Zero no Tsukaima – Tome 1 Chapitre 1

«Qui es-tu ?» demanda la fille, examinant attentivement le visage de Saito, le beau ciel bleu derrière elle. Elle semblait être à peu près de l’âge de Saito. Sous une cape noire, elle portait un chemisier blanc et une jupe grise plissée. Elle s’agenouilla et, stupéfaite, regarda son visage.

Son visage est… adorable. Des yeux marrons tirant sur le rouge dansaient sur sa peau blanche et sans défaut et ses cheveux d’un blond vénitien. Elle a plutôt l’air d’une étrangère. En fait, cette fille ne pouvait qu’être une étrangère. Une adorable étrangère ressemblant à une poupée. Peut-être qu’elle est à moitié japonaise ?

Enfin, ça doit être une espèce d’uniforme scolaire qu’elle porte, non ? Je ne le reconnais pas.

Saito était étendu sur le sol, le visage vers le ciel, bien qu’il eut des doutes quant à la façon dont il était arrivé ici. Il leva la tête et regarda autour de lui. Plusieurs personnes avec des capes noires le regardaient avec curiosité. Au loin, sur une plaine sans fin recouverte d’herbe, il vit un immense château avec des murs en pierre, comme ceux que l’on peut voir dans ces photographies touristiques d’Europe.

C’est tout simplement comme du fantastique.

Ma tête me fait horriblement mal, Après avoir secoué la tête, il répondit : «Qui suis-je… ? Je m’appelle Hiraga Saito.»

«D’où viens-tu, roturier ?»

Roturier ? Qu’est-ce qu’elle veut dire par là ? Tout le monde autour de lui avait une sorte de bâton dans les mains et portait le même uniforme que cette fille. J’ai atterri dans une école américaine où quoi ?

«Louise, à quoi pensais-tu en appelant un roturier avec ton ‘Invocation de Serviteur’ ?» lui demanda quelqu’un. Tout le monde sauf la fille qui le regardait, se mit à rire.

«J’ai… j’ai juste fait une petite erreur !»

Une fille devant Saito cria avec une voix élégante qui portait comme le son d’une cloche. «De quelle erreur parles-tu ? C’est une habitude chez toi.»

«Bien sûr ! Après tout, c’est Louise la Zéro !» dit quelqu’un d’autre, et la foule éclata de rire encore une fois.

Il semblait donc que la fille regardant le visage de Saito s’appelait Louise.

Dans tous les cas, ce n’est pas une école américaine. On ne trouve pas ce genre de bâtiment n’importe où.

Est-ce que ça pourrait être un décor de cinéma ? Est-ce qu’ils sont en train de filmer quelque chose ? Mais Saito réalisa soudainement, C’est beaucoup trop grand pour être un décor de cinéma. Est-ce que ce genre de paysage peut seulement se trouver au Japon ? Peut-être est-ce un nouveau parc d’attraction ? Mais alors, pourquoi est-ce que je dormais ici ?

«M. Colbert !» cria la fille appelée Louise.

La foule se sépara, révélant un homme d’age moyen. Saito trouva ça drôle, car cet homme avait l’air ridicule. Il avait un long bâton en bois et était couvert d’une robe noire.

A quoi il joue ? Il est habillé comme un sorcier. Est-ce qu’il est seulement sain d’esprit ? J’ai compris, ce doit être un rassemblement de cosplay. Mais il ne semble pas y avoir ce genre d’atmosphère. Tout à coup, Saito fut saisi par la peur. Qu’est-ce que je vais faire si c’est une secte religieuse ? C’est une possibilité. Ils ont pu m’endormir d’une façon ou d’une autre et m’amener ici pendant que je me promenais en ville. Ce miroir devait être un piège. Sinon, je n’ai pas d’autre explication pour tout ça.

Saito décida qu’il valait mieux rester tranquille jusqu’à ce qu’il comprenne ce qu’il se passait.

Cette fille nommée Louise semblait complètement paniquée, suppliant pour recommencer quelque chose tout en faisant de grands mouvements désespérés.

Je me sens désolé pour elle, être coincée dans ce groupe religieux bizarre, alors qu’elle est si mignonne.

«Que voulez-vous, Mlle Vallière ?»

«S’il vous plait ! Laissez-moi essayer l’invocation une nouvelle fois !»

Une Invocation ? Qu’est-ce que c’est ? Ils en parlaient tout à l’heure.

Mr. Colbert, l’homme portant la robe noire, secoua la tête. «Je ne peux pas le permettre, Mlle Vallière.»

«Pourquoi pas?»

«C’est formellement interdit. Quand vous êtes promu élève de deuxième année, vous devez invoquer un familier. Ce que vous venez de faire.»

Un familier ? Qu’est-ce que c’est que ça ?

«Votre spécialité élémentaire est déterminée par le familier que vous invoquez. Cela vous permet de vous orienter vers des cours appropriés à cet élément. Vous ne pouvez pas changer votre familier une fois invoqué, parce que l’Invocation de Printemps de Familier est un rite sacré. Que vous le désiriez ou non, vous n’avez pas le choix et devez le prendre comme votre familier.»

«Mais… je n’ai jamais entendu parler d’avoir un roturier comme familier !»

Tout le monde autour se mit à rire. Louise leur lança un regard noir, mais les rires ne s’arrêtèrent pas.

“Invocation de Printemps de Familier” ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Je ne comprends pas. De quoi est-ce qu’ils parlent ? Comment est-ce que j’ai atterri dans un endroit pareil… Cela doit être une de ces Nouvelles Religions. La chose la plus sûre à faire est de saisir la première occasion pour s’enfuir. Je veux dire, franchement, qu’est-ce que c’est que cet endroit ? Est-ce que j’ai été emmené dans un pays étranger ? Un enlèvement ! J’ai été enlevé ! Je suis dans un réel pétrin, pensa Saito.

«C’est une tradition, Mlle Vallière. Je ne peux pas autoriser une seule exception ; il…» Le cosplayeur d’age moyen en costume de sorcier pointa Saito du doigt, “…peut bien être un roturier, mais tant que vous l’avez invoqué, il doit être votre familier. Jamais dans toute l’histoire un humain n’a été invoqué comme un familier, mais l’Invocation de Printemps de Familier a la priorité sur toutes règles. En d’autres mots, vous n’avez pas le choix : il doit devenir votre familier.»

«Vous plaisantez…» Les épaules de Louise s’affaissèrent en signe de déception.

«Donc, continuez la cérémonie.»

«Quoi ? Avec lui ?»

«Oui, avec lui. Vite. La prochaine classe va commencer d’une minute à l’autre. Combien de temps encore cette invocation va-t-elle durer ? Après des échecs successifs, vous avez finalement réussi à l’invoquer. Dépêchez-vous et formez le contrat.» Tout le monde fit entendre son assentiment et commença à se moquer.

Louise regarda le visage de Saito comme si elle était embarrassée.

«Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qu’elle va me faire ?»

«Hé,» Louise s’adressa à Saito.

«Oui ?»

«Tu peux t’estimer chanceux. Normalement tu devrais vivre toute ta vie sans qu’une noble t’accorde ce privilège.»

Noble ? Quelle stupidité. De quelle nobles parle-t-elle ? Est-ce que vous n’êtes pas juste une bande de fanatiques tordus cosplayant pour une nouvelle religion ?

Louise ferma les yeux avec un air de résignation. Elle agita le bâton en bois qu’elle avait dans la main.

«Mon nom est Louise Françoise le Blanc de la Vallière. Pentagone des Cinq Puissances Elémentaires, consacre cette humble créature et fais de lui mon familier.»

Elle commença à réciter ces mots encore et encore, comme une formule magique et toucha le front de Saito avec le bâton. Ses lèvres s’approchèrent alors lentement.

Que… Qu’est-ce que tu fais ?!

«Ne bouge pas,» dit Louise, avec une touche de colère dans la voix. Son visage se rapprocha.

«Hé, attends une seconde. Je… eh bien, je ne suis pas… prêt pour ça…»

Son visage s’agita un peu alors qu’il paniquait.

«Ah, bon sang ! Je t’ai dit de rester immobile !» Louise saisit brutalement le visage de Saito avec sa main gauche.

Les lèvres de Louise touchèrent celles de Saito.

«Hein ?»

«Mmm…»

Les lèvres de Louise touchèrent celles de Saito.

Quoi ?! Qu’est-ce que c’est ! C’est ce que le contrat signifie ?! Le contact de ses lèvres douces déconcerta Saito encore plus. Mon premier baiser ! Mais il a été volé dans cet étrange endroit par cette fille bizarre avec des motifs que je ne comprends pas ! Saito était allongé là, paralysé.

Louise retira ses lèvres. “C’est fait.”

Son visage était rouge. Est-ce qu’elle était embarrassée par sa propre audace ? Quelle idiote, pensa Saito.

“Je devrais être celui qui est embarrassé, pas toi ! Tu m’as tout à coup embrassé !”

Mais Louise ignorait complètement Saito.

Tu m’as embrassé et c’est comme ça que tu te comportes ? Quelle impolitesse. Vraiment, qui sont-ils ?! J’ai peur. Je veux rentrer tout de suite chez moi. Je veux juste rentrer chez moi et me mettre en ligne, pensa Saito. Il venait tout juste de s’enregistrer sur un site de rencontre, et il voulait donc consulter ses e-mails.

“Vous avez échoué ‘l’Invocation de Serviteur’ plusieurs fois, mais vous avez réussi le ‘Contrat du Serviteur’ après un seul essai,” dit Colbert joyeusement.

“Elle a réussi à faire un contrat de serviteur, parce que c’était juste un roturier.”

“Si c’était un animal magique puissant, elle n’aurait pas réussi à faire le contrat,” Quelques élèves rirent en faisant ces commentaires.

Louise leur lança un regard noir. “Ne vous moquez pas de moi ! Même moi je fais les choses correctement une fois de temps en temps !”

“Vraiment ‘une fois de temps en temps’, Louise la Zéro,” dit en riant une fille avec de splendides cheveux bouclés et des taches de rousseur sur le visage.

“Mr. Colbert! Montmorency l’Inondation vient tout juste de m’insulter !”

“Qui appelles-tu ‘l’Inondation’? Je suis Montmorency le Parfum !”

“J’ai entendu dire que tu avais l’habitude de mouiller ton lit comme une inondation, non ? ‘L’Inondation’ te convient bien mieux !”

“Comment oses-tu, Louise la Zéro ! Que puis-je dire ? Tu es une zéro !”

“Faites attention! Les nobles doivent faire preuve d’un respect approprié entre eux,” s’interposa le cosplayeur d’age mûr en habit de sorcier pour les arrêter.

De quoi parlez-vous ? Un contrat ? ‘Contrat de Serviteur’ ?

A cet instant, le corps de Saito commença à devenir chaud.

“Aaah!” Saito se leva. “C’est chaud !”

“Ce sera bientôt fini; attends un peu. Les ‘Runes de Familier’ sont en train d’être gravées,” dit Louise, irritée.

“Ne les grave pas ! Qu’as-tu fait à mon corps ?!”

Il n’y a rien que je puisse faire, mais je ne peux pas juste rester comme ça calmement. C’est incroyablement chaud !

“Au fait.”

“Quoi ?”

“Est-ce que tu penses que c’est pardonnable pour un roturier d’utiliser ce genre de langage devant des nobles ?”

La sensation de chaud dura seulement une seconde. Son corps retourna rapidement à un état normal.

“Ce fut rapide…”

Le cosplayeur d’age mûr en habit de sorcier connu sous le nom de Colbert, s’approcha de Saito qui était agenouillé, et contrôla le dos de sa main gauche. Là, lui apparurent des lettres inconnues.

Est-ce que c’est des lettres ? Cela ressemble à un serpent ondulant avec des motifs bizarres. Saito les regarda et pensa, si ce n’est pas un tour de passe-passe, alors qu’est-ce que c’est ?

“Hmmm…”

A ce moment-là, Saito était totalement perdu.

“Ce sont des Runes vraiment inhabituelles,” dit le cosplayeur d’age mûr en habit de sorcier.

“Qui êtes-vous ?!” cria Saito, mais personne ne réagit.

“Eh bien, retournons en classe, tout le monde.”

Le cosplayeur d’age mûr en habit de sorcier tourna les talons, puis s’éleva doucement dans les airs. La mâchoire de Saito tomba stupéfait.

Est-c… Est-ce qu’il vole ? Est-il en train de flotter dans l’air ? Ce n’est pas possible ! Les autres, qui semblaient être des élèves, se mirent aussi à flotter dans l’air tous en même temps.

Ce n’est pas possible ! Encore plus de personne ? Une personne peut flotter dans l’air avec quelques trucages, mais autant de personne ? Saito cherchait du regard des câbles ou même une grue, mais la zone alentour était juste une prairie immense. Il n’y avait rien qui suggérait un quelconque trucage.

Tout ceux qui flottaient, volaient doucement vers le château en mur de pierre au loin.

“Louise, tu ferais mieux de marcher pour rentrer !” “Elle ne peut pas voler. Elle ne peut même pas réussir la lévitation.” “Ce roturier, il est parfait pour être ton familier !” dirent les élèves alors qu’ils s’éloignaient en volant. Les seuls restant étaient Saito et la fille nommée Louise.

Aussitôt qu’ils ne furent plus que tous les deux, Louise prit une profonde inspiration, se tourna vers Saito, et cria, “Qui es-tu ?!”

Cela rendit Saito furieux. C’est à moi de dire ça ! pensa-t-il.

“Qui es-tu ? Qu’est-ce que c’est que cet endroit ?! Qui étaient tous ces gens ?! Pourquoi peuvent-ils voler ?! Qu’as-tu fais à mon corps ?!”

“Je ne sais pas de quelle région perdue tu viens, mais je vais te l’expliquer.”

“Un pays ? C’est un coin perdu, n’est-ce pas ? Tokyo ne ressemble pas du tout à ça !”

“Tokyo ? Qu’est-ce que c’est ? Dans quel pays cela se trouve ?”

“Le Japon.”

“Quoi ? Je n’en ai jamais entendu parler.”

“Allez quoi ! Mais pourquoi est-ce qu’ils volent ?! Tu l’as vu aussi ! Ils volaient ! Ils le faisaient tous !”

Mais Louise ne fit pas attention à tout ça, comme pour dire, “C’est un problème de voler ?”

“Bien sûr qu’ils volaient. Que ferions-nous si les magiciens ne pouvaient pas voler ?”

Saito saisit les épaules de Louise et cria. “Des magiciens ? Qu’est-ce que c’est que cet endroit ?!”

“C’est Tristain ! Et c’est la fameuse Académie de Magie de Tristain !”

“Académie de Magie ?”

“Je suis une élève de deuxième année, Louise de la Vallière. Je suis ton maître à partir de maintenant. Mémorise ça !”

Toutes les forces de Saito disparurent. Il commençait à avoir un mauvais pressentiment à propos de cette situation. “Uh… Mlle Louise…”

“Quoi ?”

“M’as-tu réellement invoqué ici ?”

“C’est ce que je t’ai répété encore et encore, jusqu’à ce que j’en ai la voix rauque. Renonce tout simplement. J’ai renoncé moi aussi. Pourquoi est-ce que mon familier doit être une créature qui n’est pas cool du tout… Je voulais avoir quelque chose de cool, comme un dragon, ou un griffon, ou une manticore. Au moins un aigle ou un hibou.”

“Un dragon ou un griffon ? Que veux-tu dire ?”

“Je disais juste que je désirais avoir un de ceux-là comme familier.”

“Est-ce qu’ils existent vraiment ?”

“Oui. Pourquoi ?”

“Tu te moques de moi,” dit Saito, en riant. Mais Louise ne riait pas.

“Eh bien, tu n’en as probablement jamais vu avant,” dit Louise, avec de la pitié dans la voix. Elle ne semblait pas plaisanter.

Les magiciens qui s’en allaient en volant et ces paroles tirées tout droit de fantasy se connectèrent ensemble tout à coup.

Il sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale, et ressentit des sueurs froides. “Je pensais que peut-être… Comme ils volaient, est-ce que vous êtes vraiment des sorciers et des sorcières ?”

“Oui ! Si tu comprends ça, lâche mes épaules ! Tu ne devrais même pas me parler !”

Un rêve… Ce doit être un rêve… Lentement, ses forces l’abandonnèrent, et Saito se mit à genoux.

“Louise,” dit-il d’une faible voix.

“Ne m’appelle pas directement par mon nom.”

“Frappe-moi.”

“Quoi ?”

“Frappe-moi à la tête aussi fort que tu peux.”

“Pourquoi ?”

“Je veux me réveiller de ce rêve maintenant. Je vais me réveiller de ce rêve et aller en ligne. Le dîner de ce soir est du steak haché. Ma mère m’a dit ça ce matin.”

“Aller en ligne ?”

“Non, ce n’est rien. Après tout, tu es juste un élément de mon rêve, donc tu n’as pas besoin de te préoccuper de cela. Maintenant laisse-moi tout simplement me réveiller de ce rêve.”

“Je ne sais pas de quoi est-ce que tu parles, mais tu veux que je te frappe, n’est-ce pas ?” Louise referma ses mains en forme de poings.

“Oui, s’il te plait.”

Ses poings commençaient à trembler. L’expression de Louise devint indéchiffrable, mais il semblait y avoir beaucoup de pensée qui lui traversait la tête. “Est-ce que tu n’es pas du tout inquiet à propos du fait d’avoir été invoqué ?”

“Comment le saurais-je ?”

“Comment moi, la troisième fille de la famille de la Vallière… moi, une noble qui est fière de son excellent pedigree et de son ancien lignage, ai pu se retrouver avec quelqu’un comme toi en tant que mon familier ?”

“Comment le saurais-je ?”

“…Et qui au juste a décidé que le contrat devait être scellé par un baiser ?”

“Comment le saurais-je ? S’il te plait, est-ce que tu peux juste en terminer ? Je déteste les cauchemars.”

“Cauchemar ? C’est à moi de dire ça !” Louise frappa Saito à la tête de toutes ses forces. “C’était mon premier baiser !”

Peut-être elle était un peu trop énergétique… Le mien aussi, pensa Saito, tandis qu’il perdait connaissance.

* * *
Hiraga Saito. Dix-sept ans et en deuxième année de lycée.

Capacité Athlétique : normale. Notes scolaires : moyennes. Temps sans une petite amie : dix-sept années. Globalement, aucun point positif ou négatif.

Evaluation du professeur : “Ah, Hiraga-kun. Il refuse d’abandonner, et il possède une très grande curiosité, mais il est un peu lent.”

Evaluation des parents : “Tu devrais étudier plus. Tu es un peu lent.”

En étant lent, il était rarement ennuyé par des accidents, et acceptait à peu près n’importe quoi, par rapport à la plupart des personnes. Plus tôt, quand il a vu des gens voler, il avait certes créé une petite commotion, mais étant donné qu’une personne normale aurait été si stupéfaite au point d’en tomber sur ses genoux, il en devait beaucoup à cette inclinaison.

Pour le dire simplement, il ne réfléchissait juste pas trop profondément avant d’agir.

Il avait aussi un farouche esprit de compétition. Dans ce sens, il pouvait avoir un caractère très similaire à Louise.

Quoi qu’il en soit, un peu plus de trente minutes plus tôt, Saito avait été en train de marcher dans une rue de Tokyo, au Japon — sur Terre.

Il rentrait chez lui après avoir récupérer son ordinateur portable. Il était très heureux en fait, puisqu’il pouvait aller à nouveau sur Internet alors qu’il s’était récemment inscrit sur un site de rencontre en ligne, et pourrait éventuellement s’être trouvé une petite amie.

Bien que ce qu’il désirait vraiment était juste quelque chose pour épicer sa vie quotidienne monotone. Cependant, au lieu de le trouver sur Internet, il l’avait trouvé au milieu de la rue.

Il avait marché au-delà de l’arrêt du train sur le chemin pour rentrer chez lui, quand tout à coup un objet brillant ressemblant à un miroir était apparu devant lui. Saito s’arrêta pour le regarder longuement. Souvenez-vous, sa curiosité était à peu près le double de celle d’une personne normale.

C’était une large ellipse, environ deux mètres de haut et un mètre de largeur, avec une très faible épaisseur. Il remarqua alors que ça flottait en fait un tout petit peu au dessus du sol.

Cela piqua sa curiosité. Quel genre de phénomène naturel est-ce donc, se demanda-t-il, tout en examinant l’objet scintillant en forme de miroir.

Je n’en ai aucune idée. Je n’ai jamais vu ou entendu parler d’une quelconque sorte de phénomène comme ça. Il considéra l’esquiver en le contournant, mais sa curiosité prit le dessus sur lui. Il voulait voir si il pouvait marcher à travers.

Non, peut-être je ne devrais pas, se dit-il à lui-même. Mais c’est juste quelques pas, raisonna-t-il. Quelle personnalité désespérante.

Mais avant tout, il ramassa une pierre et la jeta dedans pour faire une expérience. Le caillou disparut au milieu de l’objet en forme de miroir.

Oh oh, pensa-t-il. Quand il vérifia l’autre côté de l’objet en forme de miroir, le caillou n’était visible nulle part. Après, il sortit de sa poche sa clé de maison. Il enfonça l’extrémité de sa clé dans l’objet en forme de miroir.

Rien ne se passa.

Après avoir retirer la clé, il l’examina, mais rien ne semblait avoir changé. Saito jugea qu’il n’y aurait pas de danger immédiat si il le traversait. Ce qui le tenta de plus en plus.

Finalement, bien qu’il savait qu’il ne devrait pas, il s’avança. Cela ressemblait beaucoup à l’ouverture d’un manga juste après avoir décidé que l’on n’allait rien faire d’autre sauf étudier à partir de maintenant.

Il le regretta immédiatement, alors qu’une secousse intense l’assaillit. Il se souvint alors de quand il avait été un enfant, et que sa mère lui avait apporté une machine étrange qui était censé rendre une personne plus intelligente en faisant circuler un courant électrique à travers leur corps. La sensation était très proche de celle-là. Saito s’évanouit.

Quand il ouvrit les yeux…

Il était dans un monde de fantasy.

* * *
“Est-ce que c’est vrai ?” demanda Louise, en regardant Saito avec une expression d’incrédulité. Dans sa main, elle tenait du pain pour le dîner de ce soir.

Ils étaient dans la chambre de Louise. Elle semblait mesurer environ 12 tatamis. Si vous considérez la fenêtre comme étant le sud, alors le lit était situé sur le côté ouest, la porte au nord, et la grande armoire se tenait à l’est. Tout le mobilier semblait être des antiquités de grande valeur. Louise avait amené Saito ici, une fois qu’il eut retrouvé connaissance.

Saito, essayant d’ignorer la douleur à la tête qui lui faisant toujours mal dû au coup reçu un peu plus tôt, lui répondit, “Et si il se trouve que ce n’est pas le cas ?”

Saito n’avait jamais éprouvé le moindre ressentiment à cause de sa propre curiosité jusqu’à aujourd’hui.

Je n’aurais jamais dû marcher à travers cette chose stupide…

Ce n’est pas le Japon. Ce n’est même pas la Terre.

Si il y avait une nation avec des sorciers qui volaient dans le ciel, même si c’était seulement que quelques-uns, il l’aurait certainement appris pendant ses cours de géographie au collège. Et même si il y en avait, qu’en est-il de ces lunes immenses flottant dans le ciel ? Elles avaient facilement le double de la taille de celle de la Terre. Leur taille immense n’était pas le problème; il était tout à fait possible que dans certains pays il y ait des nuits comme ça. Cependant, qu’il y en ait deux était étrange. Est-ce que la lune s’était multipliée en deux sans que Saito s’en rende compte ?

Non. Ce ne pouvait être ça. En d’autres mots, ce n’était définitivement pas la Terre.

Il faisait noir maintenant… La nuit était déjà tombée. Je suppose que ma famille doit s’inquiéter pour moi en ce moment, conclut-il tristement.

Depuis la fenêtre, il pouvait voir la prairie où il avait été allongé. Au-delà de la plaine, illuminée par des rayons de lune, il put aussi apercevoir une grande chaîne de montagne. Plus loin sur sa droite il y avait une vaste étendue de forêt dense. Saito laissa échapper un soupir.

Il n’y avait tout simplement aucune grande forêt d’arbres à feuillage persistant comme celle-là. C’est totalement différent de ce que l’on peut voir au Japon.

Le terrain de l’Académie qu’il avait vu sur le chemin ressemblait vraiment beaucoup à une sorte de château du Moyen-Âge. C’était un spectacle à couper le souffle qui l’aurait émerveillé si il était venu ici lors d’un voyage.

Une arche à l’entrée, et un robuste escalier, tous les deux fait de pierre… C’était l’Académie de Magie de Tristain, avait expliqué Louise. Tous les élèves de l’Académie vivaient dans des dortoirs sur le terrain de l’école.

Académie de Magie ? Merveilleux ! Des dortoirs ? Splendide ! C’est simplement comme dans un film !

Mais, ce n’est pas la Terre…!

“Je ne peux pas le croire.”

“Eh bien, moi non plus.”

“Par un autre monde, qu’est-ce que tu veux dire ?”

“Il n’y a aucun magicien. Et il n’y a qu’une seule lune.”

“Un tel monde existe ?”

“Je suis en train de te dire que c’est de là où je viens !” cria Saito.

“Ne me crie pas dessus, roturier.”

“Qui est-ce que tu appelles roturier ?!”

“Eh bien, tu n’es pas un magicien, n’est-ce pas ? Donc tu es un roturier.”

“Qu’est-ce que c’est que cette histoire de ‘magiciens’ et ‘roturiers’ ?”

“Hé, est-ce que tu es vraiment de ce monde ?”

“Comme je te l’ai dit pendant tout ce temps, je ne le suis pas.”

A cela, Louise posa ses coudes sur la table avec un regard confus.

Sur le dessus de table se trouvait une lampe avec un abat-jour de style art déco. Sa lumière vacillante éclairait la pièce avec une pale lueur. C’était comme si l’électricité n’était pas utilisée.

Vraiment, l’électricité n’est pas si difficile à mettre en place, n’est-ce pas ? J’ai l’impression de me retrouver dans la vieille hutte de pionnier d’un pays étranger où notre famille était allé il y a très longtemps.

Attends, ‘un coup monté’… Oh, est-ce que cela pourrait… C’est…

“J’ai compris.”

“Qu’as-tu compris ?” demanda Louise, en levant les yeux.

“C’est un de ces programmes de caméra invisible. C’est juste une farce que tout le monde est en train de me faire, n’est-ce pas ?”

“Qu’est-ce que c’est qu’une ‘caméra invisible’?”

“Ils ont stoppé de la diffuser après que quelqu’un ait été blessé, mais vous n’aviez aucun sujet alors vous avez eu recours au même genre de chose, huh ? Alors où est la caméra ?”

“De quoi est-ce que tu parles ?”

Saito bondit sur Louise.

“Kya–! Qu’est-ce que tu fais ?!”

Renversant la chaîne, il s’accroupit sur elle.

“Où est le micro ?! Est-ce que c’est ici ?”

La saisissant avec rudesse, il commença à déboutonner son chemisier. Cependant, un rapide coup de pied dans l’aine l’arrêta… Cela le laissa sur le sol dans la souffrance.

“Gaaaaaaaaaarrrgh…”

“C-comment oses-tu… A une noble telle que moi…” Louise se leva, tremblant de partout avec fureur.

Malgré l’intense agonie, Saito pensa, Ce n’est pas un rêve. En plus, ce n’est pas la Terre. C’est un monde complètement différent.

“S’il te plait…”

“Quoi?!”

“Renvoie-moi chez moi …”

“C’est impossible.”

“Mais pourquoi…?”

“Parce que tu as été lié par un contrat en tant que mon familier. Cela n’a pas d’importance que tu viennes de la campagne, ou même d’un monde complètement différent comment tu l’as dit. Une fois que le lien est établi, il ne peut pas être défait.”

“Tu dois plaisanter…”

“Hé, je n’aime pas ça non plus ! Pourquoi est-ce que je me retrouve coincé avec un familier comme toi ?!”

“Eh bien alors, renvoie-moi là-bas.”

“Est-ce que tu es en train de dire que tu es vraiment d’un monde différent ?” demanda Louise, apparemment toujours perplexe.

“Oui.” hocha Saito de la tête.

“Montre-moi des preuves.”

Grimaçant à cause de la douleur où il venait tout juste de recevoir le coup de pied, Saito se leva, et ouvrit son sac.

“Qu’est-ce que c’est ?”

“Un ordinateur portable,” répondit Saito.

La surface de l’ordinateur récemment réparé brillait avec la lumière réfléchie.

“Je n’ai certainement jamais rien vu comme ça. Quelle sorte d’objet magique est-ce ?”

“Ce n’est pas magique. C’est de la science.”

Saito appuya sur le bouton power, et l’ordinateur revint à la vie en vrombissant.

“Ouah ! Qu’est-ce que c’est ?!”

Louise donna un cri de surprise quand l’écran clignota.

“L’écran du portable.”

“C’est joli… Quel élément de magie est-ce que ça utilise ? Le vent ? L’eau ?”

“La science.”

Louise regarda Saito avec un regard sans expression. Il était clair qu’elle ne comprenait pas. “Donc, quel genre d’élément est cette ‘science’ ? Est-ce que c’est différent des quatre puissances élémentaires ?”

“Arg, assez maintenant ! En tout cas, ce n’est pas de la magie !” Saito agita ses mains de manière désordonnée.

Louise s’assit sur le bord de son lit et balança ses jambes. Puis haussant les épaules, elle dit avec un air détaché, “Hum. Mais c’est la seule chose que je ne comprends pas…”

“Pourquoi ? Est-ce qu’il y a aussi quelque chose comme ça dans ce monde ?”

Louise fit la moue. “Non, mais…”

“Alors crois-moi tout simplement ! Il n’y a rien à comprendre !”

Serrant ses longs cheveux, Louise secoua juste la tête. “D’accord ! Je vais te croire !”

“Vraiment ?”

Croissant les bras et inclinant la tête, Louise donna un grognement irrité. “Seulement parce que tu aurais continué à en parler si je ne disais pas ça.”

“Eh bien, cela n’a pas d’importance, tant que tu l’as compris. Maintenant, renvois-moi chez moi.”

“Je te l’ai dit, c’est impossible.”

“Mais pourquoi ?!”

Le visage de Louise exprimait la gêne tandis qu’elle répondait à Saito. “C’est parce qu’il n’y a aucun sort qui peut connecter ce monde à ton monde.”

“Alors comment est-ce que je suis arrivé ici ?”

“Je ne sais pas comment !”

Saito et Louise se dévisageaient.

“Ecoute, je suis complètement honnête quand je dis qu’il n’y a aucun sort de ce genre. Personne n’a même jamais entendu parlé d’un autre monde.”

“Il y en a clairement un, si je suis ici !”

“‘Invocation de Serviteur’ est utiliser pour appeler des créatures vivantes d’Halkeginia. Normalement, seulement des animaux ou des créatures magiques sont invoqués. C’est en fait la première fois que j’ai vu une personne invoquée.”

“Arrête de parler de cela comme si tu n’étais pas impliquée. Dans ce cas, lance ce sort sur moi une nouvelle fois.”

“Pourquoi ?”

“Cela pourrait me renvoyer dans mon monde.”

Ayant de manière visible l’air perplexe, Louise inclina la tête d’un côté.

“…Cela ne marchera pas. ‘Invocation de Serviteur’ est uniquement un sort à sens unique. Aucune incantation de quelques sortes que ce soient n’existe pour renvoyer un familier invoqué à l’endroit d’où il est venu.”

“Peu importe, juste essaye.”

“C’est impossible. Et je ne peux même pas le lancer maintenant.”

“Quoi ? Pourquoi ?”

“…Utiliser ‘l’Invocation de Serviteur’ à nouveau est…”

“Oui ?”

“…Complètement inefficace à moins que le familier que l’on a d’abord invoqué ne soit mort.”

“Que dis-tu ?”

Le corps de Saito se glaça.

“Est-ce que tu désires mourir ?”

“Heu… je préfère éviter.” Il baissa la tête. Ses yeux se déplacèrent vers les runes qui avaient été inscrites sur sa main gauche.

“Oh, ça ?”

“Oui.”

“C’est comme un tampon qui dit que tu es mon familier.”

Louise se leva et croisa les bras. Si on regardait de près, elle était en fait franchement mignonne. Svelte et des jambes bien proportionnées, avec de minces chevilles. Pas très grande, environ 155cm. Ses yeux étaient comme ceux d’un chaton curieux, et ses sourcils formaient une fine ligne au-dessus d’eux.

Si Saito l’avait rencontrée sur un forum d’un site de rencontre, il aurait sauté et bondit de joie. Mais hélas, ce n’était pas la Terre. Bien qu’il désirait rentrer chez lui, il ne pouvait pas. Saito était rempli par cette pensée, et ses épaules s’affaissèrent.

“…Ouais, d’accord. Pendant ce temps, je suppose que je vais être ton familier.”

“Pardon ?”

“Quoi, tu as un problème avec ça?”

“Je vois tu ne t’es toujours pas habitué au discours formel, cela devrait être ‘Y a t il quelque chose que vous désirez me dire, maître ?'” corrigea Louise, un doigt levé comme si elle faisait un cours. Le geste était mignon, mais le ton était tout à fait strict.

“Mais hum, qu’est-ce que doit faire exactement un familier ?” demande Saito. Bien sûr, il avait vu des corbeaux et des hiboux apparaître en tant que familier dans des animes impliquant des magiciens. Mais pour la plupart, ils restaient juste assis sur l’épaule de leur maître et ne faisaient rien de particulièrement pertinent.

“Premièrement, un familier est capable d’accorder à son maître une amélioration dans le domaine de la vue et de l’audition…”

“Comment ?”

“Cela signifie que ce que voit le familier, son maître peut aussi le voir.”

“Oh.”

“Mais il semble que cela ne marche pas avec toi. Je ne peux rien voir du tout.”

“Ouais, mais ce n’est pas comme si c’était important,” dit Saito de manière abrupte.

“Et aussi, un familier va récupérer des objets que son maître désire. Par exemple, des réactifs.”

“Des réactifs?”

“Un catalyseur que l’on utilise quand on lance certains sorts. Quelque chose comme le soufre, ou de la mousse…”

“Uh-huh…”

“Mais tu ne vas jamais me trouver ce genre de chose n’est-ce pas ? Etant donné que tu ne sais même pas quel type de réactif il existe.”

“Nan.”

Louise fronça les sourcils de manière irritée, mais continua de parler. “Et la partie la plus importante de toute… Un familier existe pour protéger son maître ! La tache de le protéger de n’importe quels ennemis est un devoir de la plus haute priorité ! Mais cela pourrait être un peu problématique pour toi…”

“Car je suis un humain…”

“…Une créature magique puissante bat quasiment toujours ses ennemis, mais je ne pense pas que tu puisses même battre un corbeau.”

“Tais-toi.”

“C’est pourquoi je ne te ferais faire que des choses que je suis assez sûre que tu es capable de faire : la lessive, le ménage, et autres taches diverses.”

“Ne m’insulte pas. Je suis sûr que je vais trouver un moyen pour rentrer chez moi !”

“Oui, oui. En fait, je serais content que tu le fasses. Parce que quand tu seras retourné dans ton monde, je serais capable d’invoquer un nouveau familier.”

“Pourquoi tu…”

“Bon, toute cette discussion m’a donné sommeil,” dit Louise avec un grand bâillement.

“Où est-ce que je dors ?”

Louise indiqua le sol.

“Je ne suis pas une sorte de chien ou de chat, tu sais.”

“Mais il n’y a nulle part ailleurs. Et il n’y a qu’un seul lit.” Elle lui jeta une couverture.

Elle éleva alors sa main vers le bouton supérieur de son chemisier.

Un par un, les boutons furent dégrafés.

Bientôt elle n’était plus qu’en sous-vêtement. Saito rougit. “Qu-qu-qu’est-ce que tu fais ?!”

Louise répondit comme si c’était la chose la plus évidente qui soit. “Je vais me coucher, donc je me change.”

“Fais-le autre part où je ne peux pas te voir !”

“Pourquoi ?”

“Parce que ! Cela rend la situation gênante ! Vraiment !”

“Ce n’est pas gênant du tout.”

“Est-ce que c’est parce que tu es une magicienne ? Cela ne te dérange pas de le faire sous les yeux d’un garçon ?”

“Un garçon ? Qui ? Je n’ai pas à me sentir gênée d’être regardée par mon familier.”

Mais que diable. C’est exactement comment on traite un chien ou un chat. Saito saisit la couverture, la jeta sur sa tête, et se détourna.

Tout d’abord, il décida d’annuler toutes les pensées qu’il avait eu précédemment sur elle étant mignonne. Elle lui tapait véritablement sur les nerfs. Une fille comme elle, une magicienne ? Ouais, c’est ça.

“Oh, et ceci. Lave-les demain pour moi.” Plusieurs objets volèrent et atterrirent légèrement à côté de lui. Il les ramassa, se demandant ce que c’était.

Un corsage en dentelle et une culotte assortie. Blanche, aussi. Quelles exquises et délicates pièces, pensa Saito alors que son visage commença à rougir. Il serra les objets fermement tandis qu’un mélange d’indignation et de plaisir avait émergé.

“Pourquoi est-ce que je dois– Tes sous-vêtements ?! Les laver ?! Franchement, je suis à la fois flatté et outré !”

Il se mit debout soudainement, sans même avoir réaliser qu’il l’avait fait. Louise était en train d’enfiler par la tête une large chemise de nuit. Et dans la faible lumière envoyée par la lampe, il put voir le contour de sa silhouette. Alors qu’il ne pouvait distinguer aucun autre détail, il ne semblait pas qu’elle avait l’air embarrassée. C’était assez décevant. Il se sentait comme si sa masculinité avait été contestée.

“D’après toi qui va subvenir à tes besoins ? Qui va te donner à manger ? Et au juste dans la chambre de qui est-ce que tu es ?”

“Uhh…”

“Tu es mon familier, n’est-ce pas ? La lessive, le ménage, et d’autre taches domestiques – c’est naturellement ton travail.”

Saito tira à nouveau sa couverture au-dessus de sa tête.

Cette fille est sans espoir, pensa-t-il. Elle ne me voit tout simplement pas du tout comme un garçon.

Je veux rentrer chez moi. Ma chambre me manque. Mes parents me manquent.

Ce sentiment de mal du pays était écrasant.

…Quand est-ce que je serais capable de rentrer chez moi ?

Existe-t-il même un moyen de rentrer chez moi ?

Je me demande si ma famille est inquiète à mon sujet en ce moment…

De toute façon, je dois trouver un moyen pour rentrer…

Que dois-je faire ? Est-ce que je dois m’enfuir d’ici ? Mais après quoi ?

Peut-être je devrais tenter de demander à quelqu’un. Mais de ce que m’a dit Louise plus tôt, personne ne sait même qu’un autre monde existe, donc en aucun cas ils ne vont me croire.

Non, je dois analyser la situation calmement. De toute façon, me débattre ne me mènera nulle part. Je n’ai aucune piste, et même si j’échappais d’ici, il n’y a aucune garantie que je trouverais même un chemin pour rentrer.

Je n’ai aucune famille dans ce monde. Il n’y a personne sur laquelle je pourrais compter, à part une fille vaniteuse nommée Louise.

Je suppose qu’il n’y a pas d’autre choix. Pour le moment, je vais être son familier. Au moins elle a dit qu’elle s’occuperait de me nourrir.

Cela sera dur, comme je ne suis pas plus qu’un familier pour elle.

Bien sûr, elle est un peu arrogante, mais au moins elle est assez mignonne. Je suppose que je peux juste imaginer que je me suis fait une petite amie. Quelqu’un que j’aurai rencontré par le site de rencontre. Traiter ça comme si j’étais allé à l’étranger juste pour la voir. Ou je suis venu en tant qu’élève étranger. En fait, c’est mieux. Ouais, c’est ce que je vais penser. Ah, je suis si simple comme cela. C’est génial.

Ok, pensa Saito. Ce n’est pas comme si j’avais été isolé sur une île déserte. Se morfondre n’accomplira rien.

Je vais vivre en tant que familier, et pendant ce temps, je vais chercher un moyen de rentrer chez moi.

Maintenant que son plan était fixé, il commençait à avoir sommeil.

Quelque soit la situation, l’incroyable adaptabilité de Saito l’avait toujours sauvée. Quand n’importe qui d’autre aurait paniqué et se serait écroulé, Saito passait à travers grâce à son caractère coulant.

Louise fit claquer ses doigts, et la lueur de la lampe disparut.

La lampe est aussi magique ? Je suppose que cela signifie qu’il n’y a pas vraiment besoin de l’électricité, raisonna Saito.

Un voile d’obscurité tomba sur la chambre.

Dehors à travers la fenêtre, les deux lunes brillaient mystérieusement.

Mme Hiraga, votre fils Saito est arrivé dans un monde où il y a des sorciers. Il ne pourra pas aller à l’école pendant une assez longue période, et ne pourra pas non plus être capable d’étudier. S’il vous plait, pardonnez-lui.

Et ainsi commença la vie de Saito en tant que familier.

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