Shikkaku Mon no Saikyou Kenja – Chapitre 25

Le jour de l’admission.
Je suis sorti de l’auberge dans laquelle j’ai séjourné jusqu’à présent et me dirigeais vers l’académie.
Il semble que l’académie a un dortoir, je compte m’y installer dès aujourd’hui. Mes bagages sont dans la boîte à objets.
Je suis un peu inquiet au sujet de mes classes qui sont plutôt étranges… bah, je devrais pouvoir gérer ça.

L’entrée de l’académie est remplie d’étudiants qui semblent être à leur première année.
Nous n’avons pas encore eu d’uniformes, alors je ne saurais pas dire s’il y a des élèves d’autres années parmi eux.

« Euh, est-ce qu’ils ont une cérémonie d’entrée ou quelque chose dans le genre ? »

J’ai jeté un œil au bulletin posté à l’entrée, il était écrit que la cérémonie d’entrée aura lieu dans la cour de l’académie.
Il y en a bel et bien une. Franchement, j’ai du mal avec les longs discours, mais je n’ai pas d’autre choix que de devoir endurer.
Réfléchir à un moyen d’utiliser plus efficacement la magie du Quatrième Emblème devrait pouvoir m’aider à ignorer le discours du gros bonnet.

Je suis entré dans la cour de l’académie avec cette idée en tête.
Mais mes attentes sur la cérémonie d’entrée n’ont pas été répondues, en bien.

Le directeur qui se tenait sur la plate-forme, au moment où la cérémonie d’entrée avait commencée, avait une apparence qui ne correspondait pas du tout à celle que pouvait avoir un directeur d’une académie royale.
Des muscles tempérés et un visage rempli de cicatrices. C’est un guerrier, peu importe comment on le regarde. Personne dans ce monde ne serait capable de dire que cet homme est un Directeur』 rien qu’en regardant sa silhouette. Si quelqu’un le pouvait, sa tête ne doit pas tourner bien rond.
Tant que j’y suis, son nom semble être Édouard.

« J’ai horreur des longs discours. Je vais laisser ces formalités aux crétins de la 1ère Académie et à leurs traditions. »

C’était la première chose que le directeur a dit.
Incroyable. Même en incluant mon ancienne vie, c’est la première fois que je vois un grand ponte qui déteste les longs discours.

« Dans la 2ème Académie Royale, les capacités sont tout ce qui compte ! On est pas comme la 1ère Académie Royale, votre nom, votre Emblème et votre âge ne valent rien ici ! Si quelqu’un amène un truc inutile, je le remettrai à sa place moi-même ! … Et malheureusement, 10 % des élèves de la 2ème Académie Royale meurent pendant leurs études. Si vous ne voulez pas que ça vous arrive, alors vous devez devenir plus fort ! Cette école a le bon environnement pour ça. Petites graines, polissez votre puissance ! … Ce sera tout ! »

… La 2ème Académie Royale, c’est une académie militaire ou quoi ?
La cérémonie d’entrée s’est terminée alors que j’avais cette question en tête.
Il n’y avait pas d’appel, ni de gros bonnets autres que le directeur qui se montraient.
Cependant, d’après l’attitude nonchalante des autres étudiants, la 2ème Académie Royale semble avoir toujours été ce genre de lieu.
Personnellement, je trouve ça assez pratique.

« Élèves de la classe A, rassemblez-vous ici ! »

« Classe B, par ici ! Rassemblez-vous tout de suite ! »

Une fois la cérémonie d’entrée terminée, des professeurs sont arrivés dans la cour de l’académie et ont commencé à rassembler des étudiants.
Vu qu’ils parlent de la classe d’aventure, je suppose que je devrais suivre la classe A.

« Bien, on dirait que tout le monde est là. La salle de la classe A est là-bas. Suivez-moi ! »

Les élèves marchaient derrière le professeur, je le suivais avec eux. On est environ 20 personnes dans la classe A.
J’ai reconnu Rury et Alma parmi les autres élèves mais il semble que personne n’osait bavarder après avoir entendu ce discours militaire, tout le monde restait silencieux.
Ce directeur aurait sûrement frappé ceux qui auraient osé le faire sous ses yeux. Je crois que je peux éviter ça.

« Voici votre salle de classe. Votre professeur principal arrivera dans quelques temps, asseyez-vous et attendez son arrivée. »

Apparemment, cet homme n’est pas notre professeur principal.
Nous avons été laissés dans la salle de classe et nous attendions l’arrivée du professeur principal.
Juste au moment où l’atmosphère s’est adoucie, car nous ne savions pas combien de temps il fallait attendre, la porte de la salle a été violemment ouverte.
Et l’homme qui est entré après avoir enfoncé la porte s’est annoncé à haute voix.

« Je suis Édouard, le professeur principal de cette classe. Enchanté. »

… Hein ? Le directeur est notre professeur principal !?
C’est bien la première fois que je vois un directeur être en charge d’une classe. Je me demande si c’est courant dans le monde actuel.

« Ah. Vous le savez peut-être déjà, mais je suis le directeur. Il y a des moments où je serais occupé, alors un professeur adjoint s’occupera de vous à ces moments-là. Ah, et le professeur adjoint, c’est l’idiot juste là. »

Le directeur a dit ça en pointant l’homme derrière lui.
Il y a une marque de poing sur son visage… si je mets ça de côté, j’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part.

« Ce crétin a quitté son poste pendant l’examen pour s’acheter une épée, mais il s’en sort assez bien au combat à l’épée. Vous pouvez lui demander n’importe quoi quand je suis absent. »

Je vois. Pas étonnant qu’il avait l’air familier, c’était cet examinateur.
J’ai regardé sa taille pour voir s’il a pu acheter l’épée, mais ça semble être une épée différente.
Bah, l’épée que j’ai améliorée a sûrement reçu un prix capable de faire gicler les yeux des orbites, ce n’est pas très surprenant qu’il n’ait pas pu l’acheter.

« Il faut aussi que je vous fasse une excuse. J’ai fait une erreur dans mon discours lors de la cérémonie d’entrée. »

Une erreur ? Il ne va quand même pas nous dire que les 10 % représentent non pas le taux de mortalité, mais le taux de survie ?

« Je vous ai appelés des petites graines à la fin, mais il y a une exception. L’un des nouveaux de cette année n’a rien d’une petite graine. Je ne vais pas dire qui c’est… bah, vous comprendrez très vite. »

Le directeur a dit ça en me regardant et en faisant une grimace.
Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression d’être pris pour cible.
Peut-être qu’il m’en veut d’avoir détruit la cour de l’académie. Pourtant, je l’ai immédiatement réparée.

« Au fait, notre académie encourage les enseignements entre étudiants. Vous avez le droit de vous battre contre les gens que vous trouvez intéressants. C’est le moyen le plus rapide de connaître les capacités de chacun. »

… Vous appelez vraiment ça des enseignements ?
J’ai beau avoir été solitaire dans mon ancienne vie, je sais qu’une communication créée à partir d’un combat est bizarre.

« Bah, vous serez souvent en équipes tant que vous ne redoublez pas pour tomber dans la classe B. Vous feriez mieux de vous présenter. On peut vous prêter un terrain d’entraînement au combat si nécessaire… »

Pas besoin.
J’ai eu l’impression d’entendre le cœur de tous mes camarades de classe dire la même chose.

… Ou plutôt, on est capable de redoubler, hein.

Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *