Zero no Tsukaima – Tome 1 Chapitre 6

Kirche se réveilla dans la matinée. Aujourd’hui est le Jour du Vide. Elle regarda par sa fenêtre, et réalisa que la vitre n’était plus là, avec des marques de brûlures tout autour de son cadre. Toujours à moitié endormie, elle fixa du regard la fenêtre pendant un moment avant de se rappeler ce qu’il s’était passé la nuit dernière.

“Ah oui… un tas de personne est venu, et je les ai fait exploser pour qu’ils partent.”

Elle détourna complètement son attention de la fenêtre après ça. Elle se leva et commença à se mettre du maquillage, tout en complotant avec excitation à propos de comment elle pourrait séduire Saito aujourd’hui. Kirche était une chasseuse née.

Quand elle eut fini, elle sortit de la chambre et frappa à la porte de Louise. Elle reposa son menton sur une main, cachant son sourire. Saito va ouvrir la porte, et je l’étreindrai immédiatement et l’embrasserai. Oh… que va faire Louise quand elle verra ça… pensa Kirche.

Et alors… je pourrais essayer de le voir hors de la chambre, et peut-être qu’il m’approchera de lui-même. L’idée d’être rejeté ne lui traversa jamais l’esprit.

Mais son coup sur la porte ne reçut aucune réponse et la porte était fermée quand elle essaya de l’ouvrir. Sans seconde pensée, elle utilisa un sort de déverrouillage sur la porte de Louise, et fut récompensé par un déclic. En fait, les sorts de déverrouillage étaient interdits à l’école, mais Kirche s’en fichait. “La passion avant tout” était la règle de sa maison.

Mais la chambre était vide. Les deux n’étaient pas là.

Kirche regarda la chambre. “Toujours pareil… une chambre sans goût.”

Le sac à dos de Louise n’était pas là. L’absence du sac et le fait qu’aujourd’hui était le Jour du Vide… est-ce qu’ils étaient sortis pour aller quelque part ? Kirche regarda par la fenêtre et vit deux personnes sur un cheval, prêt à partir; c’était Saito et Louise.

“Quoi ? Ils sortent, huh ?” marmonna Kirche irritée.

Après avoir réfléchi un moment, elle quitta rapidement la chambre de Louise.

Tabitha passait un moment agréable à lire dans sa chambre. Tabitha qui avait des cheveux bleu clair et derrière des lunettes des yeux bleu vif qui brillaient comme l’océan, était plongée dans le monde des livres. Tabitha était en fait quatre ou cinq ans plus jeune que ce qu’elle paraissait. Elle était un peu plus petite de 5cm que Louise, qui était déjà petite elle-même, et son corps était plus mince. Cependant, cela n’avait aucune importance pour elle. Elle était une fille qui préférait ne pas accorder d’importance à ce que les autres pensaient d’elle.

Tabitha aimait le Jour du Vide. Car elle pouvait se plonger dans son monde favori. A ses yeux, tout le monde était un intrus dans son propre petit monde, lui donnant un air de mélancolie.

Quelqu’un tapait à sa porte ce jour-là mais Tabitha décida de l’ignorer. Les coups à la porte continuèrent de plus en plus intensément. Sans se lever, Tabitha simplement ramassa son bâton qui était plus grand qu’elle et l’agita. Elle jeta le “Sort de Tranquillité”, un sort de type vent. Tabitha était une magicienne ayant pour affinité le vent. Le bruit à la porte qui la dérangeait disparut grâce au “Sort de Tranquillité”. Satisfaite, elle recommença à lire. Pendant cette opération, il n’y avait eu aucun changement dans l’expression sur son visage.

Cependant la porte fut ouverte avec force. Sans lever les yeux de son livre, Tabitha réalisa qui était l’intrus. C’était Kirche. Elle se mit à parler mais à cause du “Sort de Tranquillité” aucune parole n’atteignit Tabitha.

Kirche prit le livre des mains de Tabitha, et l’attrapa par les épaules pour qu’elle la regarde. Tabitha regardait de manière inexpressive le visage de Kirche. Même si on ne pouvait voir aucun sentiment sur son visage, il n’exprimait pas la bienvenue.

Mais Kirche était l’amie de Tabitha. Elle aurait envoyé hors de la chambre n’importe qui d’autre avec une tornade. Tabitha à contrecoeur annula la magie du “Sort de Tranquillité”. Comme si on avait ouvert une écluse, les mots sortirent instantanément de la bouche de Kirche. “Tabitha ! Prépare-toi, on sort !”

Tabitha expliqua doucement à son amie, “Jour du Vide.” Cette explication était suffisante pour Tabitha, qui tenta de reprendre le livre des mains de Kirche. Kirche leva le livre haut dans les airs. A cause de leur différence en taille, Tabitha ne pouvait pas atteindre le livre.

“Oui, je sais combien les Jours du Vide sont importants pour toi. Vraiment. Mais ce n’est pas le moment de parler de ça ! Je suis amoureuse ! C’est de l’amour ! Est-ce que tu comprends maintenant ?” Elle ne comprenait pas et secoua la tête. Kirche agissait suivant ses émotions, alors que Tabitha agissait suivant un raisonnement logique. C’était deux personnes totalement opposées. On pourrait se demander comment elles peuvent s’entendre si bien.

“Ah oui… tu ne bougeras pas tant que je n’ai pas expliqué… Je suis amoureuse ! Mais ce garçon est sorti avec cette agaçante de Louise aujourd’hui ! Je veux aller après eux et découvrir où ils vont ! Est-ce que tu comprends maintenant ?”

Tabitha ne comprenait toujours pas car elle ne savait toujours pas en quoi ça la concernait.

“Ils viennent de partir ! A cheval ! Je ne peux pas les rattraper sans ton familier, tu sais ? S’il te plait aide-moi au moins pour ça !” Kirche suppliait Tabitha. Tabitha hocha finalement la tête. Et donc… tu as besoin de mon familier pour les rattraper.

“Oh merci beaucoup… donc… dépêchons-nous !” Tabitha hocha à nouveau la tête. Kirche était son amie. Une amie lui demandait de l’aider à résoudre un problème qu’elle n’arrivait pas à résoudre toute seule. Il n’y avait donc pas le choix, même si c’était un peu ennuyant. Elle ouvrit la fenêtre, et siffla. Le son se fit entendre dans le ciel bleu pendant un moment. Elle sauta alors par la fenêtre.

Ceux qui ne la connaissaient pas auraient trouvé ça bizarre, voire inquiétant. Kirche, cependant, suivit Tabitha et sauta par la fenêtre sans réfléchir. Au fait, la chambre de Tabitha était au cinquième étage. Quand elle sortait, Tabitha utilisait rarement la porte. La raison pour cela était que c’était plus rapide en sautant.

Des ailes grandes et puissantes se déployèrent dans le vent. Puis, un dragon du vent vola dans les airs et reçut ces deux passagers.

“Ton Sylphide à chaque fois que je le vois j’en tombe de plus en plus amoureuse !” Kirche s’agrippa à la crinière dorsale et soupira d’admiration. Le familier de Tabitha était un bébé-dragon du vent.

“Ton Sylphide à chaque fois que je le vois j’en tombe de plus en plus amoureuse !”

Le dragon, qui avait reçu de Tabitha le nom des fées de l’air, rapidement et parfaitement attrapa le vent ascendant autour de la tour, et atteignit 200 mètres dans les airs en un clin d’oeil.

“Où ?” demanda Tabitha succinctement à Kirche.

Kirche avait une voix incertaine, “Je ne sais pas… je paniquais…”

Sans lui faire de reproche, Tabitha donna des ordres à son dragon du vent, “Deux personnes à cheval. Ne les mange pas.” Son dragon émit un court grognement, en signe de compréhension. Ses écailles bleues brillaient, et il commença à battre ses ailes avec force. Il s’envola haut dans les airs, cherchant au sol un cheval; une tache facile car il avait atteint une prairie.

Satisfaite du travail de son familier, Tabitha attrapa son livre des mains de Kirche, s’adossa contre le dragon, et commença à lire à nouveau.

Pendant ce temps Saito et Louise marchaient dans les rues de Tristain. Le cheval qu’ils avaient emprunté à l’école avait été laissé à l’étable aux portes de la ville.

Saito avait extrêmement mal aux reins. C’était la première fois qu’il était monté sur un cheval, après tout. “Mon dos me fait mal…” se plaignait Saito en marchant lentement.

Louise fronça les sourcils en regardant Saito. “Tu es vraiment inutile. Tu n’es jamais monté à cheval avant ? Les roturiers sont juste…”

“Rha… On a voyagé pendant trois heures d’affilées sur ce cheval !”

“Eh bien… on ne pouvait pas venir en marchant jusqu’ici non ?”

Malgré la douleur, Saito regarda partout avec curiosité. Des routes en pavé blanc… ça ressemble à un parc d’attraction ici. Comparé à l’Académie, il y avait beaucoup plus de personne dans des habits normaux ici. Sur les côtés de la rue il y avait des vendeurs de fruits et de viande.

L’amour de Saito pour les endroits exotiques augmenta momentanément. Mais c’était un monde étrange. Il y avait des personnes marchant tranquillement et d’autres courant frénétiquement. Des hommes et des femmes de tout age marchaient dans les rues. Il n’y avait pas tellement de différences par rapport au monde de Saito, même si les rues étaient un peu étroites.

“Un peu étroit ici…”

“Etroit ? C’est une très large rue en fait.”

“Que ça ?” Même pas large de 5 mètres. Avec autant de personne y marchant, il se sentait à l’étroit à chacun de ses pas.

“La rue Brudan, la plus large avenue de Tristain. Le palais est droit devant.” indiqua Louise.

“Au palais, alors.”

“Quelle raison avons-nous pour rendre visite à sa majesté La Reine ?”

“Je veux lui demander d’augmenter ma quantité de soupe.”

Louise ria quand Saito répondit ça.

Les rues étaient remplies de magasins. Saito, plein de curiosité, ne pouvait pas s’empêcher de les regarder tous. Quand il regarda dans une jarre sur l’étalage d’un vendeur des grenouilles avec des formes étranges, Louise le tira par l’oreille. “Hé, ne t’arrête pas en chemin. Il n’y a de nombreux voleurs et pickpockets ici. Tu gardes bien mon porte-monnaie dans ta veste non ?”

Louise disait que les porte-monnaie devaient être portés par les serviteurs, et donna cette charge à Saito. Le porte-monnaie était très lourd et rempli de pièces d’or.

“Je suis vraiment très prudent. Comment quelqu’un pourrait voler quelque chose d’aussi lourd ?”

“Avec de la magie, ça peut être fait en une seconde.”

Mais il n’y avait personne autour d’eux qui ressemblait à un magicien. Saito avait appris à distinguer les magiciens et les roturiers à l’Académie. Les magiciens portaient toujours des capes, et avaient l’air très arrogant quand ils marchaient. D’après Louise, c’était la façon de marcher normale d’un noble.

“Ne sont-ils pas tous des roturiers ?”

“Bien sûr. Les nobles ne font même pas 10% de la population, et ils ne s’aventureraient pas dans des bas-fonds comme ceux-ci.”

“Pourquoi des nobles voleraient ?”

“Tous les nobles sont des magiciens, mais tous les magiciens ne sont pas des nobles. Si pour une certaine raison un noble est renié par sa famille, abandonne le nom de la famille de sa propre initiative, abandonne son statut pour devenir un mercenaire ou un criminel… Hé ! Est-ce que tu m’écoutes ?”

Saito n’écoutait pas. Il était trop fasciné par les panneaux dans la rue.

“Qu’y a t il d’écrit sur ce panneau en forme de bouteille ?”

“Brasserie.”

“Et que dit ce panneau avec une grande croix ?”

“C’est un centre de recrutement pour gardes.”

Saito s’arrêtait à chaque panneau, et Louise devait le tirer par le poignet à chaque fois.

“Ok, ok, je comprends, tu n’as pas besoin d’être si pressée comme ça. Où est le magasin du forgeron ?”

“Par là-bas. Cependant ils ne vendent pas que des épées.”

Louise marcha dans une rue encore plus étroite. Une odeur répugnante, venant de tas d’ordure et d’autres choses se trouvant sur le sol, atteignit bientôt leurs narines.

“C’est vraiment sal ici.”

“Je te l’ai dit, les nobles ne viennent pas souvent ici.”

A la quatrième intersection, Louise s’arrêta et regarda autour d’elle.

“Ca devrait être près du magasin de potion de Peyman… je me souviens que c’est par ici quelque part…”

Elle vit un panneau en bronze et cria gaiement, “Ah ! Trouvé !”

Un panneau en forme d’épée était visible. C’était le magasin du marchand d’arme. Louise et Saito montèrent les marches en pierre, ouvrirent la porte, et entrèrent dans le magasin.

Malgré la lumière du jour dehors, le magasin était un peu sombre à l’intérieur. Une lampe au gaz éclairait la pièce. Les murs et étagères étaient remplis d’épées et de lances de manière désordonnée. Une armure complète décorait la pièce. Un homme dans les cinquante ans qui fumait la pipe, regardait Louise d’un oeil méfiant. Du moins, jusqu’à ce qu’il voie le pentagramme sur son bouton en or. Après ça il retira la pipe de sa bouche et lui dit, “Ma lady. Ma noble lady. Toutes mes marchandises ici sont excellentes et à des prix raisonnables ! Elles n’ont pas été mises au rabais par le gouvernement !”

“Je serai votre cliente.”

“Oh… c’est assez étrange… un noble achetant une épée ! Très étrange.”

“Pourquoi cela ?”

“Eh bien… les prêtres utilisent des bâtons sacrés, les soldats des épées et les nobles des baguettes. N’est-ce pas la règle ?”

“Oh, je ne serai pas celle l’utilisant. C’est pour mon familier.”

“Ahh… un familier qui peut utiliser une épée, huh ?” Le marchant parlait avec une voix animée et regarda Saito. “Je pense que c’est ce gentleman là-bas ?”

Louise hocha la tête. Saito était en extase complète devant la vaste collection d’arme. Il criait périodiquement des “whoa !” et des “c’est super !”.

Louise ignora Saito, et continua, “Je ne suis pas très instruite à propos des épées, montrez-moi quelque chose qui est raisonnable.”

Le marchand rentra dans l’arrière boutique avec empressement, et parla d’une voix basse pour ne pas être entendu, “Oh, c’est formidable… je vais pouvoir monter les prix si haut avec ça…” Peu après, il revint avec une épée fine d’une longueur d’un mètre. C’était une épée décorée de manière exquise. Elle avait l’air de pouvoir être utilisée avec une seule main. Il y avait même un garde-main sur la courte poignée.

Le marchand lui dit après un moment de réflexion, “En parlant de ça, il semblerait que les nobles ont prit l’habitude récemment de faire porter des épées à leurs serviteurs. La dernière fois qu’un d’eux est venu prendre une épée chez moi, il avait choisi cette épée.”

Je vois… une épée brillante et éclatante. C’était adéquat pour un noble pensa Louise.

“Est-ce que c’est la nouvelle mode ?” demanda Louise. Le marchand hocha la tête.

“En effet. Il semblerait qu’il y a une augmentation des vols dans les rues de la ville de Tristain récemment…”

“Des vols ?”

“Oui. Une voleuse magicienne qui se fait appeler ‘Fouquet La Terre Effritée’. J’ai entendu qu’elle avait volé de nombreux trésors chez des nobles. Ces nobles commencent à avoir peur, et donc ils équipent leurs serviteurs avec des épées.”

Louise ne s’intéressait pas aux voleurs et regarda l’épée. Cependant elle était si fine qu’elle semblait pouvoir se briser en un instant. Saito avait utilisé une épée qui était beaucoup plus grosse la dernière fois.

“Je préférerais quelque chose de plus large ou de plus épais.”

“Ma lady, excusez ma franchise – mais les épées et les gens ont une certaine compatibilité, tout comme les hommes et les femmes. D’après moi, cette épée convient parfaitement au familier d’une lady noble comme vous.”

“Est-ce que je n’ai pas dit que je préférais quelque chose de plus large ou plus épais ?” dit Louise. Le marchand retourna à l’arrière du magasin, en n’oubliant pas de parler d’une voix basse, “ah, ces amateurs…” Le marchand réapparut avec une épée en la nettoyant avec un chiffon enduit de lubrifiant.

“Et celle-ci ?” C’était une superbe épée large d’une longueur d’environ 1 mètre 50. La poignée était longue et prévu pour être tenue à deux mains. Des joyaux resplendissaient et l’épée à double tranchant brillait comme un miroir. C’était une épée qui semblait pouvoir couper n’importe quoi avec facilité. “C’est ma meilleure épée. C’est le genre d’épée que même les nobles aimeraient porter à leur ceinture. Cependant ce n’est pas possible de la porter à la ceinture si on ne possède pas une très grande carrure. Mais la porter dans le dos n’est pas mal non plus.”

Saito s’approcha et regarda aussi l’épée. “Incroyable. Cette épée a l’air vraiment puissante.” Saito la désira instantanément. C’était indéniablement une belle épée. Je suppose que cette épée convient… pensa Louise, en voyant la satisfaction de Saito.

“Combien ?” demanda-t-elle.

“Eh bien… elle a été faite par le fameux alchimiste germanian Lord Shupei. Elle peut couper le métal comme du beurre grâce à la magie infusée dessus ! Vous voyez l’inscription ici ?” Le marchand indiquait avec fierté les mots sur la poignée de l’épée. “On ne peut pas avoir cette épée moins chère ailleurs.”

“Eh bien… je suis une noble.” dit Louise en levant la tête avec fierté.

A cela, le marchand donna le prix sans ambages, “Elle vaut 2000 ECU d’or ce qui correspond à 3000 pièces d’or.”

“Quoi ?! On peut acheter une splendide maison avec un jardin et une forêt pour ce montant !” répondit Louise choquée. Saito, qui n’avait aucune idée des prix du marché ni de la valeur de l’argent ici, se tenait là un peu perdu.

“Une bonne épée vaut autant qu’un château, ma lady. Une splendide maison est peu chère comparée à ça.”

“…Je n’ai apporté que 100 pièces d’or…” Louise, étant une noble, n’y connaissait presque rien en marchandage, et annonça le contenu de son porte-monnaie. Le marchand agita sa main comme si c’était absurde. “Voyons… même une épée large normale coûte au moins 200 pièces d’or.” Le visage de Louise tourna au rouge. Je ne savais pas que les épées coûtaient autant.

“Quoi… tu ne peux pas l’acheter ?” dit Saito sur le ton de la déception.

“Oui… il va falloir choisir quelque chose de plus abordable.”

“Les nobles sont toujours si arrogants, et maintenant…” marmonna Saito. A ça, Louise le fixa du regard.

“Est-ce que tu as une idée du prix qu’ont coûté certaines potions, parce qu’une certaine personne s’était blessée gravement ?”

“…Je suis désolé.” Saito baissa la tête embarrassé. il continua à caresser l’épée ne voulant s’en séparer qu’avec réticence. “Mais j’aime vraiment cette épée…”

A cet instant, la voix profonde d’un homme parvint d’une pile d’épée en désordre, “Ne sois pas si orgueilleux, gamin.”

Louise et Saito se retournèrent vers d’où provenait le son. Le marchand était soudainement inquiet.

“Est-ce que tu t’es regardé un instant ? Toi ? Porter cette épée ? Ne me fais pas rire. Un simple bâton te conviendrait mieux !”

“Qu’est-ce que tu dis ?” Saito était en colère suite à ses paroles insultantes. Mais il n’y avait personne dans la direction d’où était venu le son, juste des épées empilées de manière désordonnée.

“Si tu as compris, alors rentre chez toi. Oui, toi ! La fille noble là-bas !”

“Quelle impolitesse !”

Saito s’approcha lentement du son. “Quoi… il n’y a personne ici !”

“Est-ce que tes yeux sont juste là en tant que décoration ?”

Saito regarda derrière lui. Quoi ? C’est en fait une épée qui était en train de parler. Le son venait d’une vieille épée rouillée. “Une épée qui parle !” s’exclama Saito.

Le marchand en colère cria soudainement, “Derf ! Ne dis pas de telles choses impolies à mes clients !”

“Derf ?” Saito examina avec une grande attention l’épée. Elle avait la même longueur que l’épée large précédente, cependant sa lame était légèrement moins large. C’était une fine épée large. Cependant sa surface était couverte de rouille, et son aspect extérieur n’était pas terrible.

“Des clients ? Un client qui ne semble même pas pouvoir porter une épée ? Tu plaisantes.”

“Est-ce que… c’est une épée douée d’intelligence ?” demanda Louise.

“En effet, lady. C’est une épée magique douée d’intelligence. Je me demande quel genre de magicien a pu faire parler une épée… mais elle est assez impolie et se dispute souvent avec mes clients. Hé, Derf ! Si tu continues à être aussi impoli, je vais demander à cette noble de te faire fondre !”

“C’est ok pour moi ! J’aimerais bien la voir essayer ! Je commence à être fatigué de ce monde. J’aimerais beaucoup être fondu !”

“D’accord ! Je vais te faire fondre alors !” Le marchand s’approcha mais Saito l’arrêta.

“C’est vraiment dommage… est-ce qu’une épée qui parle n’est pas assez rare ?” Saito regarda l’épée. “Tu t’appelles Derf, c’est ça ?”

“Incorrect ! C’est Lord Derflinger ! Souviens-t-en !”

“Tout comme une personne, il possède même un vrai nom.” marmonna Saito.

“Mon nom est Saito Hiraga. Enchanté de faire ta connaissance.”

L’épée devint silencieuse, et semblait observer de près Saito. Après un moment, il parla avec une faible voix. “Tu es donc venu…J’avais mal jugé… es-tu un ‘utilisateur’ ?”

“Un ‘utilisateur’ ?”

“Hum… tu ne connais encore pas tes vrais pouvoirs, huh ?… oh tant pis ! Achète-moi, mon ami !”

“D’accord. Je vais t’acheter,” dit Saito. L’épée redevint silencieuse.

“Louise, je prends celle-là.”

Louise dit à contrecoeur, “Oh… tu veux cette chose ? Tu peux prendre n’importe quoi de plus joli qui ne parle pas ?”

“Tu n’aimes pas celle-là ? Je trouve qu’une épée qui parle est assez cool.”

“Voilà… c’est pourquoi je ne l’aime pas.” se plaignit Louise. Mais elle n’avait pas assez d’argent pour quoique ce soit d’autre, donc elle demanda au marchand, “combien pour cette épée ?”

“Euh… exactement 100 pièce d’or.”

“Est-ce que ce n’est pas un peu bon marché ?”

“Pour celle-ci ? Je la laisserais même pour moins cher tellement je désire m’en débarrasser.” répondit-il en faisant un geste de la main.

Saito sortit de la poche de sa veste le porte-monnaie de Louise, et versa son contenu sur le comptoir. Une par une, des pièces d’or tombèrent sur la surface en bois. Après avoir compté avec précaution, le marchand finalement hocha la tête. “Merci pour votre achat !” dit le marchand quand il mit l’épée dans son fourreau et la donna à Saito. “Si il devient bruyant, met-le juste dans son fourreau, et ça l’arrêtera.”

Saito hocha la tête et reçut Derflinger.

Deux silhouettes regardaient Louise et Saito sortir du magasin d’armes – Kirche et Tabitha. Kirche les regardaient tous les deux d’un coin sombre de la rue, en se mordant la lèvre fermement. “Louise la Zéro… essayer d’améliorer ta relation avec Saito en lui achetant une épée, huh ? L’attaquer avec des cadeaux après avoir découvert qu’il était ma proie ? Peu importe !” Kirche tapa sur le sol avec colère. Tabitha, son travail fini, était en train de lire comme d’habitude. Sylphide faisait des cercles dans le ciel au-dessus d’eux. Elles les avaient suivis ici juste après les avoir repérés.

Kirche attendit qu’ils soient partis au loin, et immédiatement courut à l’intérieur du magasin d’armes. Le marchand regarda Kirche comme si il n’en croyait pas ses yeux. “Whoa… une autre noble ? Qu’est-ce qu’il se passe aujourd’hui ?”

“Hé, boss…” Kirche jouait avec ses cheveux, un sourire charmant sur ses lèvres. Le visage du marchand tourna rouge vif devant cette séduction soudaine.

“Est-ce que vous savez ce que la noble a acheté il y a peu ?”

“Une ép-épée… elle a acheté une épée.”

“Je vois… donc elle lui a vraiment acheter une épée… quel genre d’épée ?”

“Une vieille épée rouillée.”

“Rouillée ? Pourquoi ?”

“Elle n’avait pas apporté assez d’argent.”

Kirche riait, sa main au niveau de son menton. “Elle est à court d’argent ! Vallière ! La famille du Duc doit en pleurer !”

“Uh… est-ce que ma lady est aussi ici pour acheter une épée ?” reprit le marchand, ne voulant pas rater cette occasion. Cette noble semble bien plus riche par rapport à la noble maigrichonne précédente.

“Hum… montrez-moi ce que vous avez de mieux.”

L’homme retourna à l’arrière du magasin, se frottant les mains avec excitation. Il revint, bien sûr, avec l’épée large qu’il avait tout juste montrer à Saito.

“Ahh… une épée très bien faite !”

“Vous avez de bons yeux, ma lady. La noble précédente avait un serviteur qui voulait beaucoup cette épée, mais c’était trop cher pour eux.”

“Vraiment ?” Le serviteur de la noble ? Donc Saito veut cette épée !

“Bien sûr… cette épée a après tout, été faite par un fameux alchimiste germanian Lord Shupei. Elle peut couper le métal comme du beurre grâce à la magie infusée sur elle ! Vous voyez cette inscription ici ?” Le marchand répétait ce qu’il avait dit avant.

Kirche hocha la tête. “Combien ?”

Le marchand demanda plus, voyant que Kirche avait l’air beaucoup plus riche, “Hum… 4500 pièces d’or.”

“Hum… c’est un peu cher.“ Kirche fronça les sourcils.

“Eh bien… les bonnes épées doivent être payées pour leur valeur, non ?”

Kirche réfléchit un moment, puis lentement approcha son corps vers le marchand. “Boss… est-ce que ce n’est pas un tout petit peu trop cher ?” Dès qu’il fut caressé à la gorge, le vendeur perdit tout à coup sa respiration. La tentation avait traversé son esprit.

“Uh… mais… les bonnes épées sont…”

Kirche s’assit sur le comptoir, en levant sa jambe gauche. “Est-ce que le prix n’est pas un peu trop haut ?” Elle leva lentement son pied gauche sur le comptoir. Les yeux du vendeur regardaient ses cuisses de manière irrésistible.

“C’est-c’est vrai… alors… 4000 pièces d’or…”

Kirche leva sa jambe un peu plus de telle façon qu’il pouvait presque voir entre ses jambes.

“Ah… non non non, 3000 ira…”

“Il fait drôlement chaud ici…” Kirche l’ignorait, enlevant des boutons de sa chemise. “J’ai vraiment chaud ici. Si chaud que j’ai envie d’enlever ma chemise…” Elle lui lança un de ses regards les plus attirants.

“Ah… je me suis trompé, je me suis trompé… c’est 2500 !”

Kirche enleva un autre bouton, et regarda le marchand.

“1800 ! 1800 ira !”

Un autre bouton, exposant son décolleté. Elle le regardait à nouveau.

“Hé, 1600 peut aller !”

Kirche arrêta d’enlever ses boutons, et tourna son attention vers sa jupe à la place, la levant juste un tout petit peu. L’homme était dans un piteux état.

“Est-ce que 1000 ne sonne pas bien ?” suggéra-t-elle, levant légèrement sa jupe un peu plus. L’homme en la regardant avait une respiration haletante.

Et puis elle s’arrêta. Sa respiration rapide se transforma en un gémissement de douleur.

“Oh… ohhhhh…”

Kirche se redressa, et demanda à nouveau, “1000.”

“Oh ! 1000 ira très bien !”

Kirche descendit du comptoir, écrit rapidement un chèque, et le jeta sur le comptoir. “Acheté !” Elle prit alors l’épée et sortit du magasin, laissant le vendeur fixant le chèque avec une expression de surprise.

Après un moment, il reprit connaissance soudainement, et cria en se tenant la tête. “ZUT ! J’AI VENDU CE BEBE POUR SEULEMENT 1000 ?!” Il prit une bouteille d’alcool de son armoire. “Ohh… j’en ai fini pour aujourd’hui…”

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