Shikkaku Mon no Saikyou Kenja – Chapitre 215

« Votre groupe… vous voulez dire Iris, Rury, Alma et vous, 4 personnes ? »

« Exactement. »

Après avoir entendu ma réponse, le Vicomte Regild a réfléchi pendant un moment.
Puis il a dit :

« … Est-ce que vous pensez que c’est pour le mieux, Mathias ? »

« Oui. Si nous sommes trop nombreux, l’infiltration aura plus de chances d’être découverte. »

« En effet, fondamentalement, infiltrer un territoire ennemi demande de n’envoyer que quelques élites, mais… 4 personnes pour un tel nombre de poupées, vous ne pensez pas que c’est trop peu ? »

« Ces poupées n’ont que le nombre avec elles, on peut facilement les éviter. De plus, nous n’avons qu’une seule cible : le maître des poupées, inutile d’envoyer plusieurs personnes pour le vaincre. »

Même Biffgel a réussi a détruire 4 de ces poupées, qu’elles soient 100 ou 1 000 ne fait aucune différence.
De plus, les poupées cesseront de fonctionner dès que nous aurons vaincu le marionnettiste.

Le soutien des chevaliers est utile dans les batailles de groupe, mais dans une mission d’infiltration, ils seront au contraire une nuisance.
Même si ces chevaliers d’élite étaient doués en infiltration, je suis sûr qu’ils n’ont pas de techniques contre les moyens de détection de magie.

Et nous ne manquons pas de puissance au point où nous avons besoin des chevaliers.
… Ce serait une autre histoire s’ils étaient aussi forts qu’Iris.

Inversement, protéger la Baronnie de Leraya des attaques des poupées est le point fort de l’Ordre des Chevaliers.
Le travail des chevaliers est de protéger le territoire, leur entraînement est basiquement fait pour cela.
Laisser le Vicomte Regild et ses chevaliers couvrir nos arrières pendant que nous nous infiltrons est un bon plan.

« Si c’est ce que vous dites, Mathias, alors je vais y croire. Après tout, vous avez clairement plus d’expérience que moi dans les combats contre les démons. De mon côté, je ferais les choses dans lesquelles je suis doué. »

« Les choses dans lesquelles vous êtes doué ? »

« Ouais. La Baronnie de Leraya a subi des dégâts durant cette bataille. Il devrait y avoir des endroits où les défenses sont faibles, et il semble que la défense ici dépend de la puissance de Castor… C’est mon travail de reconstruire le territoire et l’armée dans cette situation. »

Je vois, il remplit son devoir en tant que commandant des chevaliers.
Le Vicomte est vraiment apte à veiller sur nos arrières.
Il semble qu’il y a une bonne répartition des rôles.

« Entendu. Si en chemin, vous trouvez quelque chose qui semble être un indice, prévenez-moi. »

« Entendu… Quand comptez-vous partir ? »

« Je peux y aller dès demain matin… Vu que l’ennemi pourrait s’enfuir s’il nous remarquait ici, le plus tôt sera le mieux. »

C’était à l’origine pour cette raison que nous avons fait tout ce chemin.
Ils n’ont pas besoin que nous soyons là pour obtenir des informations de la part des habitants et des chevaliers locaux.

« … D’accord. Faisons les préparatifs pour que vous puissiez partir demain matin, Mathias… Baron Leraya, y a-t-il quelque chose qu’il faut faire avant le départ de Mathias? »

« Vu que le Baron Mathias possède beaucoup d’autorité, il serait peut-être une bonne idée d’aller à la rencontre du commandant des Forces Alliées juste au cas où. »

« Le commandant des Forces Alliées… ce n’est pas vous ? »

En plus de l’armée du Baron, les nobles des territoires avoisinant la Baronnie de Leraya sont venus en renfort et ont formé une coalition.
Mais la taille de cette coalition est, au mieux, de seulement 150 personnes.

Parmi les nobles venus en renfort, le rang le plus élevé est, au mieux, le baronnet.
Les nobles de rang égal ou supérieur à celui du Baron Leraya ne sont pas venus… ou plutôt, il n’y a pas de nobles de haut rang dans cette zone, alors ils ne pouvaient pas venir.

Habituellement, quand des nobles se rassemblent pour former une coalition, le commandant est le noble doté du rang le plus élevé, alors j’ai pensé que c’était le Baron Leraya, mais…

« Non, le commandant des Forces Alliées est le Baronnet Castor. Au départ, c’était moi, mais je me suis mis à penser que le Baronnet Castor était plus qualifié, alors je lui ai laissé le poste. »

Apparemment, le commandant en chef est mon père Castor.
Il est très connu parmi les chevaliers, après tout.

« … C’est une bonne décision. Mathias, vous devriez aller voir le Baronnet Castor. »

« Oui. »

Il semble que notre réunion se fera en tant que rencontre avec le commandant des Forces Alliées.

… Cependant, je me demande quel visage je devrais afficher lorsque nous nous rencontrerons.
Je suis en bons termes avec mon père, mais le problème ici est notre position.

Mon rang a beau être temporaire, il reste supérieur au sien.
Je ne sais pas du tout dans quel état d’esprit je devrais aller le voir.

Quand elles m’ont vu afficher une expression compliquée, Rury et Alma m’ont parlé via la magie de communication :

『Le Baronnet Castor, c’est ton père, c’est cela, Mathy-kun ? Je n’ai jamais entendu parler de lui… est-ce que vous ne vous entendez pas ?』

『Si c’est le père de Mathy-kun, alors il est aussi le père de Biffgel… il est comme Biffgel?』

… Mon père a subi une horrible insulte.
Mais bon, après avoir vu Biffgel, c’était peut-être inévitable.

『Tous les membres de ma famille sont normaux excepté Biffgel. La réputation de mon père chez les chevaliers est due à sa force.』

C’est seulement maintenant que je réalise que mon père Castor est anormalement puissant pour un humain de cette époque.
De tous les humains qui ne savent pas utiliser la magie sans incantation, il doit être le plus puissant que je connaisse.

Même dans l’élimination des poupées, aussi simples étaient-elles, il avait montré une différence claire entre lui et mon grand frère Leik qui a appris la magie sans incantation.
Il est impossible pour la magie sans incantation d’être surpassée par des techniques à l’épée bâclées.

『Normaux… normaux ?』

『Ça n’a rien de normal, ça.』

Rury et Alma ont dit ça en me regardant moi, puis le rapport.
Dans le rapport, tandis que les soldats ordinaires avaient tous vaincu une poupée, mon père Castor et mon grand frère Leik en ont respectivement vaincu 50 et 30.

Certes, « normal » n’est pas vraiment le terme approprié.
En termes de potentiel de guerre, il se peut qu’aucune famille aristocratique soit aussi puissante que la famille Hildessheimer.

Alors que nous avions cette conversation, le Vicomte Regild et le Baron Leraya discutaient de leurs prochains mouvements tels que l’acquisition de provisions pour les troupes, la réorganisation du réseau de défense et autres.
Comme ce n’est pas notre spécialité, nous allons les laisser s’en occuper.

Et pour finir, nous avons parlé du programme de ce soir.

« Ce soir, nous prévoyons d’organiser une fête où tous les nobles participants se rassembleront, est-ce que vous allez vous joindre à nous, Baron Mathias ? »

… Il semble qu’ils vont organiser une fête pour accueillir le Vicomte Regild, cette fête servira également de réunion.
À partir de maintenant, le Vicomte Regild est le plus haut gradé présent ici, il semble que cette fête sert à annoncer cela.

『Une fête de nobles… est-ce qu’il y aura des bonnes choses à manger ?』

『Malheureusement, je pense qu’il n’y aura pas grand-chose. Pour commencer, ils sont en manque de provisions, et ils n’ont appris la venue du Vicomte Regild que juste avant son arrivée.』

Alma avait hâte de la nourriture, mais je ne suis pas sûr qu’il y aura des choses qui lui plairont.

La Baronnie de Leraya est un territoire campagnard, et on ne devrait pas préparer des repas luxueux durant une guerre.
S’ils avaient été informés de la venue du Vicomte Regild une semaine auparavant, ils auraient peut-être fait des préparatifs pour accueillir correctement le Vicomte et la fête aurait pu répondre aux attentes d’Alma.

Et le plus important…

『Une fête de nobles… cela semble rigide et ennuyeux !』

Iris a exprimé mes pensées.
Elle a tout à fait raison. Les fêtes de nobles sont rigides et ennuyeux.

Je n’ai jamais participé à une fête, mais nous avons eu des leçons d’étiquette à la 2ème Académie pour quand nous participerons à ces fêtes.
Les leçons étaient extrêmement ennuyeuses, elles ont quasiment remporté la place du 『Cours le plus ennuyeux』 lors des questionnaires de la 2ème Académie.

Comparé au traitement de la magie, ce n’était pas difficile, c’était juste ennuyeux.
Et comme je suis dans la position délicate de noble temporaire, c’est encore plus difficile pour moi.

… Et en plus de ça, la nourriture est mauvaise, c’est bien mieux de manger tout seul.
J’ai répondu au Vicomte Regild tout en ayant ces pensées.

« Si je prends part à la fête pour disparaître le lendemain pour notre infiltration, les gens se poseront des questions. Mieux vaut que je n’y participe pas. »

« En effet, il vaut mieux limiter le nombre de personnes au courant pour l’infiltration. Ce n’est pas que je n’ai pas confiance aux autres nobles, mais ce sera plus facile s’il y a peu de personnes qui savent. »

Il semble qu’il a compris.
Alors que j’étais soulagé, le Vicomte Regild a ajouté :

« De plus, les fêtes de nobles sont vraiment pénibles. Vous n’avez pas à y aller si vous n’êtes pas obligé. »

« En effet. »

Le Baron Leraya a acquiescé face aux mots du Vicomte Regild.
Hé, organisateur et hôte de la fête, est-ce que c’est convenable…

Mais bon, vu que le Vicomte Regild est davantage un militaire qu’un noble, il doit probablement ne pas avoir envie de participer à cette fête ennuyeuse comme moi.
La réunion s’est terminée sous cette discussion.

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