Maou-sama no Machizukuri! – Tome 7 Chapitre 9

Après avoir entendu ma proposition, le visage du Prince Léonard avait changé.

Son royaume, Axera, était dans un état critique en ce moment. Encouragés par le Seigneur-Démon Noir, ils avaient emmené leurs armées dans le donjon du Seigneur-Démon Dragon. Cependant, les démons de Dragon avaient inversé la tendance et les avaient forcés à être les attaquants présumés.

Leurs pertes étaient importantes et elles continuaient à croître de jour en jour.

Outre leur nombre réduit, il fallait tenir compte des frais des traitements médicaux, des pensions pour les familles endeuillées, des coûts de formation des soldats de remplacement, de l’équipement perdu et, bien entendu, de la création et l’entretien des lignes d’approvisionnement de leurs soldats.

Pour empirer les choses, même s’ils gagnaient, ils n’avaient rien à gagner.

Et pourtant, arrêter la guerre n’était pas non plus vraiment une option pour eux. Car si cela était le cas, il n’était pas improbable que le Seigneur-Démon Dragon brûle leurs villes jusqu’au sol dans un acte de rétribution.

Le royaume d’Axera connaissait bien les conséquences de cette guerre : qu’ils gagnent ou perdent, ils allaient souffrir. La seule raison pour laquelle ils étaient dans ce gâchis de ressources était la foi de Rigdold.

Pour cette raison, j’avais décidé de leur donner un coup de main.

« Est-ce vrai ? Est-ce vraiment le cas ? Pouvez-vous vraiment empêcher le Seigneur-Démon Dragon de faire des attaques de représailles ? » (Prince)

« Certainement. Je ne peux que vous demander de me croire à ce sujet, mais le Seigneur-Démon Dragon et moi respecterons notre parole. » (Procell)

En garantissant qu’il n’y aurait pas de représailles, une conclusion pacifique à cette guerre avait été rendue possible.

Bien sûr, il n’y avait aucun moyen que ce soit la seule complication dans tout ce gâchis.

« … Je suis profondément reconnaissant pour votre proposition, mais je suis préoccupé par ce que les croyants de la foi de Rigdold pourraient penser de nous laisser sans le contrôle de leur Dieu. » (Prince)

En premier lieu, cette guerre était des représailles du méchant Dieu ayant attaqué la capitale sainte de la foi de Rigdold.

« Je vous conseille de leur dire que vous avez mortellement blessé l’ennemi et qu’il a fui de peur pour sa vie. Dans ce cas, il n’y a pas de mal à mentir et à bien se faire paraître. » (Procell)

Même si vous aviez perdu dans une guerre, il n’y avait pas besoin d’être follement honnête à ce sujet.

« … mais — . » (Prince)

« Ou est-ce que vous dites que la situation vous va ? Allez-vous continuer à gaspiller de l’argent et des ressources dans une guerre que vous ne pouvez gagner ? Que diriez-vous du fait de laisser tous les soldats mourir inutilement ? » (Procell)

« Je comprends ce que vous dites, mais… » (Prince)

« Non, apparemment, ce n’est pas le cas. Parce que si vous le compreniez, vous ne seriez pas en train de supposer maintenant. En vous souciant de ce qu’il faut faire, la nation que vous aimez est en train de mourir inutilement chaque minute, non, à chaque seconde qui passent. » (Procell)

Pour une raison inconnue, mes commentaires plutôt irresponsables semblaient fonctionner sur le Prince Léonard.

« … je voudrais accepter votre proposition, mais d’abord, quels sont les termes dont vous avez parlé ? Je prendrai ma décision après les avoir entendues. » (Prince)

Oh, il devient plus enclin à accepter.

« Pour commencer, ne pensez-vous pas qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans l’état actuel des choses ? Comment une seule religion peut-elle avoir autant d’effet sur une nation entière ? » (Procell)

« Bien sûr, j’ai toujours trouvé ça troublant. » (Prince)

« À mon avis, c’est parce que votre nation considère la foi de Rigdold comme religion d’État. » (Procell)

Les points forts de la foi de Rigdold étaient leur nombre et leur domination grâce à leur nombre. Pour les battre, ils devaient perdre soit l’un soit l’autre.

« Je suis désolé, mais je ne comprends pas, Procell-dono. » (Prince)

« Je vais les parcourir dans l’ordre. Tout d’abord, je vous propose de supprimer l’idée d’avoir une religion d’état, déclarez d’abord que le gouvernement sera séparé des religions. Ensuite, approuvez l’introduction de la religion d’Avalon. C’est à dire approuver l’introduction de la foi du Saint Graal ! » (Procell)

Il semblait que l’esprit vif du prince lui permettait de comprendre facilement ce que je voulais dire.

S’il y avait une autre religion majeure dans son pays, l’influence de la foi de Rigdold diminuerait certainement.

Et si cela se produisait, la foi de Rigdold ne devrait plus pouvoir manipuler librement le royaume d’Axera.

« Procell-dono, je voudrais confirmer deux choses. Premièrement, à moins que quelque chose de grave n’arrive, la plupart ne changeraient pas de religion. Bien que l’acceptation de la foi du Saint Graal dans la capitale sacrée soit simple, seriez-vous vraiment capable de convertir nos citoyens, qui sont pour la plupart de fervents croyants de la foi de Rigdold ? » (Prince)

« Ne vous inquiétez pas pour cela. Nos bons et justes enseignements en matière de vie heureuse et pour la coexistence des humains et demi humains prévaudront, permettant à notre religion de se répandre rapidement. » (Procell)

En réalité, le plan était de rassembler les humains dans l’église que nous allions construire dans la capitale du royaume d’Axera en leur promettant de l’argent et d’autres choses comme un repas gratuit, puis en utilisant le combo du « Sourire de Dieu » d’Aura et le chant de Ruru. Mais dans ce cas aussi, il n’y avait pas besoin d’être stupidement honnête.

J’avais pensé qu’il serait plus pragmatique d’engager un délégué qui serait régulièrement présent dans l’église. De cette façon, notre religion sera toujours présente même lorsque Ruru et les Chanteurs des Profondeurs ne se produiraient qu’une fois par semaine.

L’église de la capitale n’était pas la seule que je prévoyais de construire. Je voulais construire une église dans au moins trois autres grandes villes. Il était à espérer qu’un système de rotation fonctionnerait de telle sorte que le groupe de Ruru n’ait à effectuer que des performances une fois par semaine.

« Je doute encore que cela se passe bien, mais si Procell-dono le dit, je suppose que ça ira… Pour le moment, passons à ma seconde préoccupation. Même dans le meilleur des cas, la foi de Rigdold sera gênante, mais maintenant que nous allons adopter une nouvelle religion, leur harcèlement ne peut qu’empirer. Que proposez-vous de faire à ce sujet ? » (Prince)

« La seule raison pour laquelle ils peuvent faire de telles choses est précisément parce qu’ils sont la seule religion. Avec une autre religion, ils seront beaucoup plus prudents. » (Procell)

Le prince comprenait, mais de son point de vue, s’il y avait des avantages à accepter ma religion, il y avait sûrement aussi des inconvénients.

« … cependant, il y a aussi eu des moments où la foi de Rigdold a été utile. » (Prince)

« Peut-être, mais encore une fois, n’est-ce pas à cause de votre confiance en eux et de leur aide qu’ils ont maintenant tant de contrôle sur vous ? Croyez-moi, les choses ne feront qu’empirer si vous choisissez de laisser la foi de Rigdold être la seule religion de votre royaume. À mon avis, accepter la foi du saint Graal serait la décision la plus avantageuse pour vous. Dans tous les cas, votre crise actuelle avec le Seigneur-Démon Dragon serait résolue. En tout cas, s’il vous plaît, suivez-moi. » (Procell)

J’avais dit ça, m’étais levé et m’étais dirigé vers un chariot. Le prince et ses subordonnés s’étaient également levés et m’avaient suivi dans le chariot.

Notre destination était un certain entrepôt. Avalon avait beaucoup d’entre eux sous son strict contrôle. Pour couronner le tout, chacun était aussi grand qu’un manoir.

À mon arrivée, j’avais salué les golems de mihtril gardant l’entrepôt, et leur avais dit de déverrouiller l’entrée et étais entré.

« Quoi ?! Une montagne de trésors ?! C’est suffisant pour égaler la fortune d’une ville entière ! » (Prince)

« Ce n’est pas tout ce que nous avons. Nous avons trois autres entrepôts qui ont la même quantité de trésors, sinon plus, qu’ici. Si cela signifie que vous accepterez notre foi du Saint Graal, je suis prêt à vous remettre le contenu des quatre entrepôts à votre royaume. » (Procell)

Nos golems minaient 24 heures sur 24 sans interruption dans mon donjon. En toute franchise, de notre point de vue, les minéraux comme l’or et l’argent, dont la valeur était inférieure à celle du mithril, avaient été des déchets.

Cependant, les jeter serait du gaspillage, nous les avions alors stockés dans des entrepôts.

De plus, nous avions également gagné de l’argent avec les taxes. Même si nos taxes étaient beaucoup plus faibles que dans d’autres villes, étant donné que nous avions beaucoup de gens à taxer, nous avions tout de même fini par obtenir un montant énorme.

« Donc, qu’est-ce qu’il y a, Prince Léonard ? J’imagine que ce montant est suffisant pour couvrir toutes vos dépenses de guerre et même les retraites, n’est-ce pas ? » (Procell)

En entendant ma proposition, le prince déglutit.

Comme je le pensais, c’est un geste efficace.

En montrant plus que de simplement parler de l’entrepôt, l’effet était d’autant plus grand.

Eh bien, encore une fois.

« Ne vous inquiétez pas. Car ce n’est pas tout ce que nous sommes disposés à vous offrir. Nous sommes prêts à vous donner une centaine de golems qui sont l’un des objets les plus précieux de cette ville. Ceux que nous prêtons ne sont pas destinés à combattre, ils sont spécialisés dans le transport. Pour compléter le tout, j’ajouterai des chariots spéciaux. Je crois que vous êtes familier avec leurs capacités, n’est-ce pas ? » (Procell)

« … Vous nous donnez ces chariots magiques et infatigables qui dépassent même les plus rapides de notre royaume ? Si nous en avons, notre circulation de marchandises dépassera celle des autres pays… et vous avez dit que vous allez nous en donner une centaine ?! » (Prince)

« De plus, comme je l’ai dit au début, vous pouvez envoyer vos soldats blessés à Avalon afin qu’ils puissent récupérer plus rapidement. Les frais médicaux ne sont pas une mince affaire, et vos installations pour traiter tous les blessés devraient être insuffisantes avec la guerre en cours. Si vous envoyez vos blessés ici, nous pourrions tout simplement réduire la perte d’excellents soldats. » (Procell)

À Avalon, plutôt que d’utiliser des chevaux ou de tels animaux pour nos chariots, nous avions utilisé des golems.

Les golems étaient assez forts pour égaler un démon de rang C ou un aventurier de première classe. En d’autres termes, ils étaient assez fort pour se protéger et n’avaient souvent pas besoin d’escorte. Contrairement à un cheval, il pouvait continuer à voyager sans arrêt, sans jamais avoir besoin de dormir, de manger ou même de boire. C’était la parfaite existence en matière de main-d’œuvre.

Cela valait la peine de tuer et de mourir pour ça. Le prince n’était pas si ignorant pour ne pas reconnaître leur valeur.

C’est pourquoi, nous allions seulement donner des golems en argent, et non des golems de mithril ou des Chevaliers d’Avalon. Sinon, cela nous coûterait réellement cher.

En offrant également de soigner leurs blessés, j’avais fait en sorte que le marché leur convienne, si je peux moi-même le dire.

Mais encore une fois, en ayant beaucoup d’humains de haut niveau à Avalon pendant une période prolongée, je pourrais me nourrir de beaucoup d’émotions délicieuses et gagner ainsi que des DP. C’était une aubaine pour nous.

Une fois que les soldats auraient eu connaissance des nombreuses choses formidables à Avalon, ils pourraient décider de déménager et de vivre ici. S’ils le faisaient, ils risquaient d’être influencés par la foi du saint Graal et de devenir des croyants. Si cela se produisait, nous pourrions les renvoyer à la capitale du royaume d’Axera, cette fois-ci comme de fervents croyants de la foi du Saint Graal qui répandraient notre religion avec enthousiasme.

« Il est temps de prendre une décision, Prince Lénoard. Vous avez juste besoin d’accepter notre foi du Saint Graal et rien de plus. Si vous le faites, vous recevrez tout ce que j’ai promis comme soutien. » (Procell)

Il hésitait.

Bien que je l’appelle soutien, c’était essentiellement de l’argent. Toutefois, compte tenu des dépenses de guerre, le trésor d’Axera était quasiment inexistant. La seule autre possibilité d’obtenir de l’argent serait en pillant d’autres pays.

« … Avant de dire oui, qu’est-ce qu’Avalon a à gagner dans tout cela ? » (Prince)

« C’est une étape nécessaire pour répandre notre foi du Saint Graal. En outre, je veux affaiblir l’influence du Seigneur-Démon Noir, peu importe comment. » (Procell)

Je ne l’avais pas dit directement, mais la raison pour laquelle je voulais que ma religion se répande en dehors d’Avalon était que je voulais qu’un jour les humains fassent un pèlerinage à Avalon. De cette façon, je pourrais obtenir les émotions pures de mes croyants à intervalles réguliers.

De plus, certains de ces croyants voudraient sûrement venir vivre à Avalon même, entraînant la croissance de la population d’Avalon.

« … Êtes-vous en conflit avec le Seigneur-Démon Noir ? » (Prince)

« Oui. C’est futile de le cacher, alors j’avoue que c’est mon ennemi. » (Procell)

Ses soupçons se confirmèrent, le prince me regarda droit dans les yeux.

« Je veux que vous promettiez une chose à ce sujet. Ne faites pas du royaume d’Axera un champ de bataille. Si vous pouvez faire cela, alors j’accepte vos conditions. Je vais miser sur ma fierté et convaincre mon père d’accepter. » (Prince)

Je vois. Il s’inquiète pour son pays à sa manière.

Si le Seigneur-Démon Noir et moi nous battions sérieusement, il n’était pas exagéré de dire qu’un pays entier puisse être détruit.

« Je le promets. Mais si je suis attaqué, je devrai contre-attaquer. Dans ce cas, je promets d’au moins essayer de limiter les dégâts. » (Procell)

« Ça me suffit. Ensuite, je demande officiellement une aide financière, le prêt des golems et le traitement médical de nos blessés. » (Prince)

Le troisième prince l’avait dit puis s’était incliné.

Malgré sa position de prince, il était prêt à le faire pour le bien de son pays. Cela me donnait une bonne impression de lui.

Après, nous avions discuté des détails plus précis de notre transaction.

Petit à petit, mon influence se dirigeait vers la capitale, Axera.

Je dois travailler dur pour réaliser mes projets. Les choses vont devenir très agitées, mais aussi excitantes.

Je ne pouvais m’empêcher de sourire. Nous avions obtenu beaucoup de bonnes choses en échange de choses ne nous intéressant pas vraiment.

Ma ville idéale où les humains et les démons pourraient coexister paisiblement et joyeusement devenait lentement mais sûrement une réalité.

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