Maou-sama no Machizukuri! – Tome 7 Prologue

Nous étions retournés à Avalon.

En arrivant, j’avais demandé aux renards mythologiques travaillant comme servantes de guider Stolas et Enlil à ma résidence secondaire près du premier arbre.

Par la suite, j’avais écouté le rapport de la naine-forgeronne chargée de la défense d’Avalon pendant mon absence. Cette naine-forgeronne était aussi l’adjudante de Duke.

Je pensais que l’ennemi voulait que je me rende au donjon de Stolas pour attaquer Avalon, mais il s’était avéré que cette inquiétude était infondée.

J’avais aussi demandé au corps de renseignement, mais il semblerait que rien d’étrange ne se soit déroulé.

Après ça, je m’étais dirigé vers les magasins.

C’était pour pouvoir donner les récompenses aux démons ayant participé au dernier combat.

Récemment, Avalon était devenue si célèbre qu’il y avait un nouveau magasin presque tous les jours.

C’était au point que chaque fois que je visitais les quartiers commerçants, il y avait un nouveau produit me surprenant.

En tout cas, pour leur récompense, j’avais donné à chacun une somme d’argent que l’on pourrait qualifier d’énorme. S’ils ne trouvaient rien les intéressant, ils pouvaient simplement garder leur argent. Sinon, si jamais ce montant ne suffisait pas, je leur avais dit de me trouver pour que je leur en donne davantage.

Avec cela, tout le monde s’était séparé pour apprécier leurs achats.

« Père, regarde, regarde ! Est-ce que c’est mignon ? » (Kuina)

Kuina était la première à revenir pour me trouver. Elle portait une robe noire que je devinais qu’elle venait acheter.

Dans sa forme adulte, la robe lui allait bien.

« C’est très mignon. Tu ressembles à la fille d’un noble. » (Procell)

« Youpis ! Kuina est tombée amoureuse de cette robe au premier regard. » (Kuina)

Elle était vraiment de bonne humeur. En la voyant comme ça, même moi suis devenu heureux.

« Père, Kuina a encore beaucoup d’argent et veut toujours acheter des vêtements. Alors, viens avec Kuina choisir les vêtements qu’elle portera ! » (Kuina)

« Okay, d’accord, ne tire pas si fort. » (Procell)

Kuina tirait sur mon bras jusqu’à ce que nous ayons atteint son magasin de vêtement préféré.

Après avoir essayé une robe rose pâle avec des volants, Kuina l’avait acheté. Peu de temps après, elle était partie en tenant la robe comme si c’était un trésor.

En la voyant de si bonne humeur, il serait impossible de croire qu’elle boudait plus tôt.

Après avoir quitté Kuina, j’avais repris mon chemin dans les quartiers commerçants. Là, j’avais trouvé Aura. Elle achetait des produits chimiques et des matériaux douteux dans un magasin d’alchimie.

Beaucoup d’aventuriers s’arrêtaient dans la ville, il y avait donc une demande pour un tel magasin. En outre, à cause des marchands qui volaient partout dans le monde, ces magasins pouvaient obtenir n’importe quel ingrédient dont il avait besoin à n’importe quel moment. Grâce à cela, des alchimistes célèbres et des forgerons avaient migré les uns après les autres à Avalon et ouvraient leurs propres magasins.

Et puisqu’ils essayaient de se surpasser les uns les autres, Avalon devenait progressivement célèbre pour leur métier.

Pour les alchimistes et les forgerons, être dans un environnement avec un approvisionnement de partout dans le monde tant qu’ils avaient de l’argent était inestimable.

Et puis, puisque ces alchimistes et forgerons avaient besoin de leurs propres ateliers et magasins, il y avait aussi une forte demande pour les bâtisseurs. Pour aller plus loin, les gens visitaient ou migraient à Avalon pour les marchandises ou les produits des alchimistes et des forgerons ou autres, et plus la demande pour des nécessités et autres choses de ce genre augmentait.

Si c’était laissé ainsi dans un tel cycle, j’étais sûr qu’Avalon se développerait seule. C’était vraiment génial, mais puisque j’aurais alors du temps libre, je pensais ouvrir un magasin que nous pourrions gérer directement.

« Aura, si tu en as besoin pour faire des potions, tu n’as pas besoin d’utiliser ta récompense. Si tu trouves que le budget mensuel ne suffit pas, je peux toujours l’augmenter. » (Procell)

Au début, Aura devait se procurer elle-même les matériaux pour le développement de ses potions, mais maintenant, il y avait des marchands où nous pouvions acheter des matériaux. En utilisant leur réseau, l’on pouvait obtenir n’importe quel matériel de n’importe quelle partie du monde.

« Ce sont effectivement des ingrédients pour la fabrication de potions, mais pour être précis, faire des potions est mon hobby. Je ne peux donc pas utiliser le budget mensuel pour mon propre hobby. Ce serait un détournement de fonds, n’est-ce pas ? » (Aura)

Aura était curieusement ferme et intraitable sur ce sujet.

Après l’avoir entendue parler, j’avais eu une intuition terrible.

Les potions faites par Aura étaient des ajouts importants à l’arsenal d’Avalon. Cependant, de temps en temps, elle ferait aussi des choses absurdes dans le cadre de son passe-temps. Tels que la création d’un aphrodisiaque, de parfums faisant aimer l’utilisateur par les animaux, et une potion pouvant augmenter les niveaux d’hormones féminines jusqu’à cent fois, faisant même passer un homme pour une belle femme.

Pour empirer les choses, elle ne faisait pas que les fabriquer. Elle les vendait aussi pour de l’argent de poche. Parfois, ses produits étaient la cause de problèmes.

« … Fais-le avec modération, d’accord ? » (Procell)

« Bien sûr ! Aussi, récemment, j’ai trouvé ce livre incroyable et rare. Il s’appelle Curaga. S’il est lu normalement, il s’agit de recette de cuisine, mais si un codage est utilisé, beaucoup de choses étonnantes pouvaient être vues. Certaines de ces recettes étaient magnifiques, elles feraient même douter un fabricant de potions. Elles valent vraiment la peine ! » (Aura)

Il vaut mieux ne pas demander.

J’avais choisi de croire qu’elle ne ferait rien de vraiment dangereux.

Après avoir parlé un peu plus avec Aura, j’avais quitté ce magasin.

« Ah ! Chef, ici, par ici. Je suis tombée à court d’argent. J’ai besoin de plus ! » (R’lyeh)

Cette fois-ci, c’était la chanteuse de l’autre monde aux cheveux bleus, R’lyeh, qui m’avait interpellé.

Si quelqu’un devait dépasser le budget, je pense qu’elle était bien le genre à le faire.

Le montant que j’avais donné à mes subordonnés cette fois comme récompense était à peu près équivalent à la moitié du revenu annuel d’un citoyen moyen dans notre ville. Si ce montant ne suffisait pas, la chose qu’ils allaient acheter devait être incroyable.

« … Est-ce ce que tu veux ? Est-ce vraiment ça ? » (Procell)

« Oui, oui, absolument oui ! Alors, achetez-le pour moi, Chef. » (R’lyeh)

En essayant peut-être de gagner mes faveurs, elle me serra le bras.

Avalon avait une abondance d’argent en stock grâce à la mine, donc l’argent n’était pas un problème. Le problème était lié à ce que Ruru voulait acheter, un crâne de monstre que je ne connaissais pas.

« À quoi est-ce que ça va te servir ? » (Procell)

« On dit qu’une fois broyé, bouilli, puis bu, ce serait merveilleux pour la gorge. C’est un médicament légendaire. Et je suis une chanteuse. S’ils disent que c’est bon pour la gorge, je me dois de l’obtenir. Je peux aussi y ressentir de la puissance magique, alors je ne pense pas que ça soit une arnaque. » (R’lyeh)

Comme elle l’avait dit, il y avait un pouvoir magique émanant du crâne. Ce n’était pas le genre de pouvoir malveillant non plus. Au contraire, c’était un pouvoir magique pur et clair. Si l’on disait que le crâne était bon pour le corps, je serais d’accord.

« Bien, assure-toi de tout utiliser, sans gaspiller. » (Procell)

« Bien sûr, chef. » (R’lyeh)

Avec un soupir, j’avais effectué le paiement.

Je n’avais jamais pensé qu’une pièce de platine serait utilisée dans un magasin relativement petit.

Heureusement, j’avais pris de l’argent par prudence.

« Pour vous remercier, chef, pourquoi ne chanterais-je pas une chanson pour vous ? Si vous le souhaitez, je pourrais même chanter lorsque nous serons au lit. » (R’lyeh)

« À la place, je vais l’écouter. Que dirais-tu dans ce bar que tu fréquentes ? » (Procell)

« Tsk, une réponse si ennuyeuse. Mais dans tous les cas, merci. Avant la fin de ce combat, j’avais trop chanté et cela avait endommagé ma gorge. J’espère que cela pourrait la réparer. » (R’lyeh)

Après avoir posé un baiser sur ma joue, elle posa le crâne sur sa tête puis sortit en marchant habilement et en dansant.

« … j’étais sûr qu’elle voulait juste quelque chose de cher, mais je suppose qu’elle voulait vraiment cette chose, hein. » (Procell)

Sa joie n’était pas quelque chose pouvant être feint.

Si c’était pour apaiser sa gorge, j’avais pensé que je pourrais demander à Aura de faire quelque chose.

En tout cas, il semblait que mes autres démons aient fini leurs achats. Compte tenu de cela, j’avais pensé retourner à la maison, car il était maintenant improbable que les autres démons soient également hors budget.

Quand j’avais pensé à de telles choses, j’étais tombé sur Duke.

« Qu’as-tu acheté, Duke ? » (Procell)

« Juste des cadeaux pour ma femme. Un gâteau de cette célèbre pâtisserie, des fleurs, une bouteille de vin millésimé et du fromage de qualité. J’espérais que ce soir, ma femme et moi serions en mesure de profiter d’une bonne soirée en couple. » (Duke)

Comme prévu d’un homme marié.

Duke était attentionné non seulement vers ses subordonnés, mais il était très affectueux aussi envers sa femme.

Même si seulement un peu, je devrais essayer d’être comme lui.

« Penses-tu que je devrais aussi prendre un cadeau pour Rorono ? » (Procell)

Rorono était la seule parmi mes démons du Pacte n’ayant pas été amené pour la dernière bataille.

La raison pour laquelle elle avait été laissée à Avalon était parce que le travail de reconstruction des chevaliers d’Avalon était une priorité. En outre, pour les défenses d’Avalon, elle et son unité de golems ne pouvaient être loin de la ville.

« C’est une bonne idée. Rorono-sama n’exprimera pas son mécontentement, mais elle est comme Kuina-sama au niveau du fait d’être gâté ainsi que pour leur susceptibilité… et si elle cache son stress, j’ai peur qu’elle ait plus besoin de soin que Kuina-sama. Elle aime les bonbons, alors lui en donner pourrait aider. » (Duke)

« Merci pour ta perspicacité. Je vais suivre ton conseil et regarder aux alentours. » (Procell)

« Cela pourrait être présomptueux de ma part, mais j’ai quelques recommandations à vous faire. Tout d’abord, le magasin avec la crème fraîche la plus délicieuse est… » (Duke)

Comme ça, Duke avait énuméré les magasins qu’il recommandait.

C’était atrocement détaillé.

Quand j’avais demandé pourquoi il s’y connaissait autant, il avait dit que depuis qu’il était devenu un dragon et avait acquis le sens du goût, il avait pris goût aux bonbons et mangeait souvent dans ces magasins avec sa femme quand ils avaient du temps libre.

Après avoir vu un tel côté de Duke, j’avais inconsciemment souri. Je pensais que je connaissais mes démons, mais apparemment pas assez.

Quoi qu’il en soit, j’étais allé à un magasin recommandé par Duke et acheté des choux à la crème figurant sur l’enseigne du magasin.

Le bon goût de la crème ne ressemblait à aucun autre. Et avec un peu de liqueur, c’était juste parfait pour Rorono qui avait tendance à se surmener.

Comme j’étais rentré à la maison, heureux de manger ce que j’avais acheté, j’avais senti un impact sur mon dos.

C’était une attaque-surprise faite par quelqu’un de petit portant une petite robe et une courte lame.

Cependant, plutôt que de me blesser, la lame s’était brisée.

Le fait d’avoir trois démons de Rang S comme démons de Pacte démoniaque ainsi que mon niveau élevé, j’étais aussi fort qu’un démon de Rang S moyen.

De plus, les vêtements que je portais pouvaient sembler ordinaires, mais en fait, c’était un objet spécial fait par Rorono en utilisant les fils solides d’un certain monstre.

Un simple humain avec un couteau si faible ne pourrait jamais espérer percer cette tenue.

Pour cette raison, j’étais confiant dans le fait d’être seul, sans escorte.

En tout cas, j’avais saisi la main de l’attaquante.

« Que pensez-vous faire ? » (Procell)

« L-La-Laissez-moi partir, démon ! Oui, je sais ce que vous êtes !! » (Vieille dame)

L’agresseur était juste une femme âgée.

Son niveau était bas et n’était évidemment pas entraîné à se battre.

Quant à pourquoi elle m’avait attaqué, je ne pouvais me souvenir avoir fait quoi que ce soit pour gagner une telle animosité.

Mais ensuite, j’avais remarqué une croix en bois pendant à son cou. À ce moment-là, j’avais compris pourquoi.

Encore un harcèlement gênant…

Les golems qui patrouillaient dans la ville s’étaient précipités vers nous et avaient saisi la vieille femme.

Chaque fois qu’un événement violent se produisait, ces golems y répondraient. Ensuite, ils étaient chargés de déposer les auteurs à un certain endroit.

Pour celle-là, j’avais décidé de laisser le reste aux golems.

Je n’avais pas eu besoin de l’interroger, car il lui était impossible d’avoir de significatives informations.

« Lâchez-moi ! Lâchez-moi ! C’est de la tyrannie ! Vous montrez enfin vos vraies couleurs ! Vous n’êtes pas bienveillant, vous n’êtes qu’un démon ! » (Vieille dame)

Pendant que les golems l’emmenaient, la femme criait de telles choses.

Malgré tout, la plupart des citoyens ne prêtaient pas attention à ses mots. Il y avait beaucoup d’aventuriers dans cette ville et de temps en temps, ils devenaient incontrôlables, alors les golems transportant quelqu’un n’étaient pas une scène si rare.

Cependant, le problème était que seuls la plupart des citoyens ne payaient pas attention à ça. En d’autres termes, quelques-uns le faisaient.

« C’est pourquoi je déteste les religions. » (Procell)

La croix qu’elle portait était la preuve qu’elle croyait à la religion fondée par le Seigneur-Démon Noir.

Les croyants pouvaient être très utiles.

Même si vous n’envoyez pas d’espions, tant qu’il y avait de zélé croyant, vous pourriez facilement les transformer en espion et même en assassins contre les gens avec qui ils vivaient.

Basés sur les réactions de la vieille femme, les croyants disaient probablement que j’étais un démon pour les inciter à me tuer. Elle n’était probablement pas la seule à essayer de faire cela. Vraiment gênant.

J’étais sûr que c’était une autre forme de harcèlement de la part du Seigneur-Démon Noir.

Il n’y avait peut-être pas d’autre Seigneur-Démon plus doué dans le harcèlement que lui.

En répandant de petites épines, il pourrait potentiellement nous détruire de l’intérieur. Si on les laissait tranquilles pendant un certain temps, les imbéciles pourraient être incités à me chasser et à prendre la ville pour eux-mêmes, alors qu’en même temps, quelque chose comme un soulèvement de l’intérieur pourrait être lancé.

« Dois-je commencer ma propre religion ? » (Procell)

En pensant que c’était une bonne idée, j’avais commencé à penser à un plan.

Si c’était bien fait, je pourrais être en mesure d’arracher une partie de son revenu. Non, certainement.

À cette fin, je devrais faire en sorte que ses croyants le dénoncent et méprisent son pouvoir.

« Attaquer March et Stolas ne t’avait pas suffi, n’est-ce pas ? Maintenant, tu essaies d’attaquer Avalon. Je vais te faire payer le prix de cela. » (Procell)

J’avais atteint il y a longtemps les limites de ma patience.

Il semblait me prendre de haut parce que j’étais jeune, mais bientôt, il comprendrait enfin la puissance du Seigneur-Démon de la Création.

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