Shikkaku Mon no Saikyou Kenja – Chapitre 17

Il semble qu’il n’y a pas eu de réponse à ma prière.
Le voyage d’une semaine s’est terminé paisiblement et nous sommes arrivés à la capitale royale.

« … Le voyage était paisible. »

« Où se trouve le côté paisible quand vous croisez un monstre de rang Désastre Naturel durant le voyage ! »

« C’était seulement au premier jour, et il y en avait qu’un seul. »

« Un seul d’entre eux est déjà un véritable désastre vous savez ? Si on avait plus souvent ce genre de monstre, ce pays serait détruit, vous savez ? »

Ce serait exagéré. Il n’y aurait plus assez de pays dans ce monde si un monstre de ce niveau pouvait les détruire.
2 ou 3 personnes comme mon père Castor devraient être capables de vaincre un monstre de ce niveau.

« Au fait, où est-ce que je dois transporter le cadavre du monstre ? »

J’aimerais bien le vendre, mais je ne sais pas où.

« Ah, oui. Normalement, il faut l’envoyer à la Guilde, mais les enfants de 12 ans ne peuvent pas s’enregistrer… pourrais-je vous l’acheter si cela vous convient ? Je peux payer 150 pièces d’or. »

« Vous en êtes sûr ? »

En me basant sur le monstre que j’ai tué dans le territoire, je pensais que celui-là vaudrait environ 100 pièces d’or.

« J’en suis plus que sûr. J’en tirerais moi aussi un bénéfice. »

« D’accord, il est à vous. »

Même si le prix avait été plus bas, je n’en aurai pas tenu rigueur.
C’est moi qui ai vaincu et transporté le monstre, mais c’est le colporteur qui m’a indiqué sa valeur.
Enfin, c’est juste que je ne connais pas le prix du marché.

En passant, durant le voyage, ma façon de parler est peu à peu redevenue celle que l’ancien moi utilisait.
Je ne suis plus dans le territoire. Je n’ai plus besoin de parler avec le même ton que celui que j’utilisais là-bas.

Après avoir livré le monstre et reçu le paiement, j’ai fait mes au revoir au colporteur et je me suis dirigé vers les forgerons de la ville.
Quand j’ai regardé les prérequis de l’examen, il était écrit que je devais apporter ma propre arme.

Mon épée actuelle est à moitié faite pour l’entraînement, elle ne convient pas aux vrais combats.
J’ignore si cet examen demande beaucoup de préparation, mais on n’est jamais trop prudent.

Je n’ai pas vraiment examiné la réputation des forgerons d’ici, mais c’est la capitale royale. La compétition est sûrement féroce au point où les magasins pauvres ne tiendront pas.
Je devrais pouvoir trouver des bonnes choses si je trouve un forgeron correct.

… C’est ce que j’avais cru à un moment.

« … Hmm ? »

J’ai murmuré en voyant les produits d’un forgeron aléatoire.
La qualité est lamentable. Certes, les épées exposées sont meilleures que celle que j’ai actuellement, mais elles sont toutes de qualité douteuse. En plus de ça, elles n’ont pas été renforcées par la magie.

La qualité aurait été compréhensible si ces épées avaient été faites par des apprentis forgerons.
Mais j’étais doté de l’Emblème spécialisé dans la production durant mon ancienne vie, j’avais forgé d’innombrables épées et je pouvais le déterminer au premier coup d’œil. Ces épées ont probablement été faites par quelqu’un qui pratiquait la forge depuis longtemps.

Les prix sont grossièrement entre 5 et 10 pièces d’or. D’après la valeur monétaire que m’a raconté le colporteur, ce prix n’est pas vraiment bon marché. C’est incroyable que cette boutique ait pu survivre dans la capitale royale.

J’ai abandonné cette boutique et décidé de visiter la suivante. Je préfère de loin utiliser une épée que j’ai forgée moi-même plutôt que celles-là.
Mais c’était pareil dans le magasin suivant, et le magasin suivant, et le magasin suivant. Apparemment, la magie n’est pas la seule chose a avoir subi un déclin.

Si le magasin suivant n’est pas bon, alors je vais abandonner et forger mon épée moi-même
Au moment où j’ai eu cette pensée, j’ai trouvé une petite boutique de forgeron.

Même l’insigne de la forge est petite, une personne inattentive ne remarquerait peut-être pas que c’est un magasin de forgeron.
Mais en ce moment, il était facile de trouver ce magasin.

« S’il vous plaît ! L’examen aura lieu demain ! Si Rury n’a pas d’épée, elle… »

J’entendais une voix désespérée à l’intérieur du magasin du forgeron.
La personne utilisait Boku』 pour se désigner, mais d’après la tonalité de sa voix, c’est sans doute une fille.
(NdT : Boku (ボク) = pronom personnel japonais principalement utilisé par les garçons doux et les filles légèrement garçon manqué)

« J’aimerais bien, moi aussi ― mais contrairement aux épées ordinaires, on ne peut pas forger une épée magique tout seul. Résigne-toi. »

« Faites quelque chose à propos de ça ! »

Je pouvais entendre une autre voix qui semblait troublée (probablement le gérant de la boutique).
… Ça a l’air pénible. Je vais peut-être abandonner et forger mon épée moi-même.
C’est ce que j’avais pensé alors que j’essayais de passer mon chemin, mais les épées exposées dans le magasin ont attiré mon regard.

Elles sont de bonne qualité. Les épées du premier magasin ne peuvent même pas être comparées à celles-ci.
Le moi actuel ne pourrait pas faire des épées de cette qualité sans équipement.

… Je ne peux pas laisser passer ça.
Je suis entré dans la boutique du forgeron afin d’avoir une arme correcte.

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