dans mon métier. Préparez-vous avec impatience. Ce sera un spectacle de chant et de danse unique. » (Ruru)

Si quelqu’un avait le talent d’impressionner les membres de la royauté qui avait probablement assez de chansons et de danses en stock, ce serait Ruru.

Maintenant, je suppose que je devrais me changer et me préparer.

☆☆☆

{Maître, les invités sont arrivés} (Aura)

La voix d’Aura était portée par le vent jusqu’à ma chambre.

J’avais fait en sorte qu’Aura surveille l’entrée d’Avalon à l’aide de son vent. Les chances que le Seigneur-Démon Noir profite de cet événement pour envahir Avalon étaient élevées, alors nous étions en pleine alerte.

OK, il est temps d’aller les saluer.

« Kuina, es-tu prête ? » (Procell)

« Oui~ ! Absolument ! » (Kuina)

Kuina, qui portait une robe chic qui convenait à son apparence plus âgée, avait répondu ainsi.

Comme il y avait une chance de danger, je lui avais demandé de rester à mes côtés en tant que garde. Cela étant dit, il y avait une autre raison pour laquelle elle était avec moi : pour montrer que nous étions une ville cherchant la coexistence avec les demi-humains, il était nécessaire d’avoir un individu qui puisse facilement être perçu comme tel à mes côtés.

« Nous en avons parlé hier, Kuina. Je veux que tu changes la façon dont tu t’adresses pour prendre celle d’un adulte. Peux-tu faire ça pour moi ? » (Procell)

Je me sentais un peu mal de lui en avoir parlé, mais la manière habituelle de parler de Kuina pouvait être considérée comme une impolitesse par des personnes de haut rang. Les Seigneurs-Démons étaient une chose, car ils pouvaient comprendre, mais les humains ne comprendraient probablement pas.

« Compris, cher Père. Je vais essayer de me comporter correctement à tes côtés. » (Kuina)

C’était étrange de l’entendre parler comme ça, mais c’était nécessaire.

Elle était intelligente, aussi longtemps qu’elle y mettait des efforts, elle pouvait continuer à se conduire comme ça.

« Oui, ça semble correct. » (Procell)

« Alors, je vais rester ainsi jusqu’à ce que la famille royale parte. Si je fais du bon travail, je voudrais être baignée de louanges. » (Kuina)

Bien que sa manière de parler et ses manières aient changé, je suppose que Kuina restera toujours Kuina.

Face à cette pensée, j’avais souri inconsciemment.

☆☆☆

Lorsque nous étions allés à la porte de la ville, il y avait un chariot à deux chevaux avec le blason de la famille royale. Un groupe de chevaliers chevauchant à côté était également là pour protéger le chariot et ses occupants.

L’un des chevaliers criait fort quelque chose.

« J’annonce l’arrivée du Prince Léonard Mira Axera, le troisième prince du royaume d’Axera, ainsi que ses assistants à la ville d’Avalon ! Son Altesse demande la présence immédiate du représentant de la ville ! »

Dans un effort peut-être pour montrer la grandeur du prince, ils annoncèrent volontairement fort leur arrivée.

Avec Kuina se tenant derrière moi, j’étais arrivé devant le groupe.

« Merci d’être venu. Je suis le Représentant de cette ville. Je suis Procell. Permettez-nous de vous accueillir et de vous divertir au mieux de nos capacités. » (Procell)

Le chevalier m’avait alors regardé ainsi que Kuina.

Son beau visage avait certainement capté son attention, mais en remarquant ses traits demi-humains, il fronça les sourcils.

Comme la foi de Rigdold, la religion d’État d’Axera, suivait l’idéologie de la suprématie des humains, ce type de réaction était tout simplement naturel.

Au sommet de la foi de Rigdold se trouvait le Seigneur-Démon Noir qui régnait en tant que leur dieu et les démons de types anges lui servaient de serviteurs. Ils étaient suivis par des croyants humains fidèles en tant qu’êtres bénits. Tout en bas se trouvait les demi-humains qui ne recevaient aucune bénédiction de la part de leur dieu, et qui étaient donc relégués comme étant des êtres inférieurs.

Construire une religion et donner à un certain groupe un sentiment de supériorité était une approche éprouvée.

Néanmoins, je préférerais que le chevalier ne considère pas Kuina comme telle, alors j’avais décidé de faire avancer la conversation.

« Je crois que tout le monde est fatigué de ce long voyage, alors je pense qu’il est préférable de vous guider d’abord vers votre logement. » (Procell)

Quand j’avais claqué des doigts, les Renardes mythologiques apparurent et s’inclinèrent courtoisement.

Je leur avais ensuite demandé de guider les invités vers la plus belle auberge d’Avalon.

Nous avions préparé des logements non seulement pour le prince, mais aussi pour tous les chevaliers.

Il y avait beaucoup de personnes riches à Avalon, alors les auberges de premier ordre étaient de toute façon en abondance.

Cela étant dit, nous avions réservé la meilleure de ces auberges de premier ordre.

« Hmm, très prévenant. »

« Je suis honoré par de tels éloges. Nous avons préparé des divertissements et des repas que vous apprécierez tous plus tard. Nous enverrons quelqu’un pour venir vous chercher. Jusque là, reposez-vous s’il vous plaît. » (Procell)

Après avoir salué, le groupe qui semblait satisfait avait suivi les renards mythologiques et était parti.

Il était intéressant de noter que le prince ne s’était pas montré.

Eh bien, je suis sûr qu’il se présentera au repas plus tard. Gardons le meilleur pour la fin.

☆☆☆

Après avoir été guidés vers leur logement, y déposer leurs bagages et s’être reposé un moment, nous avions amené leur groupe dans le hall du bâtiment central de la ville. Cet endroit avait été doublé en taille quand nous avions rajouté une fonction d’église et ils avaient pu profiter d’un spectacle musical offert par R’lyeh.

À côté de cela, nous les avions laissés profiter des achats autant qu’ils le voulaient, alors que c’était moi qui payais la facture.

Nous leur permettions également de rincer leur sueur et leur fatigue dans notre source d’eau chaude.

J’avais choisi de ne pas y aller avec eux, pensant qu’ils pourraient mieux apprécier les lieux sans être accompagnés. Néanmoins, je savais ce qu’ils faisaient à travers le vent d’Aura.

Il semblerait qu’ils apprécient leur visite de la ville.

L’objectif était de leur faire connaître les nombreux points positifs d’Avalon avant que les négociations proprement parlées commencent vraiment.

En ce qui concernait Kuina et moi, nous étions allés dans un restaurant que nous avions réservé et avions attendu un moment là-bas.

Le menu du jour avait été préparé avec l’aide de la société Curtrude.

En utilisant leur réseau de marchands, ils avaient découvert les plats préférés du Prince Léonard. En plus de cela, ils préparaient également des plats dont les ingrédients ne pouvaient pas être facilement achetés dans le royaume Axera en raison des problèmes de fraîcheur ou de distribution, mais étaient facilement disponibles à Avalon grâce au service de transport aérien des Hippogriffes.

… Conanna est tellement compétent, ça fait peur.

À l’heure du dîner, Aura rapporta que le groupe du prince se dirigeait vers le restaurant.

Après un certain temps, les chevaliers, les officiers civils et le prince lui-même étaient apparus.

Le prince avait des cheveux blonds, des yeux bleus et de beaux traits. Il semblait avoir environ 25 ans.

Un regard sur lui me permettait de dire qu’il était vif.

« Aucun mot n’est suffisant pour exprimer ma gratitude pour l’accueil chaleureux, non seulement pour moi, mais aussi mes subordonnés. » (Prince)

« Ne le mentionnez pas. Tant que tout le monde est content, cela en valait la peine. Néanmoins, je crains qu’il y ait certaines choses dont on ne peut pas parler devant vos chevaliers. Allons dîner dans une autre pièce pendant que vos chevaliers dînent ici. » (Procell)

C’était maintenant le moment des négociations et cela exigeait une attention particulière.

« Merci de votre aimable considération, Procell-dono. Cela vous dérangerait-il terriblement si un ministre et le chef de mes chevaliers nous accompagnent comme mes conseillers ? » (Prince)

« Pas du tout. Après tout, j’amène aussi cette enfant. » (Procell)

J’avais répondu en posant une main sur l’épaule de Kuina.

Les deux parties étant d’accord, nous nous étions dirigés vers une salle privée.

☆☆☆

Grâce à l’accueil chaleureux, le prince m’avait parlé amicalement.

Notre conversation était aussi plutôt énergique.

« Procell-dono. Cette ville que vous appelez Avalon est incroyable. Elle déborde de choses et de personnes. Tout le monde est aussi très animé. J’ai entendu dire que cette ville existe depuis moins d’un an et pourtant en si peu de temps, elle s’est tant développée. Le seul mot que j’ai pour cela est incroyable. En tant que personne politique, j’avoue que mon intérêt est piqué. Ne voulez-vous pas me communiquer vos secrets ? » (Prince)

Je m’attendais à ce que tous les membres de la famille royale parlent de manière détournée, alors j’avais été surpris de le voir avec une personnalité si modeste.

En réponse à cette personnalité, je lui avais répondu sincèrement.

« J’ai un truc. Je m’efforce d’apporter du bonheur à mes citoyens. Je crois qu’une fois qu’ils seront heureux, ils travailleront davantage pour améliorer leur vie. Naturellement, la ville profitera de leurs succès. » (Procell)

« Ohh, alors le bonheur des citoyens est lié à la richesse du territoire ? C’est en contradiction directe avec ce que pense Père. Selon lui, le peuple existe pour l’état. Pourtant, ce que vous dites a du sens. » (Prince)

Il était aussi très franc.

{Maître, c’est comme nous le craignions. Cette personne est atteinte d’une malédiction. Ce n’est pas une commune non plus, c’est le genre qui se cache et incube dans la personne. Si celui qui l’a maudit envoie un signal, cet utilisateur pourra le contrôler librement.} (Aura)

La voix d’Aura me parvint par le vent.

Je lui avais demandé d’examiner si le prince et son groupe étaient contrôlés ou non.

En réponse à la confirmation d’Aura, j’avais demandé aux Renardes mythologiques de sortir du vin d’Avalon. Il était fabriqué à partir de l’eau-de-vie d’Aura, lui-même doté de propriétés purificatrices.

« S’il vous plaît, profitez du vin d’Avalon comme apéritif. C’est l’un des meilleurs produits d’Avalon. » (Procell)

« Alors, c’est le fameux vin d’Avalon, hein ? Quand j’ai entendu les rumeurs à ce sujet, j’ai immédiatement voulu le goûter. Je veux dire, selon les rumeurs, c’est la boisson des dieux. » (Prince)

Le prince l’avait dit en regardant la bouteille de vin avec une curiosité débordante.

La bouteille mise en évidence n’avait pas été fabriquée avec les pommes dorées du Premier arbre, mais elle avait été fabriquée avec des pommes cultivées par Aura, mais elle devrait toujours avoir une saveur et des effets spéciaux incroyablement bons.

Les Renardes mythologiques en avaient ensuite versé un verre.

Au lieu du prince cependant, le chef des chevaliers était celui qui buvait. Apparemment, il était le testeur du prince.

Lorsqu’il avait bu, le chevalier avait ouvert les yeux, mais était parfaitement immobile autrement.

« Qu’est-ce qui ne pas va, Bernard !? Est-ce empoisonné !? » (Prince)

« N-non, ce n’est pas ça, Prince… Le goût sublime de l’alcool m’a rendu sans voix. De plus, je sens que mon corps devient plus léger. Comme si la lourdeur accumulée depuis des années avait disparu. » (Bernard)

Cette lourdeur dont il parlait était probablement la malédiction de l’un des démons du Seigneur-Démon Noir sur lui.

Il semblait très probable qu’un grand pourcentage des dirigeants du royaume d’Axera était atteint de malédictions.

« Alors, je vais essayer aussi… C’est vrai. C’est délicieux, et cela a aussi rendu mon corps meilleur. Merci, Procell-dono. » (Prince)

« Si ça vous plaît, pourquoi ne pas en prendre pour chez vous ? » (Procell)

« Êtes-vous sûr ? » (Prince)

« Oui, certainement. Cependant, au lieu de les apprécier seul, veuillez les partager avec tout le monde. Avec votre famille et vos subordonnés. » (Procell)

Cela pourrait être plus de travail pour Aura et ce ne serait que temporaire, mais il était important de se débarrasser des pouvoirs de ce type.

« J’en suis très reconnaissant. Comme le seront mon père et mes frères aînés. » (Prince)

Il l’avait dit avec un sourire.

Cela vaut bien l’investissement.

Ensuite, les plats avaient été servis les uns après les autres.

Chacun était parfait. Cela allait des ingrédients utilisés aux techniques culinaires employées.

Même le prince habitué aux repas de luxe était émerveillé.

Bien sûr, Kuina et moi-même en étions très heureux.

Au moment où les desserts avaient été servis, le prince s’exprima sérieusement.

« C’était une cuisine merveilleuse. Il semblerait que les rumeurs disant que les meilleures choses du monde entier soient réunies ici sont vraies. Non seulement cette ville est dotée d’excellentes choses, mais aussi d’un excellent personnel. » (Prince)

Tel était la spécialité d’Avalon.

En utilisant le transport aérien, les commerçants pouvaient se procurer des produits de partout dans le monde.

Et quand les bonnes choses étaient rassemblées, les gens aussi.

À la recherche de meilleur environnement de travail et de recherches, des alchimistes, des sorciers et des forgerons avaient immigré ici. Avec une demande plus forte, bien sûr, les commerçants avaient également augmenté en nombre, répétant ce cycle à l’infini.

« De plus, vous semblez emprunter les talents des demi-humains. Vous avez du travail et une armée permanente sans frais sous la forme d’innombrables golems. De plus, vous avez également des unités aériennes sous la forme d’Hippogriffes et de Dragons des Ténèbres. Franchement, je suis jaloux. Cependant, même si je comprends l’utilité d’employer des demi-humains et les talents des monstres pour enrichir un territoire, la foi de Rigdold a fermé cette option pour mon pays. » (Prince)

C’était comme il l’a dit. Puisque l’idéologie de la suprématie humaine était répandue dans la foi de Rigdold, il était tout simplement improbable d’emprunter les talents de demi-humains.

« En ce qui concerne Avalon, notre politique ici est d’utiliser tout ce que nous pouvons pour grandir. » (Procell)

« … Je vois. C’est bien, mais ce n’est pas possible pour nous. Même si les enseignements de la foi de Rigdold sont malveillants, il est également vrai qu’ils réunissent le cœur de nos citoyens. Ma voix est noyée par les fondateurs. » (Prince)

Le prince l’avait dit avec une expression compliqué.

« Est-ce bien de m’en parler ? » (Procell)

« Je ne vois aucun problème. Mes expériences me disent que mentir à ce sujet ne ferait rien de bien. Pour cette même raison, je serai franc. Je veux que votre ville Avalon fasse partie de notre royaume d’Axera. » (Prince)

« Et puis, vous allez emprunter nos fonds et notre force de combat ? Plus précisément, notre unité de golems et de bombardement de nos Dragons des Ténèbres ? Tout pour que vous puissiez continuer l’assaut contre un certain donjon ? » (Procell)

Quand j’avais dit cela, le prince était complètement surpris.

Je vois. Alors il ne s’attendait pas à ce que je connaisse déjà leurs objectifs.

« J-juste à quel point connaissez-vous tout cela ? » (Prince)

« Comme indiqué plus haut, les marchands du monde entier se sont rassemblés ici à Avalon, alors il ne faut pas s’étonner que nos informations soient bonnes, à condition que nous les écoutions attentivement. En ce qui concerne votre demande, ma réponse est non. J’ai quelques raisons. La première est que peu importe le nombre de golems et de Dragons des Ténèbres que nous vous prêtons, vous ne pourrez pas gagner. » (Procell)

Leur adversaire était le Seigneur-Démon Dragon qui employait de puissants démons de type dragon.

Il y avait aussi un empereur dragon qui pouvait commander à volonté les dragons rendus fous par Berserk.

Pour ce qui est de l’attaque frontale, même si Avalon devait lancer ses forces contre lui, nous nous ferions écraser. Facilement écrasé, devrais-je dire.

Donc, même si je devais prêter les chevaliers d’Avalon, c’était toujours un effort voué à l’échec.

« … Mais j’ai entendu dire que pendant notre guerre, Avalon a montré une force extraordinaire. » (Prince)

« Nous avons effectivement une force énorme, mais face à cet ennemi, ce n’est rien d’autre qu’un jeu d’enfant. » (Procell)

Il ne faut en aucun cas prendre le Seigneur-Démon Dragon à la légère. Toute personne pensant pouvoir conquérir son donjon devrait aller vérifier leur santé mentale.

En entendant ma réponse, le prince semblait abattu.

Lançons-lui une bouée de sauvetage.

« Si je ne me trompe pas, votre véritable objectif, Prince Léonard, est d’arrêter les combats le plus rapidement possible. Cependant, même si vous versez tout votre potentiel de guerre, vous n’avez aucune chance de victoire. Au contraire, vos dégâts et pertes ne feront qu’augmenter. Je suppose que votre trésor national est déjà à sa limite. » (Procell)

Pour exercer une pression sur le Seigneur-Démon Dragon, le Seigneur-Démon Noir avait chargé le royaume d’Axera d’attaquer. Cependant, au lieu d’être gêné, le Seigneur-Démon Dragon profitait en fait de ses attaquants, il gagnait de grandes quantités de DP et se nourrissait de fortes émotions.

Comme on pouvait s’y attendre de l’un des trois plus grands Seigneurs-Démons.

« Mais d’un autre côté — » (Prince)

« Par contre, si vous reculez maintenant, vous courez le risque de représailles. Vous craignez que si vous relâchez l’offensive, le Seigneur-Démon Dragon envoie ses monstres détruire le royaume d’Axera. Le fondateur de la foi de Rigdold avait dit qu’il vous protégerait, mais vous ne faites pas vraiment confiance en ces mots. » (Procell)

« Comment, comment en savez-vous autant ? » (Prince)

« Comme je l’ai dit, nous avons de bonnes sources d’information. » (Procell)

En fait, c’était pas trop une information, plutôt une déduction logique. La plupart des gens arriveraient facilement à cette conclusion.

L’étape suivante de cette réflexion était cette réunion.

Sans aucun doute, le Seigneur-Démon Noir avait incité une fois de plus le royaume d’Axera et leur avait demandé d’acquérir des fonds et un potentiel de guerre d’Avalon.

En fait, dans le cas où les négociations d’aujourd’hui échoueraient, le prince était résolu à prendre Avalon de force, pensant que ce serait le seul moyen pour la survie de leur royaume.

Il ne sait pas encore que j’ai préparé un autre moyen pour qu’ils s’en sortent.

« Je comprends que vous soyez dans une situation difficile et que vous ayez besoin d’aide sous une forme quelconque. Mais avant d’avoir des idées folles, laissez-moi vous dire d’emblée que prendre de force Avalon sera vain pour vous. Je vous le ferais savoir, les Chevaliers d’Avalon et les Dragons des Ténèbres ne sont qu’une fraction de nos forces. » (Procell)

« Si vous êtes si fort, alors aidez-nous ! Nous n’avons peut-être pas l’argent maintenant, mais à terme, nous vous indemniserons pour votre aide. » (Prince)

« Je refuse toujours. Comme je l’ai dit, vous donnez un potentiel de guerre ne vous serait d’aucune utilité. De plus, moi et votre ennemi sommes en bons termes. En fait, il m’appelle son fils. Il n’y a pas moyen que je fasse de cette personne un ennemi. » (Procell)

Dans la dernière lettre qu’il m’avait envoyée, le Seigneur-Démon Dragon m’avait appelé son fils.

Stolas et moi n’étions que des amis, donc c’était sans doute un malentendu, mais cela ne semblait pas s’arrêter même si je tentais de le corriger.

« … Le maître du donjon vous appelle son fils ? Je le suspectais un peu, mais êtes-vous aussi un Seigneur-Démon ? » (Prince)

Le corps de renseignements avait confirmé que le Seigneur-Démon Noir avait révélé sa véritable identité, à savoir un Seigneur-Démon à la famille royale d’Axera. Et donc, je n’avais vu aucune raison de cacher les miennes.

« Effectivement, je suis aussi un Seigneur-Démon. Tout comme le Seigneur-Démon Noir qui tire vos ficelles et le Seigneur-Démon Dragon, votre estimé ennemi. Et maintenant, je vais vous proposer quelque chose qui pourrait réellement vous aider. Comme je l’ai dit, le Seigneur-Démon Dragon et moi-même sommes en bons termes. Je lui ai déjà parlé de votre situation. Si vous acceptez mes conditions et, bien sûr, retirez vos forces dès que possible, vous pouvez être assuré qu’il n’exigera pas de rétribution. » (Procell)

« Est-ce… vrai ? » (Prince)

« Oui. Ce n’est pas tout. Je peux aussi vous prêter de l’argent pour aider à la reconstruction de votre royaume. Vous pouvez également envoyer vos soldats blessés à Avalon pour une récupération plus rapide. Tout cela et plus si vous acceptez mes conditions. » (Procell)

Sa réaction semblait suggérer qu’il était intéressé par mon offre.

Le plan du Seigneur-Démon Noir consistait à s’opposer à Avalon, en faisant s’opposer le royaume d’Axera et le Seigneur-Démon Dragon.

Il utilisait le Seigneur-Démon Dragon pour pousser le royaume d’Axera jusqu’à ce que l’attaque contre Avalon semble attractive.

Le royaume désespéré d’Axera était alors censé faire pression sur Avalon de l’extérieur, alors que sa religion menaçait de déchirer Avalon de l’intérieur.

Si la pression sur nous échouait, le royaume d’Axera devait alors procéder à une véritable guerre contre nous. Si même cela échouait, c’était toujours une bonne chose pour le Seigneur-Démon Noir puisqu’à partir de ce moment, le nom d’Avalon serait terni. Et si notre réputation et notre popularité s’effondraient, cela signifierait un arrêt de notre croissance.

C’était une manipulation compliquée et amusante.

Cependant, dommage pour lui, car je l’utilisais contre lui.

En fondant ma propre religion, nous avions consolidé nos défenses.

Et, en proposant une trêve entre le royaume d’Axera et le Seigneur-Démon Dragon, je pourrais à la place mettre Axera à mes côtés.

Tu as été négligent en traitant avec moi. Maintenant, c’est à mon tour d’attaquer.

Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *