Mon Voisin D’en Face – Chapitre 2

« Eh, Chen Xiao? Tu as besoin de quelque chose? » C’était l’heure du déjeuné, ce qui explique pourquoi Gu MengYang avait des baguettes à les mains lorsqu’il ouvrit la porte.

Chen Xiao remarqua le grain de riz collé au coin de sa bouche et eut l’impression qu’une petite patte de chat commençait à lui serrer le cœur, je veux vraiment le lécher……

« Chen Xiao? »

« * Tousser tousser *……… Désolé de te déranger, mais euh…… il y a eu une soudaine coupure de courant chez moi, alors je me suis précipité ici pour jeter un coup d’œil. »

« Il y a vraiment une panne de courant? Pourtant tout va bien ici. » Après avoir dit ça, Gu MengYang jeta un coup d’œil à l’intérieur de chez lui pour confirmer ses propos.

Chen Xiao haussa les épaules avec en signe d’impuissance. En ouvrant la bouche pour parler, il entendit Gu MengYang lui demander: « Alors, as-tu mangé? »

Donc, ce gamin n’est pas aussi ennuyeux après tout! Enfin il commence à suivre!

Chen Xiao fut intérieurement satisfait de lui-même, mais en surface, il fit semblant d’être pris d’amertume: « Je n’ai pas encore mangé. Dès que le repas a commencé à cuire, le courant a été coupé. Je meurs de faim… » Sur ces mots, il fixa son regard sur Gu MengYang avec anticipation, ses yeux brillants dénotant la beauté de ses pupilles.

Gu MengYang fronça les sourcils, ce qui était rare. Un instant plus tard, il tendit sa main vers Chen Xiao pour… le repousser?! Et puis, sans reposer les baguettes qu’il avait à la main, il pénétra chez Chen Xiao.

Chen Xiao resta figé sur place pendant un long moment avant de comprendre ce qui venait de se passer. Il ne put s’empêcher de se plaindre dans son cœur: Putain! Imbécile! Idiot! Tu n’es qu’une petite ordure avec un QE (Quotient Émotionnel) inexistant qui n’invite les gens qu’à manger des pastèques! Ça te tuerait si je mangeais un repas avec toi?!

Et puis, avec une grimace au visage, il alla voir Gu MengYang qui était en train de magouiller le circuit.

« Ce n’est pas très grave, ça doit avoir disjoncté. Je vais m’en occuper pour toi. Tu viens d’utiliser quelque chose? »

Chen Xiao essaya de réprimer ses sentiments mais, incapable de se taire, il dit: « Comment pourrais-je le savoir? » Tu penses vraiment que je vais t’avouer que je l’ai éteint moi-même?!

Gu MengYang manipula quelques interrupteurs puis, la lumière dans la pièce marchait de nouveau. Il se retourna et adressa un sourire à Chen Xiao, comme un petit gamin qui demandait à être complimenté. Chen Xiao fut gêné d’envisager de lui sauter dessus et ne put que murmurer ‘idiot’.

« Hein? »

“Ah, rien. Merci bien. »

« Aucun problème. Dépêche-toi et va cuisiner!

Ce.Gars! L’humeur de Chen Xiao, qui était calme à l’origine, fut de nouveau agitée. Il n’avait rien à manger chez lui, d’accord! Il avait vraiment faim maintenant. Même le grain de riz au coin de la bouche de Gu MengYang commençait à lui sembler appétissant.

Un jour plus tard:

« Hey, Chen Xiao? Pourquoi es-tu assis devant ta porte? Tu n’as pas tes clés? » Dès que Gu MengYang fut rentré chez lui, il vit Chen Xiao accroupi au seuil de son appartement, ayant l’air abattu et en train de fumer.

« Je……. Je ne sais pas pourquoi je ne peux pas allumer mon ordinateur…… Si tu n’as rien à faire, tu peux venir jeter un coup d’œil…… » Chen Xiao pensa, j’ai attendu ici dvant cette porte depuis 17h30! Qui pouvait deviner que tu serait en retard aujourd’hui, Gu MengYang! Heureusement, nous sommes au dernier étage, sinon les gens qui passeraient par là penseraient vraiment que je suis un voleur, d’accord?! Avec une expression pitoyable, il leva la tête et demanda à Gu MengYang d’un ton qui faisait tout autant pitié: « Tu t’y connais en ordinateurs? »

Il craignait que le gars ne lui réponde « Je ne sais pas ». Heureusement et, contrairement à ses attentes, Gu MengYang répondit vivement d’un signe de tête.

De ce fait, tout le chagrin dans le cœur de Chen Xiao disparut  instantanément et, en fredonnant une joyeuse mélodie, il alla ouvrir la porte. Cependant, dès qu’il se leva, une main coupa devant lui et lui déroba la cigarette qu’il avait au bec.

« Fumer est mauvais pour la santé, n’en fume pas beaucoup », dit-il avec sérieux. Quand il vit le visage stupéfait de Chen Xiao, il fut de nouveau quelque peu paniqué et il commença à bégayer: « Ah, je suis désolé, je-je, sans réfléchir….. je te la rends….. »

Chen Xiao sourit avec un léger ‘pu chi’. Reprenant la cigarette des mains de Gu MengYang, il l’éteignant au mur de si tôt. « Hmm, ce n’est vraiment pas très bien. Je crois que je vais devoir arrêter. Alors, s’il te plaît, prends soin de moi à l’avenir.  »

En regardant les oreilles de Gu MengYang rougir à vue d’œil, il fut incroyablement profondément content dans son cœur, hé, hé, pourquoi es-tu aussi timide, ça fait vraiment battre mon cœur un peu plus vite!

Gu MengYang avait an don avec les ordinateurs pour tapant ainsi sur le clavier. L’écran contenant plein de codes que Chen Xiao ne pouvait pas comprendre. Il l’observa pendant un moment puis commença à admirer le beau profil de Gu MengYang. À cause du stress et de la chaleur, il de minuscules gouttes de sueur perlaient sur le front de Gu MengYang. Quelques mèches de cheveux furent même collées à son front sous l’effet de cette sueur. Il fronçait légèrement les sourcils, fixant intensément l’écran avec ses grands yeux. Oh, il a en fait une double paupière. Effectivement, les hommes sont au paroxysme de leur charme quand ils sont sérieusement immergés dans leur travail. Puis, les coins des lèvres de Gu MengYang retombèrent pour former une ligne droite et, de temps en temps, sa bouche s’entrouvrait pour lui permettre de se mordre la lèvre inférieure. Je ne sais pas ce que ça ferait d’embrasser cette bouche…… vas-tu te mordre les lèvres à ce moment-là aussi……

Oh…… en pensant à ça, Chen Xiao sentit une chaleur brûlante se répandre le long de son abdomen. La patte de chat dans son cœur commençait à nouveau à travailler ses griffes. Il voulut soudainement et désespérément se jeter sur l’homme pour n’en faire qu’une bouchée. Il prit une profonde respiration pour se calmer puis jeta un second coup d’œil au visagede Gu MengYang, non, ce sera en plusieurs bouchées.

Plus il y pensait, plus il ne pouvait plus le supporter. Chen Xiao tremblait à présent sur son siège, il ne pouvait même plus rester assis, non, je ne devrais pas! Il faudrait y avoir une limite au coup de foudre, comment puis-je ainsi lui abandonner mon âme et perdre tout contrôle?!

« Chen Xiao, sur ton ordinateur… » Gu MengYang tourna soudainement la tête vers Chen Xiao, rencontrant son regard, son visage fut si rouge qu’il semblait presque en feu. Il détourna maladroitement les yeux et continua à parler: « Toi, tu n’as rien d’important sur ton Disque dur, hein? Je vais te réinstaller le système et tout ira bien.  »

Chen Xiao répondit de manière très stoïque: « Euh, rien d’important, réinstalle-le. Je vais t’apporter un verre d’eau, j’ai juste tout oublié à la hâte. »

Dès qu’il quitta la pièce, il se dirigea directement vers la salle de bain où il se rinça le visage à l’eau froide. Comment pouvait-il imaginer qu’un grand garçon pouvait être aussi mignon quand il rougissait! C’était vraiment dangereux!

Il restaura rapidement son calme. Il remplit un verre d’eau froide puis alla fermer les portes de toutes les pièces de l’appartement avant d’allumer la climatisation dans le salon. Il utilisait rarement l’air conditionné, seulement occasionnellement lorsqu’il avait des invités. Ce n’était pas par avarice. Seulement, il fut élevé ainsi dès son plus jeune âge, en observant le comportement de sa famille. Cette notion fut alors profondément ancrée en lui.

Il ouvrit aussi la porte de la chambre pour faire entrer de l’air frais dans la pièce.

« Tiens, bois un peu l’eau. Désolé de t’avoir dérangé aujourd’hui.  »

« Ce n’est rien. C’est bon, et si jamais tu aura besoin d’aide pas tard, dis le moi simplement. » Gu MengYang prit la tasse et « glou glou glou », il but le tout d’un trait. Voir ces ondulations traverser sa gorge fit tressaillir le cœur de Chen Xiao. Pourtant, il fut quelque peu contrarié. Hé, jeune homme, fais un peu attention à toi. Que ferais-tu si j’étais un vieux pervers qui suis attiré par toi et veux t’avoir? Bon, même si c’est pas faux…

« Hé, as-tu allumé le climatiseur? »

« Ah, j’ai vu que tu avais très chaud, qu’set ce qu’il y a? »

« Oh……non, je suis tout à fait à l’aise, ma maison n’a même pas d’air conditionné. » Gu MengYang sourit avec un «héhé», révélant une fossette aux coins de sa bouche. La sueur sur son visage s’évapora grâce à la baisse de température. Il s’appuya paresseusement contre la chaise, son expression pleine de satisfaction.

« Comment ne peut-il pas y avoir d’air conditionné? Le propriétaire ne l’a-t-il pas installé? »

« Eh bien, c’est pénible et coûteux d’acheter un climatiseur. Je viens de changer de travail et je suis encore un stagiaire, alors je ne peux utiliser que le ventilateur. » Gu MengYang fit une mine légèrement dépitée et ses lèvres se retroussèrent un peu.

Chen Xiao fut totalement choqué par cette rare puérilité. Il tendis la main et lui ébouriffa vigoureusement sa douce chevelure. Peu après, il lui lança: « Hé, tu veux venir chez moi après le travail? Je mets toujours la clim quand je rentre du travail. S’il fait très chaud, tu peux même dormir ici. Qu’est-ce que tu en dis?

De toute évidence, il s’attendit à être achevé, mais il feignit quand même un air désinvolte, tout en rugissant intérieurement, il te suffit de dire oui, d’accepter rapidement! J’ai déjà pris l’initiative alors faut-il vraiment te montrer timide?

« Hein? Ce n’est pas bien…… ce serait trop te demander…… » Gu MengYang hésita en se grattant les cheveux que Chen Xiao venait de lui ébouriffer, le visage rougissant une fois de plus.

« Oh, je savais bien que tu ne me considère pas encore comme un ami, je suis toujours un inconnu à tes yeux. Ça ne fait rien, je ne me sens pas blessé de toute façon… » Chen Xiao soupira tout en marmonnant constamment, faisant semblant de se relever. Soudain, il fut brusquement tiré en arrière par une grande main et eut l’impression que son poignet allait se briser.

« Non, non! Ce n’est pas ce que je voulais dire! Pour tes frais de climatisation, je vais y contribuer….. », déclara Gu MengYang. Son cou était devenu tout rouge et la force de son emprise s’intensifia.

Chen Xiao continua de soupirer, mais il n’essaya pas de retirer sa main: « Hé…… et tu viens juste de dire qu’on n’était pas des étrangers l’un pour l’autre……. parler d’argent me fait vraiment mal au cœur…… »

La bouche de Gu MengYang se resserra à nouveau. Il dit avec un air empli de chagrin: « Je ne te traite pas du tout comme un étranger……. Alors, je viendrai ici tôt après le travail…… tant que tu ne le déteste pas. »

Eh, hé, hé, comment pourrais-je te détester? Chen Xiao essuya immédiatement sa malheureuse expression et hocha la tête avec satisfaction. Sur le côté, l’ordinateur émit également un son de redémarrage, dans les temps.

« L’ordinateur est prêt. Si tu as un quelconque problème, reviens me voir. » Gu MengYang vit que le redémarrage de l’ordinateur était terminé et se leva. « Bien, je rentre. »

« Ah, attends! Tu vois, maintenant que ma climatisation est allumée, tu ferais mieux de te rasseoir. Tu n’as pas encore mangé, pas vrai? Mangeons ensemble. » dit Chen Xiao en le retenant et insistant avec le sourire.

« Hein? tu n’as pas encore mangé non plus? »

« …… » Chen Xiao se força à se taire, je ne pensais pas t’attendre aussi longtemps! Il hocha la tête de manière décontractée, souriant comme si de rien n’était.

En réalité, il avait fait cuire quelques plats dès son retour du travail. Il les réchauffa donc à présent au micro-ondes et les apporta à la table où Gu MengYang était assis, la posture droite et immobile, fixant un point devant lui. Il était évident qu’il était nerveux. Chen Xiao fit désigna le repas devant lui d’un air gêné tout en rigolant.

« Pourquoi es-tu aussi nerveux? C’est juste un repas. Je n’ai pas assez de nourriture pour que tu aille te servir tout seul dans la cuisine. »

« Eh bien, je n’ai mangé avec personne dans ce genre de situation depuis longtemps. Je suis toujours occupé depuis que j’ai commencé à travailler. Chaque jour, quand je rentre chez moi, je mange juste un peu. »

Chen Xiao eut quelque peu le cœur brisé en l’écoutant parler. Bien sûr, il savait à quel point c’était difficile pour un homme de travailler dehors et à quel point on pouvait se sentir seul de retour chez soi, pour faire face à une maison vide. Alors, il lança un sourire à Gu MengYang avant de lui dire: « Que dirais-tu de venir chez moi quand tu auras faim, nous cuisinerons à tour de rôle. »

Gu MengYang se figea pendant un instant, puis les coins de sa bouche se levèrent et il sourit légèrement: « Oui d’accord. »

Chen Xiao fut tellement ébloui par ce sourire que son cœur s’emballa avec un «bang bang bang». Il baissa rapidement la tête pour fixer son repas.

« Chen Xiao, sur ton visage…… il y a du riz. »

« Hein? » Chen Xiao ne réagit toujours pas lorsque la main de l’autre se tendit vers lui et lui effleura doucement le visage.

Gu MengYang regretta instantanément de l’avoir fait. Il retira sa main avec le riz, se sentant vraiment très impoli. Maintenant quoi, le manger moi-même? Cela semblait dépasser une certaine limite, ce serait un geste trop intime. La personne devant lui se leva et se pencha, il lécha les grains de riz sur sa main, sa langue laissa derrière elle une traînée de salive sur le bout de ses doigts.

* Boom * Chen Xiao pouvait presque entendre la fumée jaillir des oreilles de Gu MengYang. Il toussa doucement et dit: « Ce n’est pas bien de gaspiller de la nourriture, ah… »

Les deux hommes eurent un visage légèrement rouge. Il baissèrent la tête et continuèrent à manger leur riz en silence.

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