Maou-sama no Machizukuri! – Tome 9 Prologue

Une fois arrivés au donjon du Seigneur-Démon du Temps, nous avions été envoyés via Transfert dans une salle de donjon spécialement conçue pour les invités.

« Maître, Kuina n’est pas venue ? »

Fel, un démon de Dantalian avec des oreilles de loup blanc et une queue de loup blanche, me l’avait demandé.

Elle était un démon de Rang S créé avec la médaille Création qui considérait Kuina comme une rivale.

Elle était aussi celle qui m’avait récupéré d’Avalon pour m’amener.

« C’est dommage, mais elle doit rester à la maison. Elle doit faire quelque chose à Avalon. »

« C-ce n’est pas comme si c’était vraiment dommage ou quoi que ce soit. C’est juste que je suis frustrée d’être du côté des perdants et que je pensais utiliser mon nouveau coup spécial pour me venger ! »

Même si elle avait dit de telles choses, je pouvais sentir qu’elle était un peu triste.

J’étais très reconnaissant à Fel. Grâce à son invitation, Kuina avait été en mesure de faire un entraînement dangereux avec des méthodes d’entraînement sans aucun risque dans l’arène du Seigneur-Démon du Temps, où le temps pouvait être rembobiné.

À l’origine, on ne pouvait pas utiliser un tel endroit librement, mais parce que cela aidait aussi Fel, le Seigneur-Démon du Temps avait donné son consentement.

Grâce à cela, le manque d’expérience de combat réel de Kuina avait été compensé.

Avoir un rival rendait certainement Kuina plus forte.

« Je l’attends avec l’impatience. Je vais regarder quand vous vous battrez à nouveau. »

« Cela sera certainement fait ! Regarde comment je bats Kuina ! »

À cela, je ne pouvais que sourire avec ironie.

Bien que je sois heureux que Fel et moi soyons proches, j’étais du côté de Kuina.

« Je ferai de mon mieux, alors encourage-moi, d’accord ? »

Après avoir dit cela avec un large sourire, Fel avait tourné sa tête vers moi.

Lorsque j’avais accédé à son souhait, elle avait émis une funyaa alors que son visage devenait plus doux.

C’est vraiment une bonne enfant.

Mais alors, j’avais soudainement senti un regard tourné sur moi.

« Fel-tan, ma précieuse Fel-tan, elle est trompée par ce jeune. Inacceptable. Même si j’ai vécu beaucoup plus longtemps et que j’ai eu plus d’expérience de vie, même si j’ai un si beau corps, pourquoi ? »

Le regard perçant appartenait à un vieil homme vêtu d’une robe blanche.

Pour une raison quelconque, il rongeait un mouchoir alors que des larmes coulaient de ses yeux.

Sa véritable identité était le dragon de Dantalian. En dépit de ce que sa forme humanoïde temporaire pourrait suggérer, en matière de combat, il était une force de la nature.

Il était l’un des démons qui possédaient les plus incroyables pouvoirs de Dantalian. Il surpassait même Fel à cet égard.

Il était l’as des Chevaliers de Chronos. Les autres Seigneurs-Démons craignaient tellement les Chevaliers de Chronos qu’on disait qu’une fois qu’ils étaient apparus quelque part, il serait préférable de s’échapper tout de suite ou tout serait fini.

Ou du moins, c’était comme cela était censé être… pour le moment, il n’était qu’un grand-père idiot qui adorait sa petite-fille.

« Ragna-jii, tu es tellement énervant. Je te l’ai dit, arrête de me suivre partout. Et arrête avec Fel-tan, s’il te plaît. Fel n’est pas à toi ! »

Après avoir constaté la présence de Ragna, Fel le gronda.

« M-Ma Fel-tan, ma précieuse Fel-tan est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!! »

Perdant le respect de sa petite fille, le dragon du temps qui s’était fait un nom sur de nombreux champs de bataille s’était sauvé en pleurant.

Pourquoi est-il venu ici de toute façon ? En parlant de dragons, il était temps que je le laisse sortir.

« Ouf, enfin sorti. Mon seigneur, comme on pouvait s’y attendre, être dans le Stockage est rude sur les épaules. »

Duke, le gentleman d’âge moyen, était apparu.

Aujourd’hui, il avait décidé de porter un costume noir.

« Tu sembles plus motivé que d’habitude, Duke. »

« Hahaha. Parce que ma femme savait qu’aujourd’hui était mon grand jour, elle a conçu pour moi cet article spécial. Grâce à elle, je suis prêt pour tout ce qui va arriver ! »

Comme toujours, la vie de famille de Duke semblait bien se dérouler. Comme il était stupidement heureux, ainsi que la Naine Forgeronne, de le montrer chaque fois qu’il parlerait de leur vie de couple.

À part eux, je ne pense pas qu’un de mes démons soit en couple.

Il ne serait pas étrange que mes démons aient une relation amoureuse avec des humains, mais…

Renards mythologiques : le mérite d’un homme est dans sa queue. S’il n’a pas de fourrure, il peut oublier. Ah, mais si c’est Procell-sama, c’est parfait.

Naine forgeronne : un homme faible n’est pas suffisant. Au moins, l’homme doit être plus fort que nous pour que nous nous sentions charmées.

Hauts Elfes : Les Elfes sont des êtres qui avons vécu longtemps. Par conséquent, être en relation avec un homme d’une race éphémère est plus une gêne que le bonheur possible. Au minimum, l’homme doit vivre 300 ans.

Leurs préférences étaient assez strictes.

Parmi mes démons, peut-être que seuls les Chanteurs de profondeurs avaient la possibilité de nouer des relations avec les humains, mais faisant partie de notre corps du renseignement, ils avaient des tâches qui les obligeaient à s’éloigner beaucoup d’Avalon.

Être en relation avec leurs compagnons démons était également possible, mais pour une raison curieuse, tous mes démons humanoïdes, à l’exception de Duke, étaient tous de sexe féminin.

Est-ce que je suis maudit ? Mais peu importe, je laissai mes pensées vagabonder depuis trop longtemps déjà. Il était temps de se remettre sur les rails.

« Fel, est-ce que tout le monde est déjà là ? »

« Je ne sais pas. Pour le moment, allons là-bas. C’est ce que mon père m’a dit. »

Et ainsi, Fel m’avait conduit en me tenant par la main. J’avais simplement souri et la laissai faire.

***

L’endroit où Fel m’avait conduit était un jardin où les fleurs de toutes les couleurs étaient en pleine floraison. Pendant une seconde, j’avais oublié que nous étions encore dans un donjon.

Et, sur une terrasse couverte, j’avais vu le Seigneur-Démon Dantalian et le Seigneur-Démon de la Bête Marchosias en train de siroter un thé.

« Ah, Procell, tu es enfin là. Tu as bien pris ton temps. J’étais tellement fatiguée d’attendre, tu sais. »

Marchosias, ou March comme je l’appelais, m’avait fait signe de la main.

« Désolé, j’ai été pris dans quelque chose. »

« Eh bien, grâce à cela, Dan ici présent a fait quelques gestes sur moi. Si tu me négliges trop longtemps, je risque de te filer entre les doigts, tu sais. »

March l’avait dit en plaisantant.

Elle plaisantait, mais c’était plutôt un appel indirect pour nous de passer plus de temps ensemble.

Je n’avais aucune intention d’ignorer cela, mais, dans l’état actuel des choses, j’étais trop occupé et n’avais le temps que pour le strict minimum, ce qui n’était rien d’autre que la rencontrer.

« Eh bien, je ne veux pas de ça. D’accord, je vais libérer plus de temps à passer avec toi. En fait, pourquoi ne viens-tu pas à Avalon la semaine prochaine ? Une troupe très célèbre viendra dans la ville. Je crois qu’ils sont appelés, La Compagnie théâtrale Météore. Il semble qu’ils vont réaliser un programme sur la lutte entre un héros et un Seigneur-Démon. Allons le regarder depuis des sièges spéciaux. »

Les jours où nous n’avions pas tenu de réunion de culte, la salle conçue pour être notre église était ouverte aux locations.

Ce genre d’événement avait toujours été très apprécié. Non seulement ils avaient pour effet d’attirer plus d’invités, mais cela avait également amélioré la qualité des émotions ressenties par les invités.

Et à cause de la grande salle susmentionnée ainsi que des aéroports à hippogriffes que nous avions construits et qui permettaient à plus de gens de venir à Avalon, les gens du secteur du divertissement tenaient notre ville en haute estime. À tel point que le prochain poste vacant dans la salle sera dans un an et demi.

De plus, en cas de succès des émissions, Avalon attirerait encore plus les groupes de divertissement, répétant ainsi le cycle.

« La Compagnie théâtrale Météore, dis-tu ? Oui, je les ai déjà vues auparavant et je me souviens qu’ils étaient assez amusants. Ce programme semble intéressant aussi. Comme on peut s’y attendre de ta part, tu me connais si bien. »

J’étais content qu’elle ait aimé l’idée, mais quand elle m’avait brossé la tête comme si j’étais un enfant, et je m’étais un peu fâché.

Soudain, je sentis Fel tirer sur mon bras.

Pourrait-elle peut-être vouloir aussi voir le spectacle ? Même si c’est le cas, je ne peux évidemment pas l’inviter simplement devant son père, non ? Attends, je viens de penser à quelque chose de bien.

« Dan, il me reste des billets gratuits. Et si toi et Fel le regardiez aussi ? »

« Je te remercie. Fel, si ça t’intéresse, allons le regarder ensemble. »

À cela, Fel avait une expression compliquée sur le visage.

Au départ, elle aurait peut-être eu envie de le regarder avec moi, mais l’idée de le regarder avec Dan lui plaisait tout autant.

« Merci ! Allons-y, père ! Et ensuite, allons jouer à ces choses dont tu m’as parlé. Tu sais, ce jeu avec ce rouet et les courses de dragons volants ! »

Maintenant, avec un sourire éclatant sur son visage, Fel le dit et hocha la tête.

Elle est vraiment une bonne enfant. Seulement, je crains que lorsqu’elle voit Dan jouer, elle perde ses illusions.

En temps normal, Dantalian était un Seigneur-Démon qui avait l’air mystérieux, mais quand il jouait, il n’était que Dan, le vieil homme.

Quoi qu’il en soit, je m’étais assis et j’avais bu du thé noir. J’avais ensuite essayé le goûter servi avec le thé. À première vue, cela ressemblait à un biscuit ordinaire avec des noix, mais après y avoir goûté, mes yeux s’étaient écarquillés.

« Peut-être ces cookies d’Arnold ? »

« Oui, ils sont. Nous en achetons parfois. Il n’y a tout simplement aucun magasin qui vende de meilleures pâtisseries qu’eux et selon moi, pas même à Avalon. »

Arnold, la pâtisserie de renommée mondiale. Certes, même Avalon n’avait pas de pâtisserie dépassant leurs produits.

« Ouais, c’est vexant, mais leurs pâtisseries sont tellement bonnes. … Dommage qu’il soit difficile de les acheter. Non seulement leur magasin se trouve à deux continents, mais il y a aussi la longue file d’attente toujours présente. »

« Est-ce que tu ne remarques pas mes capacités que j’ai utilisées, dans le seul but de pouvoir acheter leurs pâtisseries ? J’ai envoyé mes subordonnés dans leur magasin principal via un dragon et leur ai demandé de configurer une paire de cercles de transfert reliant cet endroit à Eclaba. Et puis, les démons qui peuvent se déguiser en humains sont parfois chargés d’utiliser ces cercles transfert et de faire la queue dans ces lignes aussi longtemps qu’il le faudra. »

« Tu fais trop d’efforts pour ces pâtisseries. »

Les pâtisseries d’Arnold étaient excellentes, non pas parce qu’ils utilisaient des ingrédients spéciaux, mais plutôt grâce aux compétences du pâtissier. Cela étant dit, les ingrédients utilisés n’étaient pas en dessous de la moyenne.

En fait, nous avions reçu une demande d’Arnold qui demandait d’ouvrir une succursale à Avalon. Il semblait qu’ils s’intéressaient aux pommes d’or que l’on ne pouvait trouver qu’à Avalon. En gardant à l’esprit la conversation en cours avec Dan, entre autres raisons, j’examinerais favorablement leur demande.

Alors que nous discutions sans rien dire de cette façon, le Seigneur-Démon Dragon Astaroth et le Seigneur-Démon du Vent Stolas arrivèrent.

Comme toujours, Enlil était perché sur l’épaule de Stolas. En remarquant Duke, Enlil avait fait un « gau », auquel Duke avait répondu avec un salut. Ils étaient vraiment devenus proches.

« Désolé d’être en retard, Dan. Il y avait certaines choses que je devais aborder avec Stolas afin qu’elle soit totalement prête pour le combat de demain. »

« Ast, tu es sûr que tu peux te battre sérieusement demain ? Tu aimes trop ta fille. »

« Quelle question idiote ! Il n’y a aucun moyen que j’y aille avec douceur avec elle. C’est précisément parce que je l’aime tellement que je me battrai sérieusement demain. C’est sa première et sa dernière chance de se battre avec moi, alors je ferai de mon mieux pour lui faire comprendre ce que signifie être l’un des plus puissants Seigneur-Démon. »

Astaroth le dit et se mit à rire.

J’en ai la chair de poule. Nous sommes censés défier un tel démon demain ? J’ai peur, mais je suis aussi très excité.

« Je me suis trompé. Mes excuses. J’aurais dû être mieux informé. Tu es ce genre de personne, après tout… enfin, maintenant que tout le monde est là, commençons. J’ai préparé un grand banquet aujourd’hui. Alors, mettons fin à cette partie de thé et buvons de l’alcool jusqu’à en tomber ! »

Quand Dan l’avait déclaré, ses démons humanoïdes étaient apparus. Ils avaient sorti une grande table et des chaises, les avaient installées, puis avaient sorti plat après plat.

Et puis, avant que je le sache, il y avait un orchestre dans le coin. Quand Dan leva la main droite et fit claquer son doigt, le ciel bleu et ensoleillé devint un ciel étoilé et une belle mélodie commença à couler.

« Lors du banquet que Procell a organisé, il a préparé des plats qui ne peuvent être mangés que dans Avalon, alors cette fois-ci, j’ai préparé des plats que moi seul peux préparer. Je n’épargnerai aucune dépense pour donner à mon cher ami Astaroth l’envoi qu’il mérite. Par mon honneur, je suis certain que vous apprécierez tous cette fête. »

Dan l’avait déclaré avec fierté.

Et puis, les verres avaient été alignés et remplis de vin rouge. Rien que par leur parfum, je pouvais déjà dire qu’il s’agissait d’un vin de grande qualité.

« Maintenant, Ast, viens nous donner un toast. »

« Umu, très bien. »

Ast se leva et se racla la gorge avec détermination.

« Pour l’organisation de cet événement qui m’est dédié et pour ma présence aujourd’hui, j’aimerais exprimer ma gratitude à Dan et à vous tous. Je suis tellement heureux d’être entouré de mes amis proches et de nos successeurs. Aujourd’hui, je jouirai de ce bonheur et demain, je déploierai toutes mes forces. Stolas, Procell, mon plus grand souhait est de pouvoir vous donner mes dragons bien-aimés. Alors, s’il vous plaît, battez-moi demain et exaucez ce souhait et puis, March et Dan, mes chers amis, ce fut un plaisir de vivre une vie à côté de la vôtre… maintenant, santé ! »

Nous avions levé nos verres, et avions bu le délicieux vin.

En regardant Ast, je m’étais dit que je voulais être comme lui quand j’arriverais au bout de mes jours : pouvoir déclarer en toute confiance que j’avais vécu une vie bien remplie et heureuse. Je me demande, à quel point cela sera-t-il difficile ?

Il nous avait également demandé d’hériter et de prendre soin de ses dragons. J’étais persuadé que Stolas pensait également que ce serait une tâche sérieuse pour notre honneur si nous ne pouvions pas le faire. Comme ça, Stolas et moi nous étions regardés puis nous avions serré les poings.

Mais pour le moment, nous devrions profiter de la fête autant que possible.

C’était après tout notre dernière chance de boire avec Astaroth. C’était un miracle qui ne dura qu’une nuit.

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