Zero no Tsukaima – Tome 1 Chapitre 5

Le soir du jour où Louise avait été couverte de honte à cause des paroles dites en dormant par Saito, Louise jeta sans cérémonie le tas de foin de Saito dans le couloir.

“Qu’est-ce que tu fais ?”

“Ce serait ennuyant si je me glissais dans ton lit à nouveau, n’est-ce pas ?”

Il semblerait qu’elle soit toujours en colère à propos de ce qui était arrivé en cours. “Mais il fait froid en dehors la chambre avec le vent qui souffle de partout.”

“Eh bien, il n’y a aucun doute que je viendrais te réchauffer dans tes rêves,” dit Louise, arquant ses sourcils qui avaient une belle forme. Quelle fille implacable. Elle semblait déterminée à faire dormir Saito dehors dans le couloir quoi qu’il arrive.

Il prit sa couverture et alla dans le couloir. Il entendit immédiatement le déclic de la porte qui se fermait. Le vent entrait par la fenêtre, faisant frissonner Saito.

Marmonnant à propos du froid, Saito enveloppa la couverture autour de lui et se coucha sur le foin. Le froid du sol en pierre se propageait dans son corps. Aucun chauffage non plus. Je suis en train de geler.

Me faire souffrir comme ça juste à cause d’un rêve ! Saito donna un coup de pied dans la porte de Louise. Bien sûr, il n’y eut aucune réponse.

Saito commença à mettre au point sa revanche. Couper l’élastique de sa culotte n’est plus assez maintenant. Alors qu’il était allongé grelottant dans sa couverture se demandant comment il pourrait se venger de cette fillette…

La porte de la chambre de Kirche s’ouvrit.

La salamandre Flamme en sortit en rampant. La flamme à l’extrémité de sa queue semble chaude, pensa Saito. Saito et la salamandre se fixèrent du regard. La salamandre se glissa plus près de Saito, qui inconsciemment commença à reculer.

“Qu-qu’est-ce que tu fais ?”

“Kyurukyuru,” grogna-t-il de manière rassurante. Il ne semblait pas vouloir lui faire du mal. La salamandre attrapa la manche de Saito avec sa bouche et la tira, comme si il lui demandait de le suivre.

“Hé, lâche-moi ! Tu vas mettre le feu à ma couverture !” dit Saito. Mais Flamme continuer de le tirer de manière insistante, de plus en plus fort.

La porte de la chambre de Kirche était restée ouverte. Est-ce qu’il essaye de m’entraîner dedans ? En effet c’était ça. Je ne pense pas que Flamme me traînerait juste pour s’amuser. Que peut bien me vouloir Kirche ? Saito réfléchit pour essayer d’en trouver la raison. Peut-être qu’elle voulait juste se plaindre du fait que Saito et Louise étaient tout le temps en train de se disputer bruyamment. Comme en état de transe, Saito pénétra dans la chambre de Kirche.

La chambre était dans le noir complet, à l’exception de la douce lueur de Flamme. La voix de Kirche commanda de l’obscurité, “Ferme la porte.” Saito obéit.

“Bienvenue dans ma chambre.”

“Il fait assez sombre ici.”

Il entendit Kirche faire claquer ses doigts. En partant de celle la plus proche de lui, les lampes s’allumèrent l’une après l’autre vers Kirche comme les lumières des lampadaires dans les rues.

Baignée dans la faible lueur, Kirche s’assit sur son lit, avec un regard inquiet sur son visage. Elle portait des sous-vêtements séduisants, ou plutôt, uniquement que des sous-vêtements. Une chose était sûre : supportés uniquement par son soutien-gorge sexy, ses seins avaient bien une taille de cantaloups.

“Ne reste pas debout là-bas. Approche-toi de moi.” murmura Kirche amoureusement avec sa voix la plus captivante.

Saito en tremblant se dirigea comme dans un rêve vers une Kirche souriante.

“Assis-toi.”

Saito s’assit à ses côtés comme il lui avait été demandé. Son esprit était rempli avec le corps quasiment nu de Kirche.

“Qu-qu’est-ce qu’il y a ?” demanda Saito avec nervosité. Kirche le fixait simplement tout en ondulant lentement ses cheveux d’un rouge enflammé. Sous la faible lumière de la lampe, la peau brune de Kirche semblait follement érotique, comme pour inciter Saito.

Kirche émit un long soupir, et secoua la tête avec inquiétude.

“Tu dois penser que je suis une femme impudente.”

“Kirche ?”

“Que l’on pense ça est inévitable. Est-ce que tu comprends ? Mon nom runique est ‘l’Ardente’.”

“Je sais ça.”

Le décolleté visible dans l’espace entre son soutien-gorge est si sexy…

“Mon désir est aussi inflammable qu’une torche… c’est pourquoi je t’ai soudainement appelé ici. Ne comprends-tu pas ? Est-ce que ce n’est vraiment pas mal de ma part ?”

“C’est en effet très mal.” Saito semblait incertain et jouait le jeu. Il n’avait jamais eu une fille étrangère lui parler comme ça, et donc il était assez nerveux.

“Mais… je suis sûre que tu me pardonneras.”

Kirche regardait Saito avec des yeux humides. N’importe quel homme montrerait ses instincts les plus primitifs après avoir regarder ces yeux.

“Pard-pardonner quoi ?”

Kirche serra soudainement les mains de Saito, les enveloppant avec ses mains chaudes avant de lentement caresser l’espace entre chacun de ses doigts, lui envoyant des éclairs le long de sa colonne vertébrale.

“T’aimer, mon chéri. Pour toi, mon amour est aussi soudain.”

“Ouais, c’est soudain d’accord !” L’esprit de Saito était en désordre. Elle doit plaisanter. Malgré cette pensée, le visage de Kirche semblait sérieux.

“Ta grandeur en battant Guiche est… juste… tellement cool… comme un héros des légendes. Moi… quand je t’ai vu juste à ce moment-là, je suis tombée amoureuse. Est-ce que tu peux le croire ? J’ai été attirée par toi juste comme ça ! Passion ! Oh, c’est un amour passionné !”

“Pa-passion, hu ? Uh…”

“Mon nom runique, ‘l’Ardente’, est très passionné lui aussi. J’ai écrit continuellement des chansons d’amour depuis ce jour ! Des chansons d’amour ! Rien que pour toi… Saito. Tu apparais dans mes rêve chaque nuit, et donc j’ai demandé à Flamme de voir comment tu allais… oh, je suis si embarrassée. Tu dois penser ça toi aussi, n’est-ce pas ? Mais tout ça c’est à cause de toi !”

Saito restait juste assis là, complètement à court de mots.

Kirche prit son silence comme un consentement, et lentement, avec les yeux fermés, approcha ses lèvres de Saito. Si sexy. Je veux dire… Louise est aussi attirante. Mais sur le point de l’érotisme, elle ne fait pas le poids face à Kirche. Bien que Louise est vraiment mignonne, cette partie d’elle est juste la partie visible.

Kirche prit son silence comme un consentement, et lentement, avec les yeux fermés, approcha ses lèvres de Saito.

Cependant, Saito repoussa les épaules de Kirche. Parce qu’il sentait que quelque chose de mauvais allait arriver sinon.

Kirche regarda Saito avec de la surprise, comme si elle lui demandait “Pourquoi ?”. Saito détourna son regard de Kirche et dit.

“E-eh bien… de ce que tu as dit…”

“Hum ?”

“Tu… tombes amoureusement trop facilement.” bégaya Saito, touchant le point faible de Kirche. Son visage devint rouge en un instant.

“Oui… je suppose j’ai plus de… passion que les autres. Je ne peux rien y faire. L’amour est soudain, et il brûle dans mon corps si rapidement…”

A ce moment, une voix à l’extérieur de la fenêtre l’interrompit.

Un beau playboy regardait à l’intérieur indigné.

“Kirche… Je suis venu ici car tu n’étais pas là-bas à l’heure…”

“Berisson ! Nous nous retrouverons dans deux heures plus tard alors !”

“Ce n’était pas ce que nous avions convenu !” Ils étaient au troisième étage. Il semblerait que ce type Berisson est en train de flotter dans les airs avec une formule magique.

Kirche de manière désinvolte sortit sa baguette d’entre ses seins, et l’agita sans même le regarder. Des flammes partirent d’une lampe proche et volèrent comme un serpent dans la direction du gentleman à la fenêtre.

“Quel hibou ennuyant.”

Saito regardait choqué.

“Heu… tu n’as pas du tout entendu ça, n’est-ce pas ?”

“Uh… qui était-ce ?”

“Juste un ami. Peu importe… tout de suite, mon amour le plus profond et passionné c’est toi, Saito…”

Kirche approcha ses lèvres à nouveau près de Saito. Saito ne bougea pas un muscle, comme si un désir irrésistible l’avait envahi.

A ce moment-là, ils furent interrompus à nouveau.

Un homme ayant l’air vif regarda à l’intérieur de la pièce avec un visage triste.

“Kirche ! Qui est ce type ? Est-ce que tu ne devais pas réchauffer la nuit avec moi ?”

“Styx ! Est-ce que quatre heures plus tard conviendrait ?”

“Qui est ce type, Kirche ?”

Ce gars Styx était en train de se mettre en colère, et alors qu’il était sur le point d’entrer dans la chambre, Kirche agita sa baguette à nouveau. Le feu vola à nouveau des lampes, frappa l’homme, et l’envoya sur le sol.

“……Je suppose que c’est aussi ton ami ?”

“A la place ‘d’ami’, disons plutôt que je n’ai qu’entendu parlé de lui. Enfin bon, je ne veux pas gâcher notre temps ensemble. Quelque soit celui qui a dit que ‘la nuit est longue’ ne savait pas que le soleil se levait si rapidement.”

Kirche se rapprocha de Saito à nouveau. Et à nouveau, un grognement parvint de la fenêtre. Saito se retourna impatiemment.

Trois hommes regardaient à l’intérieur, et dirent la même chose au même moment.

“Kirche ! Qui diable est-il ?! Tu avais dit que tu n’avais pas d’amoureux !”

“Manican ! Ajax ! Gimli !”

Oh wow… cinq personnes complètement différentes étaient venues. Saito était impressionné.

“Eh bien… six heures plus tard alors,” Kirche fit en signe de main avec irritation.

“C’est le matin !!!” dirent les trois à l’unisson.

“Flamme.” Kirche ordonna avec désinvolture sa salamandre, qui était en train de dormir dans un coin. Flamme envoya un jet de feu vers les trois hommes à la fenêtre, et ils tombèrent sur le sol ensemble.

“Et ce sont…?”

“Eux ? Je ne les connais même pas. Mais, plus que tout, je t’aime !”

Kirche tenait le visage de Saito entre ses mains et alla directement pour ses lèvres.

“N…nhhhh…”

Saito paniquait. Le baiser de Kirche était rempli de passion. Elle se pressait contre lui de manière insistante. Saito ne lui résista pas quand elle l’immobilisa sur le lit.

A ce moment-là…

Cette fois c’était la porte. Quelqu’un l’ouvrit avec un coup de pied.

Saito pensait que c’était juste un autre garçon. Il avait complètement faux. Portant son pyjama, Louise se tenait à la porte et les fixait du regard tous les deux.

Kirche jeta un rapide coup d’oeil à Louise, et garda ses lèvres bloquées sur celles de Saito.

Louise se déplaça de manière dévastatrice vers Saito et Kirche, renversant quelques lampes dans l’opération. Quand Louise était en colère ses mains se déplacaient plus vite que sa bouche. Quand elle était encore plus provoquée alors ses pieds se déplaçaient encore plus vite que ses mains.

“KIRCHE !” hurlait Louise dans la direction de Kirche. Kirche faisait comme si elle venait tout juste de remarquer sa présence, et lentement se sépara de Saito, tout en agitant sa main avec indignation.

“Est-ce que tu ne vois pas que nous sommes assez occupés ici, Vallière ?”

“Zerbst ! De qui penses-tu toucher le familier ?”

Saito était perdu. Les yeux marron de Louise brillaient de colère.

“Je ne peux pas m’en empêcher si je suis tombée amoureuse de lui.”

Kirche leva ses mains de manière désinvolte. Coincé entre les deux, Saito ne pouvait que paniquer. Il semblerait que laisser la situation se développer en Kirche l’embrassant avait mis Louise extrêmement en colère.

“L’amour et le feu sont la destinée de la famille Zerbst. C’est un destin qui brûle dans nos corps. C’est l’objectif de toute notre vie d’embrasser cette flamme passionnée. Tu devrais le savoir.” Kirche haussa les épaules tandis que Louise tremblait de colère.

“Viens ici, Saito.” Louise fixait du regard son familier.

“Oh? Louise… il est en effet ton familier, mais ne penses-tu pas qu’il a ses propres sentiments lui aussi ? Tu devrais respecter ses choix.” dit Kirche.

“Ell-elle a raison ! Avec qui je passe mon temps ne te concerne pas !” ajouta Saito.

Louise leva la voix. “Toi… dès demain tu seras attaqué par la magie d’au moins dix nobles ! Est-ce que c’est ok avec toi ?!”

“Oh, aucun problème de ce côté. N’as-tu pas vu à quel point il était fort dans la Place Vestri ?”

Louise agita sa main droite de manière indifférente. “Hmpf… ses capacités de combats à l’épée sont en effet bonnes, mais cela n’a aucune importance quand il est attaqué par des boules de feu par derrière et des tourbillons par devant.”

“Aucun problème ! Je le protégerai !” Kirche donna à Saito un regard passionné.

Cependant, à cause des paroles de Louise, Saito réfléchit un peu.

Si ces types qui sont venus par la fenêtre me découvrent, peut-être qu’ils vont m’attaquer et ça se passera exactement comme Louise a dit, et je finirai en chiche-kebab magique. Même si Kirche a dit qu’elle me protègerait, elle ne sera pas capable de le faire 24h sur 24. Ca et le fait que Kirche change d’idée assez souvent. Elle s’ennuiera de me protéger très rapidement.

Après ce calme raisonnement, Saito se leva à contrecoeur.

“Aww…est-ce que tu t’en vas si tôt ?”

Kirche regardait Saito tristement, avec ses cheveux tombant derrière son dos, et ses yeux scintillant qui semblait proche des larmes. Kirche est d’une telle beauté … si une fille comme elle était à mes côtés, on s’en fiche si je me fais attaquer par de la magie de tous les côtés ? pensa Saito de manière déraisonnée.

“C’est sa tactique habituelle ! Ne te laisse pas berné par elle.”

Louise tira la main de Saito, et sortit.

De retour dans sa chambre, elle ferma la porte dans un silence de mort, et fit face à Saito. Mordant sa lèvre inférieure, elle lui envoya un regard meurtrier.

“Comme un quelconque chien errant en chaleur…” sa voix tremblait. Quand Louise était en colère ses mains se déplaçaient plus vite que sa bouche. Quand elle était encore plus provoquée ses pieds se déplaçaient plus vite que ses mains. Au maximum de sa colère, sa voix tremblerait.

Louisse sera les dents.

“Q-quoi ?”

“Agenouille-toi ici. Je t’ai presque vu comme une personne. Il semblerait que j’avais tort.”

“Oui bien sûr !?”

Ouais. Me voir comme une personne ? Ca sonne comme un mensonge pour moi.

“Comment as-tu osé aller remuer la queue devant cette sorcière de Zerbst !! Toi un chien !!” Louise atteignit un tiroir de son bureau pour y prendre quelque chose. Un fouet.

“Uhh…Maî-maîtresse…” cria Saito de surprise.

“Les ch-ch-ch-chiens doivent être traités comme des chiens. J’ai été trop s-s-s-souple avec toi.”

“Mais pourquoi as-tu un fouet ?” Saito regardait le fouet dans la main de Louise. Il était vraiment très bien fait.

“Ce fouet pour cheval est beaucoup trop bien pour être utilisé sur toi. Tu n’es qu’un chien.”

“Un chien, huh ?”

Louise comment à le fouetter. Crack ! Crack ! faisait le fouet en fendant l’air. Saito essayait d’esquiver les coups.

“Ow! Arrête ça, idiote !”

“Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a de si bien au juste cette fille ?” cria Louise en continuant à le fouetter.

Saito vit une ouverture, et attrapa les mains de Louise. Elle se débattit, mais la force d’une fille n’était pas assez. Saito garda sa poigne sur ses poignets, et elle arrêta alors.

“Ahh! Lâche-moi, espèce d’idiot !”

“Hum, ne me dis pas que tu es…”

Saito regarda dans les yeux marron de Louise qui lui rendait ce regard. Vu de près, elle était vraiment charmante. Mignonne. Kirche est une beauté, très sexy. Mais Louise est comme un canevas vide. Innocent et pure sans le moindre défaut. C’est juste son caractère qui est un peu…

En face d’un choix, Saito dut admettre qu’il appréciait mieux du point de vue de l’apparence le type de fille comme Louise. Son coeur commençait à battre en double-croche. Est-elle jalouse ? Est-ce qu’elle m’aime ? En pensant ça, Louise apparaissait de plus en plus mignonne dans les yeux de Saito.

Pour le dire carrément, Saito était aussi faible que Kirche en romance.

“Es-tu jalouse ? Est-ce que tu es tombée amoureuse de moi ?” dit Saito.

“Etais-tu en colère car je suis allé voir Kirche et me suis assis sur son lit à la place de me glisser dans ton lit ? Oh, je ne m’en étais pas rendu compte. Je suis désolé.” Il baissa la tête, et leva le menton de Louise.

“Je pense que tu n’es pas mal non plus. Regarde, quand tu as aidé pour mes bandages tu étais vraiment…”

Les épaules de Louise tremblaient.

“…En tant qu’homme j’aurais du t’approcher convenablement. Ce soir, je me glisserai dans ton lit, comme ça tu n’auras pas à aller dans le mien.”

Le pied droit de Louise se déplaça soudainement comme une rafale, et envoya un coup à Saito entre ses jambes.

“…Urk. Gyaaaaaaaaarh.”

Saito tomba sur ses genoux, son corps couvert de sueurs froides. Oh… ça fait si mal comme si j’allais mourir. Ca fait VRAIMENT mal.

“Qui est tombée amoureuse de qui ? Moi ? De toi ? Pourquoi le devrais-je ?”

Louise pressa sur le sol le visage de Saito avec son pied.

“Est…est-ce que j’ai compris de travers ?”

“Evidemment !” elle augmenta la pression sur sa tête avec son pied.

“D-d’accord…j’avais tord…”

Louise s’assit sur une chaise, croisa ses jambes, sa respiration toujours inégale. Après avoir torturé Saito farouchement pendant un bon moment, son humeur semblait s’être améliorée un petit peu.

“Bine sûr, tu peux sortir avec n’importe qui que tu aurais choisi. Mais, quoiqu’il arrive, tu ne dois pas sortir avec cette femme.”

“P-pourquoi ?” Saito sautillait pour essayer d’atténuer la douleur.

“Premièrement, Kirche n’est pas de Tristain. Elle est une noble d’un pays voisin, Germania. Rien que ça fait que sortir avec elle est totalement inacceptable. Je hais les Germanians.”

“Comme si ca me concernait !”

“Ma maison, Vallière, a des propriétés près de la frontière de Germania, donc nous sommes les premiers sur le champ de bataille contre les Germanians dès qu’une guerre éclate. Encore pire, juste en face de nous, se trouve le domaine des Zerbst. Le lieu de naissance de Kirche !” cria Louise en grinçant des dents.

“En d’autres mots, la famille de Kirche… la famille von Zerbst… est l’ennemi juré de la famille de La Vallière. A la maison, nous sommes pratiquement voisins. Et dans le dortoir, elle est dans la chambre d’à côté ! Inacceptable !”

“Haa. Et apparemment ils disent être une famille passionnée.”

“Ce sont juste des niais sans morale. L’arrière-arrière-arrière-grand-père de Kirche vola l’amoureuse de mon arrière-arrière-arrière-grand-père ! Il y a 200 ans !”

“C’était il y a longtemps.”

“Et depuis lors, ceux de la famille Zerbst ont insulté le nom des Vallière lors de nombreuses occasions ! La fiancée de mon arrière-arrière-grand-père a aussi été volée par l’arrière-arrière-grand-père de Kirche.”

“Je vois.”

“Mon grand-père, Safran de la Vallière aussi ! Sa femme lui fut volée !

Par l’arrière-grand-père de cette fille, Maximilli von Zerbst ! Attend, peut-être c’était son frère le Baron Dudiche…”

“De toute façon, tu es en train de dire que la famille de Kirche a continuellement volé les amoureux de la famille Vallière ?”

“Ce n’est pas tout. Il y a eu aussi des morts pendant la guerre. Je ne peux plus compter le nombre de membres de la famille que l’on a perdu pendant les combats !”

“Comme je ne suis qu’un modeste familier, cela n’a pas tant d’importance, non ?”

“Refusé ! Est-ce que tu penses que je laisserais Kirche même prendre qu’un moineau ?! Je déshonorerais mes ancêtres !”

Après avoir dit tout ça, Louise se servit un verre d’eau et le but d’une traite instantanément.

“Donc c’est comme ça. Kirche est définitivement interdite.”

“Tes ancêtres n’ont rien avoir avec moi.”

“Si ! Tu es mon familier ! De toute manière, tu es toujours à la charge du duché de la Vallière, donc tu fais ce que je te dis.”

“Familier, familier…”

Saito avec reproche fixa du regard Louise.

“Est-ce que tu as une plainte à faire ?”

“Non… car sinon, eh bien, j’aurais des difficultés pour vivre, donc je dois supporter ça…”

Saito faisant la moue se laissa tomber sur le sol.

“Tu sais, tu devrais me remercier.”

“Pour quoi ?”

“Car si une rumeur se propageait comme quoi un roturier était devenu l’amoureux de Kirche, combien de temps penses-tu que tu pourras survivre ?”

Saito repensa aux garçons qui se tenaient à la fenêtre. Ils ont été brûlés par la magie de Kirche, et ont eu un voyage gratuit vers le sol mais…

Qu’est-ce qu’il se passerait si ils découvraient que j’étais là ?

Se souvenant de son combat avec Guiche, Saito frissonna un peu.

“…Louise.”

“Quoi ?”

“Une épée. Procure-moi une épée.”

Il en voulait une pour se protéger.

“Tu n’en as pas une ?”

“Bien sûr que non. Celle que j’ai utilisé l’autre fois était à Guiche.”

Louise déplia ses bras étonnée.

“Es-tu un combattant à l’épée ?”

“Non. Je n’ai jamais tenu une épée avant.”

“Mais tu en utilisais une si facilement l’autre fois.”

“Oui, mais…”

“Hum…”

Louise semblait plongée dans ses pensées.

“Qu’y a t il ?”

“On m’a dit que les familiers pouvaient recevoir des capacités spéciales quand le contrat est formé. Peut-être c’est ça.”

“Capacités spéciales ?”

“En effet. Par exemple, quand un chat noir devient un familier …”

Louise leva un doigt pendant qu’elle expliquait à Saito.

“Oui ?”

“Il reçoit la capacité de parler comme un humain.”

“Je ne suis pas un chat.”

“Je sais ça. Historiquement, il n’y a jamais eu de cas où un humain est devenu un familier… donc rien ne peut être considéré trop mystérieux. Il est donc tout à fait possible que tu sois maintenant capable d’attraper une épée et de l’utiliser si facilement.”

“Hum…”

Mais ça va beaucoup plus loin que l’utiliser avec facilité. Mon corps se déplaçait comme si il était aussi léger qu’une plume.

De plus, les golems de Guiche étaient en bronze. Aussi doué à l’épée que l’on puisse être, ce n’est pas possible de couper dans un métal aussi facilement, non ?

“Si c’est si mystérieux, est-ce que tu veux demander à l’Académie de Tristain ?”

“Académie ?”

“Oui. C’est l’installation de recherche magique sous le contrôle immédiat de la famille royale.”

“Et qu’est-ce qu’ils me feront ?”

“Voyons voir… Probablement toutes sortes d’expérience. Ou peut-être une dissection.”

“Tu plaisantes, n’est-ce pas ?!”

Saito se leva soudainement. Des expérimentations humaines c’était définitivement non.

“Si tu ne veux pas que cela arrive, ne te promène pas en disant au gens que tu peux soudainement utiliser une épée.”

“Compris. Je ferai ça.”

Saito hocha la tête effrayé.

“Ok… J’ai compris.” Louise hocha alors la tête en signe d’assentiment.

“Compris quoi ?”

“Je vais t’acheter une épée.”

“Quoi ?”

C’était certainement inattendu. Saito pensait que Louise était une radine.

“Maintenant que Kirche semble être attirée par toi, tu n’auras jamais assez de vie pour y survivre. Tu vas devoir t’occuper toi-même d’éteindre les flammes que tu as allumées,” dit Louise comme si c’était normal.

“C’est inhabituel…”

“Pourquoi ?”

Louise le fixa du regard.

“Je pensais que tu étais une radine, avec ce que tu me donnes à manger et tout…”

“Si je gâte mon familier, cela deviendra une mauvaise habitude. Je t’achèterais avec joie quelque chose si c’est vraiment nécessaire. Je ne suis pas si radine,” dit Louise avec fierté.

“D’accord.”

“Maintenant si tu comprends tout ça, va dormir ! Demain est le Jour du Vide, donc je t’emmènerai en ville.”

Oh, donc ce monde a aussi des week-ends, pensa Saito alors qu’il allait sortir de la pièce.

“Où est-ce que tu vas ?”

“Le couloir.”

“C’est bon, tu peux dormir à l’intérieur. De plus ce serait ennuyant si Kirche venait t’attaquer à nouveau.”

Saito regarda Louise.

“Quoi ?”

“Finalement, tu es vraiment…”

Louise tendit la main vers le fouet, mais Saito ferma rapidement sa bouche et apporta son tas de foin dans la pièce. Il enroula la couverture autour de lui et s’allongea.

Il fixa les runes sur sa main gauche.

Parce qu’elles s’étaient mises à briller, j’ai battu Guiche, charmé Kirche, et persuadé Louise de m’acheter une épée. Qu’est-ce que ces inscriptions vont-elles au juste me réserver dans le future… Allongé là en train de réfléchir, le sommeil commençait à l’envahir. Aujourd’hui était vraiment une longue journée… pensa-t-il, juste avant de s’endormir.

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