Shikkaku Mon no Saikyou Kenja – Chapitre 150

« Entendu. Prenez ceci. »

Eike a dit ça en donnant une feuille à chacun d’entre nous.
Cette feuille contient notre permission d’agir en tant que proxy de la famille royale.

« Sommes-nous autorisés à arrêter le seigneur n’importe quand ? »

« Oui. Quand est-ce que vous souhaitez le faire ? »

« … Tout de suite, évidemment. Ça vous convient, vous trois ? »

« Oui ! »

« Ouais ! »

« Bien sûr ! »

Les filles ont immédiatement répondu à ma question.
Nous faisons ce raid évidemment parce que nous avons été témoins de l’horrible situation dans laquelle la ville-donjon est durant la semaine que nous avons passée ici.
Nous sommes tous d’accord pour dire que le seigneur doit être remplacé le plus vite possible.

« … Entendu. Il est fort probable que la cible se trouve dans le manoir du seigneur… et le bâtiment est lourdement gardé. Faut-il demander la coopération de l’Ordre des Chevaliers ? »

Eike a dit ça en sortant un plan du manoir du seigneur.
Apparemment, le manoir a été construit en prenant en compte la possibilité d’attaques venant de l’extérieur.
Il n’y a que 2 entrées : une à l’avant et l’autre à l’arrière ; elles ont toutes les deux des portes épaisses et sont protégées par des salles de gardes.

… Mais bon, ça n’a aucune importance.

« Non, on peut le faire rien qu’à nous. De plus, se battre dans un endroit étroit est au contraire plus difficile si nous sommes nombreux. Et on aura des problèmes si le seigneur nous remarquait et utilisait un artifice. Nous allons directement aller au manoir et attaquer de front. Un problème à ça ? »

« … Je comprends. Je n’ai aucun problème à cela. J’ai entendu des connaissances de Mathias-sama dire qu’être accompagné par les chevaliers ne ferait que vous ralentir. »

Eike a dit ça et a commencé à nous guider.
J’ignore quel genre de rumeurs circule à notre sujet… mais comme les choses se sont bien passées, je vais laisser tomber pour cette fois.
… Nous avons quitté le donjon durant cette conversation et sommes arrivés au manoir.

Cependant…

« … Ce n’est pas normal, ça… »

Eike a dit ça en voyant le manoir avec un air confus.
Nous ne savons rien car nous ne nous sommes jamais approchés du manoir du seigneur, mais cette situation n’a pas l’air naturelle pour Eike.

« C’est pas normal ? »

« Oui. D’habitude, la porte avant est ouverte et des gardes sont postés devant, mais il n’y a personne, aujourd’hui… et c’est étrangement calme. »

Face à cette réponse, j’essaie d’explorer la réaction du pouvoir magique à l’intérieur du manoir.
Apparemment, il y a des gens à l’intérieur… mais…

« On dirait que l’information a été divulguée. »

« Il y a eu une fuite ? »

« Ouais. Il semble qu’ils ont renforcé les défenses à l’intérieur du bâtiment… Puisqu’on en parle, vous trouvez pas qu’il y a trop peu de gardes en ville, aujourd’hui ? Ils ont tous été rassemblés ici. »

Normalement, il y a des gardes directement sous le contrôle du seigneur en plus des chevaliers de la ville.
J’ai dit gardes, mais au lieu de réprimer les crimes dans la ville, ils participent activement aux crimes du seigneur.
Même les gens qui nous ont attaqués étaient censés être des gardes.

« … Alors que devons-nous faire ? »

Face à ma réponse, Eike a posé une question.
Mais le plan ne change pas.

« Comme je l’ai dit au début, on va attaquer de front. »

J’ai dit ça en avançant vers la porte en acier et agrippé la poignée de porte.
Il semble qu’il n’y a pas de piège posé autour de la porte.

« Vous êtes prêts, vous quatre ? »

J’ai dit ça en regardant Iris, Rury, Alma et Eike.
Ils ont tous les quatre sorti leurs armes et hoché la tête.

« … Je pense que c’est verrouillé… voulez-vous que je la déverrouille ? »

J’ai secoué la tête face à la suggestion d’Eike.
Certes, le crochetage est silencieux… mais l’heure n’est pas à la discrétion.

« Pas la peine. Il y a une meilleure façon d’ouvrir cette serrure. »

Sur ces mots, je saisis et tourne la poignée de la porte.
La porte est effectivement verrouillée, cependant…

« C’est comme ça… qu’on l’ouvre. »

Sur ces mots, j’ai utilisé la magie de renforcement physique et tordu la poignée de porte.
Et là, CRAC ! La serrure a été détruite sous ce bruit.

Puis j’enfonce la porte avec un coup de pied tout en jetant la poignée de porte cassée…
La porte s’est envolée sous un son retentissant.

« Et voilà, c’est ouvert ! »

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